Dominique (vers 1170-1221)

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Les Cathares et autres mouvements dissidents ont du succès car ils affichent généralement une austérité irréprochable en face d'une Eglise qui vit dans un luxe et une corruption visibles. En 1206, Dominique de Guzman, chanoine espagnol, va avoir alors l'intuition de ce qu'il faut faire pour contrer leur développement : les battre sur leur propre terrain en adoptant leur manière de vivre. Il faut descendre dans la rue, nu-pieds et demandant l'aumône comme le font les Pauvres vaudois et les Bonshommes cathares pour proposer aux croyants le message évangélique. Il s'agit en somme de prendre la forme de ces mouvements et proposer un autre message afin de réintégrer les déviances dans le giron d'une Eglise renouvelée. Dominique fait valider sa stratégie par Rome et il envoie sur les routes des Frères Prêcheurs bien formés sur le plan théologique. Ainsi est fondé à Toulouse, en 1215, l'ordre des dominicains.
Mais le succès est trop lent face à la menace cathare. Les prédications se révèlent impuissantes à éradiquer l'hérésie et la politique des évêques intransigeants finit par avoir le dessus. En 1208 est déclenchée la Croisade contre les Cathares ou Albigeois. Le 4e Concile de Latran (1215) sanctionne officiellement cette nouvelle façon de concevoir la lutte : l'hérésie doit être anéantie par la force. En 1232 est officiellement créée l'Inquisition, dont les postes principaux sont confiés aux dominicains. Leur férocité leur a valu un surnom en forme d'étymologie Domini canes : " les chiens du Seigneur ". Dans ses tribunaux spéciaux, acceptés par les autorités " politiques ", l'Inquisition pourchasse, torture, juge, condamne et brûle les " hérétiques ". Le pouvoir séculier se charge d'exécuter les sentences. Ce sont souvent les registres de l'Inquisition qui au cours des siècles attestent la présence, dans telle contrée et à telle époque, d'homme et de femmes, de groupes, de mouvements dissidents. Dominique sera canonisé en 1234.


La situation de Lyon

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Située au confluent du Rhône et de la Saône, la ville de Lyon est sur un axe de passage entre le nord et le sud de la France. Cette situation privilégiée en fait une plaque tournante du commerce et favorise l'essor de l'artisanat local. Des activités bancaires commencent à se développer. Une puissance financière s'installe, détenue par un petit nombre de familles de la classe aisée des marchands. Mais cette situation économique prospère génère aussi pauvreté et misère. D'autant que cette ville voit converger vers elle les paysans pauvres des campagnes environnantes en quête de travail et de ressources. Lyon est aussi une ville où l'Eglise est particulièrement puissante avec à sa tête un archevêque. L'archevêque Guichard sera d'abord l'interlocuteur de Valdo, puis ce sera Jean de Bellesmains, véritable prince de l'Eglise. L'autorité du clergé est moins discutée qu'ailleurs, même si des luttes de pouvoir se manifestent parfois durement.


La pauvreté de la population

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Dans les campagnes comme dans les villes, la pauvreté est très grande (manque d'hygiène, maladie, famine...). Au temps de Valdo le souvenir d'une famine en 1030 demeure vivace. Les richesses de certains prélats et des seigneurs, l'apparition d'une classe commerçante aisée, soulignent l'écart entre riches et pauvres, particulièrement en ville, où les injustices sont criantes. Des révoltes surgissent parfois, sévèrement réprimées. " La pauvreté de tant d'habitants de sa ville, un citadin comme Pierre Valdo ne peut pas ne pas la voir. Dans les villes du Moyen Age, les gens s'entassent, les rues sont étroites, les logements petits. Les marchands et les artisans cherchent, bien sûr, à vivre entre eux dans tel quartier ou dans telle rue qui abritent surtout des gens de leur monde, de leur corporation. Les miséreux apparaissent néanmoins partout, mendiant aux portes des églises, sollicitant les aumônes dans les rues, jusqu'au pied des portes des maisons. La sensibilité de Valdo le porte à juger cet excès de misère insoutenable. " (Bernard Félix). Mais dans la mentalité et même la spiritualité de l'époque, la pauvreté est tolérée, acceptée, valorisée même. La pauvreté correspondrait à un ordre voulu par Dieu. Considérée comme une épreuve pour celui qui la subit elle devient occasion pour le riche d'exercer la charité.


L'indignité et l'incompétence du clergé

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L'Eglise a fait quelques tentatives de réforme, comme la Réforme grégorienne, mais elles sont restées sans effet durable. Même si, dans l'ensemble, le clergé est pauvre, on constate dans les couvents et les évêchés un attrait pour les richesses matérielles. D'autant que Rome a besoin d'argent pour ses luttes contre l'Empire et pour les Croisades. " En matière de moralité, cupidité, concubinage, dissolution des mœurs sont fréquents. Les influences s'achètent, les nominations, les élections se vendent. Même vers le haut de l'échelle cléricale, les exemples ne manquent pas de la vénalité des prêtres, de leur attrait pour les biens de ce monde et pour les femmes des autres " (Bernard Félix). Par ailleurs, s'il y a des prêtres instruits et même savants, beaucoup sont ignorants, incapables de comprendre et commenter les textes de la Bible. Enfin, la hiérarchie ne suffit pas à maintenir l'ordre. Tensions et conflits existent entre le clergé séculier et le clergé régulier, comme entre les différents ordres monastiques.


Une inquiétude et une insatisfaction

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Les sujets d'insatisfaction ne manquent pas. On peut, en particulier en souligner deux : l'indignité et l'incompétence du clergé, la pauvreté de la population. Bernard Félix en ajoute deux autres : le manque de solidarité dans la société et une dévalorisation de la condition féminine. En effet, à l'exception des moniales (mais ce sont généralement des nobles), des intuitions d'un Robert d'Arbrissel, et, un peu plus tard, des Parfaites cathares, des béguines ou dans un sens opposé les sorcières ou prétendues telles, les femmes ont un statut social inférieur.


L'angoisse devant la mort

Tout chrétien de cette époque prend très au sérieux les menaces de damnation éternelle. On croit fermement au catalogue des peines effrayantes de l'Enfer que chapiteaux ou fresques exposent à la vue des fidèles et que les sermons décrivent avec force détails. Aussi redoute-t-on l'épreuve du Jugement dernier et les terribles punitions qui sont le lot des réprouvés. Se pose alors, comme l'indique le texte de la Profession de Valdo, la question des " bonnes œuvres " à accomplir pour le salut de l'âme.


Sept Croisades

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La première est prêchée en 1095 par le pape Urbain II. La seconde en 1146 par Bernard de Clairvauxvoir entrée Bernard de Clairvaux. Elle sera un très dur échec. La troisième qui veut reprendre Jérusalem aux mains de Saladin est menée par Richard Coeur de Lion, roi d'Angleterre, Philippe Auguste, roi de France, Frédéric Barberousse, empereur d'Allemagne. La quatrième et la cinquième sont conduites pour défendre le royaume chrétien de Jérusalem. Enfin la sixième et la septième, menées par Louis IX (saint Louis), se terminent par un échec, Louis IX mourant à Tunis en 1270.


De lieu en lieu pour annoncer la Parole de Dieu

Après avoir tout d'abord dirigé ses disciples vers l'Ombrie et la Toscane, François les envoie vers les pays voisins, la France, l'Allemagne, la Hongrie par exemple. D'après certains récits, lui-même serait parti pour la Terre sainte avec les Croisés. Là, il aurait voulu annoncer l'Evangile aux musulmans et, après de multiples aventures, aurait comparu devant le sultan. Cet épisode attribué à la vie de François marquera l'intérêt des franciscains pour les missions en terres lointaines. Ils seront les grands missionnaires du Moyen Age.


Un nouvel ordre monastique

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François et ses compagnons établissent un premier monastère en construisant quelques chaumières autour de l'église de la Portioncule. Pour les femmes, l'ordre des Clarisses est fondé par une jeune fille d'Assise nommée Claire. Puis un troisième ordre, ou Tiers Ordre, est organisé pour aider les laïcs à vivre dans leur vie quotidienne les " conseils évangéliques " (pauvreté, chasteté, obéissance) remis en vigueur par François. L'ordre des frères mineurs ou franciscains s'organise. La règle de 1221, remaniée en 1223, en fixe définitivement l'organisation. Chantant une dernière fois le Psaume 141 : " Ô Seigneur, je t'invoque, accours à mon aide ", François d'Assise meurt en 1226.
A sa suite apparaissent d'autres ordres mendiants, en particulier les dominicains qui vont fortement influencer la vie religieuse du 13e siècle. Ces ordres voient le jour en une époque difficile : d'une part les hérésies (comme celle des Cathares) et le retour à l'Evangile (comme c'est le cas pour les Vaudois) posent à l'Eglise romaine de nombreux problèmes. D'autre part l'échec des Croisades en Orient marque durement la chrétienté.
Mais ces ordres, qu'ils soient franciscains, dominicains, carmélites, ermites augustins, influencent profondément les populations au milieu desquelles ils vivent. Soumis à la papauté, dont ils sont souvent les ardents défenseurs, ils enseignent, fondent des Tiers Ordres, et participent activement au renouvellement de la spiritualité.


Restaurer l'Eglise

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Dans la petite église de Saint Damien, aux environs d'Assise, François reçoit de Dieu l'ordre de restaurer l'Eglise. Il obéit, pensant qu'il s'agit de l'édifice où il se trouve. Il parcourt alors rues et places d'Assise pour trouver les moyens de travailler à cette construction. Mais c'est le 24 févier 1209 que Dieu lui révèle sa véritable vocation. Alors que François se trouve à la Portioncule, petite chapelle au pied d'Assise, il entend la lecture de l'Evangile du jour : Matthieu 10,7-11 où Jésus annonce aux disciples qu'ils doivent aller prêcher dans la pauvreté. Dès lors François devient prédicateur itinérant. Il est le Petit Pauvre (Poverello en italien) qui ne possède plus rien. Bientôt douze compagnons se joignent à lui et, avec l'autorisation du pape, vont de lieu en lieu pour annoncer la Parole de Dieu en vivant dans la pauvreté.


François d'Assise

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François naît à Assise en 1182. Fils d'un riche marchand, il connaît une jeunesse insouciante et aventureuse. Il devient chevalier, mais au cours d'une guerre contre Pérouse il est fait prisonnier. Un an de captivité et une grave maladie lui donnent l'occasion de réfléchir sur le sens de sa vie. Voulant alors servir le Christ, il se met à la disposition de l'Eglise et de ses frères. Humblement il restaure quelques Eglises en ruine et s'oblige à rester près des lépreux pour les servir. Il se veut désormais chevalier du Christ. Un jour que ses amis, étonnés de ne plus le voir à leurs côtés dans les divertissements de la jeunesse, lui demandent s'il songe à se marier : " Oui, répond François, et la fiancée que je veux conquérir est plus noble, plus riche et plus belle qu'aucune autre femme ". Il parle en fait de la pauvreté !
François d'Assise reçoit les stigmates du Christ, son ordre sera reconnu par le Pape et lui-même sera, après sa mort, canonisé (1228). Son fameux Cantique du Soleil peut être lu en réponse au catharisme comme un hymne anti-dualiste. Le mouvement franciscain croise plusieurs fois le valdéisme et s'explique même en partie par le valdéisme qui lui est antérieur.


Ermites et ordres monastiques

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Certains, qui ont du mal à trouver leur place dans la société et l'Eglise de ce temps, vont choisir une autre voie que celle de la dénonciation, de la révolte ou de la désobéissance. Sans bruit ils se retirent du monde pour mener, solitaires, une vie de pauvreté. Ce sont les ermites, nombreux semble-t-il au cours du Moyen Age. On peut citer Bernard de Tiron, Etienne de Muret, Robert d'Arbrissel. Ils attirent des hommes et des femmes qui partagent leur quête et deviennent parfois leurs disciples. Vont aussi se créer des ordres monastiques. On pense à Bernard de Clairvaux critiquant les richesses ostentatoires des bénédictins du monastère Cluny, aux dominicains et aux franciscains. A la base de ces initiatives, on trouve souvent des intuitions proches de celles qui susciteront les mouvements dissidents. Mais elles sont portées par des clercs qui savent jusqu'où " ne pas aller trop loin " dans la critique de l'Eglise. " Là où Robert d'Arbrissel, prêtre et mandaté régulièrement, ne trébucha pas, un laïc, Vaudès, rencontra l'obstacle. " (Michel Mollat)


Cathares

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Ce mouvement religieux se développe essentiellement en Lombardie et en Languedoc dans la deuxième moitié du 12e siècle. Du grec katharos qui veut dire " pur ", les Cathares donnent une importance particulière à certains aspects du message évangélique comme la pureté. Ils se considèrent comme chrétiens. Sous l'influence de mouvements orientaux dissidents, en particulier les Bogomiles en Bulgarie (Bogomil signifiant " Amis de Dieu " en slavon), ils vont élaborer une doctrine simple et exigeante. Fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal, elle s'inspire de l'enseignement d'un prêtre perse du nom de Manès (216-277 ap. JC). On parle de manichéisme pour désigner les différentes doctrines issues de sa pensée. Le catharisme prend la forme d'une véritable communauté religieuse avec ses rites, ses cérémonies, ses livres sacrés. Il ne reconnaît qu'un seul sacrement, le consolamentum, qui efface toutes les fautes passées et garantit la vie éternelle. La communauté a des ministres (les Bonshommes ou Parfaits), des membres, des sympathisants, des assemblées délibératives. Les Cathares refusent l'acte sexuel parce que lié à la procréation, s'abstiennent de manger certains aliments considérés comme impurs, récusent la richesse, pratiquent le jeûne, bref mènent une vie très austère. Le mouvement prend de l'ampleur grâce à son organisation rigide et à l'appui des classes dirigeantes. Devant ce phénomène qui représente une menace, est créé à Toulouse en 1215 l'ordre des dominicains ou Frères Prêcheurs, en vue de la conversion des cathares. Mais le succès étant trop long à venir, la répression se met en place, organisée par la tristement célèbre Inquisition confiée aux dominicains. La Croisade contre les Cathares, appelés aussi Albigeois du nom de la ville d'Albi où ils étaient nombreux, se déchaîne en 1208. Elle ouvre une période de persécutions terribles qui met le Midi toulousain à feu et à sang et va détruire sur son passage des communautés vaudoises.
Après le bûcher du Mont-Aimé (Champagne) en 1239 qui met fin au catharisme du nord de la France et avant les bûchers de Sirmione et Vérone (Lombardie) en 1276 et 1278 pour ce qui concerne le catharisme italien ou exilé en Italie, la capitulation des Cathares du Languedoc se termine par le bûcher de Montségur (Ariège) en 1244. Le 16 mars, deux cents Cathares, hommes et femmes, sont brûlés au pied de la forteresse, en un lieu aujourd'hui connu sous le nom de Champs des Crémats (champ des brûlés). Le dernier " parfait " cathare occitan est brûlé en 1321. La dernière condamnation de Cathares attestée par les registres de l'Inquisition date de 1329. Au milieu du 15e siècle, on peut encore trouver quelques références à des condamnations de Cathares en Occident.


Pierre de Bruys et Henri de Lausanne

Pierre de Bruys est originaire du Dauphiné. Il critique violemment l'Eglise, en particulier sur le plan doctrinal. Il refuse le sacerdoce des prêtres, le sacrement du mariage (ce qui le rendit suspect d'immoralité) ainsi que le culte de la croix (il finira brûlé sur des croix qu'il détruisait). Il a eu vraisemblablement des contacts avec les Cathares. Ses thèses ont quelque parenté avec celles d'un certain Tanquelin dans le nord de la France, assassiné en 1115.
C'est dans le Dauphiné qu'Henri de Lausanne rencontre Pierre de Bruys et devient son disciple. Cet ancien religieux exerçait son ministère près du Mans. Mais ses attaques contre les revenus du clergé, les pratiques du mariage et l'autorité de l'archevêque du lieu le contraignent au silence et à l'exil. On trouve chez Henri des conceptions dualistes qui dénotent une influence cathare. Les deux hommes s'apprécient et ensemble ils contestent de manière radicale l'Eglise et sa hiérarchie. Ils sont souvent pris pour des Cathares et persécutés comme tels. Pierre de Bruys meurt à Saint Gilles dans le Gard en 1140, brûlé vif par la foule qui s'était retournée contre lui.
Henri de Lausanne continue à propager leurs idées dissidentes. Bernard de Clairvaux en personne vient dans le Midi pour les combattre. Mais sa mission n'est pas un succès. Il se serait " fait vertement reprocher la beauté de sa monture, digne d'un prince " ! (Bernard Félix) L'évêque de Toulouse réussit à s'emparer d'Henri. Il l'envoie à Reims devant le concile réuni par le pape Eugène III. Condamné à la prison perpétuelle en 1148, il mourra quelque temps après.


L'Europe

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De nombreux mouvements de protestation spirituelle

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L'Eglise est attaquée en différents lieux depuis un siècle et particulièrement à propos des mœurs du clergé et de ses richesses. Dès 970 on signale en Bulgarie une forme de catharisme : les Bogomiles. Il existe aussi un autre mouvement que le prêtre byzantin Cosmas décrit ainsi : " Certains vont oisifs, et ne veulent occuper leurs mains à aucune tâche, enseignant à leurs fidèles à ne pas se soumettre aux autorités ". Des révoltes populaires secouent sporadiquement l' Europe et des mouvements de pauvres s'organisent. Celui des " Patarins " en Italie du Nord est l'un des plus anciens (fin du 11e siècle) et des plus constitués. En 1143, Evervin de Steinfeld, écrivant à Bernard de Clairvaux, distingue deux groupes d'hérétiques dans la région de Cologne : d'une part les Cathares qui ont déjà leur évêque et, d'autre part, des " prédicateurs critiques ". Toute l'Italie du Nord est travaillée par d'innombrables mouvements spirituels dont celui d'Arnaud de Brescia (1090-1155). Certains de ses anciens disciples contribueront à l'émergence du mouvement des Pauvres de Lombardie qui seront en lien avec les Vaudois. Ceux-ci vont avoir, en Languedoc, des contacts avec les disciples de Pierre de Bruys et d'Henri de Lausanne. L'attitude de tous ces mouvements dissidents à l'égard de l'Eglise officielle est souvent plus radicale que celle des Vaudois. Leur développement rapide témoigne de " besoins moraux populaires, peut-être exacerbés par les manifestations de richesse d'un clergé opulent ou comblé de bénéfices " (Christine Thouzellier). Dans le Midi de la France, les Vaudois vont également croiser les Cathares avec lesquels ils seront parfois confondus et persécutés. Mais la volonté de réforme et le choix de la pauvreté vont aussi s'exprimer à travers des initiatives qui seront acceptées par l'Eglise : les ermites et les ordres monastiques ou encore les Pauvres catholiques de Durand d'Huesca. Une génération après Valdo, François d'Assise sera également poussé par une vocation de pauvreté évangélique. Valdo sera excommunié et connaîtra sans doute une mort misérable. François fondera un ordre reconnu par l'Eglise et sera rapidement canonisé. Ce sont deux itinéraires à la fois proches et différents.


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