20050626230148

Au 12e siècle, les manuscrits de la Bible sur parchemin sont rares, encombrants, onéreux. De surcroît, les gens du peuple ne savent pas lire ces textes écrits en latin. Valdo ne peut se contenter de souvenirs des prédications entendues. Il veut pouvoir retrouver les textes qui sont à la source de ces sermons et les rendre accessibles à tous. Il décide donc de faire traduire, à ses frais, des passages de l'Ecriture en langue vulgaire, c'est-à-dire dans la langue que l'on parlait à Lyon. Il s'est adressé pour cela à un clerc lettré, Etienne d'Anse, puis à un certain Bernard Ydros pour en faire des copies. Tout cela a dû lui revenir cher et l'on peut donc supposer qu'il l'a fait alors qu'il disposait encore de sa fortune. On pense que les quatre évangiles ont été traduits et également certains extraits des Pères de l'Eglise (Ambroise, Augustin, Jérôme, Grégoire...) que les Vaudois appellent les " sentences ". Sont ainsi mis à la disposition d'un grand nombre de gens les fondements bibliques de la foi.
Mais en fait, lire les Ecritures ne s'opposait pas aux directives de l'Eglise. L'évêque de Lyon, Guichard, a même pu, dans un premier temps, encourager Valdo dans son entreprise. Par contre, ce qui était exceptionnel et posait problème à l'Eglise de ce temps, c'était qu'un laïc (c'est-à-dire une personne n'appartenant pas au clergé) lise la Bible, le fasse dans la langue du peuple et la commente en public.


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