Glossaire Théovie

Le glossaire est une sorte de dictionnaire où vous trouvez les définitions de tous les mots marqués d'un astérisque dans les modules de Théovie.

Normalement, chaque module a son glossaire.

Ici vous trouvez un glossaire général qui reprend tous les mots de tous les modules. C'est pourquoi, certains mots ont des définitions multiples!

A

[Une nuée de témoins 1] Abélard, Pierre (1079-1142)

Auteur d'une autobiographie (Historia calamitatum) et du Sic et non. Né au Pallet (Bretagne) en 1079, il appartient à la petite noblesse. Il abandonne le métier des armes à ses frères et se consacre aux études. En 1113, il obtient une chaire à l'Ecole cathédrale de Paris. Il est plus généralement connu pour sa relation avec Héloïse (Cf. le roman de Régine Pernoud, Héloïse et Abélard), nièce du chanoine Fulbert. Précepteur de la jeune fille, Abélard en tombe amoureux. De leur union naît un enfant. Abélard doit alors quitter la maison de Fulbert et l'enfant est confié à la sœur d'Héloïse. Abélard, châtré par des amis de Fulbert, se réfugie comme moine dans l'abbaye de Saint-Denis. Il est théologien et philosophe, soucieux d'établir des liens entre science et théologie. Il applique à la lecture de la Bible la méthode des disputes scolastiques. Ses idées suscitent de vifs débats. Il est condamné au concile de Soissons en 1121 pour ses convictions théologiques jugées incompatibles avec l'orthodoxie, notamment au sujet de la Trinité. Mais son interdiction d'enseigner et de publier sera levée et il est élu abbé de Saint-Gildas de Rhuys. Bernard de Clairvaux le fait condamner à nouveau au concile de Sens en 1141. Cette fois-ci, sa condamnation est confirmée par le pape Innocent II. Pierre le Vénérable le recueille à Cluny où il meurt en 1142.

[Douze rencontres avec Jésus] Abraham

Abraham a reçu l'ordre de Dieu de quitter sa patrie qui était Our en Chaldée pour partir vers un pays inconnu qui allait devenir la terre promise. Il est parti avec Sarah, sa femme et son neveu Loth. Dieu fait alliance avec lui et lui promet une descendance aussi nombreuse que les étoiles du ciel et que les grains de sable. On ajoute souvent à la mention de Dieu lui-même qu'il est Dieu d'Abraham, d'Isaac et de Jacob. Les expressions "fils d'Abraham", "enfants d'Abraham" ou encore "fille d'Abraham" expriment une appartenance. Abraham est l'ancêtre du peuple d'Israël.

Esaïe 51, 2
Regardez Abraham, votre père, et Sara qui vous a mis au monde ; il était seul, en effet, quand je l'ai appelé ; or je l'ai béni, je l'ai multiplié !
Abraham est l'ancêtre des croyants des trois religions monothéistes : le Judaïsme, le Christianisme et l'Islam.

Romains 4, 1
Que dirons-nous donc d'Abraham, notre ancêtre...

[Pour une première approche de la Bible] Abraham

"Père d'une multitude". Selon la tradition de l'Ancien Testament, le premier des patriarches du peuple d'Israël. Dieu a appelé celui qui s'appelait encore Abram ("mon père est grand") à partir de Charan où il habitait, pour aller dans le pays que lui-même lui donnerait. La saga d'Abraham et de ses descendants est racontée dans le livre de la Genèse, du chapitre 12 au chapitre 50.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] ACAT

Action des chrétiens pour l'abolition de la torture. Association interconfessionnelle de chrétiens

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] ACAT

Une quarantaine de chrétiens fonde le 16 juin 1974 l'Action des chrétiens pour l'abolition de la torture (ACAT) à Versailles, en France.
A l'origine, deux femmes, Hélène Engel et Edith du Tertre, sensibilisées à la question de la torture à la suite d'une conférence d'un pasteur italien revenant du Sud-Vietnam, décident de s'engager dans la lutte contre la torture. Membres de l'Eglise réformée, elles choisissent de mobiliser particulièrement les chrétiens considérant que le message de l'Evangile est incompatible avec la torture. Elles réunissent autour d'elles quelques amis protestants, catholiques et quakers. Des orthodoxes les rejoindront. La vocation oecuménique de l'ACAT est née.
La mission de l'ACAT est strictement définie :

  • Combattre la torture
  • Abolir les exécutions capitales
  • Protéger les victimes

L'ACAT enracine son combat dans sa foi, en référence à l'Evangile, et dans la déclaration universelle des droits de l'Homme.
" Nul ne sera soumis à la torture, ni à des peines ou traitements cruels, inhumains ou dégradants ". Déclaration universelle des droits de l'homme, article 5
" Chaque fois que vous l'avez fait à l'un de ces plus petits qui sont mes frères, c'est à moi que vous l'avez fait ". Evangile selon Matthieu 25,40.

[Les gros mots de la théologie] Accomplissement

Qu'il s'agisse de la Parole de Dieu, des prophéties ou des temps, on dit qu'ils s'accomplissent. Accomplir dit plus que " faire " puisque le verbe contient l'idée d'une plénitude, d'un achèvement parfait. Pour le christianisme, le Nouveau Testament est par excellence le temps de l'accomplissement. Jésus accomplit les prophéties selon lesquelles un Messie arriverait. Ici, il accomplit la Loi : il en approfondit les préceptes, pousse l'exigence jusqu'à l'intention, la renouvelle en en révélant l'exigence centrale de l'amour (cf. Matthieu 5,17). Cet accomplissement ne se fait pas dans le discours, il est incarné jusqu'à la mort. En cela, on parle aussi d'accomplissement parfait et définitif.

[La spiritualité aujourd'hui] Actes

Ce livre du Nouveau Testament est la deuxième partie de l'œuvre de l'évangéliste Luc. Il y raconte le développement de la première Eglise, de Jérusalem jusqu'à Rome, selon un plan qui suit l'expansion progressive du christianisme. On y voit les apôtres à l'œuvre pour porter l'Evangile " jusqu'aux extrémités de la terre ". Deux d'entre eux jouent un grand rôle : Pierre et Paul. La conversion de Paul est rapportée, ainsi que ses trois voyages. On y trouve des éléments historiques importants sur la primitive Eglise, les difficultés et les persécutions qu'elle rencontre, mais aussi des indications sur les premiers débats théologiques qui la traversent, en lien avec l'ouverture de la mission du monde juif vers le monde païen. Ce livre propose une théologie missionnaire

[Pour une première approche de la Bible] Actes des apôtres

L'auteur de ce livre est l'évangéliste Luc, rédacteur du 3e évangile (Evangile de Luc). Luc y raconte la vie des premières communautés chrétiennes, après la mort et la résurrection de Jésus, pour fortifier dans leur foi les communautés nées de la proclamation de l'Evangile aux nations païennes. Les Actes des Apôtres relatent comment la Bonne Nouvelle de Jésus-Christ se propage à Jérusalem et en Judée, puis dans les grandes villes de l'empire romain, en Asie mineure et en Grèce notamment. L'Evangile atteint non plus seulement des fidèles de la religion juive, mais aussi des sympathisants du judaïsme (comme l'eunuque éthiopien venu en pèlerinage à Jérusalem), et enfin des personnes totalement étrangères au milieu juif auxquelles on donnera le sobriquet de chrétiens (Actes 11).
Ce passage du judaïsme strict au mouvement chrétien est souligné par l'histoire détaillée que rapporte Luc de la vie de l'apôtre Paul, sa conversion, et ses 4 voyages missionnaires autour du bassin méditerranéen.

[Douze rencontres avec Jésus] Adultère

L'un des 10 commandements est :
Exode 20,14
Tu ne commettras pas d'adultère.

Nous lisons dans le livre du Lévitique :
Lévitique 20,10
Quand un homme commet l'adultère avec la femme de son prochain, ils seront mis à mort, l'homme adultère aussi bien que la femme adultère.

Et dans le livre du Deutéronome :
Deutéronome 22,, 20
Si l'on prend sur le fait un homme couchant avec une femme mariée, ils mourront tous les deux, l'homme qui a couché avec la femme, et la femme elle-même. Tu ôteras le mal d'Israël.

Symboliquement l'adultère signifie la rupture avec Dieu. Dans le livre du prophète Ezéchiel, au chapitre 16, Dieu accuse Jérusalem de se prostituer avec les dieux païens et de commettre l'adultère :
Ezéchiel 16,32
Tu as été la femme adultère, qui reçoit des étrangers au lieu de son mari.

[En quête de sagesse avec Job*] Adversaire/Satan

Dans la Bible, on désigne ainsi, avec une majuscule, celui qui s'oppose à Dieu. On trouve encore les noms de diable (en grec : " celui qui divise "), de Satan (traduction de l'hébreu : " celui qui accuse "), de Malin (celui qui fait le mal), etc. Selon les récits, il peut s'agir tantôt d'un principe, d'une force ou d'une personnification du mal

[Une nuée de témoins 1] Agapes

Ce mot désigne des repas communautaires partagés entre chrétiens, accompagnés de prières, mais distincts du repas du Seigneur (appelé aussi eucharistie ou cène). Directement calqué sur le mot grec agapê, charité, il souligne le caractère fraternel et communautaire de ces repas. On le trouve mentionné dans l'épître de Jude, verset 12. Ces agapes sont fréquemment attestées dans les écrits chrétiens jusqu'au 3e siècle et semblent avoir perdu de l'importance après. Aujourd'hui, on les célèbre à nouveau dans certaines Eglises

[Douze rencontres avec Jésus] Agneau pascal

Désigne l'animal qui est immolé lors de la célébration de la Pâque juive : cette célébration rappelle la libération de l'esclavage en Egypte. Jésus est souvent désigné comme l'agneau

[Une nuée de témoins 1] Albert le Grand (vers 1200-1280)

Philosophe et théologien, ce dominicain s'applique à diffuser et commenter les écrits retrouvés d'Aristote et des savants juifs et arabes. Il est encore connu comme naturaliste, ayant proposé une classification des plantes. Ses propres analyses le poussent à critiquer un nombre important de convictions mythologiques en matière de nature

[Une nuée de témoins 1] Albigeois

Les albigeois, un groupe de cathares nommés ainsi en lien avec la ville d'Albi, avaient une théologie manichéenne, des exigences strictes d'ascèse et vivaient en communautés très hiérarchisées. Sous le pape Innocent III, qui a appelé à la croisade contre les albigeois, ils seront persécutés et exterminés

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Alliance

L'alliance est un motif central dans le livre de l'Exode, thème qui prolonge l'alliance de la Genèse et se poursuit jusque dans le Deutéronome. L'origine du terme alliance, en hébreu : berît, reste incertaine. Le mot alliance est souvent associé au verbe hébreu "couper" traduit par "conclure". L'expression "couper l'alliance" fait référence à un rituel d'engagement solennel dans un traité qui liait deux royaumes et dans lequel un animal était coupé en deux. La notion d'alliance de l'Ancien Testament provient de la pratique des relations diplomatiques entre les états du Proche Orient Ancien et renvoie à l'idée générale d'une relation entre partenaires unis par un contrat. Les textes de traités entre un suzerain et son vassal contiennent un certain nombre d'obligations, d'engagements réciproques qui lient les partenaires.

[Pour une première approche de la Bible] Alliance

Le Dieu de l'Ancien Testament est présenté comme un Dieu de l'alliance (avec Noé, Abraham,...). Deux compréhensions de cette alliance coexistent dans les textes :

  • l'idée d'un contrat entre Dieu et l'être humain (voire le peuple tout entier) dans lequel on souligne la fidélité de Dieu face à l'infidélité toujours répétée du peuple,
  • l'idée d'un don gratuit offert à l'être humain / au peuple, les signes en sont le sabbat et la circoncision

[Les gros mots de la théologie] Alliance

Le Dieu de l'Ancien Testament est présenté comme un Dieu de l'alliance (avec Noé, Abraham,...). Deux compréhensions de cette alliance coexistent dans les textes : l'idée d'un contrat entre Dieu et l'être humain (voire le peuple tout entier) dans lequel on souligne la fidélité de Dieu face à l'infidélité toujours répétée du peuple, l'idée d'un don gratuit offert à l'être humain / au peuple, les signes en sont le sabbat et la circoncision. Après la mort et la résurrection de Jésus-Christ, les chrétiens ont parlé de " seconde alliance " ou de " nouvelle alliance " : ils ont vu en Jésus-Christ le signe de cette alliance que Dieu offre à tout homme

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Alliance biblique Française

Organisme de diffusion de la Bible et de littérature biblique, rattaché à l'Alliance biblique universelle qui fédère les Alliances bibliques des divers pays

[Douze rencontres avec Jésus] Alliance, Arche de

Le Dieu de l'Ancien est un Dieu de l'alliance (avec Noé, Abraham...). Deux compréhensions de cette alliance coexistent dans les textes :
a) l'idée d'un contrat entre Dieu et l'être humain (voire le peuple tout entier) dans lequel on souligne la fidélité de Dieu face à l'infidélité toujours répétée du peuple,
b) l'idée d'un don gratuit offert à l'être humain / au peuple, les signes en sont le sabbat et la circoncision. L'Arche de l'Alliance semble un objet de culte depuis la traversée du désert après la libération de l'Egypte . Les descriptions de cette "arche" datent du temps de l'Exil et s'appuient sur des souvenirs ce qui rend difficile voire impossible une reconstruction. Par ailleurs, on mentionne plus que l'extérieur le contenu de cette arche : les tables de la loi. L'arche signifie la présence de Dieu au milieu de son peuple. C'est une présence "mobile" et puissante. On s'approche d'elle avec crainte.

[La spiritualité aujourd'hui] Allitération

Plusieurs mots d'une phrase commencent par la même lettre

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Altérité

Le fait d'être autre, d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain

[La spiritualité aujourd'hui] Altérité

Le fait d'être autre, d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain

[Couples, parents, familles] Altérité

Le fait d'être autre, d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain

[Cette violence qui est en nous] Altérité

Le fait d'être autre, d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain.

[La laïcité est-elle contre les religions?*] Altérité

Caractère de ce qui est autre, ou un autre. C'est le fait d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain. On le désigne comme le Tout-Autre. Comme la différence, l'altérité s'oppose au même, à l'identité

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Ambroise

Il naît vers 340 à Trêves (Allemagne) et meurt à Milan (Italie) en 397. Père de l’église latine et évêque de Milan, il lutta contre les cultes païens et l’arianisme. Il baptisa Saint Augustin. Il réforma le chant sacré et créa le rite ambrosien.

[Une nuée de témoins 1] Ame

Le mot "âme" a été et est encore souvent utilisé dans un sens assez vague pour désigner la part la plus intime, la plus profonde de l'être humain, celle qui a du mal à se dire par un langage rationnel, ce qui s'éprouve sans toujours pouvoir s'exprimer, la vie intérieure dans ce qu'elle a d'indicible.
Ce terme d'âme a son origine dans la pensée grecque qui considère que l'être humain est fait de plusieurs parties : le corps, l'âme et l'esprit. L'âme est le composant immatériel. Dotée de l'immortalité, elle est distincte du corps voué à la disparition. Cette conception est étrangère à la vision biblique qui souligne avant tout l'unité de la personne et annonce sa résurrection y compris celle du corps. On voit donc le contresens que peut entraîner l'utilisation du terme d'âme dans certaines traductions de la Bible.
Le mot grec psychè a toutefois été utilisé par la Septante pour traduire l'hébreu nefesh. Ce vocable désigne dans l'Ancien Testament la gorge, la respiration, donc la vie et plus largement l'être vivant dans son unité concrète. On retrouve ce sens dans l'origine latine du mot âme qui vient de animus ou anima, à l'origine "souffle", "vent". Dans le Nouveau Testament la psychè c'est l'être entier, la vie physique (Matthieu 2,20), l'existence humaine (Matthieu 6,25), la personne en vie (Luc 6,9). Aimer Dieu "de toute son âme" (psychè), c'est s'engager totalement envers lui (Luc 10,27).

[Les gros mots de la théologie] Amen

Terme hébreu conservé tel quel dans le Nouveau Testament et signifiant "vraiment", "assurément", "ainsi soit-il". Dans les liturgies juive chrétienne, ce terme sert de conclusion à une prière.

[Les gros mots de la théologie] Amish

Le mouvement amish est issu de l'anabaptisme européen, mais s'est développée surtout dans l'Est des Etats-Unis. Il doit son nom à un mennonite d'origine bernoise du 17e siècle, Jacob Ammann (1644 ?-1730 ?), actif en Suisse et en Alsace. Ce théologien s'était attaché à radicaliser la discipline ecclésiologique et les règles de vie religieuse. Le mouvement amish se distingue comme une branche conservatrice du mennonisme, car il applique à la lettre les règles d'Ammann (refus du service armé et de toute fonction publique, costume austère et port de la barbe, maintien du dialecte bernois, refus de toute innovation technique moderne comme l'électricité ou l'automobile). Au milieu du 19e siècle, plusieurs centaines d'amish suisses et alsaciens émigrent aux Etats-Unis, où le mouvement s'organise en communautés rurales relativement autarciques, maintenant toutes leurs spécificités (langue, vêtement, architecture, etc.)

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Amnesty International

Amnesty International est un mouvement mondial composé de bénévoles qui œuvrent en faveur du respect des droits de l'être humain internationalement reconnus.
La vision d'Amnesty International est celle d'un monde où chacun peut se prévaloir de tous les droits énoncés dans la Déclaration universelle des droits de l'homme et d'autres textes internationaux relatifs aux droits humains.
Afin de poursuivre cet idéal, Amnesty International mène de front sa mission de recherche et d'action dans le but de prévenir et d'empêcher les graves atteintes aux droits à l'intégrité physique et mentale, à la liberté de conscience et d'expression et à une protection contre toute discrimination.
Amnesty International est indépendante de tout gouvernement, de toute puissance économique, de toute tendance politique ou croyance religieuse.
Au dernier décompte, elle regroupait plus de 2,2 millions de membres et de sympathisants actifs dans plus de 150 pays et territoires.

[Une nuée de témoins 1] Anabaptisme

On désigne de ce nom un mouvement réformateur du 16e siècle, appelé aussi " Réforme radicale " ou " aile gauche de la Réformation ". Poussant à l'extrême les principes réformateurs, les anabaptistes prônent une rupture totale avec l'Eglise de leur temps et un retour au christianisme primitif. Ils seront appelés " rebaptiseurs " (c'est l'étymologie du mot " ana-baptistes ") par leurs adversaires car refusant le baptême des enfants, ils baptisent à nouveau les adultes qui se convertissent. Ils récusent également toute forme d'alliance entre l'Eglise et les autorités politiques. Plusieurs formes différentes d'anabaptisme apparaissent presque simultanément au 16e siècle. En Suisse, c'est un mouvement non-violent. En Autriche, il prend une forme communautaire. En Allemagne, on les appelle Schwärmer (illuminés). Pour ceux-ci, il existe une révélation qui dépasse l'Ecriture, une " illumination " directe par des visions et des songes. Ils croient que le temps du jugement est arrivé et que le Royaume de Dieu va bientôt devenir une réalité visible. Sous la conduite notamment de Thomas Müntzer, ils élaborent une utopie socio-politique révolutionnaire qui sera réprimée dans le sang lors de la Guerre des Paysans (1525). En Hollande, il y aura l'expérience millénariste du Royaume de Münster

[Une nuée de témoins 2] Anabaptisme

On désigne de ce nom un mouvement réformateur du 16e siècle, appelé aussi " Réforme radicale " ou " aile gauche de la Réformation ". Poussant à l'extrême les principes réformateurs, les anabaptistes prônent une rupture totale avec l'Eglise de leur temps et un retour au christianisme primitif. Ils seront appelés " rebaptiseurs " (c'est l'étymologie du mot " ana-baptistes ") par leurs adversaires car refusant le baptême des enfants, ils baptisent à nouveau les adultes qui se convertissent. Ils récusent également toute forme d'alliance entre l'Eglise et les autorités politiques. Plusieurs formes différentes d'anabaptisme apparaissent presque simultanément au 16e siècle. En Suisse, c'est un mouvement non-violent. En Autriche, il prend une forme communautaire. En Allemagne, on les appelle (illuminés). Pour ceux-ci, il existe une révélation qui dépasse l'Ecriture, une " illumination " directe par des visions et des songes. Ils croient que le temps du jugement est arrivé et que le Royaume de Dieu va bientôt devenir une réalité visible. En Allemagne (1525) et en Hollande (1535) les anabaptistes élaborent une utopie socio-politique révolutionnaire qui sera réprimée dans le sang

[Les gros mots de la théologie] Anabaptisme

L'anabaptisme naît d'une dissidence protestante du 16e siècle. On l'appelle aussi la Réforme radicale. Divers courants naissent à peu près en même temps dans différentes régions d'Europe. Appelés " rebaptiseurs " par leurs adversaires, les anabaptistes refusent le baptême des enfants et l'intervention de l'Etat dans l'Eglise. L'anabaptisme suisse est très bibliciste et non violent ; l'anabaptisme néerlandais est lui aussi marqué par le pacifisme de Menno Simons (qui a donné son nom aux communautés " mennonites ") ; enfin, l'anabaptisme autrichien prend une forme plus communautaire en Moravie. Au 16e siècle, ces différents groupes sont rejetés et persécutés par les catholiques comme par les réformés. Leurs descendants se trouvent aujourd'hui dans le monde entier, dans les Eglises mennonites, chez les amish et les houttériens. On compte environ 900 000 membres adultes dans ces communautés

[Une nuée de témoins 1] Anathème

Du grec anathèma qui signifie littéralement " ce qu'on place par-dessus ", " ce qu'on offre par surcroît ". Ce terme appartient déjà au langage religieux avant le christianisme. Il désigne l'offrande faite à une divinité ou encore ce que l'on appelle des ex voto comme en témoigne Luc 21,5. Ce mot est présent avec d'autres significations dans le Nouveau Testament. C'est alors un serment par lequel, en cas de parjure, on affirme s'en remettre au jugement, à la malédiction de Dieu (Actes 23,14), une imprécation pour vouer quelqu'un à la malédiction de Dieu (1Corinthiens 12,3;16,22, Galates 1,8s). C'est encore le fait d'être séparé de Dieu (Romains 9,3). Dans l'Antiquité chrétienne, le mot anathème désigne la mise au ban de la communauté. L'anathème est généralement porté contre les hérétiques qui combattent la doctrine ou l'autorité de l'Eglise. Le concile d'Elvire en 306 est le premier à comporter des anathèmes, qui deviendront ensuite très fréquents.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Anathème

Du grec anathèma " ce qu'on place par-dessus ", " ce qu'on offre par surcroît ", " ce qu'on met à part ". Dans l'Antiquité chrétienne, le mot anathème désigne la mise au ban de la communauté. L'anathème est généralement porté contre les hérétiques qui combattent la doctrine ou l'autorité de l'Eglise. Le concile d'Elvire en 306 est le premier à comporter des anathèmes, qui deviendront ensuite très fréquents

[Pour une première approche de la Bible] Ancien

Ce titre n'indique pas forcément un chef hiérarchique d'une communauté, mais, d'après l'usage des Eglises d'Aise, quelqu'un qui avait appartenu au groupe des disciples du Seigneur ou qui avait encore connu ces derniers. C'était donc un homme qui jouissait d'une autorité considérable, en tant que témoin du début de la tradition apostolique

[Les gros mots de la théologie] Ange

Le mot " ange " vient du grec angelos qui signifie " messager ". Les anges sont ceux qui transmettent la parole ou les signes de Dieu. Ils apparaissent dans l'ensemble des livres bibliques. Reprenant un trait courant dans les mythologies orientales (en l'adaptant à la révélation du Dieu unique), l'Ancien Testament représente souvent Dieu comme un souverain (1Rois 22,19). Les membres de sa cour sont aussi ses serviteurs (Job 4,18) : toute une armée céleste (Psaume 148,2) rehausse ainsi sa gloire et reste à sa disposition pour gouverner le monde et exécuter ses ordres (Psaume 103,20). Cette cour établit en quelque sorte un lien entre le ciel et la terre (Genèse 28,12). Le Nouveau Testament recours au même langage qu'il puise à la fois dans l'Ecriture et dans la tradition juive contemporaine. C'est ainsi que le monde angélique occupe une place dans les écrits des évangélistes. Jésus mentionne les anges et bien qu'ils ignorent la date du jugement dernier (Matthieu 24,36), ils sont présentés comme en étant les exécuteurs. Dans les épîtres de l'apôtre Paul, le mot ange/messager s'applique aussi aux croyants.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Ange

Le mot ange vient du mot grec angelos dont le premier sens est porteur d’une nouvelle, messager ou envoyé.

[Douze rencontres avec Jésus] Anges

Les anges sont ceux qui transmettent la parole ou les signes de Dieu. On pourrait traduire anges par messagers

[Une nuée de témoins 1] Anglicanisme

L'Eglise d'Angleterre est née de la rupture d'Henri VIII avec le pape Clément VII qui lui avait refusé l'annulation de son mariage. Mais c'est son successeur, Edouard VI, qui va amener l'Eglise d'Angleterre vers la Réforme. Une nouvelle liturgie, le Prayer Book (Livre de prière), est adoptée en 1549. Sa 2e édition (1552) est fortement marquée d'une empreinte protestante, sous l'influence notamment de Bucer. Mais l'anglicanisme ne s'installe véritablement que sous le long règne d'Elisabeth 1e (1558-1603) qui fut excommuniée en 1570. Un exposé de la foi, les Trente-Neuf Articles, d'inspiration protestante, paraît en 1571. C'est aujourd'hui encore la base doctrinale de l'anglicanisme : affirmation de l'autorité des Ecritures, reconnaissance de deux seuls sacrements : le baptême et la cène, possibilité de mariage pour les ministres du culte. Aujourd'hui les femmes peuvent être ordonnées prêtres et évêques, ce qui a suscité des tensions vives au sein de la Communion anglicane et avec l'Eglise romaine. La tradition anglicane garde toutefois encore bien des aspects du catholicisme : hiérarchie, formes liturgiques, succession apostolique historique. L'anglicanisme ce n'est pas seulement l'Eglise d'Angleterre, c'est 70 millions de fidèles partout dans le monde

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Anglicans

L'Eglise d'Angleterre est née de la rupture d'Henri VIII avec le pape Clément VII qui lui avait refusé l'annulation de son mariage. Son successeur, Edouard VI, entraîne l'Eglise d'Angleterre vers la Réforme. L'anglicanisme s'installe véritablement sous le long règne d'Elisabeth 1ère (1558-1603), excommuniée en 1570. Un exposé de la foi, les Trente-Neuf Articles, d'inspiration protestante (1571), reste la base doctrinale de l'anglicanisme (autorité des Ecritures, deux sacrements du baptême et de la Cène). Cependant la tradition anglicane garde des aspects du catholicisme : hiérarchie (épiscopat), formes liturgiques ... L'anglicanisme ce n'est pas seulement l'Eglise d'Angleterre mais ce sont 70 millions de fidèles dans le monde entier

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Annonciation

On désigne ainsi la visite de l'ange Gabriel chez Marie, puisqu'il lui " annonce " qu'elle va enfanter Jésus, le Sauveur

[Cette violence qui est en nous] Anselme de Cantorbéry

Anselme est un moine italien du 11ème siècle qui est venu très jeune à l'abbaye du Bec-Hellouin en Normandie où il fit sa formation intellectuelle et religieuse. Il devient prieur de cette abbaye et son enseignement était très recherché. Puis, à la fin de sa vie il devient archevêque de Cantorbéry, à l'époque primat (représentant du pape) dans l'Etat plantagenêt. Il laisse une oeuvre importante que l'on considère comme le fondement de la scolastique. Il est le premier à avoir affirmé la place de la raison dans le champ de la foi : comprendre ce que l'on croit. L'époque pendant laquelle il vit est marquée par des progrès techniques importants. Il est donc un philosophe engagé qui a des fonctions publiques et qui veut comprendre le réel et agir sur lui. De son oeuvre théologique, on retient surtout l'argument ontologique de l'existence de Dieu. Il a aussi donné une interprétation de l'incarnation et de la mort de Jésus Christ qui entre dans sa théorie de la justice de Dieu. La faiblesse humaine exigeait une réaction divine face à l'impasse du péché. Dieu est en effet doublement touché par la désobéissance des hommes, qui n'accomplissent pas Son oeuvre et qui Le déshonorent. Sur le modèle féodal des relations entre le suzerain et ses vassaux, Jésus Christ, le Fils, personne de la trinité, a une attitude chevaleresque. En échange de sa vie il libère les vassaux captifs et ainsi lave l'honneur souillé du suzerain. La justice de Dieu est respectée, son honneur rétabli et sa miséricorde manifestée. Cette explication sera reprise et systématisée par Thomas d'Aquin. En dehors du contexte féodal, les commentaires qui en seront faits ensuite réduiront cette analyse en termes de calcul que l'on résumera sous l'appellation d'expiation substitutive.

[Une nuée de témoins 1] Anselme de Cantorbéry (1033 ou 1034 - 1109)

Anselme naît à Aoste , dans le Piémont. A 15 ans, il veut se faire moine mais change d'avis. A la mort de sa mère, il quitte son père et prend la direction de la France " à la recherche du plaisir ". Il poursuit des études à l'abbaye bénédictine du Bec en Normandie, attiré par la renommée de cette école. A 27 ans, il y entre comme moine. Très vite, il est choisi comme prieur. On souligne la douceur avec laquelle il remplit sa fonction. Il devient abbé en 1073 et entreprend en même temps une intense réflexion théologique. Selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de s'opposer aux vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. Philosophe, moine et théologien, il propose un lien fort entre foi et connaissance dans la phrase suivante : Credo ut intelligam (" Je crois pour connaître ").
Vingt ans plus tard, le roi d'Angleterre, Guillaume le Conquérant, le nomme archevêque de Cantorbéry. Mais il défend l'indépendance de l'Eglise par rapport aux prétentions des rois d'Angleterre. Une position qui lui vaudra un premier bannissement de son archevêché en 1097 par le roi. Il est réinvesti dans son poste quelque temps plus tard par le roi Henri 1er , mais à nouveau chassé en 1103. Compte tenu de la situation difficile, il demande de pouvoir retourner comme simple moine dans son monastère mais le pape s'y oppose. Il restera alors dans sa charge d'évêque, revient en Angleterre en 1106 et meurt à Cantorbéry en 1109. Il est canonisé en 1494 et proclamé docteur de l'Eglise en 1720. On l'appelle, à cause de l'ampleur de son oeuvre théologique " Docteur magnifique ". Son oeuvre théologique centrale est le Cur Deus homo (Pourquoi Dieu devint homme) écrite entre 1097 et 1099. Les images qui le représentent soulignent l'un ou l'autre trait de son personnage : évêque, philosophe, moine bénédictin

[Les gros mots de la théologie] Anselme de Cantorbéry (1033 ou 1034 - 1109)

Anselme de Cantorbéry devient abbé en 1073 et entreprend en même temps une intense réflexion théologique. Selon lui, puisque Dieu est le créateur de la raison, celle-ci, loin de s'opposer aux vérités de la foi, doit pouvoir en rendre compte. Philosophe, moine et théologien, il propose un lien fort entre foi et connaissance dans la phrase suivante : Credo ut intelligam (" Je crois pour connaître "). Dans son oeuvre théologique centrale, le Cur Deus homo (Pourquoi Dieu devint homme ?) écrite entre 1097 et 1099, il reprend la formulation de la Trinité telle que les Eglises occidentales l'ont gardée

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Anthropologie

Du grec anthrôpos (homme) et logos (discours) : Etude de ou discours sur l'homme

[Couples, parents, familles] Anthropologie

Ce mot vient de deux mots grecs : anthropos (l'humain) et logia (science). Il désigne la compréhension et la définition de l'être humain. Ainsi on parle d'anthropologie biblique pour exprimer la manière dont la Bible décrit la condition humaine.

[D'où vient le mal? Interroger des réponses...*] Anthropologie

Ce mot vient de deux mots grecs : anthropos (l'humain) et logia (science). Il désigne la compréhension et la définition de l'être humain. Ainsi on parle d'anthropologie biblique pour exprimer la manière dont la Bible décrit la condition humaine

[En quête de sagesse avec Job*] Anthropomorphique

Ce terme vient de deux mots grecs anthrôpos qui signifie l'homme (homme et femme) et morphê qui signifie la forme. Ce terme désigne en théologie une manière de parler de Dieu comme si c'était un homme, tant au niveau des sentiments que des actions

[Cette violence qui est en nous] Anthropomorphisme

Ce terme vient de deux mots grecs anthrôpos qui signifie l'homme (homme et femme) et morphê qui signifie la forme. Ce terme désigne dans le discours une manière de parler de Dieu comme si c'était un homme, tant au niveau des sentiments que des actions.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Antiquité

On appelle " antiquité " la période du monde occidental qui englobe à la fois l'Egypte des Pharaons, le monde grec et le monde romain jusqu'à la prise de Rome par les barbares au début du 5e siècle ap. JC. Plus précisément on parle de l'antiquité grecque et de l'antiquité romaine, comprenant le premier millénaire av. JC jusqu'au 5e siècle ap.JC.
Après l'Antiquité commence le Moyen-Age.

[Pour une première approche de la Bible] Apocalypse (Livre de l')

Ce livre est attribué par la tradition à Jean, l'évangéliste, car l'auteur se présente avec le nom de Jean. Le texte a probablement été écrit autour de l'an 95 après JC. Le langage est pétri de symboles, de visions et de citations de l'Ancien Testament. Selon certains commentateurs, il est écrit dans un but de consolation des communautés persécutées, selon d'autres, il met en garde contre un affadissement de la foi des chrétiens qui commencent à s'arranger avec les réalités politiques de leur temps (le culte de l'Empereur en particulier). Les deux interprétations ne s'excluent pas mais mettent des accents différents

[Les gros mots de la théologie] Apocalypse (Livre de l')

Ce livre est attribué par la tradition à Jean, l'évangéliste, car l'auteur se présente avec le nom de Jean. Le texte a probablement été écrit autour de l'an 95 après JC. Le langage est pétri de symboles, de visions et de citations de l'Ancien Testament. Selon certains commentateurs, il est écrit dans un but de consolation des communautés persécutées, selon d'autres, il met en garde contre un affadissement de la foi des chrétiens qui commencent à s'arranger avec les réalités politiques de leur temps (le culte de l'Empereur en particulier). Les deux interprétations ne s'excluent pas mais mettent des accents différents

[Cette violence qui est en nous] Apocalyptique

Le terme apocalyptique a pris en français le sens de catastrophe très violente évoquant la fin du monde. Dans la Bible ce terme se rapporte bien à la fin des temps, mais il signifie " dévoiler ", " révéler ". En mettant en scène le dévoilement de la vérité à la fin des temps, la littérature apocalyptique cherche à révéler un sens profond derrière les événements de l'histoire. Il ne s'agit donc pas de prédictions mais d'une interprétation de l'histoire qui réorganise la vision du monde et de l'univers. La littérature apocalyptique se caractérise par :

  • La pseudonymie : ces écrits sont placés sous l'autorité d'un grand personnage du passé qui dévoile le plan de Dieu selon un calendrier, des origines à la fin de l'histoire
  • L'ésotérisme : les révélations sont exprimées en langage codé
  • Le monde et le temps sont coupés en deux, d'un côté le monde actuel qui va vers sa fin, de l'autre le monde et le temps de Dieu
  • Le déterminisme : tout est déjà écrit

[Une nuée de témoins 1] Apocryphe

Ce terme vient du grec apokruphos qui signifie " secret ", " caché ", " mystérieux ". Les apocryphes désignent donc des livres qui exigent une initiation particulière, par opposition aux livres lus en public et accessibles à tous. Les païens de l'Antiquité donnaient ce nom aux livres ésotériques, cachés aux profanes et réservés uniquement aux élus. Dans la première Eglise, il désigne des livres que l'on conseille de lire en privé, à la différence de la Bible dont la lecture est publique. Les Pères de l'Eglise appellent apocryphes, et c'est encore le sens actuel, des livres qui ne font pas partie du canon biblique. Mais ils distinguent ceux qui sont à bannir, parce que s'écartant de la juste doctrine, et ceux qui peuvent nourrir la piété chrétienne. Ainsi, par définition, il n'y a pas de catalogue précis des livres apocryphes

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les protestants et par les catholiques pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon.

[Fêtes chrétiennes] Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les protestants et par les catholiques pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon.

[Découverte du protestantisme] Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament.
Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les protestants et par les catholiques pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon.

[Une nuée de témoins 1] Apologétique

L'apologétique est la partie de la théologie ou un discours théologique qui vise à défendre la religion chrétienne contre ses détracteurs et fonder ainsi la foi des fidèles eux-mêmes

[Cette violence qui est en nous] Apologétique

Discipline qui a pour but de défendre la religion contre les attaques dont elle l'objet.

[D'où vient le mal? Interroger des réponses...*] Apologétique

L'apologétique est la partie de la théologie ou un discours théologique qui vise à défendre la religion chrétienne contre ses détracteurs et fonder ainsi la foi des fidèles

[Une nuée de témoins 1] Apostat

Un apostat est une personne qui a renié sa foi. C'est la traduction du mot latin lapsi qui signifie " ceux qui ont failli " en opposition à ceux qui sont restés fermes dans la foi. Ce terme est employé pendant des périodes de persécution. La question de l'accueil des apostats (lapsi) qui demandent à participer à nouveau à l' eucharistie est l'occasion de débats théologiques et pastoraux importants. Certains évêques soutiennent que toute demande de pénitence doit être accueillie. D'autres au contraire considèrent que les apostats ne peuvent pas être réintégrés dans la communauté chrétienne

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Apostolique

Du grec apostolos, apôtre, envoyé : une des quatre notes ou marques de l'Eglise (avec l'unité, la sainteté et la catholicité). Voir succession apostolique

[Pour une première approche de la Bible] Apôtre

Du grec ^apostolos, envoyé de Dieu. Nom donné à chacun des 12 disciples que Jésus chargea particulièrement de prêcher son Evangile. Paul prendra aussi rang et prérogatives d'apôtre

[Découverte du protestantisme] Apôtre

Du grec apostolos, envoyé de Dieu. Nom donné à chacun des 12 disciples que Jésus chargea particulièrement de prêcher son Evangile. Paul prendra aussi rang et prérogatives d'apôtre

[Les gros mots de la théologie] Apôtre

Du grec apostolos, " envoyé de Dieu ". Nom donné à chacun des 12 disciples que Jésus charge particulièrement de prêcher son Evangile. Paul prend aussi rang et prérogatives d'apôtre

[Une nuée de témoins 1] Apôtres

Du grec apostolos, " envoyé ". On trouve déjà ce mot dans des textes hellénistiques anciens. On pourrait le traduire par " chargé de mission " pour signifier qu'une autorité est conférée à celui qui est envoyé, par celui qui l'envoie. Jésus qualifie de ce terme les douze disciples qu'il choisit (Luc 6,13), qu'il envoie et à qui il donne une autorité (Marc 6,7). Alors que le mot disciples (qui veut dire " celui qui apprend ") est utilisé 216 fois dans les évangiles, le mot apôtre n'y apparaît que 9 fois. Il est par contre employé 71 fois dans les autres écrits du Nouveau Testament. Les apôtres, au sens strict, ce sont les douze disciples qui ont été témoins de la vie de Jésus-Christ et qui ont directement reçu de lui leur instruction, leur formation et leur mission. Paul sera toutefois appelé aussi apôtre bien qu'il n'ait pas été témoin direct de la vie de Jésus. La mission des apôtres est de continuer celle du Christ après sa disparition, de conserver et transmettre fidèlement ce qu'ils ont reçu de lui. " Voici ce que moi j'ai reçu du Seigneur, et ce que je vous ai transmis " (1Corinthiens 11,23). L'Eglise est appelée à poursuivre, à son tour, cette mission d'annonce de l'Evangile en fidélité à l'enseignement des apôtres (ce que l'on appelle la succession apostolique).

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Apôtres

Les apôtres sont les douze disciples que Jésus a choisis. Le mot apôtre vient du grec apostolos et signifie au sens littéral : l’envoyé. Les apôtres sont chargés d’annoncer la bonne nouvelle, c’est-à-dire l’Evangile. Ils se prénomment : Pierre, André, Jacques le Majeur, Jean, Philippe, Barthélémy, Matthieu, Thomas, Jacques le Mineur, Simon, Jude (selon Luc, ou Thaddée selon Marc et Matthieu) et Judas (remplacé après sa mort par Matthias). Paul prendra aussi rang et prérogatives d'apôtre.

[Pour une première approche de la Bible] Aramaïsme

Il s'agit d'une expression qui vient de l'araméen, mais qui est traduite dans une autre langue (hébreu, grec,...). Certaines particularités (tournure de la phrase, etc.) permettent aux spécialistes de les détecter. Ces importations d'expressions d'une langue dans une autre sont très fréquentes dans le texte biblique et viennent du fait que les auteurs "naviguent" entre plusieurs langues : ils pensent en araméen, ou en hébreu, ils s'expriment par écrit en grec.

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Arche

Il ne faut pas confondre l'"arche de l'alliance" et l'arche de Noé. L'hébreu ne fait pas cette confusion, mais en français, elle est possible. Le mot hébreu que l'on utilise pour désigner l'arche de Noé parle d'une barque tandis que pour l'alliance, il s'agit d'un autre mot qui veut dire "coffre" ou encore "armoire". Une seule fois, la "barque" de Noé apparaît encore dans la Bible : pour parler de la corbeille dans laquelle on a trouvé Moïse (Exode 2, 2,3,5).

[Cette violence qui est en nous] Arche de l'Alliance

L'Arche de l'Alliance semble un objet de culte depuis la traversée du désert après la libération de l'Egypte . Les descriptions de cette " arche " datent du temps de l' Exil et s'appuient sur des souvenirs ce qui rend difficile voire impossible une reconstruction. Par ailleurs, on mentionne plus que l'extérieur le contenu de cette arche : les tables de la loi. L'arche signifie la présence de Dieu au milieu de son peuple

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] ARCIC

Anglican Roman Catholic international commission
Instance de dialogue internationale regroupant depuis près de 40 ans théologiens anglicans et catholiques. Son équivalent existe en France (French ARC) sur des questions pastorales et liturgiques

[Une nuée de témoins 1] Arianisme

Courant théologique fondé par Arius (vers 260-336), un prêtre d'Alexandrie qui radicalise l'enseignement d' Origène. Origène établissait une hiérarchie des fonctions du Père, du Fils et de l'Esprit. Arius en fait une hiérarchie des natures. Pour lui, seul le Père est Dieu à proprement parler ; il est le seul qui n'est pas engendré. Le Fils est subordonné au Père, engendré par sa volonté avant la création. Une vive querelle se répand alors dans le clergé d'Alexandrie. L'évêque Alexandrie expulse Arius. Les Eglises d'Orient restent divisées sur cette question malgré les condamnations répétées d'Arius dans différents conciles, et finalement confirmées par le concile de Nicée en 325. Ce concile rallie presque tous les évêques contre l'arianisme, sans pour autant redéfinir de façon satisfaisante l'unité de Dieu en trois personnes. Arius est rappelé d'exil mais ne réintègre pas le clergé d'Alexandrie. Durant tout le 4e siècle, le débat se poursuit. La doctrine d'Arius se radicalise notamment avec Aèce et Eunome. Ils défendent l'unité parfaite de Dieu, la trinité étant pour eux seulement formelle. La réfutation de ces idées aboutit à la formulation trinitaire du Concile de Constantinople en 381

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Aristote

Philosophe grec du 4e siècle av. JC. Il est l'élève de Platon et le précepteur d'Alexandre, fils de Philippe de Macédoine, le futur Alexandre le Grand. Sa philosophie qui critique celle de Platon a une influence immense sur la pensée occidentale et notamment sur la pensée chrétienne au 13e siècle. Dans ses travaux sur la cité et sur l'éthique, il établit les droits et les devoirs du citoyen envers l'ensemble de la cité (Ethique à Nicomaque). Mais il considère la réalité de l'esclavage comme une nécessité qui ne pose guère de questions

[Une nuée de témoins 1] Aristote (385-322 avant JC)

Il est disciple de Platon, précepteur et ami d'Alexandre le Grand. Pour lui, la philosophie offre une vision ordonnée de l'ensemble du savoir humain. Il a posé les bases de la logique. Observateur de la nature, il considère que chaque être tend vers la perfection. Au sommet de la hiérarchie des espèces animales, il y a l'être humain, doué de raison. Sa philosophie a eu une influence considérable sur la théologie scolastique et sur Thomas d'Aquin. Sa pensée était dominante dans la philosophie traditionnelle au moment de la Réforme qui se situera en rupture avec elle

[Cette violence qui est en nous] Aristote (385-322 avant JC)

Il est disciple de Platon, précepteur et ami d'Alexandre le Grand. Pour lui, la philosophie offre une vision ordonnée de l'ensemble du savoir humain. Il a posé les bases de la logique. Observateur de la nature, il considère que chaque être tend vers la perfection. Au sommet de la hiérarchie des espèces animales, il y a l'être humain, doué de raison. La pensée aristotélicienne était dominante dans la philosophie traditionnelle au moment de la Réforme qui se situera en rupture avec elle

[Une nuée de témoins 1] Aristotélisme

Il s'agit du développement et du commentaire de la pensée d' Aristote par des disciples. Au début du christianisme, ce n'est pas la philosophie dominante. Elle semble tout à fait contradictoire avec la pensée chrétienne, au moins sur deux points. La pensée d'Aristote repose sur l'éternité du monde, ce qui est incompatible avec la foi en la création. D'autre part, l'aristotélisme conçoit Dieu comme totalement étranger au monde, qu'il ne connaît pas et pour lequel il n'est qu'une cause finale et non efficiente

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Arius, arianisme

Arius (256-336), prêtre d'Alexandrie, niait la divinité du Christ. Sa doctrine, l'arianisme, provoqua une des plus graves crises de l'Eglise, elle a été condamnée par les Conciles oecuméniques de Nicée (325) et de Constantinople (381). Néanmoins elle survécut parmi les peuples barbares jusque vers le 7e siècle

[Fêtes chrétiennes] Arius, arianisme

Arius (256-336), prêtre d'Alexandrie, niait la divinité du Christ. Sa doctrine, l'arianisme, provoqua une des plus graves crises de l'Eglise, elle a été condamnée par les Conciles oecuméniques de Nicée (325) et de Constantinople (381). Néanmoins elle survécut parmi les peuples barbares jusque vers le 7e siècle

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] ARM

Alliance réformée mondiale. Cette alliance regroupe la plupart des Eglises réformées dans le monde. (environ 75 millions de fidèles)

[Une nuée de témoins 2] Arminianisme

Initié par Jacobus Arminius (1560-1609), d'abord pasteur à Amsterdam puis professeur de théologie à Leyde, l'arminianisme est une position théologique hostile à une certaine compréhension de la doctrine calvinienne de la prédestination. Arminius s'oppose à l'idée d'un décret éternel de réprobation. Il estime une telle prédestination sans fondement biblique et contraire à l'universalité de la proclamation de grâce de Dieu.

[Les gros mots de la théologie] Ascension

L'Ascension désigne le moment où Jésus est élevé au ciel à la vue de ses disciples (voir Luc 24,50-53 ; Marc 16,19). L'Ascension est fêtée quarante jours après Pâques. Elle marque la fin de la présence physique de Jésus sur la Terre, après sa mort et sa résurrection et est porteuse de la promesse de l'envoi du Saint Esprit (promesse racontée dans le récit de Pentecôte en Actes 2,1-12)

[Une nuée de témoins 1] Ascèse/ascétique

Vient du mot grec askesis qui veut dire " exercice, peine que l'on endure ". On désigne par ascèse le choix religieux de limiter, voire de renoncer temporairement (ou définitivement) à la nourriture et/ou à la boisson, au confort d'une habitation (vie itinérante), au sommeil, au vêtement, aux biens sous toute forme, à une vie sexuelle, etc. Les justifications de ces choix sont variées selon le contexte théologique et historique. Dans la gnose, l'ascèse a pour intention de libérer l'être humain de la " servitude " de la matière. Dans le bouddhisme, elle veut insister sur la conviction que tout ce qui appartient au monde est illusoire. Dans l'histoire de l'Eglise, elle est tantôt exigée et justifiée (pour rendre possible une plus grande attention aux " choses de Dieu ", pour exprimer un certain mépris à l'égard de tout ce qui attache l'être humain " au monde ", pour préparer des moments particuliers de l'existence, etc.), tantôt critiquée à cause du risque d'une surévaluation de l'effort humain, de l'idée de mérites, etc

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Ascétisme/ascétique/Ascèse

Vient du mot grec askesis qui veut dire " exercice, peine que l'on endure ". On désigne par ascèse le choix religieux de limiter, voire de renoncer temporairement (ou définitivement) à la nourriture et/ou à la boisson, au confort d'une habitation (vie itinérante), au sommeil, au vêtement, aux biens sous toute forme, à une vie sexuelle, etc. Les justifications de ces choix sont variées selon le contexte théologique et historique. Certains mouvements pratiquent l'ascèse dans l'intention de libérer l'être humain de la " servitude " de la matière. Dans le bouddhisme, sa pratique consiste à montrer que tout ce qui appartient au monde est illusoire. Dans l'histoire de l'Eglise, elle est tantôt exigée et justifiée (pour rendre possible une plus grande attention aux " choses de Dieu ", pour exprimer un certain mépris à l'égard de tout ce qui attache l'être humain " au monde ", pour préparer des moments particuliers de l'existence, etc.), tantôt critiquée à cause du risque d'une surévaluation de l'effort humain, de l'idée de mérites, etc

[Fêtes chrétiennes] Ashkénaze

Le nom Ashkénaze désigne un Juif originaire d’Europe centrale

[Une nuée de témoins 2] Assemblée

Avant la Révocation de l'Edit de Nantes (1685), on appelait assemblée la réunion " politique " des délégués des Eglises réformées discutant des affaires publiques concernant " ceux de la Religion " avec les représentants du pouvoir royal. Après la Révocation et pendant les persécutions, ce mot désigne la réunion clandestine de protestants, hommes, femmes, enfants, dans un lieu naturel isolé (carrière, clairière) où étaient écoutés pasteurs ou prédicants, et où était célébré le culte interdit

[Les gros mots de la théologie] Assomption

L'Assomption est un dogme catholique selon lequel, au terme de sa vie terrestre, Marie a été " enlevée corps et âme " au ciel. C'est aussi le nom de la fête catholique célébrant cet événement. Le terme vient du latin assumptio qui signifie " prendre, enlever, assumer ". Les Eglises orthodoxes reconnaissent également ce point de foi, et parlent de " dormition " de la Vierge. Les protestants n'y souscrivent pas parce qu'il ne repose sur aucun fondement biblique

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Assomption

Croyance catholique devenue un dogme en 1950 : " L'Immaculée Mère de Dieu, Marie toujours vierge, après avoir achevé le cours de sa vie terrestre a été élevée, corps et âme, à la gloire céleste. "
L'Eglise orthodoxe utilise le terme de " Dormition ", mais n'en fait pas un dogme. Dormition et Assomption sont célébrées le 15 août en Orient et en Occident

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Asurmendi, Jesus (1945-...)

Théologien et professeur d'Ancien Testament à l'Institut catholique de Paris. Le texte retenu comme texte d'ouverture ici est extrait d'une présentation qu'Asurmendi a faite lors d'un colloque théologique sur la peine de mort intitulé " Les Eglises face à la peine de mort " (ACAT, décembre 2007)

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Athanase d'Alexandrie

Evêque d'Alexandrie de 328 à 373, Athanase, mêlé à toutes les péripéties de la crise arienne, a joué un grand rôle dans la formulation et le maintien de la foi orthodoxe

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Athanase d'Alexandrie

Athanase naît à Damanhour près d'Alexandrie d'Egypte en 298. Il est consacré évêque en 328. Il prend une part décisive dans les grands débats christologiques du 4e siècle. Défenseur du Concile de Nicée, son intransigeance envers les ariens qui nient la divinité du Christ lui vaut d'être exilé cinq fois de son siège épiscopal au profit du patriarche Georges. Alexandrie est plongée dans la guerre civile entre chrétiens. Il meurt auréolé de gloire en 373.

Patriarche d'Alexandrie, l'Eglise copte orthodoxe le considère comme l'un de ses "papes" et, dans sa liturgie, l'appelle "l‘apostolique", "phare de l'Orient" et "colonne de la foi". Les autres Eglises orthodoxes le comptent parmi les quatre grands docteurs de l'Eglise. L'Eglise catholique fait de lui un Docteur et un Père de l'Eglise. Au 16e siècle, les Réformateurs ont souvent cité sa réflexion théologique.

[Les gros mots de la théologie] Athanase d'Alexandrie (vers 298 - 373)

Athanase naît à Damanhour près d'Alexandrie d'Egypte en 298. Il est consacré évêque en 328. Il prend une part décisive lors des grands débats christologiques du 4e siècle. Défenseur du Concile de Nicée, son intransigeance envers les ariens lui vaut d'être exilé cinq fois de son siège épiscopal au profit du patriarche Georges. Alexandrie est plongée dans la guerre civile entre chrétiens. Il meurt auréolé de gloire en 373.
Patriarche d'Alexandrie, l'Eglise copte orthodoxe le considère comme l'un de ses " papes " et, dans sa liturgie, l'appelle l'" apostolique ", " phare de l'Orient " et " colonne de la foi ". Les autres Eglises orthodoxes le comptent parmi les quatre grands docteurs de l'Eglise. L'Eglise catholique fait de lui un Docteurs et un Père de l'Eglise. Au 16e siècle, les Réformateurs ont souvent cité sa réflexion théologique.
http://fr.wikipedia.org/wiki/Image:Sainta15.jpg

[Découverte du protestantisme] Athée

Le mot " athée " veut dire " sans Dieu ". est athée celui qui prétend n'avoir aucun Dieu. On qualifie parfois aussi d'athées ceux qui refusent un Dieu particulier. Dans l'antiquité, on a traité d'athées les juifs et les chrétiens parce qu'ils ne reconnaissaient pas les Dieux officiels de l'Empire romain ou des cités gréco-latines

[Douze rencontres avec Jésus] Augustin

354 - 430. Père de l'Eglise d'Occident. En 396, il devient évêque d'Hippone, en Afrique du Nord. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions

[Découverte du protestantisme] Augustin

354 - 430. Père de l'Eglise d'Occident. En 396, il devient évêque d'Hippone, en Afrique du Nord. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions

[Fêtes chrétiennes] Augustin

354 - 430. Père de l'Eglise d'Occident. En 396, il devient évêque d'Hippone, en Afrique du Nord. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Augustin

Père de l'Eglise d'Occident (354-430), évêque d'Hippone (près de Bône en Algérie). Exerça une forte influence sur la théologie catholique et plus tard sur certains aspects de la théologie protestante

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Augustin

Père de l'Eglise d'Occident (354-430). En 396, il devient évêque d'Hippone, près de Bône en Algérie. Il exerça une forte influence sur la théologie catholique et plus tard sur certains aspects de la théologie protestante. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions.

[Les gros mots de la théologie] Augustin (354 - 430)

Augustin est sans doute le plus célèbre des Pères de l'Eglise. C'est lui qui a laissé l'œuvre la plus abondante, la mieux conservée et qui a produit un héritage important, même si ses héritiers n'ont pas toujours été fidèles à la pensée du maître. Il est aussi connu à cause de son livre Les Confessions, où il parle de sa vie à la première personne. Augustin est né en Afrique à Thagaste, dans une famille de la classe moyenne. Seule sa mère Monique était chrétienne. Brillant élève, il peut continuer ses études de rhétorique grâce à l'appui financier d'un ami de son père. Il est très ambitieux et voudrait gravir les échelons de la société romaine. Il fait remonter lui-même le tournant majeur de sa vie à la lecture de l'Hortensius de Cicéron. Commence alors pour Augustin une quête de la vérité qui aboutira quatorze ans plus tard au baptême, puis à la prêtrise et à sa charge d'évêque d'Hippone. Entre temps, il découvre la philosophie, tout en lisant la Bible qui le déçoit beaucoup. Nommé rhéteur à Milan en 384, il rencontre Ambroise dont la qualité de la prédication lui permet de se faire une autre idée de la foi chrétienne. En même temps il découvre, sans doute à partir de la philosophie de Plotin, la voie de l'intériorité. A la suite d'une expérience spirituelle, il renonce à son métier. Il mène pendant quelque temps une vie monastique en communauté.
De retour en Afrique, après la mort de sa mère et de son fils Adéodatus, sa vie se confond avec sa double tâche d'évêque et de théologien. Il a contribué au maintien de l'unité de l'Eglise en Afrique, fortement menacée par des hérésies et isolée après la chute de Rome. Il meurt le 28 août 430 dans Hippone assiégée par les Vandales, laissant 800 sermons, 300 lettres, et une centaine de traités. La Cité de Dieu, ouvrage apologétique rédigé à la fin de sa vie, reste son chef d'œuvre. Son traité dogmatique La Trinité a exercé une influence décisive sur la doctrine trinitaire occidentale.

[Une nuée de témoins 1] Augustin (354-430)

Augustin est sans doute le plus célèbre des Pères de l'Eglise. C'est lui qui a laissé l'œuvre la plus abondante, la mieux conservée et qui a produit un héritage important, même si ses héritiers n'ont pas toujours été fidèles à la pensée du maître. Il est aussi connu à cause de son livre Les Confessions, il parle de sa vie à la première personne. Augustin est né en Afrique à Thagaste, dans une famille de la classe moyenne. Seule sa mère Monique était chrétienne. Brillant élève, il peut continuer ses études de rhétorique grâce à l'appui financier d'un ami de son père. Il est très ambitieux et voudrait gravir les échelons de la société romaine. Il fait remonter lui-même le tournant majeur de sa vie à la lecture de l'Hortensius de Cicéron. Commence alors pour Augustin une quête de la vérité qui aboutira quatorze ans plus tard au baptême, puis à la prêtrise et à sa charge d'évêque d'Hippone. Entre temps, il découvre la philosophie et le manichéisme, tout en lisant la Bible qui le déçoit beaucoup. Nommé rhéteur à Milan en 384, il rencontre Ambroise dont la qualité de la prédication lui permet de se faire une autre idée de la foi chrétienne. En même temps il découvre, sans doute à partir de la philosophie de Plotin, la voie de l'intériorité. A la suite d'une expérience spirituelle, il renonce à son métier. Il mène pendant quelque temps une vie monastique en communauté.
De retour en Afrique, après la mort de sa mère et de son fils Adéodatus, sa vie se confond avec sa double tâche d'évêque et de théologien. Il a contribué au maintien de l'unité de l'Eglise en Afrique, fortement menacée par des hérésies et isolée après la chute de Rome. Il meurt le 28 août 430 dans Hippone assiégée par les Vandales, laissant 800 sermons, 300 lettres, et une centaine de traités. La Cité de Dieu, ouvrage apologétique rédigé à la fin de sa vie, reste son chef d'œuvre. Son traité dogmatique La Trinité a exercé une influence décisive sur la doctrine trinitaire occidentale.
Voir aussi l'entrée qui lui est consacrée.

[D'où vient le mal? Interroger des réponses...*] Augustin (354-430)

Augustin est sans doute le plus célèbre des Pères de l'Eglise. C'est lui qui a laissé l'œuvre la plus abondante, la mieux conservée et qui a produit un héritage important, même si ses héritiers n'ont pas toujours été fidèles à la pensée du maître. Il est aussi connu à cause de son livre Les Confessions où il parle de sa vie à la première personne. Augustin est né en Afrique à Thagaste, dans une famille de la classe moyenne. Seule sa mère Monique était chrétienne. Brillant élève, il peut continuer ses études de rhétorique grâce à l'appui financier d'un ami de son père. Il est très ambitieux et voudrait gravir les échelons de la société romaine. Il fait remonter lui-même le tournant majeur de sa vie à la lecture de l'Hortensius de Cicéron. Commence alors pour Augustin une quête de la vérité qui aboutira quatorze ans plus tard au baptême, puis à la prêtrise et à sa charge d'évêque d'Hippone. Entre temps, il découvre la philosophie et le manichéisme, tout en lisant la Bible qui le déçoit beaucoup. Nommé rhéteur à Milan en 384, il rencontre Ambroise dont la qualité de la prédication lui permet de se faire une autre idée de la foi chrétienne. En même temps il découvre, sans doute à partir de la philosophie de Plotin, la voie de l'intériorité. A la suite d'une expérience spirituelle, il renonce à son métier. Il mène pendant quelque temps une vie monastique en communauté.
De retour en Afrique, après la mort de sa mère et de son fils Adéodatus, sa vie se confond avec sa double tâche d'évêque et de théologien. Il a contribué au maintien de l'unité de l'Eglise en Afrique, fortement menacée par des hérésies et isolée après la chute de Rome. Il meurt le 28 août 430 dans Hippone assiégée par les Vandales, laissant 800 sermons, 300 lettres, et une centaine de traités. La Cité de Dieu, ouvrage apologétique rédigé à la fin de sa vie, reste son chef d'œuvre. Son traité dogmatique La Trinité a exercé une influence décisive sur la doctrine trinitaire occidentale.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Autocéphales (Eglises)

Du grec autoképhalos, " qui a sa propre tête ", se dit des Eglises orthodoxes qui, sous l'autorité d'un patriarche, d'un métropolite, ou d'un archevêque, règlent elles-mêmes l'ensemble de leur vie ecclésiale, tout en gardant la communion dans la foi et la vie liturgique avec les autres Eglises autocéphales (ou, avec une nuance, " autonomes ")

[Découverte du protestantisme] Autorité souveraine des écritures

Il s'agit de l'une des affirmations centrales de la Réforme qui confère aux écritures le rôle de norme tant pour les individus que pour les Eglises. L'autorité des écritures procède de leur lien au Christ qu'elles nous permettent de connaître. Le mot " Ecritures " (ou Saintes Ecritures) avec une majuscule est synonyme de Bible

[Pour une première approche de la Bible] Azôtos

Il s'agit d'une petite ville entre Jaffa et Gaza, à 5 kms environ de la mer. Au temps de Jésus, elle fait partie du royaume d'Hérode le Grand

B

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Balaam

Balaam est un mage qui a une grande réputation. Balak, le roi de Moab l'appelle à son aide lorsqu'il voit le peuple d'Israël menacer son pays (Nombres 22,22-35). Balak souhaitait que le devin maudisse les enfants d'Israël. Balaam hésite. Une rencontre entre l'ange du Seigneur et l'ânesse de Balaam (qui se met à parler !) fait basculer le récit. Balaam terrorisé n'obéira pas au roi mais dira les paroles que Dieu mettra dans sa bouche et au lieu de maudire le peuple, il le bénit.

[Douze rencontres avec Jésus] Baptême

On distingue dans les textes du Nouveau Testament deux types de baptême :

  • 1. le baptême de Jean le Baptiste, un baptême de conversion qui s'apparente aux purifications rituelles de l'Ancien Testament et
  • 2. celui qui sera le premier sacrement des chrétiens. Ce dernier est aussi appelé un baptême d'eau et d'esprit

Jean 3,, 5 Jésus lui répondit : " En vérité, en vérité, je te le dis : nul, s'il ne naît d'eau et d'Esprit, ne peut entrer dans le Royaume de Dieu. "


Actes 1,, 5 Jean a bien donné le baptême d'eau, mais vous, c'est dans l'Esprit Saint que vous serez baptisés d'ici quelques jours.

Le baptême signifie la pleine communion avec le Christ et en même temps l'entrée dans l'Eglise. L'eau reste le symbole du baptême chrétien.

[La spiritualité aujourd'hui] Baptême

On distingue dans les textes du Nouveau Testament deux types de baptême :

  • le baptême de Jean le Baptiste, un baptême de conversion qui s'apparente aux purifications rituelles de l'Ancien Testament et
  • celui qui sera le premier sacrement des chrétiens. Ce dernier est aussi appelé un baptême d'eau et d'Esprit.

Le baptême signifie la pleine communion avec le Christ et en même temps l'entrée dans l'Eglise. L'eau reste le symbole du baptême chrétien. Pour les protestants le baptême est signe de la grâce que Dieu accorde. Il manifeste et exprime le salut mais ne le confère pas. De même il ne fait pas entrer dans l'Eglise, mais témoigne qu'on lui appartient.

[Les gros mots de la théologie] Baptême de Repentance

Le mot " baptême " vient du grec qui signifie " plonger, laver ". Le mot " repentance " est plus récent et désignait au bas moyen-âge le regret douloureux que l'on a de ses fautes et de ses péchés. Ainsi, le baptême de repentance pratiqué par Jean au début des évangiles est proposé à tout juif en vue de marquer leur abandon des péchés pour accueillir le Messie qui vient. La repentance inclut non seulement une reconnaissance de la faute mais une volonté de réorienter sa vie pour la tourner vers Dieu. Il est, selon Jean le baptiste, annonciateur d'un baptême dit " d'esprit ", qui marquera, lui, une conversion à la vie nouvelle offerte par le Christ

[Une nuée de témoins 2] Baptiste

Les baptistes pratiquent uniquement le baptême d'adulte. Car, selon eux, ce n'est que celui ou celle qui confesse personnellement sa foi à Jésus-Christ qui peut être accueilli dans la communauté des croyants. Ce qui exclut les nourrissons et petits enfants. Parce qu'il est intimement lié à une éthique, l'engagement de la foi se traduit par des actes concrets au quotidien. Ainsi, les baptistes sont par exemple souvent membres de mouvements pacifistes et refusent le service militaire. Martin Luther King faisait partie de l'Eglise baptiste

[Une nuée de témoins 1] Barbares

Ce mot est d'origine grecque et désigne tous ceux qui ne parlent pas grec, puis, par extension, tous les étrangers. Les " barbares " pour les Romains sont tous les peuples qui habitent en dehors du cadre culturel et politique gréco-romain

[Découverte du protestantisme] Barth, Karl

1886 - 1968. Théologien protestant suisse. Sa pensée et son action prennent son origine dans une situation concrète : celle du pasteur qui doit annoncer l'Evangile. Il faut partir de l'être humain, des questions qu'il se pose face à sa propre existence. Au départ, l'être humain est une réalité certaine ; Dieu, ses réponses et à la limite son existence même sont incertains. L'œuvre immense de Karl Barth est d'avoir opéré une révolution : ce n'est pas l'homme qui est au centre, c'est Dieu, c'est Lui qui a l'initiative de la rencontre et du dialogue.
Deux œuvres importantes : l'Epître de Paul aux Romains et la Dogmatique.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Barth, Karl

Karl Barth, né à Bâle en 1886, fait des études de théologie en Suisse et en Allemagne. Engagé dans la politique, proche des Socialistes religieux, puis membre du Parti social-démocrate allemand, il est conduit dans les années 30 à s'opposer aux " Chrétiens allemands " qui se soumettent à la doctrine nazie de la pureté de la race. Sous son influence, l'Eglise confessante (qui résiste à la falsification de la doctrine chrétienne par l'idéologie raciste du nazisme) organise la résistance. En 1934, c'est lui qui est le principal rédacteur de la Déclaration de Barmen qui prend ses distances vis-à-vis des autorités nationalsocialistes de l'Eglise du Reich. En 1935, Barth est licencié de son poste à Bonn pour avoir refusé de prêter serment à Hitler. Il est expulsé d'Allemagne, se réfugie à Bâle où il enseigne. Il retrouve son poste à Bonn en 1946/47. A la fin de sa vie, Barth collabore aux mouvements qui luttent contre la prolifération des armes atomiques. Il meurt à Bâle en 1968. Il est l'un des théologiens les plus marquants du 20e siècle.

[Les gros mots de la théologie] Barth, Karl (1886 - 1968)

Karl Barth, né à Bâle, fait des études de théologie en Suisse et en Allemagne. D'abord proche de la théologie libérale, sa pensée et sa théologie vont ensuite se développer en opposition à cette pensée. Son Commentaire de l'Epître aux Romains, publié en 1922, dans lequel il insiste sur la distance entre l'homme et Dieu, manifeste ce changement radical. A partir de là, Barth va situer Dieu résolument en dehors de l'être humain, comme le " Tout Autre ". Sa Dogmatique, rédigée de 1932 à 1967, est emblématique de la théologie dialectique. Depuis toujours engagé dans la politique, proche des Socialistes religieux, puis membre du Parti social-démocrate allemand, il est conduit dans les années 30 à s'opposer aux " Chrétiens allemands " qui se soumettent à la doctrine nazie de la pureté de la race. Sous son influence, l'Eglise confessante (qui résiste à la falsification de la doctrine chrétienne par l'idéologie raciste du nazisme) organise la résistance. En 1934, c'est lui qui est le principal rédacteur de la Déclaration de Barmen qui prend ses distances vis-à-vis des autorités national-socialistes de l'Eglise du Reich. En 1935, Barth est licencié de son poste à Bonn pour avoir refusé de prêter serment à Hitler. Il est expulsé d'Allemagne, se réfugie à Bâle où il enseigne. Il retrouve son poste à Bonn en 1946/47. En 1948, il participe à la première Assemblée mondiale du Conseil OEcuménique des Eglises à Amsterdam. A la fin de sa vie, Barth collabore aux mouvements qui luttent contre la prolifération des armes atomiques. Il meurt à Bâle en 1968. Il est l'un des théologiens les plus marquants du 20e siècle

[Une nuée de témoins 2] Barth, Karl (1886-1968)

Karl Barth est né à Bâle le 18 mai 1886. Il fait des études de théologie en Suisse et en Allemagne. D'abord proche de la théologie libérale, sa pensée et sa théologie vont ensuite se développer en opposition à cette pensée. Son Commentaire de l'Epître aux Romains, publié en 1922, dans lequel il insiste sur la distance entre l'homme et Dieu, manifeste ce changement radical. A partir de là, Barth va situer Dieu résolument en dehors de l'être humain, comme le " Tout Autre ". Sa Dogmatique, rédigée de 1932 à 1967, est emblématique de la théologie dialectique. Depuis toujours engagé dans la politique, proche des Socialistes religieux, puis membre du Parti social-démocrate allemand, il est conduit dans les années 30 à s'opposer aux " Chrétiens allemands " qui se soumettent à la doctrine nazie de la pureté de la race. Sous son influence, l'Eglise confessante (qui résiste à la falsification de la doctrine chrétienne par l'idéologie raciste du nazisme) organise la résistance. En 1934, c'est lui qui est le principal rédacteur de la Déclaration de Barmen qui prend ses distances vis-à-vis des autorités national-socialistes de l'Eglise du Reich. En 1935, Barth est licencié de son poste à Bonn pour avoir refusé de prêter serment à Hitler. Il est expulsé d'Allemagne, se réfugie à Bâle où il enseigne. Il retrouve son poste à Bonn en 1946/47. En 1948, il participe à la première Assemblée mondiale du Conseil Oecuménique des Eglises à Amsterdam. A la fin de sa vie, Barth collabore aux mouvements qui luttent contre la prolifération des armes atomiques. Il meurt à Bâle en 1968. Il est l'un des théologiens les plus marquants du 20e siècle

[Une nuée de témoins 2] Bayle, Pierre (1647-1706)

Ecrivain et érudit né au Carla (aujourd'hui Le Carla-Bayle, Ariège) en 1647, mort à Rotterdam en 1706. Formé à Genève, il est professeur d'histoire et de philosophie à l'Académie protestante de Sedan jusqu'en 1681, puis s'établit à Rotterdam où il enseigne la philosophie. En 1693 Jurieu le fait destituer de sa chaire. Il se consacre alors à l'écriture de son Dictionnaire historique et critique (1696-97) qui connaît 10 éditions avant 1760. Esprit libre et critique, il s'attaque à tout, en particulier au dogme et à l'autorité, et recherche les faits et l'authenticité

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Bayle, Pierre (1647-1706)

Ecrivain et érudit né au Carla (aujourd'hui Le Carla-Bayle, Ariège) en 1647, mort à Rotterdam en 1706. Formé à Genève, il est professeur d'histoire et de philosophie à l'Académie protestante de Sedan jusqu'en 1681, puis s'établit à Rotterdam où il enseigne la philosophie. En 1693, il est destitué de sa chaire. Bayle se consacre alors à l'écriture de son Dictionnaire historique et critique (1696-97) qui connaît 10 éditions avant 1760. Esprit libre et critique, il s'attaque à tout, en particulier au dogme et à l'autorité, et recherche les faits et l'authenticité

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Beaudoin, Lambert

Bénédictin belge (1873-1960), pionnier dans le domaine de la liturgie, du monachisme et surtout de l'oecuménisme. Fondateur du " Monastère de l'Union " à Amay sur Meuse transféré ultérieurement à Chevetogne (Belgique)

[Une nuée de témoins 1] Béguines

On appelle " béguines " des femmes qui, depuis le 13e siècle, se regroupent dans des communautés sans appartenir à un ordre spécifique et sans suivre une règle monastique particulière. Elles ne sont donc pas considérées comme religieuses par les autorités ecclésiastiques. L'étymologie de leur nom reste obscure. Tantôt, on l'a fait venir de la sainte Begga (morte en 695), tantôt du nom d'un prêtre liégeois, Lambert " le Bègue " (mort en 1177). Plus vraisemblablement, il y a un lien avec le nom " albigeois " (utilisé alors pour désigner d'une manière générale des hérétiques) ou encore avec leur habit de couleur " beige ". L'équivalent masculin de " béguine " est " bégard ". Les béguines suivent un idéal de pauvreté et de chasteté. Ce mouvement de pauvreté qui débute au 12e siècle a suscité d'abord à Nivelles (résidence des ducs de Brabant), puis en Allemagne de tels regroupements de femmes. D'abord accompagnées spirituellement par des cisterciens, puis par des dominicains et franciscains, elles sont très influencées par la mystique

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] BEM

Baptême, Eucharistie, Ministère : texte de convergence adopté en 1982 à Lima par la commission " Foi et Constitution " du Conseil oecuménique des Eglises. Ce texte, largement diffusé, traduit et discuté, a eu d'importantes répercussions tant dans les Eglises que sur leurs relations mutuelles

[Une nuée de témoins 1] Bénédictins

Le nom de l'ordre s'abrège en OSB (Ordo Sancti Benedicti). Les bénédictins sont les moines qui vivent selon la règle de Benoît de Nursie. Cette Règle a été écrite au Mont Cassin en 530. Elle n'est pas organisée selon une logique théologique, mais en fonction des expériences de la vie quotidienne. Aux 10e et 11e siècles, elle a été imposée à tous les moines d'Occident. D'autres ordres l'ont plus tard acceptée comme référence

[Une nuée de témoins 1] Benoît de Nursie

Né en 480, et mort vers 547 au Mont Cassin, Benoît a vécu en Italie. Il est considéré comme le fondateur du monachisme en Occident. Après ses études à Rome, Benoît rejoint un groupe de moines à Affile. Plus tard, il vit près de Subiaco comme ermite et fondateur de monastère. L'année 529 est considérée comme l'année de fondation du monastère du Mont Cassin qui devient la maison-mère des bénédictins

[Une nuée de témoins 1] Bernard de Clairvaux (autour de 1090-1153)

Né à Fontaine-lès-Dijon autour de 1090, mort à Clairvaux le 20 août 1153. Il entre en 1112 au monastère de Cîteaux, né d'un mouvement de réforme au sein des bénédictins de Cluny. En 1115, Etienne Harding, troisième abbé de Cîteaux, l'envoie avec 12 autres moines fonder une nouvelle abbaye à Clairvaux. Il en devient l'abbé. Il ne tarde pas à convertir son père, certains de ses frères et sa soeur Ombeline, qui ira s'installer au monastère féminin de Jully. Bernard publie une Apologie qui défend la réforme cistercienne contre les accusations des bénédictins de Cluny. Il se lie d'amitié avec Pierre le Vénérable. En 1128, il rédige la règle des Templiers. Son influence grandit, et en 1130, c'est son soutien qui décide de la reconnaissance d'Innocent II contre l'antipape Anaclet. En 1134, il prêche la 2e Croisade à Vézelay. Avec Guillaume de Saint-Thierry, il conteste les idées d' Abélard et provoque la retraite de celui-ci à Cluny, puis fait condamner les idées de Gilbert de la Porrée à Paris en 1147 et à Reims en 1148. Bernard meurt en 1153, et est canonisé en 1173. Il est nommé " docteur de l'Eglise ". L'influence de ses écrits s'étend à tout le Moyen Age et jusqu'à l'époque moderne, en particulier en ce qui concerne la prédication et la vie chrétienne. On l'appelait dès le 15e siècle Doctor mellifluus : " docteur coulant de miel ". Ce nom fit de lui dans l'Eglise catholique le patron des apiculteurs. La mystique de Bernard influence largement les théologiens après lui. Voir aussi l'entrée qui lui est consacrée

[Une nuée de témoins 1] Bèze, Théodore de (1519-1605)

Né à Vézelay, il reçoit une formation humaniste, notamment de Melchior Wolmar qui avait déjà initié Calvin aux idées de la Réforme. Doué pour les lettres, il écrit des poèmes, une tragédie biblique Abraham sacrifiant, traduit les Psaumes en français. Il réalise une édition du Nouveau Testament avec commentaires et annotations qui fut rééditée plus de cent cinquante fois. Condamné en 1548 par le Parlement de Paris, il va à Genève puis s'installe à Lausanne. Il rejoint Calvin à Genève en 1558 et en devient un proche disciple. En 1559, il est le premier Recteur de l'Académie. Ses qualités de théologien, de débatteur et de diplomate vont l'amener à intervenir pour conduire des négociations. Ainsi, entre 1557 et 1558, il va trois fois en Allemagne pour un rapprochement avec les luthériens. Il conduit aussi la délégation réformée au Colloque de Poissy en 1561. Après la mort de Calvin, il poursuit son oeuvre à Genève et maintient l'influence de l'Eglise de Genève en France. Il veille à l'unité des réformés français contre les tentatives de repli et préside plusieurs synodes dont celui de la Rochelle (1571). Cette assemblée établit le texte définitif de la Confession de Foi dite de la Rochelle. Elaborée par le Synode clandestin de Paris en 1559, elle est inspirée dans une large mesure par Calvin. Théodore de Bèze est considéré comme une figure et un défenseur de la théologie réformée

[Les gros mots de la théologie] Bèze, Théodore de (1519-1605)

Né à Vézelay, il reçoit une formation humaniste, notamment de Melchior Wolmar qui avait déjà initié Calvin aux idées de la Réforme. Doué pour les lettres, il écrit des poèmes, une tragédie biblique Abraham sacrifiant, traduit les Psaumes en français. Il réalise une édition du Nouveau Testament avec commentaires et annotations qui fut rééditée plus de cent cinquante fois. Condamné en 1548 par le Parlement de Paris, il va à Genève puis s'installe à Lausanne. Il rejoint Calvin à Genève en 1558 et en devient un proche disciple. En 1559, il est le premier Recteur de l'Académie. Ses qualités de théologien, de débatteur et de diplomate vont l'amener à intervenir pour conduire des négociations. Ainsi, entre 1557 et 1558, il va trois fois en Allemagne pour un rapprochement avec les luthériens. Il conduit aussi la délégation réformée au Colloque de Poissy en 1561. Après la mort de Calvin, il poursuit son œuvre à Genève et maintient l'influence de l'Eglise de Genève en France. Il veille à l'unité des réformés français contre les tentatives de repli et préside plusieurs synodes dont celui de la Rochelle (1571). Cette assemblée établit le texte définitif de la Confession de Foi dite de la Rochelle. Elaborée par le Synode clandestin de Paris en 1559, elle est inspirée dans une large mesure par Calvin. Théodore de Bèze est considéré comme une figure et un défenseur de la théologie réformée.

[Pour une première approche de la Bible] Bible

Le mot "Bible" transcrit en français un mot qui en grec est au pluriel et qui veut dire "les livres". En effet la Bible est un recueil qui comprend de nombreux livres, écrits sur plus d'un millénaire. On classe ces livres en deux grands ensembles : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament (ils sont aussi parfois appelés : le Premier et le Second Testaments).
Deux religions, le judaïsme et le christianisme, se réclament de l'Ancien Testament. Les livres du Nouveau Testament fondent le christianisme. Ce sont des prédications et des témoignages pour exprimer ce que la vie et l'enseignement de Jésus-Christ signifient pour les chrétiens.
Les juifs et les premiers chrétiens, en parlant de leurs livres sacrés, disaient plutôt "l'Ecriture" ou "les Ecritures". On dit aussi "l'Ecriture sainte" ou "les saintes Ecritures".

[Douze rencontres avec Jésus] Bible / Ecritures

Le mot " Bible " transcrit en français un mot qui en grec est au pluriel et qui veut dire " les livres ". En effet la Bible est un recueil qui comprend de nombreux livres, écrits sur plus d'un millénaire. On classe ces livres en deux grands ensembles : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament (ils sont aussi parfois appelés : le Premier et le Second Testaments). Deux religions, le judaïsme et le christianisme, se réclament de l'Ancien Testament. Les livres du Nouveau Testament fondent le christianisme. Ce sont des prédications et des témoignages pour exprimer ce que la vie et l'enseignement de Jésus-Christ signifient pour les chrétiens. Les juifs et les premiers chrétiens, en parlant de leurs livres sacrés, disaient plutôt " l'Ecriture " ou " les Ecritures ". On dit aussi " l'Ecriture sainte " ou " les saintes Ecritures "

[Découverte du protestantisme] Bible / Ecritures

Le mot "Bible" transcrit en français un mot qui en grec est au pluriel et qui veut dire "les livres". En effet la Bible est un recueil qui comprend de nombreux livres, écrits sur plus d'un millénaire. On classe ces livres en deux grands ensembles : l'Ancien Testament et le Nouveau Testament (ils sont aussi parfois appelés : le Premier et le Second Testaments). Deux religions, le judaïsme et le christianisme, se réclament de l'Ancien Testament. Les livres du Nouveau Testament fondent le christianisme. Ce sont des prédications et des témoignages pour exprimer ce que la vie et l'enseignement de Jésus-Christ signifient pour les chrétiens.
Les juifs et les premiers chrétiens, en parlant de leurs livres sacrés, disaient plutôt "l'Ecriture" ou "les Ecritures". On dit aussi "l'Ecriture sainte" ou "les Saintes Ecritures".

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Bilatéral et multilatéral

Les dialogues théologiques sont soit bilatéraux (entre deux Eglises) soit multilatéraux (entre plusieurs Eglises). Par exemple, la déclaration commune luthéro-catholique sur la justification est le fruit d'un dialogue bilatéral international catholique luthérien. Le BEM est le fruit d'un dialogue multilatéral orthodoxes, anglicans, catholiques et protestants de diverses tendances

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Boegner, Marc

Pasteur réformé français (1881-1970), longtemps président de la Fédération protestante de France et acteur très engagé dans les décrets du COE

[La spiritualité aujourd'hui] Bonhoeffer

1906-1945. Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne d'abord à Berlin. Sa vie bascule avec l'accès d'Hitler au pouvoir. Opposant de la première heure, il va diriger le séminaire pastoral (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde où existe une véritable vie communautaire. Il a une grande activité d'animateur en Poméranie dans l'Eglise confessante (qui refuse la tutelle des nazis). Interdit d'enseigner et de publier, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943 il est emprisonné. Il meurt, pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg les derniers jours de la guerre (1945). De la vie communautaire (1939) a été son œuvre la plus lue de son vivant. Ses autres œuvres les plus connues : Le prix de la grâce (1937 ; en allemand Nachfolge " Suivance "), Résistance et soumission (lettres de prison) paru en 1951.

[Fêtes chrétiennes] Bonhoeffer

1906-1945. Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne d'abord à Berlin. Sa vie bascule avec l'accès d'Hitler au pouvoir. Opposant de la première heure, il va diriger le séminaire pastoral (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde où existe une véritable vie communautaire. Il a une grande activité d'animateur en Poméranie dans l'Eglise confessante (qui refuse la tutelle des nazis). Interdit d'enseigner et de publier, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943 il est emprisonné. Il meurt, pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg les derniers jours de la guerre (1945). De la vie communautaire (1939) a été son œuvre la plus lue de son vivant. Ses autres œuvres les plus connues : Le prix de la grâce (1937 ; en allemand Nachfolge " Suivance "), Résistance et soumission (lettres de prison) paru en 1951.

[Découverte du protestantisme] Bonhoeffer Dietrich

1906-1945.Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne à Berlin. En 1935, il dirige le séminaire de prédicateurs (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde. Il n'a plus le droit d'enseigner ni de publier sous les nazis, il entre dans la résistance. En 1943, il est arrêté et meurt pendu dans le camp de concentration de Flossenbrück les derniers jours de la guerre. C'est dans ses années d'emprisonnement qu'il rédige entre autres le poème " Qui suis-je ". Ses œuvres les plus connues sont Suivance [Nachfolge], son Ethique et Résistance et Soumission [Widerstand und Ergebung].

[Les gros mots de la théologie] Bonhoeffer, Dietrich (1906-1945)

Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne à Berlin. En 1935, il dirige le séminaire de prédicateurs (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde. Il n'a plus le droit d'enseigner ni de publier sous les nazis, il entre dans la résistance. En 1943, il est arrêté et meurt pendu dans le camp de concentration de Flossenbrück les derniers jours de la guerre. C'est dans ses années d'emprisonnement qu'il rédige entre autres le poème Qui suis-je. Ses œuvres les plus connues sont Suivance [Nachfolge], son Ethique et Résistance et Soumission [Widerstand und Ergebung].

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Bonne Nouvelle

Le mot évangile est un mot grec qui signifie "bonne nouvelle". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.

[Fêtes chrétiennes] Bonne Nouvelle

Le mot évangile est un mot grec qui signifie "bonne nouvelle". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Brent, Charles

Evêque épiscopalien (anglican) américain (1862-1929), fondateur du mouvement oecuménique Foi et Constitution

[Une nuée de témoins 1] Bréviaire

Du latin breviarium, " sommaire ", " abrégé ". Il s'agit d'un livre contenant l'office " abrégé " que doivent lire, réciter ou chanter quotidiennement celles et ceux qui sont dans les ordres de l'Eglise. Il est constitué de prières, de textes bibliques, d'hymnes. L'ordre suit l'année liturgique et propose pour chaque jour des temps de prière. Pour éviter les trop nombreuses variations de l'office, le pape Pie V imposa en 1568 un nouveau bréviaire suivant les directives du Concile de Trente. Depuis le concile de Vatican II, le bréviaire est édité dans la langue du pays

[Une nuée de témoins 1] Briçonnet, Guillaume (vers 1472-1534)

Guillaume Briçonnet, évêque de Meaux, participe au mouvement de redécouverte de l'Evangile qui se développe dans les années 1520-1530. Nourri de la pensée et des travaux humanistes, ce courant prône un retour aux textes bibliques originaux traduits dans la langue du peuple, même si c'est d'abord un mouvement d'érudits. Sous l'influence de son ami Lefèvre d'Etaples, Guillaume Briçonnet entreprend de réformer le clergé et d'instruire les fidèles de " la vérité évangélique ". A sa demande Lefèvre d'Etaples fait paraître en 1523 une traduction en français du Nouveau Testament qui suscite des réactions critiques de la part des théologiens de la Sorbonne. Les " bibliens " de Meaux sont soupçonnés d'hérésie " luthérienne ". Malgré le respect de Briçonnet à l'égard de l'Eglise romaine, le Parlement de Paris lui intente un procès (1525) et le groupe de Meaux se disperse

[Les gros mots de la théologie] Brunner, Emil (1889-1966)

D'origine zurichoise, Emil Brunner fait ses études de théologie à Zurich, puis à Berlin. Il devient professeur de théologie systématique et de théologie pratique à Zurich en 1924. Il est l'un des fondateurs de la " théologie dialectique ", en collaboration notamment avec Karl Barth. Son souci principal repose sur l'étude des structures permettant à l'homme d'accueillir l'Evangile. Dans ce cadre, il développe sa théorie de l'homme " image de Dieu ", comme point d'ancrage de l'Evangile en l'homme naturel. Un vif conflit théologique l'oppose finalement à Barth. Brunner se consacre ensuite à l'élaboration de sa dogmatique et à des travaux oecuméniques, ecclésiologiques et missiologiques, déployant une intense activité d'enseignement dans le monde entier, surtout dans le monde anglo-saxon et en Extrême Orient (Japon)

[Une nuée de témoins 1] Bucer, Martin (1491-1551)

Né en 1491 à Sélestat en Alsace, Martin Bucer entre dans l'ordre des Dominicains à l'âge de quinze ans. Il est gagné à la Réforme par Luther au cours de la dispute de Heidelberg (1518). Excommunié, il s'enfuit à Wissembourg en Alsace où il prêche l'Evangile. Pourchassé à nouveau, il trouve refuge à Strasbourg (1523). Il y est nommé prédicateur en 1524. En 1529, la ville passe à la Réforme. Quand Calvin arrive dans cette ville (1538), Bucer y travaille depuis quatorze ans déjà : il a eu le temps d'organiser une Eglise selon les idées réformatrices dont maints caractères seront repris à Genève quand Calvin y retournera. Ce qui caractérise Bucer, c'est son sens de l'unité. Il travaillera en vain à des compromis entre les positions de Luther et de Zwingli sur la cène, ou à des accords avec les anabaptistes et même avec les théologiens catholiques (colloques de 1540-1541). Sur ordre de Charles-Quint, il doit quitter Strasbourg (1549). Il se réfugie à Cambridge où il enseignera jusqu'à sa mort. Il contribuera à réviser le Prayer Book

[Une nuée de témoins 2] Bucer, Martin (1491-1551)

Né en 1491 à Sélestat en Alsace, Martin Bucer entre dans l'ordre des Dominicains à l'âge de quinze ans. Il est gagné à la Réforme par Luther au cours de la dispute de Heidelberg (1518). Excommunié, il s'enfuit à Wissembourg en Alsace où il prêche l'Evangile. Pourchassé à nouveau, il trouve refuge à Strasbourg (1523). Il y est nommé prédicateur en 1524. En 1529, la ville passe à la Réforme. Quand Calvin arrive dans cette ville (1538), Bucer y travaille depuis quatorze ans déjà : il a eu le temps d'organiser une Eglise selon les idées réformatrices dont maints caractères seront repris à Genève quand Calvin y retournera. Ce qui caractérise Bucer, c'est son sens de l'unité. Il travaillera en vain à des compromis entre les positions de Luther et de Zwingli sur la cène, ou à des accords avec les anabaptistes et même avec les théologiens catholiques (colloques de 1540-1541). Sur ordre de Charles-Quint, il doit quitter Strasbourg (1549). Il se réfugie à Cambridge où il enseignera jusqu'à sa mort. Il contribuera à réviser le Prayer Book.

[Les gros mots de la théologie] Bucer, Martin (1491-1551)

Né en 1491 à Sélestat en Alsace, Martin Bucer entre dans l'ordre des Dominicains à l'âge de quinze ans. Il est gagné à la Réforme par Luther au cours de la dispute de Heidelberg (1518). Excommunié, il s'enfuit à Wissembourg en Alsace où il prêche l'Evangile. Pourchassé à nouveau, il trouve refuge à Strasbourg (1523). Il y est nommé prédicateur en 1524. En 1529, la ville passe à la Réforme. Quand Calvin arrive dans cette ville (1538), Bucer y travaille depuis quatorze ans déjà : il a eu le temps d'organiser une Eglise selon les idées réformatrices dont maints caractères seront repris à Genève quand Calvin y retournera. Ce qui caractérise Bucer, c'est son sens de l'unité. Il travaille en vain à des compromis entre les positions de Luther et de Zwingli sur la cène, ou avec les théologiens catholiques (colloques de 1540-1541). Sur ordre de Charles-Quint, il doit quitter Strasbourg (1549). Il se réfugie à Cambridge où il enseigne jusqu'à sa mort.

[Une nuée de témoins 1] Bullinger, Heinrich (1504-1575)

Il fait ses études à Cologne (1519-1522). Il est amené progressivement à la foi évangélique à travers ses lectures d' Erasme, Mélanchthon et Luther. Pasteur à Cappel (1522-1527), il doit s'enfuir à Zurich. Successeur de Zwingli dans cette ville, il poursuivra son oeuvre réformatrice, luttant contre les menées catholiques et anabaptistes. Refusant tout compromis avec les luthériens, il conclut avec Calvin un accord (appelé Consensus Tigurinus) sur la question de la cène. On découvrira à cette occasion que si Calvin est un homme de conviction, il peut être aussi un homme de compromis et un habile négociateur. On a dit de ce texte qu'il était " un habile patchwork de diplomatie théologique où chacun des signataires peut retrouver du sien " (Bernard Roussel)

[Les gros mots de la théologie] Bultmann, Rudolf (1884-1976)

Originaire du Nord de l'Allemagne, Bultmann fait ses études de théologie à Tübingen, Berlin et Marbourg. IL devient professeur de Nouveau Testament à Breslau, puis à Giessen et enfin à Marbourg où il enseigne jusqu'à sa retraite en 1951. Il est considéré comme l'un des fondateurs de " la théologie dialectique ", (notamment avec Karl Barth). Il définit sa conception de l'interprétation existentiale, conçue comme prolongement indispensable de la méthode historico-critique : le texte doit être lu du point de vue de son kérygme (son message existentiel), appelant le destinataire à une nouvelle compréhension de soi. Croire et comprendre, foi et compréhension sont pour lui indissolublement liés. Son travail suscite beaucoup de débats mais ouvre également un champ nouveau du travail théologique : toute une école théologique lui fait suite, animée notamment par la question de la place du Jésus historique

[Les gros mots de la théologie] Butte, Antoinette (1898-1986)

Antoinette Butte est une grande figure du scoutisme français. Après la Première Guerre mondiale, elle entrevoit ce que le scoutisme peut apporter à des enfants dépourvus de soutien. Fille d'un officier de cavalerie et pédagogue catholique et d'une mère protestante, elle a à coeur de rassembler les différentes familles chrétiennes dans un mouvement oecuménique. En 1920, elle reprend des études de droit et s'inscrit comme avocat stagiaire au barreau de Nancy. En 1923, elle rencontre le Tiers-Ordre des Veilleurs, un mouvement de spiritualité protestante, du pasteur Wilfred Monod. En 1950, Antoinette Butte fonde la Communauté religieuse de Pomeyrol dans le sud de la France, près de Beaucaire/Tarascon, consacrée à la prière, à la retraite et à l'accueil de jeunes. Elle fait des études de théologie, s'engage dans un travail oecuménique. Jusqu'en 1975, elle est responsable de la Communauté de Pomeyrol

C

[Fêtes chrétiennes] Calendrier grégorien

Il y a une légère différence de durée entre le calendrier julien de 365,25 jours et l’année astronomique calculée à partir de la révolution de la terre autour du soleil de 365,24 jours. La conséquence en est un décalage au bout de plusieurs années. Au 16e siècle se décalage atteint 10 jours. La réforme initiée en 1582 par le pape Grégoire 13 vise à diminuer ce décalage en supprimant certaines années bissextiles et aboutit au calendrier grégorien. Ce calendrier est toujours utilisé de nos jours en occident.

[Fêtes chrétiennes] Calendrier julien

Le calendrier romain en vigueur dans l’Empire romain a été réformé par Jules César en 46 av. JC. Il a introduit une année bissextile tous les quatre ans. La durée de l’année atteint alors 365,25 jours.

[Une nuée de témoins 1] Calixtins/Utraquistes

Les calixtins (ou utraquistes) représentent le mouvement hussite (cf. Jan Hus) modéré. On les appelle calixtins à cause de leur symbole, le calice. Ils revendiquent la liberté de choisir entre la communion " nouvelle " (le calice réservé au seul prêtre) et celle qu'ils appellent " ancienne " : la communion sous les deux espèces (vin et pain). Ils se recrutent parmi les notables. L'autre nom pour désigner ce mouvement, utraquiste, s'est formé sur l'expression sub utraque specie : [la communion] sous les deux espèces (pain et vin)

[Les gros mots de la théologie] Calvaire

Du latin cauvaire qui signifie "crâne". Le mot latin a servi aux chrétiens pour traduire "Golgotha" qui signifie "lieu du crâne" (Matthieu 27,33). Par extension, le calvaire désigne la crucifixion et même l'ensemble des souffrances subies par Jésus-Christ. Dans le langage courant, le calvaire devient synonyme de toute épreuve endurée.

[Découverte du protestantisme] Calvin, Jean

1509-1564. Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va dès lors inlassablement et de toutes sortes de manières diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par Calvin.

[Une nuée de témoins 1] Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va, dès lors, inlassablement et de toutes sortes de manières, diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par lui

[Une nuée de témoins 2] Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va, dès lors, inlassablement et de toutes sortes de manières, diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par lui

[Fêtes chrétiennes] Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va, dès lors, inlassablement et de toutes sortes de manières, diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par lui

[Les gros mots de la théologie] Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va dès lors inlassablement et de toutes sortes de manières diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par Calvin

[La spiritualité aujourd'hui] Calvinisme

Courant théologique protestant issu de Jean Calvin (1509-1564), Réformateur français né à Noyon. De formation humaniste, il étudie les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va dès lors de bien des manières diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis revient à Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par Calvin.

[Les gros mots de la théologie] Camus, Albert (1913-1960)

Albert Camus, né le 7 novembre 1913 à Mondovi en Algérie, est un écrivain et philosophe français. Il développe dans son œuvre très diverse un humanisme fondé sur la prise de conscience de l'absurde de la condition humaine. Il reçoit le prix Nobel de littérature en 1957.
C'est dans le département de Constantine que l'écrivain voit le jour dans une famille très modeste. Lucien Camus, son père, est mobilisé en septembre 1914. Blessé à la bataille de la Marne, il meurt à l'hôpital militaire de Saint-Brieuc le 17 octobre 1914. La famille s'installe à Alger. Camus y fait ses études, soutenu par ses professeurs. Il commence à écrire très jeune, dès 1932. Il s'installe à Paris et travaille comme secrétaire de rédaction à Paris-Soir. C'est durant cette période qu'il fait paraître le roman L'Étranger (1942) et l'essai Le Mythe de Sisyphe (1942) dans lesquels il expose sa philosophie. Selon sa propre classification, ces œuvres appartiennent au " cycle de l'absurde " - cycle qu'il complète par les pièces de théâtre Le Malentendu et Caligula (1944). Le 8 août 1945, il est le seul intellectuel occidental à dénoncer l'usage de la bombe atomique deux jours avant l'attaque sur Hiroshima dans un éditorial resté célèbre. Son œuvre littéraire se poursuit avec la production du " cycle de la révolte ", qui comprend un de ses romans les plus connus, La Peste (1947). En 1956, à Alger, il lance son Appel pour la trêve civile, alors que dehors, on hurle des menaces de mort. Il publie alors La Chute, livre pessimiste dans lequel il s'en prend à l'existentialisme. En marge des courants philosophiques, Camus poursuit une réflexion sur la condition humaine. Refusant de formuler un acte de foi en Dieu, en l'histoire ou en la raison, il s'oppose simultanément au christianisme, au marxisme et à l'existentialisme. Le 4 janvier 1960, Albert Camus trouve la mort dans un accident de voiture.

[Pour une première approche de la Bible] Candace

Candace est le titre honorifique donné aux reines d'Ethiopie (comme pharaon, roi d'Egypte). Ce titre est considéré comme un nom propre par les Grecs et les Romains

[Une nuée de témoins 1] Canon

Le mot est d'origine grecque et signifie " baguette " ou " règle de charpentier " et par extension a pris le sens de " règle ". Finalement, ce mot désigne un catalogue de livres reconnus comme ayant autorité. Dans le christianisme, on appelle " canon biblique " la liste des livres qui constituent la Bible

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Canon

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", " bâton ", " règle pour mesurer ". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

[Fêtes chrétiennes] Canon

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", " bâton ", " règle pour mesurer ". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

[Pour une première approche de la Bible] Canon

Le mot est d'origine grec et signifie à l'origine "baguette" ou "règle de charpentier" et par extension a pris le sens de "règle". Finalement ce mot a désigné une liste ou un catalogue de livres, représentant la règle qui délimitait les Ecritures reconnues, et faisant autorité pour la foi juive puis chrétienne.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Canon

Le mot, d'origine grecque, signifie " roseau ", " règle ". Il a été utilisé pour désigner la liste des livres juifs puis chrétiens reconnus comme normatifs pour la foi chrétienne. La délimitation du canon biblique fut un processus de discernement progressif, non sans hésitations et différences entre les communautés locales. En présence de deux canons juifs de l'Ancien Testament (celui des Juifs de Palestine rédigé en hébreu ou araméen et la version grecque dite des Septante) l'Eglise chrétienne adopta la version grecque contenant les livres deutérocanoniques. Au 16e siècle, les Eglises de la Réforme revinrent à la version en hébreu

[Cette violence qui est en nous] Canon

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", " bâton ", " règle pour mesurer ". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Canon

Le mot est d'origine grecque et signifie " baguette " ou " règle de charpentier " et par extension a pris le sens de " règle ". Finalement, ce mot désigne un catalogue de livres reconnus comme ayant autorité. Dans le christianisme, on appelle " canon biblique " la liste des livres qui constituent la Bible.

[Les gros mots de la théologie] Canon / canonique

Le mot est d'origine grec et signifie à l'origine " baguette " ou " règle de charpentier " et par extension a pris le sens de " règle " . Finalement ce mot a désigné une liste ou un catalogue de livres, représentant la règle qui délimitait les Ecritures reconnues, et faisant autorité pour la foi juive puis chrétienne

[Découverte du protestantisme] Canon/Valeur canonique/canonicité

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", "bâton", "règle pour mesurer". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

[Une nuée de témoins 1] Canonisation

Dans l'Eglise catholique romaine, cette déclaration liturgique, réservée au pape, permet la vénération d'un homme ou d'une femme précédemment béatifié(e) en tant que " saint " ou " sainte ". La béatification précède la canonisation qui intervient après une enquête prévue à cet effet par le Droit canon (comportant en particulier des attestations de miracles)

[Les gros mots de la théologie] Cantique

Le mot " cantique " est emprunté au latin canticum, de cantus qui signifie " le chant ". Au Moyen-Age, l'Eglise a réservé ce mot pour désigner le chant religieux, plus particulièrement dans le sens de " chant d'action de grâces ", de louange. Par exemple, dans la Bible, se trouve le livre du " Cantique des cantiques ", traduction de l'expression hébraïque " Le grand poème ", " le chant suprême ". Aujourd'hui encore, les chrétiens utilisent le mot " cantique " lorsqu'il s'agit de chanter à la gloire de Dieu.

[Une nuée de témoins 2] Cantor

Chantre chargé du chant liturgique ou de la direction des musiciens, dans certaines grandes églises ou écoles allemandes

[Une nuée de témoins 1] Capiton (1478-1541)

Il a fait des études de théologie, de médecine, de droit. C'est un humaniste, helléniste et hébraïsant. Prédicateur et enseignant à Bâle, il est, un temps, collaborateur d' Erasme. Dès 1518, ses écrits témoignent de l'influence de Luther. Il se démarque alors d'Erasme, notamment sur la question du " Libre Arbitre ". De tempérament irénique, il montre des sympathies pour le courant anabaptiste. Ce n'est qu'en 1533, à Strasbourg, qu'il adhère officiellement à la Réforme.

[Une nuée de témoins 1] Carlstadt (1486-1541)

Son vrai nom est Andreas Bodenstein. Il a pris le nom de la ville où il est né. Fortement marqué par la pensée d' Augustin, collègue de Luther à la faculté de Wittenberg, il adhèrera aux idées réformatrices dès 1517. Il travaillera à les faire avancer, en particulier pendant le séjour de Luther à la Wartburg. Il fait partie de ceux dont Luther, lors de son retour à Wittenberg, fustige les excès, le qualifiant d'" enthousiaste ". Le conflit va ensuite s'amplifier. Il portera notamment sur le rapport à la loi et le spiritualisme, le rôle des images et la compréhension du sacrement

[Une nuée de témoins 1] Caroli, Pierre (1481-après 1545)

Etudiant à la faculté de Paris, disciple de Lefèvre d'Etaples, ami de Briçonnet, il opte pour l'évangélisme. La persécution consécutive à l'Affaire des Placards le contraint à fuir à Genève. Là, il se brouille avec Farel et Viret. Il est nommé pasteur de Lausanne en 1536 où il se met à recommander la prière pour les morts. Calvin et Farel lui reprochent ce retour à la doctrine romaine. Alors Caroli riposte en les accusant de refuser l'expression trinitaire de la foi. Mais les écrits de Calvin parlent pour lui. Un synode se réunit le 14 mai 1537 et déboute Caroli de ses accusations. Cette controverse fut toutefois l'occasion pour Calvin de souligner que les confessions de foi avaient une autorité seconde, dérivée et que la foi devait s'appuyer sur la seule autorité de la Parole de Dieu entendue dans les Ecritures. On peut aussi penser que la rigueur avec laquelle plus tard Calvin poursuivra l'antitrinitaire Servet n'est pas sans lien avec cette histoire. Il y aura sans doute le désir de montrer que les accusations de Caroli étaient infondées.

[Une nuée de témoins 1] Castellion, Sébastien (1515-1563)

Il est d'abord proche de Calvin à Strasbourg (1540) puis à Genève. Suite à des dissensions théologiques avec lui, il part à Bâle où il poursuit son labeur humaniste (enseignant de grec, traducteur, poète, éditeur...). Le procès et l'exécution de Servet (1553) vont attiser les divergences avec Calvin. Contre Calvin et Bèze il prend la défense des hérétiques (1555). Le débat s'envenime encore au sujet de la prédestination (1554-1558). Acquis aux idées de tolérance, il considère que catholiques et protestants sont également responsables des luttes armées en France (Conseil à la France désolée, 1567). Il sera rejeté par les uns et les autres. Jusqu'à sa mort, il poursuivra son oeuvre d'humaniste théologien

[Une nuée de témoins 1] Catéchèse

Ce terme (comme ceux apparentés "catéchisme", "catéchumène", "catéchiste") est lié au verbe grec kathekheô qui signifie "résonner", et a donc d'abord le sens d'enseignement oral. Très vite la catéchèse désigne les éléments essentiels du christianisme transmis dans le cadre de l'initiation chrétienne, notamment de la préparation au baptême.

[Une nuée de témoins 1] Cathares

Du grec katharos qui veut dire " pur ", il s'agit d'un mouvement religieux qui se considère comme chrétien. Il se développe en Lombardie et en Languedoc dans la deuxième moitié du 12e siècle. Les Cathares donnent une importance particulière à certains aspects du message évangélique comme la pureté. Ils vont élaborer une doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal. Le mouvement a pris la forme d'une véritable communauté religieuse avec des rites, des cérémonies, des livres sacrés, des ministres (les " bonshommes ", les parfaits), des membres et des sympathisants, des assemblées délibératives. Devant ce phénomène qui représente une menace, est créé à Toulouse en 1215 l'ordre des Dominicains ou Frères Prêcheurs, en vue de convertir les cathares. Mais le succès étant trop long à venir, la répression se met en place, organisée par la tristement célèbre Inquisition confiée aux Dominicains. La Croisade contre les Cathares, appelés aussi Albigeois du nom de la ville d'Albi où ils étaient nombreux, se déchaîne en 1208. La capitulation des Cathares du Languedoc se termine par le bûcher de Montségur (Ariège) en 1244

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Cathares

Du grec katharos qui veut dire " pur ", il s'agit d'un mouvement religieux qui se considère comme chrétien. Il se développe en Lombardie et en Languedoc dans la deuxième moitié du 12e siècle. Les Cathares donnent une importance particulière à certains aspects du message évangélique comme la pureté. Ils vont élaborer une doctrine simple et exigeante, fondée sur l'opposition entre le Bien et le Mal. Le mouvement a pris la forme d'une véritable communauté religieuse avec des rites, des cérémonies, des livres sacrés, des ministres (les " bonshommes ", les parfaits), des membres et des sympathisants, des assemblées délibératives. Devant ce phénomène qui représente une menace, est créé à Toulouse en 1215 l'ordre des Dominicains ou Frères Prêcheurs, en vue de convertir les cathares. Mais le succès étant trop long à venir, la répression se met en place, organisée par la tristement célèbre Inquisition confiée aux Dominicains. La Croisade contre les Cathares, appelés aussi Albigeois du nom de la ville d'Albi où ils étaient nombreux, se déchaîne en 1208. La capitulation des Cathares du Languedoc se termine par le bûcher de Montségur (Ariège) en 1244

[Une nuée de témoins 1] Catholique

Ce substantif ou adjectif qui signifie universel vient du grec katholikos transcrit en latin catholicus. Dès le 2e siècle, les Pères de l'Eglise l'utilisent dans un sens chrétien pour désigner l'universalité du message chrétien. A partir du 4e siècle il ne s'applique plus qu'à l'Eglise et à la doctrine qu'elle professe. Après le schisme entre l'Eglise d'Orient et l'Eglise d'Occident (1054), l'Eglise Catholique représente les croyants qui reconnaissent l'autorité suprême en l'évêque de Rome et l'adjectif catholique désigne la doctrine et les rites de l'Eglise de Rome

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Catholiques

Etymologiquement (kat'olos, selon le tout), l'adjectif a un sens voisin de " apostolique ", " oecuménique ", voire " universel ". Dès le 2e siècle, les Pères de l'Eglise l'utilisent pour désigner l'universalité du message chrétien. A partir du 4e siècle, il ne s'applique plus qu'à l'Eglise et à la doctrine qu'elle professe. Voir Ignace d'Antioche. Depuis le schisme de 1054, et la Réforme du 16e siècle, on désigne par Eglise catholique (romaine) la communauté de croyants en communion avec l'évêque de Rome, le pape. Et l'adjectif catholique désigne ces croyants et la doctrine qu'ils professent. Cependant l'adjectif catholique est parfois utilisé par les Eglises orthodoxes dans un sens voisin de " orthodoxe "

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CCEE

Conseil des conférences épiscopales d'Europe. Instance qui a pour but la collaboration épiscopale catholique au niveau européen

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CECEF

Conseil d'Eglises chrétiennes en France
Il rassemble en son sein, outre les trois présidents de la Fédération protestante, de l'Assemblée des évêques orthodoxes, et de la Conférence épiscopale catholique, des délégations de ces trois confessions, de l'Eglise anglicane et de l'Eglise arménienne. Son but : concertation, information mutuelle et prises de positions communes sur des questions de société.

[Une nuée de témoins 1] Celse

Philosophe platonicien qui écrit sous Marc Aurèle (entre 160 et 180). Vers 178 il écrit le Discours véritable, premier ouvrage polémique contre les chrétiens. Toute l'oeuvre de Celse a été perdue et elle n'est connue que par les citations qu'en font les Pères de l'Eglise, notamment Origène, pour le réfuter

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CEMO

Conseil des Eglises du Moyen Orient. Depuis 1974, dans un contexte minoritaire et difficile, le CEMO promeut les relations entre les Eglises du Moyen Orient, organise une solidarité, sert de relais et de porte parole dans le monde, et apporte à la communauté oecuménique mondiale la spécificité de sa situation.

[Une nuée de témoins 1] Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d'Eucharistie.

[Fêtes chrétiennes] Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d'Eucharistie.

[Découverte du protestantisme] Cène

Souper, dernier repas de Jésus. Quatre textes du Nouveau Testament (Mattthieu 26,17-30, Marc 14,12-31, Luc 22,7-23, 1Corinthiens 11,23-26) nous disent que Jésus, juste avant son arrestation, partagea avec ses disciples le pain et le vin et leur demanda de répéter ce geste en mémoire de lui. Pour les Eglises issues de la Réforme, la cène est, avec le baptême, considérée comme un sacrement. Elle est célébrée régulièrement, mais pas obligatoirement, au cours du culte. Ceux qui y participent discernent dans le pain et le vin partagés la présence véritable du Christ. C'est donc dans la foi et pour la foi qu'ils sont les signes du corps et du sang du Christ.

[Les gros mots de la théologie] Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d'Eucharistie

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d' Eucharistie ou de messe

[La spiritualité aujourd'hui] Cène

Souper, dernier repas de Jésus. Quatre textes du Nouveau Testament (Matthieu 26,17-30, Marc 14,12-31, Luc 22,7-23, 1Corinthiens 11,23-26) nous disent que Jésus, juste avant son arrestation, partagea avec ses disciples le pain et le vin et leur demanda de répéter ce geste en mémoire de lui. A cause de cela, pour les Eglises issues de la Réforme, la cène est, avec le baptême, considérée comme un sacrement. Elle est célébrée régulièrement, mais pas obligatoirement, au cours de chaque culte. Ceux qui y participent discernent dans le pain et le vin partagés la présence véritable du Christ. C'est donc dans la foi et pour la foi qu'ils sont les signes du corps et du sang du Christ.

[Douze rencontres avec Jésus] Centurion

Officier de l'armée romaine placé à la tête d'une centurie, compagnie de 100 hommes à l'origine, puis de 60 hommes

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CEPE

Communion d'Eglises protestantes en Europe
Autour d'une Concorde dite de Leuenberg (signée en Suisse, à Leuenberg en 1973) les Eglises luthériennes et réformées d'Europe se sont déclarées en pleine communion ecclésiale, ce qui signifie la levée des anathèmes historiques, la pleine reconnaissance mutuelle, l'intercommunion et l'échange des ministres. Depuis, cette communion d'Eglises s'est élargie aux Eglises méthodistes. Elle poursuit le chemin d'approfondissement de sa communion par un travail théologique régulier, en développant des dialogues avec d'autres communions d'Eglises en Europe, notamment anglicanes, baptistes et orthodoxes.

[Pour une première approche de la Bible] Césarée

Césarée est le port le plus important de Palestine, construit par Hérode le Grand entre l'an 12 et l'an 9 avant JC. La ville deviendra résidence du procurateur romain et de sa garnison. Pilate y habitait donc. La population de Césarée est composée de païens, de juifs et de samaritains. Philippe, l'un des Sept des Hellénistes, demeure à Césarée (Actes 21,8) et y annonce l'Evangile (Actes 8,40). L'apôtre Paul passera quelques jours à Césarée chez Philippe (Actes 21,8-10)

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CETA

Conférence des Eglises de toute l'Afrique. Communauté d'Eglises et d'institutions qui travaillent ensemble dans leur témoignage commun de l'Evangile, tant sur le plan des dialogues théologiques que de la lutte pour la dignité humaine sur un continent où les questions socio-politiques et humaines sont cruciales.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Chalcédoine

Le 4e Concile œcuménique tenu à Chalcédoine, bourgade proche de Constantinople, en 451, a exprimé le mystère du Christ vrai Dieu et vrai homme en une formule technique : le Christ est une personne, possédant deux natures (divine et humaine) unies entre elles " sans confusion ni changement, sans division ni séparation ". Ce qui permet d'affirmer, sans contradiction, que, tout en devenant homme, il ne cesse pourtant pas un instant d'être Dieu.

[Une nuée de témoins 1] Chanoines

Les chanoines sont des prêtres qui aident l'évêque dans sa tâche pastorale et sont en lien direct avec lui. Tout en faisant partie du clergé séculier, ils mènent une vie communautaire. Généralement, ils adoptent la " règle " de saint Augustin, qui n'est pas à proprement parler une règle mais un ensemble de conseils. Le recrutement des chanoines se fait généralement dans l'aristocratie ou dans la grande bourgeoisie. Ils ont souvent des maisons particulières. Il existe ainsi, parfois, de véritables quartiers de chanoines, avec domesticité

[Une nuée de témoins 1] Chapitre

On appelle " chapitre " la réunion des responsables d'une communauté religieuse. Les décisions du " chapitre général " d'un ordre religieux s'appliquent à tous ses membres. Le chapitre général, introduit dans la législation ecclésiale par les cisterciens, représente ainsi le plus haut pouvoir législatif d'un ordre

[La spiritualité aujourd'hui] Charismatique

A l'origine, le mot " charisme " désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le mouvement charismatique insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues.
Voir aussi les mots " Réveil ", " Renouveau " et " Pentecôtisme ".

[Les gros mots de la théologie] Charismatique (Mouvement)

Le mouvement charismatique, appelé aussi " le renouveau charismatique ", ne désigne pas une Eglise institutionnalisée et bien définie, mais plutôt un mouvement qui pénètre à l'heure actuelle la plupart des Eglises chrétiennes, aussi bien le catholicisme que le protestantisme. Dans les années 1950, la nécessité d'un renouveau se fit sentir dans de nombreuses Eglises américaines. En automne 1966, il atteint le catholicisme. De nombreuses Eglises protestantes en sont également imprégnées. Signalons en particulier les communautés tziganes françaises. Tandis que le mouvement charismatique, au sein du catholicisme, se maintient dans le cadre de l'institution romaine et reste soumis aux autorités ecclésiastiques, il a dans le protestantisme une tendance sectaire nettement plus prononcée. L'accent est mis partout sur l' " effusion de l'Esprit " ou le " baptême dans l'Esprit " et on retrouve dans le renouveau charismatique tous les ingrédients du pentecôtisme classique. L'une des caractéristiques du mouvement charismatique est sa dimension œcuménique.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Charisme/Charismatique

A l'origine, le mot charisme désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif charismatique sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le " mouvement charismatique " insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues

[Fêtes chrétiennes] Charisme/Charismatique

A l'origine, le mot charisme désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif charismatique sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le " mouvement charismatique " insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues

[Cette violence qui est en nous] Charité

Le mot "charité" vient de la francisation du latin caritas, "amour du prochain", qui traduit le grec agapè (qui désigne selon le contexte l'amour humain ou l'amour divin). Comme agapè, le mot "charité" peut aussi avoir le sens de "don", "aumône". Le mot "charité" désigne encore le souci du prochain indépendamment de toute foi religieuse dans des expressions comme "charité fraternelle", "Il l'a fait par charité".

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Charte œcuménique européenne

Document signé à Pâques 2001 à Strasbourg par la Conférence des Eglises Européennes (KEK) et le CCEE. Ces deux organismes s'engagent à promouvoir, à tous niveaux de la vie de l'Eglise en Europe, une culture œcuménique de dialogue et de collaboration. Ce document est incitatif mais ne revêt pas un caractère normatif.

[Pour une première approche de la Bible] Christ

Nom commun qui vient du verbe "oindre", "consacrer au moyen d'une onction". C'est la traduction du terme hébreu "Messie". Dans la tradition juive, il désigne l'envoyé de Dieu, chargé d'accomplir une mission de salut pour le peuple (les rois d'Israël sont parfois appelés "Messie"). Les juifs du premier siècle attendaient la venue du Messie de Dieu qui rétablirait la gloire du royaume de David. Dans le Nouveau Testament, le terme "Christ" est employé le plus souvent comme apposition du nom "Jésus", si bien qu'il prend valeur de nom propre.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Christianisme pratique

L'un des courants fondateurs du COE, appelé aussi " Vie et Action " (d'après l'anglais Life and Work). Il vise la collaboration des Eglises dans le domaine des questions sociales, de la justice et de la paix

[Les gros mots de la théologie] Christianisme social

A la fin du 19e siècle, naît parmi les protestants ce nouveau mouvement théologique qu'est le Christianisme social. La révolution industrielle provoque de telles misères dans les quartiers ouvriers des villes que des pasteurs sont émus et amorcent une réflexion théologique sur la question sociale. À partir de 1878, le pasteur Tommy Fallot, issu d'une famille d'industriels et pasteur de la chapelle du Nord de Paris (ancienne Chapelle Taitbout), plaide pour un socialisme chrétien. Pour lui, il ne s'agit plus seulement d'assistance, de charité ou de morale mais de justice sociale. En 1896 est créée la Revue du Christianisme social. Le relais de Tommy Fallot est pris par les pasteurs Elie Gounelle à Roubaix et Wilfred Monod à Rouen. Ils oeuvrent dans des paroisses ouvrières et créent des associations appelées " solidarités ", sortes de maisons chrétiennes du peuple, où se côtoient protestants, catholiques et agnostiques. Si le socialisme n'accueille pas ce mouvement à cause de sa dimension chrétienne, l'Église protestante du début du 20e siècle est fortement marquée par la dimension sociale chrétienne

[Les gros mots de la théologie] Christologie

La théologie désigne par christologie l'étude de la personne et de la doctrine du Christ. Elle s'attache essentiellement à rendre compte de son enseignement, de son ministère, de sa mort et de sa résurrection (à la différence, par exemple, des études qui portent sur le Jésus historique).

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Chute

On désigne par " chute " la désobéissance d'Adam et d'Eve qui provoque leur éviction du jardin d'Eden (Voir aussi Genèse 3,1-23).

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Cimade

Fondée en septembre 1939 pour faciliter l'installation des populations alsacienne et lorraine évacuées vers le Sud de la France à cause de l'entrée en guerre, la Cimade (Comité intermouvements auprès des évacués), en tant que service œcuménique d'entraide, est organisée en association à but non lucratif (loi 1901). La Cimade se consacre aujourd'hui à l'accueil des étrangers dans les permanences régionales, à la gestion d'établissements sanitaires et sociaux, à des actions de solidarité internationale, à des interventions en prison et en locaux de rétention administrative. Elle accompagne les étrangers dans la connaissance et la défense de leurs droits et tente d'intervenir pour influer sur la législation (campagnes d'information, prises de position relayées par les Eglises).
La CIMADE " a pour but de manifester une solidarité active avec ceux qui souffrent, qui sont opprimés et exploités et d'assurer leur défense, quelles que soient leur nationalité, leur origine, ou leur position politique ou religieuse. En particulier, elle a pour objet de combattre le racisme, veiller scrupuleusement au respect des droits et de la dignité des personnes, quelle que soit leur situation. La Cimade rassemble des personnes d'horizons nationaux, confessionnels, philosophiques et politiques divers, engagées dans ce service. "

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Circoncision

Excision totale ou partielle du prépuce.

  • En Israël : il en est question dans de nombreux passages de la Bible. Dieu institue la circoncision avec Abraham, comme signe d'alliance entre Lui et ses descendants ; elle devait être pratiquée avant le huitième jour du garçon. Ismaël est le premier descendant d'Abraham à être circoncis (Genèse 17, Lévitique 12,3). La circoncision devient le signe distinctif de l'appartenance d'Israël à Yahvé. A l'époque hellénistique (333 à 63 av. JC), certains Juifs cherchaient à masquer la marque de leur circoncision en se faisant opérer.
  • Chez les peuples voisins : la plupart ne pratiquaient pas la circoncision, sauf l'Egypte et ceci à une époque très ancienne.

[Pour une première approche de la Bible] Circoncision

Excision totale ou partielle du prépuce chez les garçons. La circoncision était très répandue parmi les peuples de l'Orient Ancien (p.ex. chez les Egyptiens, les Edomites, les Moabites). Tandis que ce rite était effectué au moment de la puberté (signe que le garçon était devenu un homme), le peuple d'Israël le comprend comme signe d'alliance conclue par Dieu avec Abraham et sa descendance (Genèse 17,9-14). L'âge de la circoncision est de huit jours. Déjà les prophètes utilisent la circoncision de manière métaphorique et demandent une "circoncision du coeur" (Deutéronome 10,16 ; Jérémie 4,4).
Dans l'église primitive, il y a eu discussion pour savoir si oui ou non, la circoncision devait précéder l'entrée en Eglise.
C'est au Concile de Jérusalem (Actes 15) que les apôtres refusent cette exigence.

[Une nuée de témoins 1] Cisterciens

Leur nom en latin (Sacer Ordo Cisterciensis) s'abrège en SOCist, SOrdCist, SOC ou OCist. Il s'agit d'un ordre de réforme de l'ordre bénédictin. Robert de Molesme fonde le monastère de Cîteaux. En 1108, avec une liturgie et une constitution interne propres, celui-ci devient indépendant sous la direction d'Etienne Harding (troisième abbé de Cîteaux). Cette réforme visait surtout la simplicité de la liturgie, l'absence d'ornement dans les églises (pas de mobilier précieux, pas de vitraux colorés). L'ordre prend son essor sous la direction de Bernard de Clairvaux qui a influencé la piété des cisterciens au point qu'on les appelait aussi les " Bernardins ". Leur attachement au travail manuel, aux travaux des champs les rend célèbres. Sous la direction de Harding, une branche féminine voit le jour : on les appelle les cisterciennes ou les " bernardines ". Contrairement à d'autres ordres où l'on distingue entre le Premier Ordre (les moines), le Second Ordre (les moniales) et le Tiers Ordre (des hommes et des femmes laïcs, non consacrés), chez les cisterciens, les deux premiers sont considérés comme une unité.
Ce n'est qu'à la fin du 19e siècle qu'une nouvelle réforme a conduit à une scission qui a fait naître les Trappistes, un ordre exclusivement contemplatif.

[Pour une première approche de la Bible] Citoyen romain

Titre qui distinguait ceux et celles qui appartenaient à l'Empire de Rome des autres habitants. Pour être " citoyen romain " , il fallait vivre dans une ville qui elle-même avait reçu le statut de " cité romaine " en récompense de services rendus. L'avantage d'être citoyen romain était de bénéficier de la justice de Rome ; le citoyen romain ne pouvait ni être battu, ni être crucifié, ni être jeté en pâture aux animaux dans les arènes. Paul ayant fait valoir ses droits devant les autorités romaines demande à être emmené à Rome pour y être jugé. Dans Actes 16,37 Paul le rappellera.

[Couples, parents, familles] Clé herméneutique

On parle de "clé herméneutique" pour désigner un critère, un point de vue à partir desquels on interprète un texte, biblique ou autre. Ce peut être une conviction personnelle, une référence doctrinale à partir de laquelle on reçoit et apprécie le texte. Ainsi chez les protestants, on lit la Bible à partir de l'affirmation centrale de la "justification par la foi".

Dans une discussion qui porte sur l'interprétation d'un texte biblique, il est important de s'interroger sur les différentes clés herméneutiques que les uns et les autres utilisent. Dire que l'on utilise une "clé herméneutique" veut dire aussi qu'on affirme ne jamais être totalement "neutre" devant un texte. On y vient avec nos convictions, nos a priori... qu'il vaut mieux ne pas ignorer.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Clément d'Alexandrie (vers 150-vers 215)

Clément devient vers 189 le directeur de l'Ecole d'Alexandrie où il enseigne jusqu'en 202. Cette école est un véritable centre d'études supérieures d'exégèse et de théologie. Sous le patronage de l'évêque, elle a pour fonction de préciser la juste doctrine. En effet, dans le bouillonnement culturel d'Alexandrie au 2e siècle, le christianisme est soumis à de nombreuses influences philosophiques ou religieuses. Clément admire la philosophie de Platon et donne à l'école d'Alexandrie une orientation intellectuelle et philosophique.
En 202 il quitte Alexandrie pour l'Asie Mineure afin d'échapper aux persécutions de Septime Sévère. Clément a laissé essentiellement trois ouvrages: Le Protreptique-Exhortation aux grecs, Le Pédagogue, et un recueil de mélanges nommé Stromates ou Tapisseries. Le Pédagogue mêle l'examen des points de doctrine chrétienne, l'exégèse des Ecritures et de textes philosophiques. Il donne de précieuses indications sur le contenu de l'expérience pédagogique comportant un objectif religieux : pour lui, l'éducation à la vérité passe par l'intermédiaire de l'enseignement du Christ.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Code noir

En 1685, l'ordonnance royale de Louis XIV ou " Edit du Roi servant de règlement pour le gouvernement et l'administration de la justice et de la police des îles françaises de l'Amérique, et pour la discipline et le commerce des nègres et esclaves dans lesdits pays (1685) " reçoit dès son impression le nom de Code noir. Elle définit le statut juridique des esclaves. Elle leur reconnaît, fidèle en cela au droit canon, une âme. Mais, héritière du droit romain, elle les traite en " biens meubles " (dans les comptes de plantation, les esclaves sont le plus souvent rangés à l'article " cheptel "). Le Code noir est un recueil d'une soixantaine d'articles. Il est publié plusieurs fois, notamment au 18e siècle. Il rassemble toutes les dispositions réglant la vie des esclaves noirs dans les colonies françaises des Antilles, de Guyane, et de l'île Bourbon. Il sert de modèle à d'autres règlements utilisés dans d'autres colonies européennes. Dans le Sud des Etats-Unis, après la Guerre de Sécession (1861-1865), les propriétaires fonciers réussissent à faire adopter des codes noirs qui restreignent le droit de propriété des Noirs et leur liberté de mouvement

[Une nuée de témoins 2] COE

Conseil oecuménique des Eglises : titre officiel de l'organisme que les anglophones nomment World Council of Churches (WCC). Créé en 1948 à Amsterdam, il regroupe aujourd'hui près de 350 Eglises anglicanes, orthodoxes et protestantes, soit plus de 500 millions de chrétiens

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] COE

Conseil oecuménique des Eglises : titre officiel de l'organisme que les anglophones nomment World Council of Churches (WCC). Créé en 1948 à Amsterdam, il regroupe aujourd'hui près de 350 Eglises anglicanes, orthodoxes et protestantes, soit plus de 500 millions de chrétiens. L'Eglise catholique n'en est pas membre mais collabore à la commission Foi et Constitution dans le domaine de la mission, de la formation (Institut de Bossey) et par le GMT

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Coeur

Dans la Bible, le coeur désigne l'humain dans son entier. Le coeur est le siège de la vie physique (identifiée au sang qui coule du coeur dans le corps), de la vie psychique (l'homme intérieur), de la vie intellectuelle (le coeur a des pensées), de la vie affective et de la volonté (le coeur veut, décide, délibère).

[Douze rencontres avec Jésus] Collecteur d'impôts

voir péager

[Pour une première approche de la Bible] Collecteur d'impôts

Un métier méprisé et impopulaire parce qu'en relation avec l'occupant romain. On leur reprochait de ne pas être honnêtes, de prendre trop de taxes, d'utiliser leur situation à leur avantage et de collaborer avec le pouvoir romain en place. Dans les Evangiles, ils sont associés aux pécheurs, aux prostituées, aux païens. Jésus a toujours refusé de mettre les personnes dans des catégories. Voir l'histoire de Zachée (Luc 19,1-10) et la rencontre de Jésus avec un percepteur d'impôts (Luc 5,27-32).

[Une nuée de témoins 1] Colloque de Poissy

En 1559 se tient à Paris le premier synode de l'Eglise réformée en France. Les nobles réformés, proches de la cour, espèrent infléchir la politique en faveur de la Réforme. Ils décident de soustraire le jeune roi François II à l'influence de ses oncles, les Guise, qui mènent une lutte implacable contre les protestants. Ils fomentent alors la conjuration d'Amboise (1560) qui échoue et qui est durement réprimée. Cependant la mère du roi, Catherine de Médicis, est soucieuse de renforcer la cohésion de l'Etat. Conseillée par Michel de l'Hospital, un homme de conciliation, elle organise le Colloque de Poissy (1561) où Théodore de Bèze prononce un discours célèbre. Mais l'espoir de faire l'unité religieuse du royaume débouche sur un échec. En 1562, par l'édit de Janvier, la reine reconnaît la " nouvelle religion " et accorde aux réformés la liberté de culte hors des villes. Le parti catholique ne l'accepte pas. Deux mois plus tard des réformés sont massacrés à Wassy. C'est le début des guerres de religion

[Les gros mots de la théologie] Colloque de Poissy

En 1559 se tient à Paris le premier synode de l'Eglise réformée en France. Les nobles réformés, proches de la cour, espèrent infléchir la politique en faveur de la Réforme. Ils décident de soustraire le jeune roi François II à l'influence de ses oncles, les Guise, qui mènent une lutte implacable contre les protestants. Ils fomentent alors la conjuration d'Amboise (1560) qui échoue et qui est durement réprimée. Cependant la mère du roi, Catherine de Médicis, est soucieuse de renforcer la cohésion de l'Etat. Conseillée par Michel de l'Hospital, un homme de conciliation, elle organise le Colloque de Poissy (1561) où Théodore de Bèze prononce un discours célèbre. Mais l'espoir de faire l'unité religieuse du royaume débouche sur un échec. En 1562, par l'édit de Janvier, la reine reconnaît la " nouvelle religion " et accorde aux réformés la liberté de culte hors des villes. Le parti catholique ne l'accepte pas. Deux mois plus tard des réformés sont massacrés à Wassy. C'est le début des guerres de religion

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] COMECE

Commission des épiscopats de la Communauté européenne.
Instance épiscopale ayant pour but d'analyser et de suivre le processus de construction européenne.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Comité épiscopal pour l'unité des chrétiens et les relations avec le judaïsme

Ex-commission épiscopale (française) pour l'unité des chrétiens. Ce comité accompagne le service " Unité des Chrétiens " et son directeur.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Comité mixte catholiques/ protestants

Formé de théologiens et de pasteurs désignés par l'épiscopat français et par le CPLR (Conseil permanent luthéro-réformé), ce comité travaille depuis 1968 sur des sujets oecuméniques, pastoraux et théologiques. La création, plus récente, de nouveaux comités de catholiques avec d'autre branches du protestantisme tend à modifier le titre du plus ancien. Il devient " Comité catholique luthéro-réformé ".

[Douze rencontres avec Jésus] Commandements/Loi

Les dix commandements ou dix Paroles se trouvent dans le livre de l'Exode et dans le livre du Deutéronome :

Exode 20, 1-17
Et Dieu prononça toutes ces paroles :
"C'est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, de la maison de servitude :
Tu n'auras pas d'autres dieux face à moi.

Tu ne te feras pas d'idole, ni rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car c'est moi le SEIGNEUR, ton Dieu, un Dieu jaloux, poursuivant la faute des pères chez les fils sur trois et quatre générations -s'ils me haïssent- mais prouvant sa fidélité à des milliers de générations -si elles m'aiment et gardent mes commandements.

Tu ne prononceras pas à tort le nom du SEIGNEUR, ton Dieu, car le SEIGNEUR n'acquitte pas celui qui prononce son nom à tort.

Que du jour du sabbat on fasse un mémorial en le tenant pour sacré.

Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage,

mais le septième jour, c'est le sabbat du SEIGNEUR, ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, pas plus que ton serviteur, ta servante, tes bêtes ou l'émigré que tu as dans tes villes.

Car en six jours, le SEIGNEUR a fait le ciel et la terre, la mer et tout ce qu'ils contiennent, mais il s'est reposé le septième jour. C'est pourquoi le SEIGNEUR a béni le jour du sabbat et l'a consacré.

Honore ton père et ta mère, afin que tes jours se prolongent sur la terre que te donne le SEIGNEUR, ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d'adultère.

Tu ne commettras pas de rapt.

Tu ne témoigneras pas faussement contre ton prochain.

Tu n'auras pas de visées sur la maison de ton prochain. Tu n'auras de visées ni sur la femme de ton prochain, ni sur son serviteur, sa servante, son boeuf ou son âne, ni sur rien qui appartienne à ton prochain."

Deuteronome 5, 6-22
"C'est moi le SEIGNEUR ton Dieu, qui t'ai fait sortir du pays d'Égypte, de la maison de servitude.

Tu n'auras pas d'autres dieux face à moi.

Tu ne te feras pas d'idole, rien qui ait la forme de ce qui se trouve au ciel là-haut, sur terre ici-bas ou dans les eaux sous la terre.

Tu ne te prosterneras pas devant ces dieux et tu ne les serviras pas, car c'est moi le SEIGNEUR ton Dieu, un Dieu jaloux, poursuivant la faute des pères chez les fils et sur trois et quatre générations -s'ils me haïssent- mais prouvant sa fidélité à des milliers de générations -si elles m'aiment et gardent mes commandements.

Tu ne prononceras pas à tort le nom du SEIGNEUR ton Dieu, car le SEIGNEUR n'acquitte pas celui qui prononce son nom à tort.

Qu'on garde le jour du sabbat en le tenant pour sacré comme le SEIGNEUR ton Dieu te l'a ordonné.

Tu travailleras six jours, faisant tout ton ouvrage, mais le septième jour, c'est le sabbat du SEIGNEUR ton Dieu. Tu ne feras aucun ouvrage, ni toi, ni ton fils, ni ta fille, ni ton serviteur, ni ta servante, ni ton boeuf, ni ton âne, ni aucune de tes bêtes, ni l'émigré que tu as dans tes villes, afin que ton serviteur et ta servante se reposent comme toi.

Tu te souviendras qu'au pays d'Egypte tu étais esclave, et que le SEIGNEUR ton Dieu t'a fait sortir de là d'une main forte et le bras étendu ; c'est pourquoi le SEIGNEUR ton Dieu t'a ordonné de pratiquer le jour du sabbat.

Honore ton père et ta mère, comme le SEIGNEUR ton Dieu te l'a ordonné, afin que tes jours se prolongent et que tu sois heureux sur la terre que te donne le SEIGNEUR ton Dieu.

Tu ne commettras pas de meurtre.

Tu ne commettras pas d'adultère.

Tu ne commettras pas de rapt.

Tu ne témoigneras pas à tort contre ton prochain.

Tu n'auras pas de visées sur la femme de ton prochain. Tu ne convoiteras ni la maison de ton prochain, ni ses champs, son serviteur, sa servante, son bœuf ou son âne, ni rien qui appartienne à ton prochain."

Ces paroles, le SEIGNEUR les a dites à toute votre assemblée sur la montagne, du milieu du feu, des nuages et de la nuit épaisse, avec une voix puissante, et il n'a rien ajouté ; il les a écrites sur deux tables de pierre, qu'il m'a données.

Exode 20, 2
Je suis l'Eternel, ton Dieu qui t'ai fait sortir du pays d'Egypte, la maison de servitude.

Deutenomme 5, 6
Moi, je suis l 'Eternel, ton Dieu, qui t'ai fait sortir d'Egypte, de la maison de servitude.

Ce sont des prescriptions données par Dieu à son peuple pour l'aider à vivre. Le livre du Deutéronome dont le terme vient du grec et signifie "seconde loi" est le livre de la loi pour permettre au peuple de vivre devant Dieu. La loi n'a sa raison d'être que par le rappel de la libération du peuple par Dieu et par l'affirmation par Dieu qu'il est un Dieu qui libère.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Commission pour les relations interconfessionnelles de l'Assemblée des évêques orthodoxes

Cette commission est au service des évêques orthodoxes de toutes juridictions installées en France. Elle est chargée de conseiller les évêques, accompagner les situations concrètes qui peuvent se présenter dans les paroisses, et nourrir la réflexion oecuménique orthodoxe.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Commission œcuménique de la Fédération protestante de France

Instance que se sont données au plan national les Eglises membres de la Fédération protestante de France pour leurs relations avec les autres confessions. Cette commission accompagne un service œcuménique avec un permanent-responsable.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Communautariens

Courant philosophique contemporain aux Etats-Unis, qui insiste sur le lien étroit entre la nation et la communauté morale. Pour ses philosophes (ainsi Charles Taylor), la nation est par excellence une communauté morale qui permet de résoudre les conflits à partir de valeurs partagées. Ces philosophes ne sont pas hostiles aux idées de liberté, d'égalité et de fraternité, mais la communauté a pour eux une priorité de droit et de fait sur l'individu. Le risque est que l'intérêt de la communauté, notamment dans ses valeurs culturelles, prévale sur la liberté et le libre choix des individus

[La laïcité est-elle contre les religions?*] Communautarisme

Ce mot recouvre des expressions sociales et politiques diverses. Toutes soulignent l'importance de la communauté existante. Caractérisée par des traits communs (ethnie, culture, race, langue, coutumes, religion...), elle est considérée comme le lieu d'accomplissement de l'être humain et la condition de son identité. Le communautarisme privilégie la différence et en vient à revendiquer des droits particuliers, y compris parfois sur le plan politique. Il reproche au républicanisme étatique son caractère abstrait, réducteur et uniformisateur. Mais lui-même peut être l'expression d'un repli identitaire s'opposant à la visée citoyenne commune

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Communauté du Chemin Neuf

" Communauté catholique à vocation oecuménique " ; c'est une des communautés nées du renouveau charismatique.

[Découverte du protestantisme] Communautés primitives / Eglise primitive

Ces expressions désignent les premières communautés chrétiennes, celles dont parle le Nouveau Testament. Le mot " primitif " a un sens chronologique et n'implique aucun jugement de valeur

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Communion

Le terme de communion (en grec koinônia) tend aujourd'hui à remplacer celui d'" unité " entendu (à tort) comme signifiant " uniformité ". La communion entre les Eglises peut être plus ou moins complète. Par exemple, l'Eglise catholique se dit en communion " presque parfaite " avec l'Eglise orthodoxe, mais pas en " pleine communion ".
Du point de vue protestant, la " pleine communion " entre les Eglises signifie la reconnaissance réciproque des sacrements administrés par l'autre Eglise, celle de ses ministres (l'ordination d'un ministre est reconnue par l'autre Eglise), celle de sa manière de s'organiser et de témoigner de sa foi. C'est le cas par exemple des Eglises réunies dans la CEPE.

[Découverte du protestantisme] Concile

Le concile est l'assemblée de représentants autorisés de plusieurs ou de toutes les Eglises particulières. Il prend des décisions en matière de doctrine et de vie chrétienne. L'assemblée de Jérusalem (Actes 15 ; Galates 2,1-10) en est le modèle néo-testamentaire. L'autorité des décisions des conciles des 5 premiers siècles est reconnue par toutes les traditions chrétiennes. Le plus récent concile est le concile Vatican II (1962-1965) de l'Eglise catholique.

[Les gros mots de la théologie] Concile

Assemblée de représentants autorisés de plusieurs ou de toutes les Eglises particulières. Il prend des décisions en matière de doctrine et de vie chrétienne. L'assemblée de Jérusalem (Actes 15 ; Galates 2,1-10) en est le modèle néotestamentaire.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Concile

Assemblée de représentants autorisés de plusieurs ou de toutes les Eglises particulières. Il prend des décisions en matière de doctrine et de vie chrétienne. L'assemblée de Jérusalem (Actes 15 ; Galates 2,1-10) en est le modèle néo-testamentaire.

[Cette violence qui est en nous] Concile

Le concile est l'assemblée de représentants autorisés de toutes les Eglises particulières, ou tout au moins de plusieurs d'entre elles. Il prend des décisions en matière de doctrine et de vie chrétienne. L'assemblée de Jérusalem (Actes 15 ; Galates 2,1-10) en est le modèle néo-testamentaire. L'autorité des décisions des conciles des 5 premiers siècles est reconnue par toutes les traditions chrétiennes. Le plus récent concile est le concile Vatican II (1962-1965) de l'Eglise catholique.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Concile

C’est une assemblée qui décide de questions relatives à la doctrine et à la discipline de l’Eglise.

[Une nuée de témoins 1] Concile de Trente

Ce concile fut convoqué par le pape Paul III à la demande de Charles-Quint pour répliquer aux progrès de la Réforme. Il se réunit en trois sessions entre 1545 et 1563. Tous les points fondamentaux de la doctrine catholique furent examinés, les pratiques du culte réaffirmées et les institutions révisées. Le concile donna à l'Eglise romaine les outils de sa propre réforme ( Contre-Réforme). Il décida de la version officielle de la Bible (la Vulgate), rédigea un Catéchisme, un Bréviaire, un Missel, un corpus de textes canoniques, promulgua l' Index qui prohibait certains écrits parmi lesquels ceux de Bèze, Bucer, Calvinvoir entrée Calvin, Erasme, Luther, Mélanchthon, Rabelais, Servet, Wyclif, Zwingli...

[Découverte du protestantisme] Concile de Trente

Il a été convoqué en 1542 par le pape Paul III pour répondre à une demande d'un concile général formulée par Luther en 1518, mais ce fut trop tard pour permettre une réunion entre protestants et catholiques. Dans le domaine de la doctrine et de la discipline, le concile accomplit un travail capital, il donne une ferme direction à tous les efforts qui s'épanouiront dans la Réforme catholique et laisse jusqu'à nos jours une empreinte profonde

[Les gros mots de la théologie] Concile de Trente

Il a été convoqué en 1542 par le pape Paul III pour répondre à une demande d'un concile général formulée par Luther en 1518, mais ce fut trop tard pour permettre une réunion entre protestants et catholiques. Dans le domaine de la doctrine et de la discipline, le concile accomplit un travail capital, il donne une ferme direction à tous les efforts qui s'épanouiront dans la Réforme catholique et laisse jusqu'à nos jours une empreinte profonde.

[Fêtes chrétiennes] Concile de Trente

Il a été convoqué en 1542 par le pape Paul III pour répondre à une demande d'un concile général formulée par Luther en 1518, mais ce fut trop tard pour permettre une réunion entre protestants et catholiques. Dans le domaine de la doctrine et de la discipline, le concile accomplit un travail capital, il donne une ferme direction à tous les efforts qui s'épanouiront dans la Réforme catholique et laisse jusqu'à nos jours une empreinte profonde.

[Les gros mots de la théologie] Concile Vatican I

Le 1er concile œcuménique du Vatican se tient du 8 décembre 1869 au 20 octobre 1870. Convoqué par Pie IX, il condamne le modernisme et définit l'infaillibilité pontificale. Pie IX a déjà publié en 1864 le Syllabus, texte officiel dans lequel il condamne entre autres le modernisme et la " liberté de la Foi et de la conscience ". Pie IX revendique aussi dans le Syllabus la suprématie de l'Église sur l'État. Lorsque la doctrine médiévale sur la papauté doit être définie comme dogme, 380 des 778 évêques présents appuient cette proposition, 136 évêques s'y opposent. Entre les deux partis les débats sont tumultueux, mais la majorité l'emporte. Le 20 septembre, les troupes italiennes pénètrent dans Rome. Le 9 octobre, les États pontificaux sont réunis au reste de l'Italie par plébiscite. Le concile est matériellement empêché de se poursuivre. Le 20 octobre, Pie IX le suspend sine die.

[Les gros mots de la théologie] Concile Vatican II

Le 2e concile œcuménique du Vatican, plus couramment appelé Vatican II, est le 22e Concile œcuménique de l'Église catholique romaine ; il a été ouvert par le pape Jean XXIII en 1962 et clos sous le pontificat de Paul VI en 1965. On le considère généralement comme l'événement le plus marquant de l'histoire de l'Église catholique au 20e siècle, symbolisant son ouverture au monde moderne. On y a débattu notamment des célébrations liturgiques, du rapport que devait entretenir l'Église catholique avec les autres Églises chrétiennes, avec les autres confessions religieuses, et la société en général, mais aussi de problèmes plus spécifiquement théologiques, comme la liberté religieuse et la révélation. Les résultats du Concile Vatican II sont rassemblés dans les Actes du Concile, assez volumineux ; cependant, les documents les plus marquants qui en sont issus sont les constitutions Dei Verbum (sur la révélation), Gaudium et Spes (sur les rapports de l'Église avec le monde moderne), et Lumen Gentium (sur la mission de l'Église).

[Les gros mots de la théologie] Conciles œcuméniques

Conciles considérés comme " universels ". Ceux du premier millénaire se sont tous tenus en Orient, sur le territoire de la Turquie actuelle. Les quatre premiers (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431 et Chalcédoine 451) qui ont " défini " la foi sur les trois personnes de la Trinité et sur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sont reconnus par une large majorité d'Eglises. Les trois conciles suivants (Constantinople 553 et 681, Nicée 787) sont reconnus par l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Au 2e millénaire, l'Eglise catholique a continué de qualifier les conciles tenus par elle en Occident d'" œcuméniques " jusqu'à Vatican II compris (1962-1965). Mais ces conciles occidentaux ne peuvent avoir la même importance que ceux de l'Eglise ancienne dite (au sens large) " indivise "

[Fêtes chrétiennes] Conciles œcuméniques

Conciles considérés comme " universels ". Ceux du premier millénaire se sont tous tenus en Orient, sur le territoire de la Turquie actuelle. Les quatre premiers (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431 et Chalcédoine 451) qui ont " défini " la foi sur les trois personnes de la Trinité et sur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sont reconnus par une large majorité d'Eglises. Les trois conciles suivants (Constantinople 553 et 681, Nicée 787) sont reconnus par l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Au 2e millénaire, l'Eglise catholique a continué de qualifier les conciles tenus par elle en Occident d'" œcuméniques " jusqu'à Vatican II compris (1962-1965). Mais ces conciles occidentaux ne peuvent avoir la même importance que ceux de l'Eglise ancienne dite (au sens large) " indivise "

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Conciles œcuméniques

Conciles considérés comme " universels ". Ceux du premier millénaire se sont tous tenus en Orient, sur le territoire de la Turquie actuelle. Les quatre premiers (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431 et Chalcédoine 451) qui ont " défini " la foi sur les trois personnes de la Trinité et sur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sont reconnus par toutes les Eglises à l'exception des Eglises dites (à tort) monophysites ou nestoriennes. Les trois conciles suivants (Constantinople 553 et 681, Nicée 787) sont reconnus par l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Au 2e millénaire l'Eglise catholique a continué de qualifier les conciles tenus par elle en Occident d' "œcuméniques " jusques et y compris Vatican II (1962-1965). Mais ces conciles occidentaux ne peuvent avoir la même importance que ceux de l'Eglise ancienne dite (au sens large) " indivise ".

[Une nuée de témoins 1] Conciles/Conciles oecuméniques

On appelle concile l'assemblée des représentants légitimes de l'Eglise, rassemblés au niveau local, régional ou universel. Ces assemblées ont pour rôle de délibérer et décider en matière de foi, de vie chrétienne et d'organisation ecclésiale. Le mot latin concilium vient d'un verbe qui veut dire convoquer. Les conciles œcuméniques sont les assemblées qui représentent l'Eglise universelle. Le caractère œcuménique des conciles est reconnu de manière différente suivant les Eglises. Avant le schisme de 1054 avec l'Eglise d'Orient, il y a eu 8 conciles convoqués par l'Empereur, ayant pour objet d'assurer l'unité de l'Eglise et ayant valeur de lois impériales. Les Eglises Orthodoxes issues de l'Eglise d'Orient reconnaissent comme œcuméniques les 7 premiers. L'Eglise catholique romaine reconnaît comme oecuméniques les 8 premiers conciles oecuméniques d'avant le schisme, plus les 8 conciles généraux de l'Eglise occidentale qui l'ont suivi. Les Eglises issues de la Réforme reconnaissent le caractère de conciles œcuméniques aux 4 premiers : 1er concile de Nicée (325), 1er concile de Constantinople (381), Ephèse (431), Chalcédoine (451), parce qu'elles considèrent que ces quatre conciles traitent directement de l'interprétation des Ecritures. Mais pour les Eglises issues de la Réforme, le concile reste toujours une institution humaine faillible, fondée sur le droit humain. Ce sont les Ecritures qui ont autorité, et les conciles font autorité dans la mesure où ils les interprètent correctement.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Conciliaire

Une démarche conciliaire tend vers une pratique de discernement spirituel et de convergence (en vue de la communion des Eglises) par un débat largement partagé entre les Eglises

[Une nuée de témoins 2] Concordat

Un concordat est un traité de droit international passé entre le Saint-Siège et un Etat. Il réglemente toutes les questions touchant aux activités et aux intérêts de l'Eglise catholique dans cet Etat. Historiquement, les concordats sont devenus nécessaires dès que le pouvoir temporel s'est distingué du pouvoir spirituel, à la fin de la chrétienté médiévale. Le 19e siècle marque une nouvelle ère concordataire, les Etats étant pour la plupart autonomes vis-à-vis de l'Eglise catholique et pour beaucoup d'entre eux laïques ou déconfessionnalisés. Le concordat de 1801 conclu entre Bonaparte et Pie VII est caractéristique de cette époque. Il est associé aux Articles organiques de 1802 qui concernent tous les cultes en France, ce qui explique l'existence d'Eglises protestantes dites " concordataires ". Il a été dénoncé par le gouvernement français en 1904 mais il subsiste en Alsace-Moselle, qui était sous autorité allemande en 1904

[La laïcité est-elle contre les religions?*] Concordat

Traité international qui organise les relations entre le Vatican (lui-même Etat reconnu avec des nonces pour ambassadeurs) et un Etat particulier afin de régler les questions d'ordre religieux les concernant l'un et l'autre. Un tel accord bilatéral précise juridiquement les conditions d'existence et d'activités de l'Eglise catholique sur le sol de l'Etat concerné. En France, le Concordat promulgué par Napoléon Bonaparte, en 1802, introduit à la fois un contrôle des cultes et une reconnaissance de la pluralité religieuse

[Découverte du protestantisme] Concorde de Leuenberg

Par la Concorde de Leuenberg les Eglises luthériennes, réformées et unies européennes se sont déclarées, au printemps 1973, en communion ecclésiale. Cette communion quant à la prédication et à l'administration des sacrements inclut la reconnaissance mutuelle du ministère des pasteurs

[Les gros mots de la théologie] Concorde de Leuenberg

Par la Concorde de Leuenberg les Eglises luthériennes, réformées et unies européennes se sont déclarées, au printemps 1973, en communion ecclésiale. Cette communion quant à la prédication et à l'administration des sacrements inclut la reconnaissance mutuelle du ministère des pasteurs

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Concorde de Leuenberg

La Concorde de Leuenberg est un texte datant du 16 mars 1973, liant les Eglises réformées et luthériennes européennes. Ces Eglises reconnaissent partager la même foi tout en l'exprimant dans des formulations différentes et ayant choisi des formes variées d'organisation ecclésiale. Cette reconnaissance mutuelle permet un échange des ministres (pasteurs). En 2003, l'alliance des Eglises liées par ce texte a pris le nom de Communion d'Eglises protestantes en Europe ( CEPE).

[Les gros mots de la théologie] Confession / Profession / Déclaration de foi

La confession de foi est un texte de référence qui exprime la doctrine de l'Eglise. Elle a pour but de maintenir une prédication fidèle de l'Evangile. Elle reformule la foi dans un temps et des circonstances précises. Les confessions de foi classiques de l'Eglise ancienne sont intitulées " symboles " et ont souvent une fonction liturgique, c'est pourquoi elles sont rédigées à la première personne du singulier (" je ").
La profession de foi consiste à dire publiquement son désir de vivre dans la relation à Dieu, par Jésus-Christ. Elle comprend donc la confession de foi qui rassemble tous les chrétiens " Jésus-Christ est le Seigneur " complétée par une expression plus personnelle de sa propre foi. La bénédiction de Dieu sur cette personne peut être rappelée par un geste et une parole. La déclaration de foi se rapproche essentiellement de l'objectif d'une confession de foi. Le fait que cette confession soit plutôt " déclarée " souligne simplement qu'elle vise un public, un auditoire. Ce peut être les membres de son Eglise ou ceux d'une autre, mais aussi la société ou toute autre instance a priori extérieure à l'Eglise. Les déclarations sont généralement marquées par leur contexte historique et leur lieu de formulation, elles sont écrites à la première personne du pluriel (" nous ").

[Une nuée de témoins 1] Confession d'Augsbourg

La Confession d'Augsbourg écrite en 1555 par Mélanchthon est la confession de foi fondamentale du luthéranisme. Elle constitue aujourd'hui la référence pour toutes les Eglises luthériennes. En 1540 à Strasbourg, Calvin en a signé une version latine, la Confessio Augustana variata, dans le cadre des tentatives d'accord entre les différents courants issus de la Réforme.

[Les gros mots de la théologie] Confession d'Augsbourg

La Confession d'Augsbourg écrite en 1555 (par le Réformateur Mélanchthon) est la confession de foi fondamentale du luthéranisme. Elle constitue aujourd'hui la référence pour toutes les Eglises luthériennes. En 1540 à Strasbourg, Calvin en a signé une version latine, la Confessio Augustana variata, dans le cadre des tentatives d'accord entre les différents courants issus de la Réforme

[Découverte du protestantisme] Confession de foi / déclaration de foi / symbole

La confession de foi est un texte de référence qui exprime la doctrine de l'Eglise. elle a pour but de maintenir une prédication fidèle de l'Evangile. Lorsque la confession a pour fonction de reformuler dans un temps et des circonstances précises la foi de toujours, elle se nomme alors " déclaration de foi ". Les confessions de foi classiques de l'Eglise ancienne sont intitulées " symboles " et ont une fonction liturgique.

[Une nuée de témoins 1] Confession de foi / Symbole

La confession de foi est un texte de référence qui exprime la doctrine de l'Eglise. Elle a pour but de maintenir une prédication fidèle de l'Evangile. Elle reformule la foi dans un temps et des circonstances précises. Les confessions de foi classiques de l'Eglise ancienne sont intitulées " symboles " et ont souvent une fonction liturgique. Voir aussi Credo

[Une nuée de témoins 2] Confession de foi / Symbole

La confession de foi est un texte de référence qui exprime la doctrine de l'Eglise. Elle a pour but de maintenir une prédication fidèle de l'Evangile. Elle reformule la foi dans un temps et des circonstances précises. Les confessions de foi classiques de l'Eglise ancienne sont intitulées " symboles " et ont souvent une fonction liturgique

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Confession de foi de La Rochelle

La Confession de foi de la Rochelle a été élaborée lors du premier Synode national clandestin (la religion protestante n’est à cette époque pas reconnue et acceptée dans le royaume de France) des Eglises réformées de France qui s’est tenu à Paris en 1559. Puis elle a été confirmée par le Synode qui s’est tenu à la Rochelle en 1571 d’où son nom de confession de foi de la Rochelle.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Confessions

Une confession chrétienne est une des familles du christianisme, par exemple : luthériens, baptistes, coptes ... On parle quelquefois aussi de " dénomination chrétienne "

[Une nuée de témoins 2] Congrégationaliste

Les congrégationalistes sont attachés à une organisation de l'Eglise en communautés locales autonomes les unes vis-à-vis des autres. Attachés à l'autonomie de l'organisation religieuse, ils refusent une Eglise d'Etat ou une structure nationale de l'Eglise imposant ses décisions aux Eglises locales

[Couples, parents, familles] Conjugalité

Le fait d'être et de vivre en couple

[Pour une première approche de la Bible] Connaître

A côté du sens que nous donnons à se verbe, le verbe hébreu a un sens très concret : celui de relations sexuelles.

[Découverte du protestantisme] Consécration / Ordination

Rite liturgique par lequel on affecte une personne au service de Dieu. On consacre par exemple un évêque. On parle aussi d'ordination, mot qui insiste davantage sur le fait que la personne entre dans un " ordre ", celui des prêtres par exemple.

[La spiritualité aujourd'hui] Conseil presbytéral

En affirmant le sacerdoce universel, la Réforme a donné un rôle important aux membres de l'Eglise, autres que les pasteurs. Ainsi, Calvin distingue le ministère des Anciens, qui avaient, au 16e siècle, un rôle important de surveillance (par exemple concernant les mœurs pour autoriser l'accès à la Cène). Aujourd'hui, dans les Eglises issues de la Réforme, ce sont les conseillers presbytéraux, élus par l'assemblée générale de l'Eglise locale. Ils exercent avec le pasteur des responsabilités spirituelles, matérielles, financières. Ils choisissent, par élection, le pasteur. Ils élisent parmi eux leurs représentants dans les instances de gouvernement de l'Eglise (les synodes).

[Les gros mots de la théologie] Conseil œcuménique des Eglises

C'est le titre officiel de l'organisme que les anglophones nomment World Council of Churches (W.C.C.). Créé en 1948 à Amsterdam, il regroupe aujourd'hui près de 350 Eglises anglicanes, orthodoxes et protestantes, soit plus de 500 millions de chrétiens. L'Eglise catholique n'en est pas membre mais collabore à la commission Foi et Constitution dans le domaine de la mission, de la formation (Institut de Bossey) et au Groupe Mixte de Travail. Le G.M.T. a été fondé en 1965 par l'Eglise catholique et le C.O.E. C'est une sorte de commission paritaire assurant la concertation entre les deux entités, rendue utile par le fait que l'Eglise catholique n'est pas membre du C.O.E. Il publie un rapport pour chacune des assemblées mondiales du C.O.E.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Consensus différencié

Terme technique désignant un accord théologique ayant abouti, sur un point théologique précis de divergence historique, à la reconnaissance mutuelle des Eglises : après un long travail d'approfondissement, on reconnaît ensemble qu'il s'agit bien de la même foi que l'on exprime de manière différente. Cette reconnaissance signifie que ce consensus assez fort peut supporter des différences sur des convictions secondes par rapport au thème central. L'exemple le plus significatif est la Déclaration commune sur la justification par la grâce entre luthériens et catholiques.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Consubstantiel

De même " substance ", de même nature. Se dit des trois personnes de la Trinité, l'une par rapport à l'autre, surtout du Verbe incarné par rapport à la nature divine du Père, malgré la nature humaine assumée par le Fils. L'adjectif figure dans le credo de Nicée.

[Couples, parents, familles] Contingences

Les circonstances, les accidents et limites qui constituent la trame de l'existence humaine. Parler des contingences de la vie, c'est affirmer que l'existence est fragile et que l'être humain est soumis à des événements qu'il ne maîtrise pas. C'est une autre manière de dire la finitude humaine

[Une nuée de témoins 1] Contre-Réforme

Appelé aussi Réforme catholique, ce mouvement s'enracine dans les travaux et décisions du Concile de Trente. Au cours de ses trois sessions (1545-1549, 1551-1552, 1562-1563), ce concile posa les bases doctrinales, liturgiques, canoniques d'une réforme interne à l'Eglise romaine afin de combattre les progrès de la réforme protestante. Parmi les personnalités, documents et institutions liés à la Contre Réforme, on peut citer bien sûr les papes de cette période, mais aussi Ignace de Loyola et l'ordre des jésuites, l' Inquisition, l' Index...

[Les gros mots de la théologie] Contre-Réforme

Le terme " Contre-Réforme ", forgé au 18e siècle, indique ordinairement la période où l'Eglise de Rome réagit contre les " hérésies " luthérienne, zwinglienne et calviniste : environs de 1550 à 1650. Le Colloque de Ratisbonne, où le cardinal Contarini s'efforce de réunir les forces réformatrices modérées de la chrétienté, et qui, selon la volonté de Charles Quint, devait recomposer l'unité religieuse de son Empire, échoue en 1541. Le pape prend l'initiative de réunir un concile sans " les hérétiques " : le Concile de Trente (1545-1563) s'attache avant tout à ruiner les fondements dogmatiques de la Réforme. Le concile marque pour l'Eglise romaine la défaite des courants jugés hérétiques ou pernicieux. Ainsi, sur les plans dogmatique et doctrinal, la Contre-Réforme est réalisée. Avant de se dissoudre en janvier 1564, le concile donne des directives d'une immense portée pratique (confirmation de l'existence du purgatoire, de l'intercession des saints et de l'utilité de la prière des vivants pour les morts). Enfin, il confie au pape le soin d'en tirer les conséquences sur le plan ecclésial. Un esprit missionnaire sans précédent anime le clergé régulier, héros d'une Eglise organisée parfaitement dans sa contre-attaque. Les membres des ordres religieux essaiment dans le monde à la suite des grands voyageurs, ils convertissent des populations entières et établissent partout des églises

[Les gros mots de la théologie] Conversion

Le terme " conversion " (en grec metanoia, littéralement " changer de regard, de pensée ") désigne à la fois l'action de " se tourner vers " et une modification de la personne dans son être. La Bible considère que le second aspect dépend du premier.
Dans l'Ancien Testament, le terme le plus employé (shouv) traduit l'idée de changer de route, de rebrousser chemin. Dans le Nouveau Testament, la conversion est l'expression du renoncement à la vie ancienne et de l'appropriation de la vie nouvelle offerte par Dieu. Par exemple, Jean-Baptiste appelle les hommes à changer de vie et Jésus appelle à la conversion dès le début de son ministère.
Luther considère la conversion comme un mouvement à refaire durant toute une vie et que la piété ou la volonté ne sauraient provoquer. Ainsi, l'expression " se convertir " si couramment employée, peut induire en erreur : on est converti plus qu'on ne se convertit.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Conversion

Le mot conversion a des significations multiples. L'étymologie du mot grec metanoia signifie " changement de regard, changement d'idée ". Dans le contexte oecuménique, il signifie un changement de regard sur ses propres convictions et traditions en vue d'une modification profonde dans la pratique, parfois la théologie professée. Ce qui n'exclut pas un changement de regard sur le vis-à-vis

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Couturier, Paul

L'abbé Paul Couturier (1881-1953) a joué un rôle oecuménique important en suscitant en 1935 la Semaine universelle de prière des chrétiens, " pour l'unité telle que le Christ la veut, par les moyens qu'il voudra "

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CPLR

Conseil permanent luthéro-réformé. Instance de communion des Eglises luthériennes et réformées en France, sur la base de la Concorde de Leuenberg.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] CPPUC

Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens.
Le Pape Jean XXIII crée d'abord un simple Secrétariat pour la promotion de l'unité des chrétiens en 1960. Il a pour fonction d'inviter les observateurs non catholiques au concile et de préparer des documents conciliaires. Il devient Conseil pontifical en 1988, avec double mission :

  • promouvoir, à l'intérieur de l'Eglise catholique, un authentique esprit œcuménique selon le Décret conciliaire Unitatis redintegratio.
  • développer le dialogue et la collaboration avec les autres Eglises et Communions mondiales.

[Les gros mots de la théologie] Crainte de Dieu

Dans la Bible, la " crainte de Dieu " est l'attitude de l'homme qui fait l'expérience de la présence de Dieu : il se sent dépassé et éprouve une certaine peur. C'est une manière d'exprimer le sens du sacré, de la transcendance de Dieu. C'est donc autre chose que la peur devant un danger, devant la souffrance ou la mort. Cette notion a pourtant évolué au fil du temps, on peut distinguer trois étapes :

  • Dans l'expérience religieuse, le sacré est à la fois terrifiant et fascinant, d'où les deux genres d'expérience qui désigne au départ la " crainte de Dieu ". Soit la crainte " servile ", celle de l'esclave qui a peur de son maître dont il redoute la colère et le châtiment ; soit la crainte " émerveillement " devant la présence et l'action de Dieu reconnues dans un événement extraordinaire qui stupéfie l'homme et lui fait sentir sa petitesse (comme en Exode 14,31). Dans les textes bibliques anciens, les Israélites connaissent aussi la criante " servile " : Moïse devant le buisson ardent par exemple (Exode 3,6).
  • Mais au fil des siècles, grâce aux prophètes et aux sages, la " crainte de Dieu " va devenir une expérience positive, synonyme de religion, de foi : craindre Dieu signifie alors l'adorer et lui obéir (Psaume 112,1). L'expression " craignant-Dieu " prend d'ailleurs un sens précis aux abords de l'ère chrétienne : elle désigne un païen converti, devenu " adorateur " du Dieu d'Israël, mais non circoncis (comme dans Actes 10,2,22).
  • On retrouve les mêmes expressions dans le Nouveau Testament. Lorsque Jésus ressuscité apparaît aux disciples, ils sont " saisis de frayeur et de crainte " (Luc 24,37). Mais la crainte " servile " n'a pas sa place dans une vie de foi (1Jean 4,18). En effet, être chrétien implique la liberté de répondre à l'appel de Dieu non comme un esclave mais comme un fils (Romains 8,15). La crainte de Dieu est le sentiment légitime que tout chrétien peut ressentir devant la distance qui le sépare de Dieu : elle devient alors synonyme d'attachement et de respect.

[Découverte du protestantisme] Créationnisme

Doctrine qui se base sur la Genèse pour expliquer l'origine des espèces vivantes. Selon cette doctrine, les espèces ont été créées séparément en une seule fois et sont restées inchangées depuis l'origine de la vie. Le mouvement créationniste est né aux états-Unis au début du 20e siècle en réaction contre le darwinisme.

[La spiritualité aujourd'hui] Créationnisme

Doctrine qui se base sur la Genèse pour expliquer l'origine des espèces vivantes. Selon cette doctrine, les espèces ont été créées séparément en une seule fois et sont restées inchangées depuis l'origine de la vie. Le mouvement créationniste est né aux Etats-Unis au début du 20e siècle en réaction contre le darwinisme.

[Cette violence qui est en nous] Créationnisme

Partant d'une lecture littérale de la Bible, cette théorie défend la vision biblique de la création du monde et des espèces animales et humaine, et s'oppose aux théories de l'évolution issues des travaux de Darwin, comme aux recherches actuelles sur l'origine de l'univers et de la vie. D'autres positions essaient de démontrer que les découvertes scientifiques ne font que confirmer le texte biblique.

[Les gros mots de la théologie] Crèche

D'après l'évangile selon Luc, Marie dépose son enfant, Jésus, dans une mangeoire (Luc 2,7). En latin, " mangeoire " se dit cripia, qui a donné le mot " crèche ". La crèche désigne donc la mangeoire, puis par la suite le lieu de la nativité, et enfin la scène de la nativité. Les deux plus anciennes représentations de la nativité qui soient connues datent du 4e siècle. La première consiste en une peinture murale ornant la chambre mortuaire d'une famille chrétienne ayant vécu aux environs de 380. Cette œuvre picturale a été découverte en 1877 dans les Catacombes de Saint Sébastien, à Rome. L'autre mention fait référence à une scène peinte sur un sarcophage de la basilique de Saint Maximin représentant l'adoration de Jésus par les mages.
Le terme de crèche est couramment utilisé dès le 12e siècle. On la fait remonter à François d'Assise : il a fait célébrer en 1223, avec une autorisation pontificale, la messe de minuit à Greccio, en Italie, devant une étable où hommes et bêtes revivent les circonstances de la nativité. Au Moyen Âge, les drames liturgiques, les mystères et les jeux qui se jouaient primitivement dans les églises, puis sur les parvis sont à l'origine des crèches spectacles. Les premières crèches d'église apparaissent quant à elles au 16e siècle et remplacent de manière statique et théâtrale les jeux scéniques des liturgies médiévales. Au 18e siècle, la mode des crèches familiales se répand.

[Une nuée de témoins 1] Credo

Credo signifie en latin " je crois ". On appelle " Credo " ou symboles de foi les textes des premiers siècles à travers lesquels l'Eglise primitive a exprimé le contenu de sa foi. Il s'agit du Symbole des Apôtres (fin du 2e siècle), du Symbole de Nicée (325), du Symbole de Nicée-Constantinople (381) qui expriment la foi chrétienne de manière trinitaire : Dieu Père, Fils et Saint-Esprit. Aujourd'hui on utilise généralement le mot Credo pour désigner le Symbole des Apôtres dans son usage liturgique

[Une nuée de témoins 1] Croisade

La foi ardente des chrétiens du Moyen Age explique bien des aspects des Croisades. Dès le 4e siècle, les pèlerinages en Terre sainte sont de vastes mouvements populaires qui témoignent de cette foi : il s'agit de mieux connaître et imiter son Seigneur en allant sur les lieux où il a vécu. Mais très vite vont se mélanger aux intentions de pèlerinages des motifs politiques et commerciaux. Les Croisades vont ainsi permettre un affermissent temporel et spirituel de la papauté. C'est l'évolution de la situation des Lieux saints (en 1009, destruction du Saint Sépulcre par les Arabes) qui va donner aux Croisades une dimension délibérément guerrière. Il s'agit alors de " libérer les lieux saints du pouvoir musulman ".
Le mot " croisade " désigne aussi une action d'envergure menée pour combattre les hérétiques, ainsi la croisade contre les Albigeois.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Croissant fertile

Le croissant fertile regroupe des régions de Mésopotamie et du Levant au Moyen Orient. Il comprend les territoires des Etats actuels du Koweit, du Liban, de Chypre, d’Israël et de la Palestine (Cisjordanie et Gaza), et des parties des territoires de l’Irak, de l’Iran, de la Jordanie, de la Syrie et de l’Egypte. L’expression de « croissant fertile » a été forgée par l’archéologue James Henry Breasted de l’université de Chicago car cette région forme un arc qui s’étend du Golfe Persique à la mer Méditerranée et ressemble à un croissant. C’est une région fertile irriguée par quatre fleuves : le Tigre, l’Euphrate, le Jourdain et le Nil.

On a également surnommé cette région (en particulier la Mésopotamie située entre le Tigre et l’Euphrate) : « le berceau de la civilisation ». Les premiers campements agraires connus y ont en effet été découverts et remonteraient à 11000 ans.

[Les gros mots de la théologie] Cure d'âme

Appelée encore " conseil " ou " dialogue pastoral ", la cure d'âme met face à face le pasteur et la personne généralement en situation de crise difficile. Ce face à face repose sur un travail d'écoute. Le secret professionnel rend possible la confiance nécessaire à l'aveu, à la confession des péchés. On peut dire aujourd'hui qu'il n'est guère possible de pratiquer la cure d'âme en dehors d'une bonne formation à l'écoute et d'un minimum de savoir psychologique. Pour ce qui est des buts, on se rappellera que les termes originels, grec ou latin, portaient un pluriel : psychôn epimélaïa et cura animorum (soin des âmes). Il s'agissait donc de mettre en évidence les conditions d'une vie commune apaisée et féconde. Son enjeu spécifique (par rapport à un entretien psychologique) consiste à annoncer l'Evangile, c'est-à-dire à redire de façon chaque fois nouvelle, dans les termes de la vie de chacun, combien, en Jésus-Christ, Dieu accueille et aime cette personne-là. Au cours de ces entretiens, peut advenir ou non la délivrance du poids du passé et se dessiner un avenir

[Une nuée de témoins 1] Cyprien de Carthage

Evêque de Carthage entre 249 et 258. Il meurt martyr pendant la persécution de Valérien. Son action est celle d'un pasteur plus que celle d'un théologien. Pendant la persécution de Dèce en 250, il fuit Carthage et de sa cachette continue à diriger sa communauté. Devant le nombre grandissant de ceux qui abandonnent la foi chrétienne, Cyprien rappelle aux confesseurs que le sort des apostats ne peut être réglé que par l'évêque. Sa position est assez stricte et il refuse que les apostats puissent participer de nouveau à l' eucharistie

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[Les gros mots de la théologie] Danse macabre

La Danse macabre est un élément, le plus achevé, de l'art macabre du Moyen-Age, du 14e au 16e siècle. Elle représente, dans la littérature, la peinture ou la sculpture, l'entraînement inexorable de tous les humains, quelle que soit leur position sociale, dans un cortège solidaire vers un destin commun, la mort. On y voit à la suite un pape, un évêque, un moine, un empereur, un roi, un seigneur, un soldat, un bourgeois...La Danse macabre est décrite dans plusieurs poèmes latins, français, allemands ou italiens, le plus souvent anonymes. Tout au long du 15e siècle et au début du 16e, ce thème est peint sur les murs des églises et dans les cimetières d'Europe du Nord. Cette forme d'expression est le résultat d'une prise de conscience et d'une réflexion sur la vie et la mort, dans une période où celle-ci est devenue plus présente et plus traumatisante, depuis la guerre de Cent Ans, à cause de la peste, des famines...Elle entend souligner la vanité des distinctions sociales, dont la mort se moque, fauchant le pape comme le pauvre prêtre, l'empereur comme le paysan

[Découverte du protestantisme] Darwinisme

Doctrine de Charles Darwin (1809-1882) et de ses successeurs selon laquelle l'évolution des organismes vivants résulte de la sélection naturelle. Elle donne une interprétation causale de l'évolutionnisme

[La spiritualité aujourd'hui] Darwinisme

Doctrine de Charles Darwin (1809-1882) et de ses successeurs selon laquelle l'évolution des organismes vivants résulte de la sélection naturelle. Elle donne une interprétation causale de l' évolutionnisme.

[Pour une première approche de la Bible] David

Le deuxième roi d'Israël, après Saül rejeté par Dieu. David est reconnu par la tradition comme le véritable fondateur de la monarchie, celui qui lui a donné sa puissance grâce à sa fidélité à Dieu. Salomon, son fils, la consolide après lui, mais les rivalités divisent l'Etat hébreu en deux entités dès la deuxième génération après David. On trouve l'histoire de David dans les livres de Samuel, des Rois et des Chroniques.

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Décalogue

Le terme signifie les "dix paroles". Il est plus connu sous le terme "les dix commandements". Ce texte que l'on trouve en Exode 20 et Deutéronome 5, est composé d'un prologue (qui rappelle : "c'est moi le Seigneur, ton Dieu qui t'ai fait sortir d'Egypte"), puis d'une première partie concernant la relation à Dieu, et une deuxième partie concernant les relation à l'autre. Il est important de ne pas séparer le prologue des commandements qui suivent. La loi est reçue par Israël comme une aide et une nécessité pour pouvoir vivre et conserver la liberté que Dieu leur a accordée. Exode 20 inaugure les lois d'Israël et joue le rôle de résumé et de table des matières pour toutes les lois qui vont suivre. Il convient de lire tous les codes législatifs à la lumière du Décalogue.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Décalogue

Ce mot est formé de deux mots grecs : deka qui signifie dix et logos qui signifie la parole. Décalogue veut donc dire les dix paroles, d’où l’expression courante : « les dix commandements ». Selon l’Ancien Testament, les dix commandements ont été donnés par Dieu à Moïse sur le Mont Sinaï.

[Les gros mots de la théologie] Déification

Terme orthodoxe qui désigne l'union entre l'homme et Dieu à laquelle l'homme est appelé. On parle encore de " participation à la nature divine ", citée par Pierre (2Pierre 1,4), par la grâce et non par l'essence. Dans la théologie orthodoxe, il s'agit de la vocation même de l'être humain de coopérer librement avec la grâce divine.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Déification

Terme orthodoxe qui désigne l'union entre l'homme et Dieu à laquelle l'homme est appelé. On parle encore de " participation à la nature divine ", citée par Pierre (2Pierre 1/4), par la grâce et non par l'essence. Dans la théologie orthodoxe, c'est la vocation même de l'être humain de coopérer librement avec la grâce divine

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Démoniaque

Personne possédée par le démon, autrement dit « fou ».

[Douze rencontres avec Jésus] Démons

Selon l'imaginaire grec ce sont des êtres divins. L'être humain les expérimente ou bien comme force maléfique ou bien comme aide et soutien. L'Ancien Testament connaît l'existence des démons. Mais ceux-ci sont subordonnés à Dieu et fonctionnent selon ses ordres. Il n'y a pas de dualisme. Le Nouveau Testament associe souvent un démon (un esprit mauvais) à la maladie qui reste inexplicable du point de vue humain. L'insistance est sur l'action de Jésus contre les démons qui cherchent à dominer l'être humain. Si on affirme leur existence, c'est pour dire que Jésus les combat et en libère

[Une nuée de témoins 2] Désert

Le " Désert " est à la fois une réalité physique et une réalité spirituelle. La réalité physique désigne l'ensemble des lieux cachés (grottes, ravins, forêts,...) où les protestants vont célébrer leur culte dans la clandestinité à la suite de la Révocation de l'Edit de Nantes. La réalité spirituelle est en lien étroit avec l'évocation du désert dans la Bible. En effet, suite à la sortie d'Egypte (livre de l'Exode dans la Bible), les Hébreux ont traversé pendant quarante ans le désert, lieu de tribulations, de tentations et de désespoirs, mais aussi lieu où se fait entendre la Parole de Dieu

[Les gros mots de la théologie] Destin

Le mot vient du verbe latin destinare qui signifie "destiner quelque chose à quelqu'un". Selon certaines croyances, il s'agit surtout d'une puissance autonome qui fixerait de façon irrévocable le cours des événements. Cette conception a été particulièrement développée dans la mythologie grecque qui faisait du destin une puissance supérieure aux dieux.

En théologie chrétienne, le mot "destin" se trouve parfois associé, quoique bien différent, au terme de "providence".

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Deutérocanoniques

Du grec deuteros, " deuxième", et canon, " règle, norme ". Nom donné à sept livres qui se trouvent dans la traduction grecque de la Bible, version dite de la Septante(LXX). Ils comprennent deux livres de récits historiques 1 et 2 Maccabées, deux récits fictifs : Judith et Tobie, et trois livres de sagesse : la Sagesse (de Salomon), le Siracide (ou l'Ecclésiastique) et Baruch. Par contre ces livres ne figurent pas dans la Bible hébraïque. En effet, le " synode " juif de Jamnia (environ 90-95), qui en fixa le canon, ne les retint pas dans la liste des livres canoniques. Ces livres font partie du canon des Ecritures tel que le reconnaissent les Eglises catholique et orthodoxe. S'ils figurent dans les traductions protestantes jusqu'au 19e siècle, et dans la traduction œcuménique moderne (TOB), les Eglises issues de la Réforme ne leur reconnaissent pas la valeur normative des autres livres bibliques. Ainsi, la Confession de foi dite de La Rochelle déclare à leur sujet : " ... encore qu'ils soient utiles, on ne peut fonder [sur eux] aucun article de foi ".

[Avec Esther: cacher ou exposer sa foi] Deutérocanoniques

Du grec deuteros, " deuxième", et canon, " règle, norme ". Nom donné à sept livres qui se trouvent dans la traduction grecque de la Bible, version dite de la Septante(LXX). Ils comprennent deux livres de récits historiques 1 et 2 Maccabées, deux récits fictifs : Judith et Tobie, et trois livres de sagesse : la Sagesse (de Salomon), le Siracide (ou l'Ecclésiastique) et Baruch. Par contre ces livres ne figurent pas dans la Bible hébraïque. En effet, le " synode " juif de Jamnia (environ 90-95), qui en fixa le canon, ne les retint pas dans la liste des livres canoniques. Ces livres font partie du canon des Ecritures tel que le reconnaissent les Eglises catholique et orthodoxe. S'ils figurent dans les traductions protestantes jusqu'au 19e siècle, et dans la traduction œcuménique moderne (TOB), les Eglises issues de la Réforme ne leur reconnaissent pas la valeur normative des autres livres bibliques. Ainsi, la Confession de foi dite de La Rochelle déclare à leur sujet : " ... encore qu'ils soient utiles, on ne peut fonder [sur eux] aucun article de foi ".

[Cette violence qui est en nous] Deutéronome

Deutéronome signifie en grec deuxième loi. C'est le titre donné en grec au cinquième livre de la Bible, qui termine ainsi le Pentateuque et qui ouvre sur les livres historiques. Il se présente comme une grande prédication de Moïse avant sa mort et donc avant l'entrée en terre promise. Cette prédication est une interprétation de la Loi et une actualisation des paroles données précédemment.

[Les gros mots de la théologie] Diable

Le mot "diable" vient du grec diabolos qui signifie "celui qui désunit", "qui divise". Il traduit le mot hébreu "Satan" qui signifie "adversaire", souvent dans le contexte juridique d'un procureur (ou accusateur public). La Bible présente Satan comme étant l'adversaire par excellence de Dieu et des hommes. Il personnifie généralement celui qui usurpe les pouvoirs donnés par Dieu et s'oppose à sa volonté. La Bible déploie également un langage du combat contre Satan et contre les puissances spirituelles du mal : ce combat exprime souvent la manière par laquelle les auteurs ont eux-mêmes fait l'expérience du mal (quelque soit la forme de ce mal).

[Une nuée de témoins 2] Diacre

Le mot diacre vient du grec diakonos qui veut dire serviteur. On les mentionne dans le Nouveau Testament, dans les Actes des Apôtres (chapitre 6 et suivants). Ultérieurement dans l'Eglise, il s'agit d'hommes mariés qui sont là pour le service des plus démunis dans la communauté. Aujourd'hui, dans les différentes confessions chrétiennes, le ministère du diacre recouvre différentes tâches concrètes (tâches diaconales, travail avec les jeunes, participations à la liturgie, célébrations variées,)

[Une nuée de témoins 2] Dialectique, théologie

La théologie dialectique se construit dans une tension jamais résolue entre la promesse de Dieu et la faiblesse humaine. On dit de la théologie dialectique qu'elle est une théologie de la crise (étymologiquement, crise veut dire " jugement ") car la révélation de Dieu en Christ met en jugement l'humanité, qui ne peut recevoir son salut que d'un Autre qu'elle-même. La théologie dialectique s'oppose à la théologie libérale qui insiste au contraire sur la possibilité pour l'homme, par ses capacités propres, de progresser dans tous les domaines et de s'approcher de Dieu

[Pour une première approche de la Bible] Diaspora

Le mot signifie " dispersion " . C'est le nom donné à la population juive qui s'est progressivement implantée en terre païenne, en dehors des frontières de la Judée occupée par les hébreux. Des implantations juives vont se développer dans tout le Moyen Orient puis le bassin méditerranéen sous l'effet des famines, guerres, exils, pratiques commerciales...(Egypte, Mésopotamie, Syrie, Asie Mineure, Afrique du Nord, Empire romain, Gaule, Espagne ...). Cette diaspora va jouer un rôle considérable dans la religion juive et son évolution

[Une nuée de témoins 1] Diète

Dans le Saint Empire romain germanique, la diète est une assemblée convoquée par l'empereur. Elle réunit des princes, des dignitaires ecclésiastiques, des représentants des villes. C'est une instance à la fois politique et religieuse. L'empereur et le pape s'efforcent d'y défendre leurs intérêts respectifs et ceux de leurs sujets. La Diète est donc représentative des différents partis concernés, mais elle a aussi une dimension symbolique. Sa convocation doit impressionner le peuple et marquer l'importance des sujets débattus

[Une nuée de témoins 1] Diète d'Augsbourg

En 1530, soucieux de l'unité de l'empire, Charles-Quint convoque la Diète. Il demande aux partis en présence d'y faire connaître leurs positions. Luther, mis au ban de l'Empire ne peut quitter la Saxe pour participer à cette assemblée. Il est demandé à Philippe Mélanchthon de rédiger une Confession de foi exprimant la doctrine des " protestants " et de la défendre à la Diète. Elle sera lue en séance publique après avoir reçu la signature de neuf princes, seigneurs et villes, ralliés à la Réforme. Luther lui a donné son accord. Mais malgré le souci de Mélanchthon de ne pas heurter de front et de trouver un terrain d'entente ce texte sera réfuté et refusé par les théologiens officiels et par l'empereur. L'édit de Worms qui excommuniait Luther et ses partisans est confirmé.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Directoire œcuménique

Document catholique promu par le Conseil pontifical pour la promotion de l'unité des chrétiens dont le titre exact est : Directoire pour l'application des principes et des normes sur l'œcuménisme. A caractère disciplinaire, il fait loi dans l'Eglise catholique pour la pratique œcuménique. La dernière version date de 1993. Il en existe une version commentée et complétée, adaptée à la situation française (Paris : Cerf, 1994).

[Douze rencontres avec Jésus] Disciple

Etre disciple c'est suivre et servir un maître et son enseignement. Dans le Nouveau Testament, à côté du groupe des 12 disciples d'autres disciples ne sont pas mentionnés nommément. Aujourd'hui encore le chrétien se considère comme "disciple de Jésus" ou "disciple du Christ".

[Pour une première approche de la Bible] Disciple

Le terme grec désigne l'étudiant : celui qui reçoit un enseignement d'un maître. Dans le Nouveau Testament, il désigne d'une part, au sens restreint, les douze disciples que Jésus choisit comme compagnons durant son ministère, et d'autre part, au sens large, tous les chrétiens, c'est à dire tous ceux qui acceptent l'Evangile, la bonne nouvelle du salut par la confiance en Jésus-Christ le Fils de Dieu.

[Une nuée de témoins 1] Discipline

Au sens large, ce terme désigne la règle de conduite commune aux membres d'une collectivité permettant de vivre dans l'ordre et l'harmonie. Dans l'Eglise, ce mot évoque " la règle de vie des disciples ". Elle est constituée par les lois qui régissent l'organisation et le fonctionnement internes de l'Eglise. On l'appelle aussi droit ecclésial. Elle permet aux chrétiens de vivre ensemble en fidélité à la volonté de Dieu. C'est dire que les dispositions de la discipline ne sont pas simplement des règlements administratifs. Ils sont en fait la traduction concrète des convictions théologiques qui fondent la vie communautaire. Calvin écrit : " Comme la doctrine de notre Seigneur Jésus est l'âme de l'Eglise, ainsi la discipline est en elle comme les nerfs sont en un corps, pour unir les membres et les tenir chacun en son lieu et ordre ". Pour les Eglise protestantes, en particulier les Eglises réformées, la discipline est une réalité importante et nécessaire, même si elle est toujours seconde et subordonnée à la Parole de Dieu. C'est pourquoi une discipline ne doit pas être figée ni sacralisée, mais elle appelle constamment des adaptations et des révisions

[Une nuée de témoins 2] Discipline

Au sens large, ce terme désigne la règle de conduite commune aux membres d'une collectivité permettant de vivre dans l'ordre et l'harmonie. Dans l'Eglise, ce mot évoque " la règle de vie des disciples ". Elle est constituée par les lois qui régissent l'organisation et le fonctionnement internes de l'Eglise ainsi que la correction des moeurs. Elle ne fut pas d'emblée acceptée sans discussion dans l'Eglise réformée de France. Ses 40 articles, déclarés modifiables, lors du 1er synode de 1559, sont déjà 222 en 1661 ! Ils posent l'égalité entre toutes les Eglises locales, la hiérarchie des ministères (pasteurs, anciens, diacres, maîtres d'école...) la liste des sacrements (baptême, cène), et définissent les compétences des consistoires, colloques, synodes provinciaux, et synode national. On l'appelle aussi droit ecclésial. Elle permet aux chrétiens de vivre ensemble en fidélité à la volonté de Dieu. C'est dire que les dispositions de la discipline ne sont pas simplement des règlements administratifs. Ils sont en fait la traduction concrète des convictions théologiques qui fondent la vie communautaire. Calvin écrit : " Comme la doctrine de notre Seigneur Jésus est l'âme de l'Eglise, ainsi la discipline est en elle comme les nerfs sont en un corps, pour unir les membres et les tenir chacun en son lieu et ordre ". Pour les Eglises protestantes, en particulier les Eglises réformées, la discipline est une réalité importante et nécessaire, même si elle est toujours seconde et subordonnée à la Parole de Dieu. C'est pourquoi une discipline ne doit pas être figée, ni sacralisée, mais elle appelle constamment des adaptations et des révisions

[Une nuée de témoins 1] Dispute

Il s'agit d'une discussion publique sur une thèse philosophique, scientifique ou théologique. Dès l'Antiquité, Aristote en avait fixé les règles et les formes. Elle devient courante au 12e siècle et peut prendre différentes formes. Au 16e siècle, ce mode de débat contradictoire est particulièrement prisé par les théologiens. Les Réformateurs y auront fréquemment recours pour défendre et faire avancer leurs idées

[Cette violence qui est en nous] Dispute

Il s'agit d'une discussion publique sur une thèse philosophique, scientifique ou théologique. Dès l'Antiquité, Aristote en avait fixé les règles et les formes. Elle devient courante au 12e siècle et peut prendre différentes formes. Au 16e siècle, ce mode de débat contradictoire est particulièrement prisé par les théologiens. Les Réformateurs y auront fréquemment recours pour défendre et faire avancer leurs idées

[La spiritualité aujourd'hui] Dissémination

Ce mot désigne la réalité des Eglises minoritaires (par exemple le protestantisme en France) dont les membres et les communautés sont dispersés au cœur de la société. Elle n'est pas seulement géographique, mais peut être aussi culturelle, temporelle, spirituelle, théologique. Ce sentiment de dispersion, d'éparpillement, de dissolution est exacerbé par le caractère déchristianisé de la société contemporaine. Tant que le christianisme occupait une place centrale, ses propres valeurs constituaient les repères de la société. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Cette dissémination est souvent perçue comme une perte qui met en question l'identité et le témoignage de l'Eglise. En même temps, cette situation a amené des évolutions très positives afin d'organiser la vie de l'Eglise autrement que sur un modèle traditionnel, faisant une place plus grande à de petites assemblées et à des ministères exercés par des laïcs. Les Eglises redécouvrent aussi dans la Bible que la dissémination n'est pas une douloureuse exception mais qu'elle est souvent présentée comme la norme pour le chrétien. On peut penser au verset de l'épître aux Hébreux (11,13) rappelant aux croyants qu'ils sont " étrangers et voyageurs sur la terre ".

[Les gros mots de la théologie] Doctrine

Mot emprunté au latin classique, doctrina, qui signifie " enseignement, théorie, méthode ". Le mot désigne généralement un ensemble de principes, d'énoncés, érigés ou non en système, traduisant une certaine conception de la foi chrétienne.

[Les gros mots de la théologie] Dogmatique

La dogmatique désigne la discipline théologique qui travaille sur le dogme : l'histoire des dogmes, ses fondements théologiques, scripturaires, etc.

[Une nuée de témoins 1] Dogme

Vient d'un verbe grec dokein qui signifie croire, décider et qui a donné dogma : opinion ou décision. Dans l'usage théologique actuel, le dogme désigne une vérité que l'Eglise pose comme devant être crue. Mais cette notion ne s'est imposée qu'à partir du siècle des Lumières, remplaçant les expressions " articles de foi " ou " vérités de foi ". Dans le Nouveau Testament, comme chez les Pères de l'Eglise, le mot " dogme " désigne aussi bien la doctrine de l'Eglise que les doctrines philosophiques.
Au Moyen Age, la scolastique pose des " articles de foi " comme principes premiers de la " science " théologique. Au moment de la Réforme, ce sont les conciles, mais aussi de plus en plus le pape qui décident de l'autorité des " vérités de foi " et de leur caractère obligatoire. La Réforme va mettre en question ce caractère obligatoire. Ensuite, on insiste de plus en plus sur la possibilité d'examiner le bien-fondé de la doctrine. Contre ce mouvement de critique par la raison, le Concile Vatican I (1869-1870) définit le dogme comme un énoncé contenu dans la Parole de Dieu, écrite ou transmise par la tradition, et posé par le magistère ordinaire et universel de l'Eglise comme devant être cru. Le même concile présente l'infaillibilité pontificale, dont il pose la doctrine, comme un " dogme révélé par Dieu ".
Le dogme fait l'objet dans le protestantisme d'une critique fondamentale, soit pour des motifs spirituels, soit pour des raisons proprement théologiques.

[Une nuée de témoins 2] Dogme

Vient d'un verbe grec dokein qui signifie croire, décider et qui a donné dogma : opinion ou décision. Dans l'usage théologique actuel, le dogme désigne une vérité que l'Eglise pose comme devant être crue. Mais cette notion ne s'est imposée qu'à partir du siècle des Lumières, remplaçant les expressions " articles de foi " ou " vérités de foi "

[Découverte du protestantisme] Dogme

Point de doctrine considéré comme fondamental et indiscutable par une religion, une Eglise ou une idéologie. Dans le catholicisme c'est une vérité posée par l'Eglise comme devant être crue par tous les croyants. En ce sens il n'y a pas à proprement parler de dogme dans le protestantisme. Il y a des convictions théologiques qui constituent le contenu de la foi. Mais elles peuvent être toujours discutées à la lumière de la Bible et elles ne lient pas la conscience des fidèles

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Dogme

Vient d'un verbe grec dokein qui signifie croire, et qui a donné dogma : " opinion " ou " décision ". Dans l'usage théologique actuel, le dogme désigne une vérité que l'Eglise pose comme devant être crue. Mais cette notion ne s'est imposée qu'à partir du siècle des Lumières, remplaçant les expressions " articles de foi " ou " vérités de foi "

[Les gros mots de la théologie] Dogme / dogmatisme

Vient d'un verbe grec dokein qui signifie " croire ", " décider " et qui a donné dogma : " opinion " ou " décision ". Dans l'usage théologique actuel, le dogme désigne une vérité que l'Eglise pose comme devant être crue. Mais cette notion ne s'est imposée qu'à partir du siècle des Lumières, remplaçant les expressions " articles de foi " ou " vérités de foi ".

[Une nuée de témoins 1] Dominicains

L'abréviation des dominicains est O.P. du latin Ordo [Fratrum] Praedicatorum : l'ordre des prédicateurs. Ce 2e ordre mendiant (après les franciscains) est fondé par l'espagnol Dominique. Celui-ci reçoit en 1216 du pape Honoré III la permission de créer un ordre dont les activités principales seront la prédication, l'étude de la théologie et le combat contre les hérétiques. Au Moyen Age, les dominicains sont les théologiens de la cour papale. Les plus connus parmi eux sont Albert le Grand et Thomas d'Aquin. Après 1232, les dominicains sont chargés de postes principaux dans l' Inquisition ce qui leur a valu le surnom Domini canes : " les chiens du Seigneur ".
L'ordre des dominicains a une branche féminine et un Tiers Ordre.

[Une nuée de témoins 1] Dominique (vers 1170-1221)

Né à Caleruega, dans la province de Burgos (Espagne) aux environs de 1170, mort à Bologne (Italie) le 6 août 1221. En 1195, à la demande de l'évêque du lieu, il devient chanoine à Osma. Il est élu sous-prieur de cette communauté. Accompagnant son évêque lors d'un déplacement au Danemark, Dominique traverse le sud de la France et découvre l'existence des Cathares. Au retour d'un voyage à Rome, en 1206, l'évêque d'Osma et Dominique passent à nouveau dans le Midi de la France où ils rencontrent les légats du pape qui essayent vainement de convertir les Cathares. L'évêque d'Osma, Diègue, conseille alors aux légats de se défaire de leurs escortes et de leurs chevaux et d'aller prêcher l'Evangile à pied, n'emportant que les livres nécessaires. Diègue lui-même joint aussitôt le geste à la parole, et part prêcher avec Dominique, accompagné par les légats. Pendant deux ans, ils vont prêcher ainsi : à pied et sans escorte, à travers tout le Languedoc. Leur prédication connaît un certain succès. Des femmes cathares s'y convertissent. Coupées de leur communauté, elles se trouvent alors sans aucun moyen de subsistance. Dominique et son évêque les rassemblent et les installent à Prouille. Ainsi est constitué un monastère qui deviendra le point de départ de l'Ordre des Moniales dominicaines. Après la mort de Diègue, Prouille sert à Dominique de quartier général. Les légats missionnaires se dispersent. De 1208 à 1213, Dominique poursuit seul l'œuvre de prédication.
En 1215, Dominique réunit quelques compagnons avec lesquels il commence une vie monastique. La petite communauté s'installe d'abord à Fanjeaux, près de Prouilhe, dans une église. En 1215, Foulques, évêque de la ville de Toulouse, reconnaît officiellement la communauté avec son projet de prédication, et lui concède comme revenu une partie de la dîme des pauvres. Ce furent là les débuts de l'ordre dominicain, spécialement consacré à la prédication et dont l'essor fut rapidement considérable. Dominique a été canonisé en 1234.
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[Une nuée de témoins 1] Donat, donatisme

Le donatisme, du nom de son initiateur Donat (évêque de Carthage, mort en 355), est un vaste mouvement de contestation qui a touché l'Eglise d'Afrique du 4e siècle au 7e siècle. A l'origine, il s'agit d'un durcissement de la position de Cyprien de Carthage concernant les apostats et les membres du clergé qui, pendant les persécutions, ont livré aux autorités romaines les manuscrits des Ecritures en leur possession. Le donatisme devient ensuite un mouvement de contestation contre une Eglise supposée soumise aux puissants et aux riches. Les donatistes condamnent les prêtres jugés indignes et proclament que la validité des sacrements dépend de la sainteté des ministres

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Donation de Constantin

Document inauthentique comprenant deux parties. La Confession expose la légende de la conversion de Constantin, qui aurait été guéri de la lèpre par l'évêque Sylvestre de Rome. La Donation énumère les cadeaux de l'empereur reconnaissant : le palais du Latran, les territoires impériaux d'Italie et la ville de Rome, avec le droit de porter le sceptre, le diadème et la pourpre. Cet écrit a dû être composé à la chancellerie papale au milieu du 8e siècle. C'est au 15e siècle que l'humaniste Laurent Valla en prouva l'inauthenticité

[La spiritualité aujourd'hui] Doxologie

Le mot est d'origine grecque : doxa veut dire la gloire. Dans la liturgie, la doxologie est donc une louange qui dit ou chante la gloire de Dieu. La formule classique est trinitaire : " Gloire au Père, gloire au Fils, gloire au Saint Esprit "

[Une nuée de témoins 1] Droit canon

On désigne ainsi l'ensemble des lois du droit ecclésiastique de l'Eglise catholique romaine. Il contient les règles qui doivent s'appliquer dans l'Eglise en matière de foi et de discipline. Le Droit canon est une discipline enseignée dans les facultés catholiques de théologie

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Droit canonique

Volume regroupant les règles de droit dans l'Eglise catholique. La Discipline de l'Eglise réformée joue un rôle analogue

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Droit naturel

Le " droit naturel ", notion controversée, est un droit fondé non pas sur le contrat social et sur une loi historique, mais sur l'idée d'un droit " inhérent à la nature humaine ". La notion de " nature " apparaît ici comme absolue et normative et se réfère à une " loi du cosmos ", une " loi éternelle " ou encore une " loi des dieux "

[D'où vient le mal? Interroger des réponses...*] Dualisme

Le dualisme est une forme de pensée qui essaie d'établir deux principes qui sont à la fois égaux et contraires. Ainsi, le dualisme sépare dans l'être humain ce qui relèverait de " l'âme " et ce qui relèverait du " corps ". Cette forme de pensée quand elle ouvre à des considérations théologiques croit en un dieu du bien et un dieu du mal. En ceci, elle rejoint le manichéisme

E

[Fêtes chrétiennes] Ebionites

Les ébionites sont membres d’une secte judéo-chrétienne notamment en Asie Mineure au 2e et 3e siècles. Leur nom vient d’un mot hébreu ebion qui signifie pauvre. Pour les ébionites, Jésus n’est pas reconnu comme Dieu incarné. Il est tout simplement né d’un homme et d’une femme. Il est considéré comme un prophète doué des vertus et des qualités supérieures d’un prophète. Ils ne se prononcent pas sur l’affirmation que Jésus est le Messie.

[Découverte du protestantisme] Ecclésial

L'adjectif se construit sur la racine grecque ecclesia que l'on traduit par " Eglise". ecclésial veut donc dire "de l'Eglise", "concernant l'Eglise". On parlera par exemple de "contexte ecclésial", de "droit ecclésial", ou de " magistère ecclésial" pour désigner l'autorité chargée de dire la foi de l'Eglise.

[Pour une première approche de la Bible] Ecclésiaste (livre de l')

Ce livre de l'Ancien Testament porte différents noms: "Qohélét", parfois aussi "Le Prédicateur Salomon", selon les versions. Il fait partie du genre littéraire de la littérature de sagesse. On l'attribue traditionnellement à Salomon, fils de David. Mais les recherches littéraires ont montré qu'il faudrait plutôt envisager sa rédaction au 3e siècle avant JC. Il surprend par sa manière lucide et décapante de voir la réalité. D'une certaine manière, il fait table rase de toutes les constructions humaines. C'est pourquoi la tradition chrétienne y a vu une préparation à une nouvelle espérance: le Christ, l'Evangile.

[Découverte du protestantisme] Ecclésiologie

Réflexion dogmatique au sujet de l'origine et de la nature de l'Eglise, des charismes, des ministres, de son statut théologique et juridique ainsi que de la question de l'unité de l'Eglise dans une chrétienté divisée.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Ecclésiologie

Réflexion dogmatique au sujet de l'origine et de la nature de l'Eglise, de son statut théologique et juridique, des charismes, des ministres, ainsi que de la question de l'unité de l'Eglise dans une chrétienté divisée. Les divergences ecclésiologiques sont au coeur du dialogue oecuménique

[La spiritualité aujourd'hui] Ecclésiologie

Réflexion dogmatique au sujet de l'origine et de la nature de l'Eglise, des charismes, des ministres, de son statut théologique et juridique ainsi que de la question de l'unité de l'Eglise dans une chrétienté divisée

[Une nuée de témoins 1] Eckhart, Maître (vers 1260-1328)

Maître Eckhart, dominicain allemand, enseigne dans différents monastères. En 1302, il obtient une maîtrise à Paris et à partir de 1323, il enseigne à Cologne. Ses charges dans l'ordre dominicain l'ont amené à faire de nombreux déplacements. Il doit quitter Cologne pour aller se justifier devant la Curie Pontificale, alors en Avignon. Il meurt en cours de route et nul ne sait où. Depuis 1326 déjà, il est soupçonné d'hérésie. Le centre de son enseignement est l'union du croyant avec Dieu, la pauvreté absolue qui va jusqu'à exiger l'abandon (ou détachement) de soi, de la vertu, voire, dans certains de ses textes, de Dieu lui-même. Ses écrits ne sont pas faciles à lire ; Eckhart crée dans son écriture des expressions nouvelles qui entrent dans la langue allemande et l'influencent profondément. Maître Eckhart est définitivement condamné comme hérétique le 27 mars 1329

[Découverte du protestantisme] Ecriture

voir Bible.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Edit de Nantes

Après presque 40 ans de guerres civiles entre catholiques et protestants, l'Edit de Nantes (1598) est un édit unique en Europe qui reconnaît aux protestants la liberté de conscience et, de manière limitée, la liberté de culte. Elle leur rend, par ailleurs, l'intégralité de leurs droits civiques. Même s'il fut peu à peu entièrement vidé de son contenu jusqu'à sa révocation par Louis XIV (1685), l'Edit de Nantes demeure un jalon pionnier de la longue histoire de la conquête des libertés publiques et individuelles

[Douze rencontres avec Jésus] Eglise

Le mot Eglise vient de la racine " assembler ", " rassembler ". Il s'utilise dans différents sens, voisins mais distincts. Il peut désigner :
- le bâtiment où se rassemblent les fidèles et où on célèbre le culte (dans ce cas on met une minuscule).
- les personnes qui se rassemblent, l'assemblée qui se réunit. - l'ensemble des chrétiens : le Nouveau Testament compare l'Eglise au corps du Christ ou à son épouse, images qui entendent souligner le lien étroit entre le Christ et l'Eglise. En ce sens, on parle de l'Église au singulier (elle regroupe tous les fidèles, à travers le temps et l'espace).
- une institution ou une organisation religieuse chrétienne : on parle de l'Église réformée de France, de l'Église de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, de l'Église orthodoxe grecque, de l'Église catholique romaine. Dans ce cas, on parle des Églises au pluriel.
La compréhension de l'Eglise (on parle alors d'ecclésiologie) est aujourd'hui l'un des enjeux principaux du dialogue oecuménique. C'est en effet ce point qui demeure l'une des différences fondamentales entre les grandes confessions chrétiennes.
Pour les protestants, les 2ème et 3ème sens ne se recouvrent pas. L'Eglise du Christ, Eglise invisible, ne coïncide pas avec les formes visibles des Eglises particulières. C'est une réalité spirituelle que Dieu seul connaît.
Pour les catholiques, par contre, l'Eglise du Christ s'identifie à l'Eglise catholique romaine.

[Découverte du protestantisme] Eglise

Le mot Eglise vient de la racine "assembler", "rassembler". Il s'utilise dans différents sens, voisins mais distincts. Il peut désigner :
- le bâtiment où se rassemblent les fidèles et où on célèbre le culte (dans ce cas on met une minuscule).
- les personnes qui se rassemblent, l'assemblée qui se réunit.
- l'ensemble des chrétiens : le Nouveau Testament compare l'Eglise au corps du Christ ou à son épouse, images qui entendent souligner le lien étroit entre le Christ et l'Eglise. En ce sens, on parle de l'Eglise au singulier (elle regroupe tous les fidèles, à travers le temps et l'espace).
- une institution ou une organisation religieuse chrétienne : on parle de l'Eglise réformée de France, de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, de l'Eglise orthodoxe grecque, de l'Eglise catholique romaine. Dans ce cas, on parle des Eglises au pluriel.
La compréhension de l'Eglise (on parle alors d'ecclésiologie) est aujourd'hui l'un des enjeux principaux du dialogue œcuménique. C'est en effet ce point qui demeure l'une des différences fondamentales entre les grandes confessions chrétiennes.
Pour les protestants, les 2ème et 3ème sens ne se recouvrent pas. L'Eglise du Christ, Eglise invisible, ne coïncide pas avec les formes visibles des Eglises particulières. C'est une réalité spirituelle que Dieu seul connaît.
Pour les catholiques, par contre, l'Eglise du Christ s'identifie à l'Eglise catholique romaine.

[Les gros mots de la théologie] Eglise

Le mot Eglise vient de la racine " assembler ", " rassembler ". Il s'utilise dans différents sens, voisins mais distincts. Il peut désigner :

  • Le bâtiment où se rassemblent les fidèles et où on célèbre le culte (dans ce cas on met une minuscule).
  • Les personnes qui se rassemblent, l'assemblée qui se réunit.
  • L'ensemble des chrétiens : en ce sens, on parle de l'Eglise au singulier (elle regroupe tous les fidèles, à travers le temps et l'espace).
  • Une institution ou une organisation religieuse chrétienne : on parle de l'Église réformée de France, de l'Eglise orthodoxe grecque, de l'Eglise catholique romaine. Dans ce cas, on parle des Eglises au pluriel.

La compréhension de l'Eglise (on parle alors d'ecclésiologie) est aujourd'hui l'un des enjeux principaux du dialogue œcuménique. C'est en effet ce point qui demeure l'une des différences fondamentales entre les grandes confessions chrétiennes.
Pour les protestants, l'Eglise du Christ, Eglise invisible, ne coïncide pas avec les formes visibles des Eglises particulières. C'est une réalité spirituelle que Dieu seul connaît. Pour les catholiques, par contre, l'Eglise du Christ s'identifie à l'Eglise catholique romaine.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Eglise

Le mot Eglise vient de la racine "assembler", "rassembler". Il s'utilise dans différents sens, voisins mais distincts. Il peut désigner :

  • le bâtiment où se rassemblent les fidèles et où on célèbre le culte (dans ce cas on met une minuscule).
  • les personnes qui se rassemblent, l'assemblée qui se réunit.
  • l'ensemble des chrétiens : le Nouveau Testament compare l'Eglise au corps du Christ ou à son épouse, images qui entendent souligner le lien étroit entre le Christ et l'Eglise. En ce sens, on parle de l'Eglise au singulier (elle regroupe tous les fidèles, à travers le temps et l'espace).
  • une institution ou une organisation religieuse chrétienne : on parle de l'Eglise réformée de France, de l'Eglise de la Confession d'Augsbourg d'Alsace et de Lorraine, de l'Eglise orthodoxe grecque, de l'Eglise catholique romaine. Dans ce cas, on parle des Eglises au pluriel.
    La compréhension de l'Eglise (on parle alors d' ecclésiologie) est aujourd'hui l'un des enjeux principaux du dialogue œcuménique. C'est en effet ce point qui demeure l'une des différences fondamentales entre les grandes confessions chrétiennes.
    Pour les protestants, les 2e et 3e sens ne se recouvrent pas. L'Eglise du Christ, Eglise invisible, ne coïncide pas avec les formes visibles des Eglises particulières. C'est une réalité spirituelle que Dieu seul connaît.
    Pour les catholiques, par contre, l'Eglise du Christ s'identifie à l'Eglise catholique romaine.

[Une nuée de témoins 2] Eglise anglicane

L'Eglise d'Angleterre est née de la rupture d'Henri VIII avec le pape Clément VII qui lui avait refusé l'annulation de son mariage. Mais c'est son successeur, Edouard VI, qui va amener l'Eglise d'Angleterre vers la Réforme. Une nouvelle liturgie, le Prayer Book (Livre de prière), est adoptée en 1549. Sa 2e édition (1552) est fortement marquée d'une empreinte protestante, sous l'influence notamment de Bucer. Mais l'anglicanisme ne s'installe véritablement que sous le long règne d'Elisabeth 1e (1558-1603) qui fut excommuniée en 1570. Un exposé de la foi, les Trente-Neuf Articles, d'inspiration protestante, paraît en 1571. C'est aujourd'hui encore la base doctrinale de l'anglicanisme : affirmation de l'autorité des Ecritures, reconnaissance de deux seuls sacrements : le baptême et la cène, possibilité de mariage pour les ministres du culte. Aujourd'hui les femmes peuvent être ordonnées prêtres et évêques, ce qui a suscité des tensions vives au sein de la Communion anglicane et avec l'Eglise romaine. La tradition anglicane garde toutefois encore bien des aspects du catholicisme : hiérarchie, formes liturgiques, succession apostolique historique.
L'anglicanisme ce n'est pas seulement l'Eglise d'Angleterre, c'est 70 millions de fidèles partout dans le monde

[Les gros mots de la théologie] Eglise libre

Les Eglises dites " libres " sont des Eglises issues de la Réforme. En Europe, elles apparaissent au milieu du 19e siècle dans la suite d'un mouvement de Réveil. Généralement de tendance évangélique, elles se séparent des Eglises réformées traditionnelles et de tous liens avec l'Etat, d'où cette appellation de " libre ".

[Les gros mots de la théologie] Eglise luthérienne

Eglise protestante se référant à la théologie de Luther

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Eglise vieille-catholique

Les vieux-catholiques sont membres d'une Eglise qui s'est séparée de l'Eglise Catholique Romaine au moment de la déclaration du dogme de l' infaillibilité pontificale lors du Concile Vatican I (1869-1870). Ils pratiquent l'usage de la langue vernaculaire pour les célébrations. Ils rejettent la pratique des indulgences, l'obligation du célibat, l'interdiction de la crémation et l'exigence de la confession annuelle. La place des laïcs est renforcée. L'Eglise vieille-catholique est membre du Conseil oecuménique des Eglises

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Eléphantine

Eléphantine est une station du sud de l'Egypte sur le Nil où vivait une communauté juive dans la deuxième moitié du premier millénaire av. JC. La communauté d'Eléphantine était une garnison militaire chargée de la surveillance de la frontière méridionale de l'Egypte. La communauté d'Eléphantine n'a connu ni la réforme que l'on appelle " deutéronomiste " ni l' Exil et elle conserve une forme de religion sans doute ancienne comme en témoignent les textes d'Eléphantine qui contiennent la correspondance entre la communauté de Judée et la communauté d'Egypte.

[Douze rencontres avec Jésus] Elie

Elie est un prophète de l'Ancien Testament (1 Rois 17). La fin du récit raconte qu'il a été enlevé au ciel. Le judaïsme attend son retour juste avant l'arrivée du Messie. Le Nouveau Testament se fait écho de cette idée. Dans le judaïsme Elie était considéré comme un personnage qui vient en aide aux hommes justes et pieux. Jésus associe Jean le baptiste à cette figure d'Elie qui est donc déjà venu et qui n'a pas été accueilli alors qu'il est le Messie (Matthieu 11, 14 et 17, 10-13).
Elie symbolise par ailleurs les prophètes, tout comme la figure de Moïse représente la loi

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Elie

Elie est un prophète de l'Ancien Testament (1 Rois 17). Il symbolise les prophètes, tout comme la figure de Moïse représente la loi. Dans le judaïsme, Elie est considéré comme un personnage qui vient en aide aux hommes justes et pieux. La fin du récit raconte qu'il a été enlevé au ciel. Le judaïsme attend son retour juste avant l'arrivée du Messie. Le Nouveau Testament se fait écho de cette idée : Jésus associe Jean le baptiste à cette figure d'Elie qui est donc déjà venu et qui n'a pas été reconnu (Matthieu 11, 14 et 17, 10-13).

[Les gros mots de la théologie] Ellul, Jacques (1912-1994)

Théologien protestant, historien et sociologue français, Jacques Ellul a enseigné le Droit à divers universités françaises. Il entreprend des travaux de recherche sur l'évolution de la société contemporaine où la technocratie de la société moderne va de pair avec la disparition du monde rural traditionnel. En résulte ce qu'il appelle la " société technicienne " qui impose ses valeurs d'efficacité et de progrès technique en niant l'être humain, ses besoins, mais aussi en détruisant sa culture et la nature.

" Ce n'est pas la technique qui nous asservit mais le sacré transféré à la technique (...) Ce n'est pas l'Etat qui nous asservit (...), c'est sa transfiguration sacrale. " Jacques Ellul

[Les gros mots de la théologie] Enthousiaste

Ce terme qui littéralement veut dire " en Dieu " (du grec : en-theou) est utilisé par les Réformateurs, notamment Luther, pour désigner les exaltés (en allemand Schwärmer) qui, au 16e siècle, se laissaient aller à leur subjectivité. Sous l'influence supposée du Saint Esprit, ils prétendaient apporter des révélations particulières et menaçaient le mouvement réformateur par des excès dans les domaines religieux, ecclésial et politique. Pour les combattre, les Réformateurs ramèneront à la lecture des Ecritures bibliques. Elles seules peuvent empêcher les croyants de flotter au gré de leurs idées personnelles, voire de leurs illuminations dont sont si friandes les religiosités contemporaines. On peut parler d'enthousiasme, chaque fois que l'être humain, au lieu de s'en tenir à la Parole de Dieu (extérieure à lui), recherche des fantaisies personnelles, des expériences spirituelles permettant de trouver en lui-même, un accès direct à Dieu.

[La spiritualité aujourd'hui] Enthousiastes

Ce terme qui littéralement veut dire "en Dieu" (du grec : en-theou) est utilisé par les Réformateurs, notamment Luther, pour désigner les exaltés (en allemand Schwärmer) qui, au 16e siècle, se laissaient aller à leur subjectivité. Sous l'influence supposée du Saint-Esprit, ils prétendaient apporter des révélations particulières et menaçaient le mouvement réformateur par des excès dans les domaines religieux, ecclésial et politique. Pour les combattre, les Réformateurs ramèneront à la lecture des Ecritures bibliques. Elles seules peuvent empêcher les croyants de flotter au gré de leurs idées personnelles, voire de leurs illuminations dont sont si friandes les religiosités contemporaines. On peut parler d'enthousiasme, chaque fois que l'être humain, au lieu de s'en tenir à la Parole de Dieu (extérieure à lui), recherche des fantaisies personnelles, des expériences spirituelles permettant de trouver en lui-même, un accès direct à Dieu

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Ephratéen

Originaire d'Ephrata ou d'Ephraïm au Nord de Jérusalem. Un groupe d'Ephratéens habitait dans la région de Bethléem, c'est pourquoi dans certains manuscrits, Bethléem s'appelle aussi Bethléem-Ephrata.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Epiclèse

(du grec epiclesis, invocation) Invocation à l'Esprit Saint, notamment pendant la Divine Liturgie, après les paroles de l'institution de l'Eucharistie (ou avant dans la messe catholique), pour qu'il opère le changement du pain et du vin en corps et sang du Christ et la sanctification des fidèles. Tous les sacrements ont une forme d'épiclèse qui leur donne leur efficacité par la présence de la grâce divine

[La spiritualité aujourd'hui] Epiclèse

Prière qui invoque le Saint Esprit, souvent appelée " prière d'illumination ". Le mot est d'origine grecque et veut dire littéralement " appeler sur ". L'épiclèse se retrouve à deux moments de la liturgie protestante : avant la lecture de la Bible pour que l'Ecriture lue devienne Parole entendue et au moment de la Sainte Cène où le Saint Esprit est appelé sur les fidèles rassemblés pour qu'ils discernent la présence du Christ dans le pain et le vin partagé

[Fêtes chrétiennes] Epiclèse

Prière qui invoque le Saint Esprit, souvent appelée " prière d'illumination ". Le mot est d'origine grecque et veut dire littéralement " appeler sur ". L'épiclèse se retrouve à deux moments de la liturgie protestante : avant la lecture de la Bible pour que l'Ecriture lue devienne Parole entendue et au moment de la Sainte Cène où le Saint Esprit est appelé sur les fidèles rassemblés pour qu'ils discernent la présence du Christ dans le pain et le vin partagé

[Fêtes chrétiennes] Epiphanie

Du grec epiphaneia, apparition. La fête chrétienne de l'Epiphanie est célébrée le 6 janvier. Depuis la fixation de la date de Noël sur le 25 décembre, l'Epiphanie est associée dans la majorité des Eglises d'Orient au baptême de Jésus, dans les Eglises d'Occident, à la venue des mages. Les deux approches soulignent la "manifestation publique" de Jésus comme Messie et Sauveur.

[Pour une première approche de la Bible] Epître

Vient du mot grec qui signifie " lettre " . Il s'agit d'un genre littéraire très utilisé dans l'Antiquité par les Grecs et les Romains. Les épîtres respectent généralement un schéma-type : nom de l'auteur, nom du destinataire, formule de salutation, contenu de la lettre, salutation finale. On recense dans la Bible de nombreuses épîtres de Paul, certaines comme l'épître aux
Romains sont de véritables traités théologiques

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Epîtres de Paul

Ensemble littéraire sous forme de lettres (épître vient du mot grec epistolê : lettre) qu’adresse Paul aux premières communautés chrétiennes afin de transmettre le message de Jésus et de structurer les communautés.

[Une nuée de témoins 1] Erasme (1469-1536)

Né à Rotterdam, il fut appelé " le prince des humanistes ". Il entra au couvent des Augustins. Il poursuivit ses études à Paris au Collège Montaigu où, quelques années plus tard, étudia Calvin. Il s'efforça d'appliquer les règles philologiques -mises au point par les humanistes- aux Ecritures bibliques avec le souci de les rendre accessibles aux plus humbles. Il voyagea dans toute l'Europe où il diffusa des idées qui seront reprises par les Réformateurs. Lié d'amitié avec plusieurs d'entre eux ( Bucer, Farel, Melanchthon, Oecolampade, Zwingli...) et malgré la sympathie qu'il avait pour nombre de leurs thèses, il refusa toujours de rompre avec l'Eglise romaine. Il pensait possible une réforme de l'Eglise de l'intérieur. Erasme refusait la violence, notamment en matière religieuse. Sa pensée était faite de mesure et de pondération. Luther lui a reproché sa tiédeur. En 1521, à Bâle, il écrit son Essai sur le libre-arbitre. Luther lui répondra dans son Traité du serf arbitre

[Les gros mots de la théologie] Erasme (1469-1536)

Né à Rotterdam, il fut appelé " le prince des humanistes ". Il entra au couvent des Augustins. Il poursuivit ses études à Paris au Collège Montaigu où, quelques années plus tard, étudia Calvin. Il s'efforça d'appliquer les règles philologiques -mises au point par les humanistes- aux Ecritures bibliques avec le souci de les rendre accessibles aux plus humbles. Il voyagea dans toute l'Europe où il diffusa des idées qui seront reprises par les Réformateurs. Lié d'amitié avec plusieurs d'entre eux et malgré la sympathie qu'il avait pour nombre de leurs thèses, il refusa toujours de rompre avec l'Eglise romaine. Il pensait possible une réforme de l'Eglise de l'intérieur. Erasme refusait la violence, notamment en matière religieuse. Sa pensée était faite de mesure et de pondération. Luther lui a reproché sa tiédeur. En 1521, à Bâle, il écrit son Essai sur le libre-arbitre. Luther lui répondra dans son Traité du serf arbitre.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Erasme (1469-1536)

Né à Rotterdam, il fut appelé " le prince des humanistes ". Il entra au couvent des Augustins. Il poursuivit ses études à Paris au Collège Montaigu où, quelques années plus tard, étudia Calvin. Il s'efforça d'appliquer les règles philologiques -mises au point par les humanistes- aux Ecritures bibliques avec le souci de les rendre accessibles aux plus humbles. Il voyagea dans toute l'Europe où il diffusa des idées qui seront reprises par les Réformateurs. Lié d'amitié avec plusieurs d'entre eux (Bucer, Farel, Melanchthon, Oecolampade, Zwingli...) et malgré la sympathie qu'il avait pour nombre de leurs thèses, il refusa toujours de rompre avec l'Eglise romaine. Il pensait possible une réforme de l'Eglise de l'intérieur. Erasme refusait la violence, notamment en matière religieuse. Sa pensée était faite de mesure et de pondération. Luther lui a reproché sa tiédeur. En 1521, à Bâle, il écrit son Essai sur le libre-arbitre. Luther lui répondra dans son Traité du serf arbitre

[Cette violence qui est en nous] Erasme (1469-1536)

Né à Rotterdam, il fut appelé " le prince des humanistes ". Il entra au couvent des Augustins. Il poursuivit ses études à Paris au Collège Montaigu où, quelques années plus tard, étudia Calvin. Il s'efforça d'appliquer les règles philologiques -mises au point par les humanistes- aux Ecritures bibliques avec le souci de les rendre accessibles aux plus humbles. Il voyagea dans toute l'Europe où il diffusa des idées qui seront reprises par les Réformateurs. Lié d'amitié avec plusieurs d'entre eux (Bucer, Farel, Melanchthon, Oecolampade, Zwingli...) et malgré la sympathie qu'il avait pour nombre de leurs thèses, il refusa toujours de rompre avec l'Eglise romaine. Il pensait possible une réforme de l'Eglise de l'intérieur. Erasme refusait la violence, notamment en matière religieuse. Sa pensée était faite de mesure et de pondération. Luther lui a reproché sa tiédeur. En 1521, à Bâle, il écrit son " Essai sur le libre-arbitre ". Luther lui répondra dans son " Traité du serf arbitre "

[Une nuée de témoins 2] ERF

Eglise réformée de France

[Une nuée de témoins 2] Eschatologie

Du grec eschatos, dernier, et logos, discours. Il s'agit de la compréhension des " choses dernières ", " des derniers temps ", de " la fin du monde ". Israël a toujours été tourné vers l'avenir, et l'Ancien Testament parle de ce temps où Dieu rétablira la justice et la paix. Dans le Nouveau Testament, Jésus annonce que le Royaume de Dieu est déjà là. Mais ce Royaume ne sera réalisé qu'à la fin des temps quand le Christ reviendra

[Découverte du protestantisme] Eschatologie

Ce terme désigne, littéralement, la doctrine de la chose dernière ("eschaton" en grec), ce qui touche à la fin du monde. Par extension, est aussi appelé eschatologique un événement attendu pour la fin des temps et qui s'est déjà produit (la venue du Christ : 1Corinthiens 10,11 ; Hébreux 1,2 ; 1Pierre 1,20), ou une réalité future dont on vit déjà même si elle n'a pas encore entièrement déployé ses effets (le salut reçu et encore espéré : Romains 8,24). Ainsi, en théologie, le terme " eschatologie " rassemble tout ce qui concerne l'espérance chrétienne dans sa plénitude présente et à venir, l'accomplissement, l'achèvement dans le temps et l'espace de l'œuvre de salut de Dieu. La théologie des Réformateurs accentuera une approche plus existentielle de cette notion, centrée sur l'œuvre du Christ pour le croyant. Ainsi pour Luther, la foi qui justifie est une réalité réellement eschatologique.

[Les gros mots de la théologie] Eschatologie

Ce terme désigne, littéralement, la doctrine de la chose dernière (du grec eschatos, dernier, et logos, discours), ce qui touche à la fin du monde. Israël a toujours été tourné vers l'avenir, et l'Ancien Testament parle de ce temps où Dieu rétablira la justice et la paix. Dans le Nouveau Testament, Jésus annonce que le Royaume de Dieu est déjà là. Mais ce Royaume ne sera réalisé qu'à la fin des temps quand le Christ reviendra. Par extension, est aussi appelé eschatologique un événement attendu pour la fin des temps et qui s'est déjà produit (la venue du Christ : 1Corinthiens 10,11 ; Hébreux 1,2 ; 1Pierre 1,20), ou une réalité future dont on vit déjà même si elle n'a pas encore entièrement déployé ses effets (le salut reçu et encore espéré : Romains 8,24). Ainsi, en théologie, le terme " eschatologie " rassemble tout ce qui concerne l'espérance chrétienne dans sa plénitude présente et à venir, l'accomplissement, l'achèvement dans le temps et l'espace de l'œuvre de salut de Dieu. La théologie des Réformateurs accentuera une approche plus existentielle de cette notion, centrée sur l'œuvre du Christ pour le croyant. Ainsi pour Luther, la foi qui justifie est une réalité réellement eschatologique.

[La spiritualité aujourd'hui] Eschatologie

Ce terme désigne, littéralement, la doctrine de la chose dernière (eschaton en grec), ce qui touche à la fin du monde. Par extension, est aussi appelé eschatologique un événement attendu pour la fin des temps et qui s'est déjà produit (la venue du Christ : 1Corinthiens 10,11, Hébreux 1,2, 1Pierre 1,20), ou une réalité future dont on vit déjà même si elle n'a pas encore entièrement déployé ses effets (le salut reçu et encore espéré : Romains 8,24). Ainsi, en théologie, le terme " eschatologie " rassemble tout ce qui concerne l'espérance chrétienne dans sa plénitude présente et à venir, l'accomplissement, l'achèvement dans le temps et l'espace de l'œuvre de salut de Dieu. La théologie des Réformateurs accentuera une approche plus existentielle de cette notion, centrée sur l'oeuvre du Christ pour le croyant. Ainsi pour Luther, la foi qui justifie est une réalité réellement eschatologique.

[Couples, parents, familles] Eschatologie

Du grec eschatos, dernier, et logos, discours. Il s'agit de la compréhension des " choses dernières ", " des derniers temps ", de " la fin du monde ". Israël a toujours été tourné vers l'avenir, et l'Ancien Testament parle de ce temps où Dieu rétablira la justice et la paix. Dans le Nouveau Testament, Jésus annonce que le Royaume de Dieu est déjà là. Mais ce Royaume ne sera réalisé qu'à la fin des temps quand le Christ reviendra

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Esdras (Livre d')

Le livre d'Esdras a probablement été rédigé vers l'an 300 av. JC et il fait partie (avec les deux livres des Chroniques et le livre de Néhémie) de ce que l'on peut appeler une écriture de l'histoire dans son déroulement chronique. Il décrit le retour des Juifs exilés autorisé par l'édit de Cyrus, la reconstruction du temple de Jérusalem et la réorganisation de la communauté à Jérusalem. C'est un livre qui parle de reconstruction d'où l'interdiction faite au peuple de se mélanger aux autres, mais l'essentiel est de retrouver les racines d'autrefois.

[La laïcité est-elle contre les religions?*] Espace public

Public du latin publicus, ce qui concerne tout le monde. L'espace public est au départ un espace physique : celui de la rue, de la place, du commerce et des échanges. Des penseurs contemporains en ont élaboré une théorie particulièrement féconde qui peut renouveler la compréhension de la laïcité et enrichir l'exercice de la démocratie. Pour eux c'est la sphère intermédiaire entre les individus et l'Etat. Comme la place publique d'antan, c'est le lieu accessible à tous où, même des convictions privées, personnelles, particulières, peuvent s'exprimer publiquement. Dans l'espace public, peuvent s'instaurer des débats libres, critiques et ouverts, se confronter des convictions différentes et se construire les valeurs communes permettant de vivre ensemble. Les religions, à côté d'autres communautés et familles de pensée, y ont leur place

[Douze rencontres avec Jésus] Esprit

En théologie chrétienne l'Esprit est celui qui se tient à l'origine de ce qui est donné (il inspire la Bible), au cœur de la réception (il éclaire le lecteur) et dans le témoignage extérieur (il dynamise la militance au cœur du monde).

[Découverte du protestantisme] Esprit

En théologie chrétienne l'Esprit est celui qui se tient à l'origine de ce qui est donné (il inspire la Bible), au cœur de la réception (il éclaire le lecteur) et dans le témoignage extérieur (il dynamise la militance au cœur du monde).

[Les gros mots de la théologie] Esprit (Saint)

Pour le Nouveau Testament, le Saint Esprit (ou Paraclet) est la présence de Dieu parmi les hommes et en l'homme. Il est une puissance transformatrice, toujours liée à l'événement du salut en Jésus-Christ. Il rend le Christ présent, il permet de comprendre les Ecritures qui lui rendent témoignage, il rappelle son enseignement, il pousse les chrétiens à annoncer la bonne nouvelle, il les unit dans la foi, dans l'espérance et dans l'amour, il leur donne les aptitudes au témoignage.

[Douze rencontres avec Jésus] Esprit mauvais / Esprit impur

Voir Démons

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Esséniens

Membres de l'un des principaux mouvements du judaïsme avant 70. Le terme vient de l'hébreu "pieux" et désigne à l'origine les Hassidim ou Assidéens, qui s'étaient dressés contre l'hellénisation du judaïsme. Les Esséniens formaient de petites communautés disséminées en Israël. Au 2e siècle avant JC, un grand prêtre de Jérusalem (évincé par un concurrent de connivence avec les occupants grecs) fonda ou restaura un monastère à Qumran près de la Mer Morte ; ses adeptes l'ont appelé le "Maître de Justice". Le site fut envahi en 68 après JC par les armées romaines. Auparavant sa bibliothèque fut mise en sûreté dans une grotte du désert de Juda. Cette bibliothèque contenait la plupart des livres de l'Ancien Testament (manuscrits datant du 1er siècle avant JC) et divers textes du mouvement dont sa Règle.
Epris de pureté rituelle, les Esséniens pratiquaient des ablutions quotidiennes, s'adonnaient à la méditation et à divers travaux manuels. Le célibat était d'usage et quand le mariage avait lieu c'était uniquement pour la procréation. La pensée grecque dualiste a fortement influencé ce courant, notamment dans sa doctrine des deux Esprits (le Bien, le Mal, Dieu et Satan).

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Esther (livre d')

Ce livre raconte l'histoire d'Esther, femme juive en exil dans l'empire perse, qui devient reine et peut ainsi sauver son peuple du massacre programmé par Haman en demandant au roi, son mari, de permettre aux juifs de se défendre le jour prévu pour le massacre ; ce qui sera présenté comme étant l'origine de la fête juive de Pourim (des "sorts"). Le livre de la Bible hébraïque ne comporte pas le nom de Dieu ; la version grecque (plus longue) mentionne Dieu plusieurs fois, ce qui l'a rendu plus acceptable et en tout cas plus religieux.
Ce livre débute en situant historiquement les faits racontés la troisième année du règne perse de Xerxès (Xerxès 1er a régné de 486 à 465 avant JC, il peut toutefois aussi s'agir de son successeur). Pourtant, certaines choses mentionnées dans le texte indiquent qu'il faudrait plutôt le dater de la fin du 2e siècle avant JC (sous le règne d'Antiochus IV Epiphane qui persécuta les juifs).

[Une nuée de témoins 2] Ethique

Ce mot est souvent confondu avec celui de morale dont il est proche. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en désignant du terme " morale " les dispositions et prescriptions concrètes (dont le moralisme est la forme extrême) et du terme " éthique " les orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements

[La spiritualité aujourd'hui] Ethique

Ce mot est souvent confondu avec celui de morale dont il est proche. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en désignant du terme de morale les dispositions et prescriptions concrètes (dont le moralisme est la forme extrême) et du terme éthique les orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements.
Pour le chrétien, l'expérience de la foi, ne se réduit pas à une pure intériorité. Elle s'exprime et se traduit concrètement au cœur de la réalité du monde par des paroles et des actes. L'éthique donne des indications qui permettent de vivre et agir dans la foi. On ne peut pas tirer de la Bible une éthique qui serait directement transposable pour aujourd'hui. Il faut plutôt essayer de comprendre comment les auteurs bibliques ont affronté les questions éthiques de leur temps et, à cette lumière, tenter de répondre aux défis de notre époque.

[Couples, parents, familles] Ethique

Ce mot est souvent confondu avec celui de morale dont il est proche. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en désignant du terme morale les dispositions et prescriptions concrètes (dont le moralisme est la forme extrême) et du terme " éthique " les orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements.
Pour le chrétien, l'expérience de la foi, ne se réduit pas à une pure intériorité. Elle s'exprime et se traduit concrètement au cœur de la réalité du monde par des paroles et des actes. L'éthique donne des indications, qui permettent de vivre et d'agir dans la foi. On ne peut pas tirer de la Bible une éthique qui serait directement transposable pour aujourd'hui. Il faut plutôt essayer de comprendre comment les auteurs bibliques ont affronté les questions éthiques de leur temps et, à cette lumière, tenter de répondre aux défis de notre époque

[Cette violence qui est en nous] Ethique

Ce mot est souvent confondu avec celui de morale dont il est proche. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en désignant du terme de morale les dispositions et prescriptions concrètes (dont le moralisme est la forme extrême) et du terme éthique les orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements.
Pour le chrétien, l'expérience de la foi, ne se réduit pas à une pure intériorité. Elle s'exprime et se traduit concrètement au cœur de la réalité du monde par des paroles et des actes. On ne peut pas tirer de la Bible une éthique qui serait directement transposable pour aujourd'hui. Il faut plutôt essayer de comprendre comment les auteurs bibliques ont affronté les questions éthiques de leur temps et, à cette lumière, tenter de répondre aux défis de notre époque.

[Les gros mots de la théologie] Ethique / Morale

Ces deux mots sont souvent confondus. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en précisant que la morale s'intéresse plutôt aux dispositions et prescriptions concrètes et l'éthique aux orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements. La Bible n'établit ni l'une ni l'autre qui serait directement transposable pour aujourd'hui. Mais en essayant de comprendre comment les auteurs bibliques ont affronté les questions éthiques de leur temps, on peut tenter de répondre aux défis de notre époque

[Pour une première approche de la Bible] Etienne

Etienne était issu d'un groupe de juifs " Hellénistes " , qui parlaient le grec. Il faisait partie des sept diacres élus pour distribuer la nourriture à la première communauté de disciples de Jérusalem. Il " opérait des prodiges et des signes remarquables " (Actes 6,5-15). Etienne affiche une liberté critique contre le légalisme juif et la pratique des rites sacrificiels au Temple. Dénoncé par des gens de la synagogue, il est traduit en procès devant les autorités religieuses juives et condamné à être lapidé. Cette lapidation d'Etienne provoque une vive persécution contre les Hellénistes, mais elle ouvre par contre coup l'Evangile aux milieux non-juifs de Samarie et du littoral méditerranéen.

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Etiologique

Un récit étiologique explique -le plus souvent à travers une histoire- l'origine d'un nom (de lieu ou de personne), d'une situation ou d'une coutume. Dans le récit de la création, la parole que Dieu adresse au serpent :
Genèse 3,14
"tu marcheras sur ton ventre"

peut être comprise dans ce sens. On "explique" par là pourquoi cette bête n'a pas de pattes et rampe par terre.

[Une nuée de témoins 1] Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. Voir aussi Cène.

[Fêtes chrétiennes] Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. Voir aussi Cène.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. La tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. La tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène.

[Avec Esther: cacher ou exposer sa foi] Eunuque

L’eunuque est un homme castré. Il est mentionné dans des fonctions importantes : il peut être auprès du roi (Genèse 37,36 ; 1Rois 22,9…), officier dans l’armée (2Rois 25,19), fonctionnaire à la cour (Esther 1,10 ; 4,4). L’éducation des enfants était souvent confiée à des eunuques.

[Les gros mots de la théologie] Evangélique

Originellement, le mot " évangélique " est synonyme de protestant (c'est toujours le cas en allemand par exemple). Pourtant, de plus en plus, l'adjectif " évangélique " est accepté dans son sens anglo-saxon et caractérise une aile particulière du protestantisme. On peut ainsi distinguer une sensibilité " évangélique ". Les Eglises ayant cette sensibilité sont caractérisées par une théologie protestante stricte qui souligne l'autorité de l'Ecriture et l'importance de l'adhésion à une confession de foi. Elles soulignent le caractère central de la piété et de l'importance de la conversion. Ce courant est principalement composé par les Eglises de professants (baptistes, etc.) qui n'acceptent comme membres que des croyants qui confessent personnellement leur foi et accordent une importance relativement faible aux structures institutionnelles. Autour d'un noyau de convictions et de pratiques communes, ces Eglises peuvent toutefois manifester de grandes diversités. Certaines, fondamentalistes, se gardent de tout contact avec d'autres Eglises, alors que d'autres sont engagées avec leurs spécificités dans le mouvement œcuménique. Actuellement, les Eglises évangéliques se développent partout, tout particulièrement en Amérique latine ou dans les pays en voie de développement.

[Découverte du protestantisme] Evangélisation

Le terme de mission est souvent connoté péjorativement car considéré comme lié historiquement à la colonisation dans le Tiers Monde. Aujourd'hui, on retrouve le sens de la mission comme "mission de Dieu" et "mission du Christ" qui s'adresse à l'ensemble du monde, le Nord comme le Sud. Tous sont appelés à entendre ou réentendre la bonne nouvelle de l'Evangile. Le mot " mission " exprime donc le mouvement de Dieu et de ses témoins dans le monde alors que l'évangélisation traduit le contenu qui est véhiculé par ce mouvement : la parole de Dieu, la bonne nouvelle de l'Evangile.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Evangélisation

Action d'apporter par la parole ou par l'écrit l'Evangile, c'est-à-dire la " Bonne Nouvelle " de Jésus Christ à des êtres humains qui l'ignorent ou la méconnaissent. A distinguer du prosélytisme

[Pour une première approche de la Bible] Evangile

Le mot grec veut dire littéralement "bonne nouvelle". A partir de l'empereur Auguste, il désigne l'instauration de la paix romaine. Les chrétiens l'adoptent très tôt pour désigner le centre de leur foi : la mort et la résurrection de Jésus. C'est dans ce sens que l'utilise Paul. Ce n'est que vers le milieu du 2e siècle que l'on commence à employer ce terme pour parler de récits de la vie de Jésus mis par écrit d'après les témoignages de ses disciples. Dans les évangiles ce mot (seuls Marc et Matthieu l'utilisent) désigne toujours l'enseignement de Jésus.

[La spiritualité aujourd'hui] Evangile

Le mot évangile est un mot grec qui signifie " bonne nouvelle " ou " bon message ". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.
L'usage majuscule /minuscule peut parfois être inversé (l'évangile de Jésus Christ parce qu'évangile est un nom commun ; l'Evangile de Matthieu parce que c'est un titre de livre).

[Douze rencontres avec Jésus] Evangile / Evangéliste

Le mot " évangile " est un mot d'origine grecque qui veut dire " bonne nouvelle ", " bon message ". Aujourd'hui, il y a parfois une confusion entre deux compréhensions. Car le mot désigne à la fois (et ceci depuis 150 après J.C.) quatre livres du Nouveau Testament (évangiles de Matthieu, Marc, Luc et Jean), et aussi un contenu pris dans ces livres et en dehors d'eux. L'Evangile est associé à Jésus, sa venue, le salut, la vie qu'il apporte. Il est aussi associé à son royaume, sa victoire sur la mort. Parfois, dans les épîtres de Paul par exemple, on pourrait lire à la place du mot " Evangile " : Jésus Christ. La Bonne Nouvelle est intimement liée à sa personne. L'Evangile est d'abord une personne avant d'être une parole

[Les gros mots de la théologie] Evangile / évangile

Etymologiquement le mot vient du grec et signifie " bonne nouvelle ". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les 4 premiers livres du Nouveau Testament : évangile selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean (on l'écrit alors avec une minuscule). Enfin, il désigne un contenu. L'Evangile (avec une majuscule) est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.

[Découverte du protestantisme] Evangile Evangéliste

Le mot évangile est un mot grec qui signifie " bonne nouvelle " ou " bon message ". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.
L'usage majuscule /minuscule peut parfois être inversé (l'évangile de Jésus Christ parce qu'évangile est un nom commun ; l'Evangile de Matthieu parce que c'est un titre de livre).

[Découverte du protestantisme] Evolutionnisme

Courant d'idées interprétant l'univers actuel, et en particulier les espèces vivantes, comme étant le résultat inachevé d'un processus de différenciation et de complexification

[La spiritualité aujourd'hui] Evolutionnisme

Courant d'idées interprétant l'univers actuel, et en particulier les espèces vivantes, comme étant le résultat inachevé d'un processus de différenciation et de complexification.

[Couples, parents, familles] Exégèse

Du grec exegeomai qui signifie "mener en dehors de" . Appliquée à des textes, l'exégèse cherche donc à les expliquer et à en dégager le sens, à en donner une interprétation. Plusieurs méthodes existent (structurale, historico-critique, narrative...).

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Exil

Il s'agit de l'époque de la déportation du peuple d'Israël à Babylone. Une première grande déportation a lieu en 722 av. JC, après la prise de Samarie par les Assyriens. C'est la fin du Royaume du Nord. A l'Empire assyrien succéda l'Empire babylonien avec le roi Nabuchodonosor qui envahit Jérusalem de 598 à 597 av. JC. Il déporte le roi Yoyakïn ainsi qu'une grande partie de la population, essentiellement la classe dirigeante et l'élite intellectuelle. Le successeur de Yoyakïn, Sédécias se révolte contre Nabuchodonosor et en 588, Nabuchodonosor prend Jérusalem, détruit le Temple et déporte la population à Babylone. Il a fallu attendre l'édit de Cyrus, roi de Perse en 538 pour que les Juifs soient autorisés à rentrer dans leur pays.
Théologiquement, l'exil a été vécu par les prophètes comme le jugement de Dieu sur le peuple élu. Les prophètes annonçaient aussi un retour à Jérusalem et la reconstruction du Temple. L'exil est une période importante notamment pour la rédaction des textes bibliques. Beaucoup des textes de l'Ancien Testament ont été écrits après le retour de l'exil.

[Pour une première approche de la Bible] Exil

Il s'agit de l'époque de la déportation du peuple d'Israël à Babylone. Une première grande déportation a lieu en 722 av. JC, après la prise de Samarie par les Assyriens. C'est la fin du Royaume du Nord. A l'Empire assyrien succéda l'Empire babylonien avec le roi Nabuchodonosor qui envahit Jérusalem de 598 à 597 av. JC. Il déporte le roi Yoyakïn ainsi qu'une grande partie de la population, essentiellement la classe dirigeante et l'élite intellectuelle. Le successeur de Yoyakïn, Sédécias se révolte contre Nabuchodonosor et en 588, Nabuchodonosor prend Jérusalem, détruit le Temple et déporte la population à Babylone. Il a fallu attendre l'édit de Cyrus, roi de Perse en 538 pour que les Juifs soient autorisés à rentrer dans leur pays.
Théologiquement, l'exil a été vécu par les prophètes comme le jugement de Dieu sur le peuple élu. Les prophètes annonçaient aussi un retour à Jérusalem et la reconstruction du Temple. L'exil est une période importante notamment pour la rédaction des textes bibliques. Beaucoup des textes de l'Ancien Testament ont été écrits après le retour de l'exil

[Cette violence qui est en nous] Exil

Il s'agit de l'époque de la déportation du peuple d'Israël à Babylone. Une première grande déportation a lieu en 722 av. JC, après la prise de Samarie par les Assyriens. C'est la fin du Royaume du Nord. A l'Empire assyrien succéda l'Empire babylonien avec le roi Nabuchodonosor qui envahit Jérusalem de 598 à 597 av. JC. Il déporte le roi Yoyakïn ainsi qu'une grande partie de la population, essentiellement la classe dirigeante et l'élite intellectuelle. Le successeur de Yoyakïn, Sédécias se révolte contre Nabuchodonosor et en 588, Nabuchodonosor prend Jérusalem, détruit le Temple et déporte la population à Babylone. Il a fallu attendre l'édit de Cyrus, roi de Perse en 538 pour que les Juifs soient autorisés à rentrer dans leur pays.
Théologiquement, l'exil a été vécu par les prophètes comme le jugement de Dieu sur le peuple élu. Les prophètes annonçaient aussi un retour à Jérusalem et la reconstruction du Temple. L'exil est une période importante notamment pour la rédaction des textes bibliques. Beaucoup des textes de l'Ancien Testament ont été écrits après le retour de l'exil.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Exil

En 597 avant JC, les Babyloniens assiègent et prennent Jérusalem. Ils déportent à Babylone le roi et son entourage, et bon nombre de dignitaires. Dix ans plus tard, ils détruisent la ville et procèdent à une déportation plus massive des élites, prêtres, scribes et artisans. Israël connaît alors l'exil. Il durera cinquante ans, jusqu'en 538 avant JC. C'est l'occasion d'une remise en cause profonde de la foi d'Israël. De grands prophètes comme Ezéchiel et Esaïe aident les exilés à se ressaisir, à méditer sur les causes de la catastrophe, à reprendre confiance et à reconstruire l'identité d'Israël sur le repentir et le retour à Dieu et sur la fidélité au Dieu unique qui a conclu avec son peuple une alliance perpétuelle.
En 538, après la prise de Babylone par les Perses, le roi perse Cyrus autorise par décret ceux des exilés qui le souhaitent à rentrer dans leur pays. Ce retour est vécu comme un nouvel exode, et plus encore comme une nouvelle création.

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Exil

En 597 avant JC, les Babyloniens assiègent et prennent Jérusalem. Ils déportent à Babylone le roi et son entourage, et bon nombre de dignitaires. Dix ans plus tard, ils détruisent la ville et procèdent à une déportation plus massive des élites, prêtres, scribes et artisans. Israël connaît alors l'exil. Il durera cinquante ans, jusqu'en 538 avant JC. C'est l'occasion d'une remise en cause profonde de la foi d'Israël. De grands prophètes comme Ezéchiel et Esaïe aident les exilés à se ressaisir, à méditer sur les causes de la catastrophe, à reprendre confiance et à reconstruire l'identité d'Israël sur le repentir et le retour à Dieu et sur la fidélité au Dieu unique qui a conclu avec son peuple une alliance perpétuelle.
En 538, après la prise de Babylone par les Perses, le roi perse Cyrus autorise par décret ceux des exilés qui le souhaitent à rentrer dans leur pays. Ce retour est vécu comme un nouvel exode, et plus encore comme une nouvelle création.

[Douze rencontres avec Jésus] Exode

Un exode c'est un départ. Dans la Bible, l'Exode fait référence au départ du peuple de Dieu, esclave du pharaon en Egypte, pour le pays de Canaan sous la direction de Moïse. L'Exode c'est aussi un livre. Le deuxième livre d'un ensemble de 5 livres appelés le Pentateuque qui raconte l'événement de la sortie d'Egypte et une longue traversée du désert qui a duré 40 ans. C'est aussi le récit de la relation de Dieu avec son peuple qu'il accompagne dans cette traversée en lui donnant un chef, une loi, une destination

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Exode

Au coeur de l'histoire du peuple d'Israël, il y a la mémoire de la sortie d'Egypte que raconte le livre de l'Exode. Le nom du livre est tiré d'un mot grec qui signifie la sortie, le départ. En hébreu le livre s'appelle shemôt "noms". Le livre raconte l'événement fondateur par excellence par lequel le peuple d'Israël dit comment il est advenu comme peuple de Dieu. Lorsqu'il résume son histoire, Israël peut omettre de mentionner les patriarches, mais il n'oublie jamais la tradition de l'Exode, la libération d'Egypte, Deutéronome 4,32-40; 6,20-24.

[Les gros mots de la théologie] Exode

Au cœur de l'histoire du peuple d'Israël, il y a la mémoire de la sortie d'Egypte que raconte le livre de l'Exode. Le nom du livre est tiré d'un mot grec qui signifie la sortie, le départ. En hébreu le livre s'appelle shemôt " noms ". Le livre raconte l'événement fondateur par excellence par lequel le peuple d'Israël dit comment il est advenu comme peuple de Dieu. Lorsqu'il résume son histoire, Israël peut omettre de mentionner les patriarches, mais il n'oublie jamais la tradition de l'Exode, la libération d'Egypte, Deutéronome 4,32-40, 6,20-24.

F

[Les gros mots de la théologie] Fanatisme

Le fanatisme désigne un comportement lié à une foi exclusive en une doctrine, une religion ou une cause qui s'accompagne souvent d'un zèle absolu pour la défendre

[Couples, parents, familles] Fantasme

Du grec phantasma, apparition, vision, image. Au sens large, ce mot désigne une production de l'imagination par laquelle on croit pouvoir échapper à la réalité. Le fantasme a ici un caractère d'inconsistance et d'illusion.
Dans le vocabulaire de la psychanalyse, c'est un scénario imaginaire, où le sujet est présent. Le fantasme représente l'accomplissement d'un désir, en dernier ressort inconscient. Mais il le fait d'une manière plus ou moins déformée par les interdits et les mécanismes de défense. Le fantasme se présente sous des modalités diverses telles que rêveries diurnes ou rêves nocturnes.

[Une nuée de témoins 1] Farel, Guillaume (1489-1565)

Né à Gap dans le Dauphiné, son itinéraire est étroitement lié à celui de Calvin dont il est le compagnon et l'ami. C'est en 1509 qu'il vient à Paris pour ses études. Il y fréquente les humanistes : Lefèvre d'Etaples, Gérard Roussel, Guillaume Budé. Il raconte sa conversion (que l'on place en 1521) en des termes analogues à ceux de Calvin. Désormais il se met au service des idées de la Réforme, à Meaux, dans le Dauphiné, en Guyenne, à Bâle, Zurich, Montbéliard, Strasbourg, Berne, Aigle, Neuchâtel, Lausanne, Genève. On considère qu'il a écrit la première dogmatique réformée de langue française intitulée " Sommaire et brève déclaration " (1525). A cause de sa fougue, il est souvent obligé de passer d'un lieu à l'autre. Au cours de ses nombreux déplacements, il rencontre Briçonnet, Oecolampade, Zwingli, Erasme, Capiton, Bucer. Il participe au Synode de Chanforan au cours duquel les Vaudois du Piémont adhèrent à la Réforme en 1532. C'est cette année là qu'il arrive à Genève. Il en est rapidement chassé, mais y revient en 1533. En 1536, sous son impulsion, la ville passe à la Réforme. C'est lui qui y retient Calvin afin qu'il organise l'Eglise et la ville selon les principes de la Réforme. Cette même année, il participe avec Calvin et Viret à la Dispute de Lausanne. Chassé de Genève avec Calvin en 1538, il va à Neuchâtel où il pose les bases d'une Eglise réformée dans la ligne théologique de Calvin. Il y meurt en 1565.

[Les gros mots de la théologie] Farel, Guillaume (1489-1565)

Né à Gap dans le Dauphiné, son itinéraire est étroitement lié à celui de Calvin dont il est le compagnon et l'ami. C'est en 1509 qu'il vient à Paris pour ses études. Il y fréquente des humanistes comme Guillaume Budé. Il raconte sa conversion (qu'on situe en 1521) en des termes analogues à ceux de Calvin. Désormais il se met au service des idées de la Réforme, à Meaux, dans le Dauphiné, en Guyenne, à Bâle, Zurich, Montbéliard, Strasbourg, Berne, Aigle, Neuchâtel, Lausanne, Genève. On considère qu'il a écrit la première dogmatique réformée de langue française intitulée Sommaire et brève déclaration (1525). A cause de sa fougue, il est souvent obligé de passer d'un lieu à l'autre. Au cours de ses nombreux déplacements, il rencontre d'autres Réformateurs. Il participe au Synode de Chanforan en 1532. C'est cette année là qu'il arrive à Genève. Il en est rapidement chassé, mais y revient en 1533. En 1536, sous son impulsion, la ville passe à la Réforme. C'est lui qui y retient Calvin afin qu'il organise l'Eglise et la ville selon les principes de la Réforme. Cette même année, il participe avec Calvin à la Dispute (discussion publique sur un thème philosophique ou théologique) de Lausanne. Chassé de Genève avec Calvin en 1538, il va à Neuchâtel où il pose les bases d'une Eglise réformée dans la ligne théologique de Calvin. Il y meurt en 1565

[Les gros mots de la théologie] Fatalité

Le mot provient du latin fatum qui signifie " destin ". Il désigne, comme le destin, une force surnaturelle par laquelle tout ce qui arrive est déterminé d'avance d'une manière inévitable. A la différence du destin, on n'attribue généralement à la fatalité que les événements tragiques ou désagréables. La conception chrétienne du déroulement du temps et du monde ignore cette conception

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Fiat

Réponse de la Vierge Marie à l'ange Gabriel lorsqu'il lui annonça qu'elle serait la mère du Sauveur (Annonciation). Marie déclara " qu'il me soit fait (selon ta parole) " (Luc 1,38), en latin fiat. Les théologiens sont dans l'ensemble de l'avis que la réponse de Marie est décisive et que l'incarnation n'aurait pu avoir lieu sans son accord, soulignant ainsi le respect de Dieu face à la liberté humaine.

[Douze rencontres avec Jésus] Fils de Dieu

L'expression " Fils de Dieu " n'est pas d'abord une expression biblique. Dans l'Ancien Orient c'était un roi considéré comme adopté par la divinité et vénéré comme un dieu. Dans l'Ancien Testament, le roi est parfois appelé Fils de Dieu, mais il n'est jamais considéré comme Dieu. Dans le Nouveau Testament, l'expression " Fils de Dieu " appliquée à Jésus décrit sa relation intime avec Dieu. " Jésus est Fils de Dieu " devient une confession de foi des premières Églises. Dans l'évangile de Jean et l'épître aux Hébreux, l'expression " Fils de Dieu " manifeste la divinité de Jésus

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Fils de Dieu

Le roi dans l'Ancien Testament est considéré comme le fils de Dieu (Psaume 2,7). Le roi David a laissé un tel souvenir par sa vie ou par le récit qu'on a fait de lui qu'après la fin de la royauté (597 av. JC) une attente est née : c'est celle d'un nouveau David qui serait un descendant du roi David et qui gouvernerait le peuple en faisant ce qui est bien aux yeux de Dieu. Dans le Nouveau Testament, les premiers chrétiens ont compris que cela se réalisait avec Jésus et ils ont cru que Jésus était le fils de David, le nouveau roi qui devait bien gouverner son peuple ; c'est pourquoi ils ont raconté son histoire en faisant référence à David : Mt 1,6-16 ; Mc 10,46-52 ; Lc 1,31-33 ; 2,4-7; 10-11.
Même un roi étranger peut être appelé "fils de Dieu" : Esaïe 45,1s.

[Douze rencontres avec Jésus] Fils de l'homme

Cette expression en hébreu est une manière de dire " l'être humain " . Dans les évangiles, cette expression est placée dans la bouche de Jésus qui se désigne lui-même ainsi. Elle fait partie des noms ou titres de Jésus

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] FLM

Fédération luthérienne mondiale. Elle rassemble la grande majorité des Eglises luthériennes du monde dans une même communion ecclésiale basée sur les Ecrits fondateurs du luthéranisme. Environ 66 millions de chrétiens

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Foi et Constitution

Courant constitutif du mouvement œcuménique, aujourd'hui intégré dans le Conseil œcuménique des Eglises, favorisant la réflexion théologique entre les Eglises sur les question de foi et de discipline ecclésiale (comme son nom l'indique). Il propose aux Eglises et met en débat des textes théologiques dits de convergence. Le plus connu est le BEM.

[Découverte du protestantisme] Fondamentalisme

Ce terme est apparu aux Etats-Unis, en contexte protestant au début du 20e siècle pour désigner un mouvement qui s'opposait au libéralisme protestant et au christianisme social. Ses membres considèrent que la Bible est exempte d'erreurs (inerrance des Ecritures). Ils pensent que la Parole de Dieu est la Bible (et non pas dans la Bible). En conséquence, ils s'opposent à toute forme d'interprétation du texte biblique. Les fondamentalistes défendent des thèses créationnistes opposées aux théories évolutionnistes de Darwin, considérant que celles-ci sont contraires aux textes bibliques de la création rapportés au début de la Genèse. De façon plus générale, on peut dire que le fondamentalisme protestant se manifeste par une fermeté, voire une rigidité doctrinale et éthique. Aujourd'hui on utilise souvent ce terme en-dehors de son contexte protestant et chrétien pour désigner les mouvements de réaffirmation identitaire qui se développent dans les diverses religions et qui se caractérisent notamment par une lecture littérale, on dit justement "fondamentaliste", de leurs textes fondateurs alors sacralisés.

[Les gros mots de la théologie] Fondamentalisme

Courant né dans les Eglises évangéliques aux Etats-Unis au début du 20e siècle. C'est une réaction à l'avancée des idées modernistes dans le protestantisme, principalement sur trois points : l'acceptation des idées de Darwin sur l'évolution, l'introduction de l'exégèse scientifique dans les séminaires et facultés, et la vision progressiste de l'histoire qui contredisait la vision apocalyptique des conservateurs évangéliques. En 1920, un mouvement fondamentaliste se crée autour de quatre fondamentaux (d'où le terme de fondamentalisme) chacun étant une conséquence directe du dogme de l'inerrance de la lettre de la Bible : la naissance virginale de Jésus, la croix interprétée comme châtiment expiatoire nécessaire au salut, la résurrection physique des corps et le second avènement de Jésus Christ. Depuis les années 1980, ce courant a acquis une influence politique importante aux Etats-Unis en s'appuyant sur les conservateurs Républicains.
Le fondamentalisme touche peu le catholicisme qui ne considère pas la Bible comme la seule et unique autorité. Il y a dans le catholicisme quelques mouvements conservateurs qui s'appuient sur des traditions et des documents anciens pour contester Vatican II, comme le courant de Mgr Lefebvre. Ils sont qualifiés d'intégristes puisqu'il s'agit plus de conserver l'intégrité de la religion catholique que de retourner à des fondamentaux.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Fondamentalisme

Courant né dans les Eglises évangéliques aux Etats-Unis au début du 20e siècle. C'est une réaction à l'avancée des idées modernistes dans le protestantisme, principalement sur trois points : l'acceptation des idées de Darwin sur l'évolution, l'introduction de l'exégèse scientifique dans les séminaires et facultés, et la vision progressiste de l'histoire qui contredisait la vision apocalyptique des conservateurs évangéliques. En 1920, un mouvement fondamentaliste se crée autour de quatre fondamentaux (d'où le terme de fondamentalisme) chacun étant une conséquence directe du dogme de l'inerrance de la lettre de la Bible : la naissance virginale de Jésus, la croix interprétée comme châtiment expiatoire nécessaire au salut, la résurrection physique des corps et le second avènement de Jésus Christ. Depuis les années 1980, ce courant a acquis une influence politique importante aux Etats-Unis en s'appuyant sur les conservateurs Républicains.
Le fondamentalisme touche peu le catholicisme qui ne considère pas la Bible comme la seule et unique autorité. Il y a dans le catholicisme quelques mouvements conservateurs qui s'appuient sur des traditions et des documents anciens pour contester Vatican II, comme le courant de Mgr Lefebvre. Ils sont qualifiés d'intégristes puisqu'il s'agit plus de conserver l'intégrité de la religion catholique qu'un retour à des fondamentaux.

[La spiritualité aujourd'hui] Fondamentalisme

Ce terme est apparu aux Etats-Unis, en contexte protestant au début du 20e siècle pour désigner un mouvement qui s'opposait au libéralisme protestant et au christianisme social. Ses membres considèrent que la Bible est exempte d'erreurs (inerrance des Ecritures). Ils pensent que la Parole de Dieu est la Bible (et non pas dans la Bible). En conséquence, ils s'opposent à toute forme d'interprétation du texte biblique. Les fondamentalistes défendent des thèses dites créationnistes opposées aux théories évolutionnistes de Darwin, considérant que celles-ci sont contraires aux textes bibliques de la création rapportés au début de la Genèse. De façon plus générale, on peut dire que le fondamentalisme protestant se manifeste par une fermeté, voire une rigidité doctrinale et éthique. Aujourd'hui on utilise souvent ce terme en-dehors de son contexte protestant et chrétien pour désigner les mouvements de réaffirmation identitaire qui se développent dans les diverses religions et qui se caractérisent notamment par une lecture littérale, on dit justement " fondamentaliste ", de leurs textes fondateurs alors sacralisés.

[Une nuée de témoins 2] FPF

Fédération protestante de France

[Une nuée de témoins 1] Franciscains

Ordre religieux fondé par François d'Assise (1182-1226). Entendant le texte de l'évangile selon Matthieu (10,7-11) où Jésus annonce aux disciples qu'ils doivent aller prêcher dans la pauvreté, François décide de devenir prédicateur itinérant. Rejoint par quelques compagnons, et avec l'autorisation du pape, ils vont de lieu en lieu pour annoncer la Parole de Dieu en vivant dans la pauvreté. Puis ils établissent un premier monastère. Pour les femmes, un ordre, les Clarisses, est fondé par une jeune fille d'Assise nommée Claire. Puis un troisième ordre, ou Tiers-Ordre, voit le jour, pour aider les laïcs à vivre dans leur vie quotidienne les conseils évangéliques (pauvreté, chasteté, obéissance) remis en vigueur par François. L'ordre des Frères Mineurs ou Franciscains est créé. La règle de 1221, remaniée en 1223, en fixe définitivement l'organisation. A sa suite apparaissent d'autres ordres mendiants, en particulier les Dominicains qui vont fortement influencer la vie religieuse du 13e siècle. A ce même moment, des conflits internes entre spirituels et conventuels agitent le mouvement : les spirituels cherchent le respect littéral de la Règle, en particulier le voeu de pauvreté ; les conventuels se rapprochent plutôt des ordres établis.

[Cette violence qui est en nous] Franciscains

Ordre religieux fondé par François d'Assise (1182-1226). Entendant le texte de l'évangile selon Matthieu (10,7-11) où Jésus annonce aux disciples qu'ils doivent aller prêcher dans la pauvreté, François décide de devenir prédicateur itinérant. Rejoint par quelques compagnons, et avec l'autorisation du pape, ils vont de lieu en lieu pour annoncer la Parole de Dieu en vivant dans la pauvreté. Puis ils établissent un premier monastère. Pour les femmes, un ordre, les Clarisses, est fondé par une jeune fille d'Assise nommée Claire. Puis un troisième ordre, ou Tiers-Ordre, voit le jour, pour aider les laïcs à vivre dans leur vie quotidienne les conseils évangéliques (pauvreté, chasteté, obéissance) remis en vigueur par François. L'ordre des Frères Mineurs ou Franciscains est créé. La règle de 1221, remaniée en 1223, en fixe définitivement l'organisation. A sa suite apparaissent d'autres ordres mendiants, en particulier les Dominicains qui vont fortement influencer la vie religieuse du 13e siècle

[Une nuée de témoins 1] François d'Assise (1182-1226)

Il est né en 1182, dans la famille Bernardone, à Assise. Son père Pietro, un riche marchand, le prénomme Francesco (François). Pietro Bernardone faisait du commerce avec la France et son épouse, Pica, était d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels et entourés d'amis. Il s'est tout naturellement préparé à prendre la succession de son père. Mais il rêvait de devenir chevalier. Sa première expérience fut désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il s'est retrouvé pendant un an en prison. Puis il tombe malade.
En 1205, à vingt-trois ans, il vit une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'église d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et réparé des chapelles. Et, en 1208 - à vingt-six ans - il découvre, en entendant l'Evangile à la messe, que sa vocation est de le vivre à la lettre. Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Des laïcs ensuite demandent à mener cette forme de vie évangélique, tout en restant avec leur famille et leur métier. Ce fut le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité. Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il a alors abandonné la direction de son ordre et s'est retiré pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
Cherchant de plus en plus une relation proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là, où il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) qui se manifestent visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, compose le Cantique des Créatures et son Testament. Et le 3 octobre 1226, à 44 ans, il meurt.
En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise

[Les gros mots de la théologie] François d'Assise (1182-1226)

Il est né en 1182, dans la famille Bernardone, à Assise. Son père Pietro, un riche marchand, le prénomme Francesco (François). Pietro Bernardone faisait du commerce avec la France et son épouse, Pica, était d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels et entourés d'amis. Il s'est tout naturellement préparé à prendre la succession de son père. Mais il rêvait de devenir chevalier. Sa première expérience fut désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il s'est retrouvé pendant un an en prison. Puis il tombe malade.
En 1205, à vingt-trois ans, il vit une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'église d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et réparé des chapelles. Et, en 1208 - à vingt-six ans - il découvre, en entendant l'Evangile à la messe, que sa vocation est de le vivre à la lettre.
Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Des laïcs ensuite demandent à mener cette forme de vie évangélique, tout en restant avec leur famille et leur métier. Ce fut le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité.
Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il a alors abandonné la direction de son ordre et s'est retiré pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
Cherchant de plus en plus une relation proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là, où il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) qui se manifestent visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, compose le Cantique des Créatures et son Testament. Et le 3 octobre 1226, à 44 ans, il meurt. En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] François d'Assise (1182-1226)

François naît en 1182, à Assise. Il doit son prénom Francesco au fait que son père, Pietro Bernardone, un riche marchand, fait du commerce avec la France et que sa mère, Pica, est d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels. Il est entouré d'amis. Il se prépare tout naturellement à prendre la succession de son père. Mais il rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il se retrouve pendant un an en prison. Puis il tombe malade. En 1205, à vingt-trois ans, il a une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'Eglise d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et répare des chapelles. En 1208 - à vingt-six ans - entendant l'Evangile à la messe, il découvre que sa vocation est de le vivre à la lettre. Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Puis, des laïcs souhaitent pouvoir mener cette forme de vie évangélique, tout en continuant à vivre avec leur famille et à pratiquer leur métier. C'est le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité.
Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il abandonne la direction de son ordre et se retire pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
En quête d'une relation toujours plus proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là qu'il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) se manifestant visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, où il compose le Cantique des Créatures et son Testament. Il y meurt le 3 octobre 1226, à 44 ans. En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise.

[Fêtes chrétiennes] François d'Assise (1182-1226)

François naît en 1182, à Assise. Il doit son prénom Francesco au fait que son père, Pietro Bernardone, un riche marchand, fait du commerce avec la France et que sa mère, Pica, est d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels. Il est entouré d'amis. Il se prépare tout naturellement à prendre la succession de son père. Mais il rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il se retrouve pendant un an en prison. Puis il tombe malade. En 1205, à vingt-trois ans, il a une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'Eglise d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et répare des chapelles. En 1208 - à vingt-six ans - entendant l'Evangile à la messe, il découvre que sa vocation est de le vivre à la lettre. Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Puis, des laïcs souhaitent pouvoir mener cette forme de vie évangélique, tout en continuant à vivre avec leur famille et à pratiquer leur métier. C'est le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité.
Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il abandonne la direction de son ordre et se retire pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
En quête d'une relation toujours plus proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là qu'il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) se manifestant visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, où il compose le Cantique des Créatures et son Testament. Il y meurt le 3 octobre 1226, à 44 ans. En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise.

[Les gros mots de la théologie] François de Sales (1567-1622)

François de Sales naît au château de Sales au nord d'Annecy, le 21 août 1567. Sa famille est de petite noblesse rurale. Il est envoyé à Paris pour suivre des études de droit, puis à Padoue. A son retour son père l'inscrit au barreau de Chambéry en tant qu'avocat, mais après une révélation, François décide de devenir prêtre. Il est ordonné en 1593. Prédicateur de grand talent, il est attiré par l'ascèse et la prière. Il fait imprimer ses écrits pour les distribuer à la population, ce qui à l'époque est une innovation majeure. Pour cette raison, il est considéré par l'Eglise catholique comme le patron des journalistes et des écrivains. Le 8 décembre 1602, il accède au siège épiscopal de Genève, alors en exil à Annecy à cause du passage de Genève aux idées de la Réforme. Plus tard, il conquiert le cœur des Parisiens alors sous l'égide d'une vague mystique née de la Contre-Réforme. C'est le premier écrivain à utiliser le français contemporain afin de se rapprocher de ses lecteurs. En 1607, il fonde l'Académie florimontane qui regroupe depuis l'élite intellectuelle et artistique de la région, 28 ans avant d'inspirer la création de l'Académie française. Renonçant à tous ses titres de noblesse, il fonde, le 6 juin 1610, l'Ordre de la Visitation. Il choisit alors une minuscule maison édifiée sur le premier contrefort du Semnoz. Cet ordre consacré à la contemplation comportera à son apogée 87 monastères dans toute l'Europe. Son œuvre spirituelle connaît un impact extrêmement important sur les chrétiens de l'époque. Il reste aujourd'hui une référence spirituelle, notamment à travers deux œuvres : Introduction à la vie dévote (1609), qui fournit des conseils de vie spirituelle aux hommes et aux femmes de son temps, et Le Traité de l'Amour de Dieu (1616). Le " salésianisme " est une spiritualité adaptée aux laïcs de toutes conditions qui ont le souci d'être " tout à tous ". A plusieurs reprises, on lui confie des missions diplomatiques, devenant un ambassadeur de la paix reconnu par le bras séculier notamment en tant qu'évêque de la Contre-Réforme. C'est lors d'un de ces déplacements, qu'il meurt à Lyon, le 18 décembre 1622. Il est proclamé saint dès 1665. Sa dépouille funéraire est aujourd'hui conservée dans la basilique de la Visitation à Annecy. En 1877, il est fait Docteur de l'Eglise par le pape Pie IX.

[Les gros mots de la théologie] Frères moraves

À la suite de l'excommunication (1412) et de la condamnation au bûcher (1415) de Jean Huss (un précurseur tchèque de la Réforme) par l'Eglise catholique, un mouvement prend naissance : il revendique la liberté de prêcher et s'oppose à la richesse du clergé catholique. Lors de la Réforme, ce mouvement (l'Union des Frères) se rallie au protestantisme. Le comte von Zinzendorf (1700-1760) accueille cette Eglise, persécutée en Moravie (d'où les Frères moraves). Elle s'installe en Saxe en 1722. Plus tard, des congrégations de cette Eglise s'installent aux États-Unis. Cette Eglise développe sa propre doctrine, voulant retrouver la fraternité des premiers chrétiens. Elle élit son clergé et rejette la hiérarchie, traduit la Bible en langue vulgaire. L'éducation et la tolérance religieuse marquent leur enseignement. Des écoles secondaires et supérieures (de bon niveau) sont ainsi créées dans toute l'Europe (notamment à Neuwied, en Allemagne)

[Les gros mots de la théologie] Freud, Sigmund (1856-1939)

Il naît en Moravie en 1856. Docteur en médecine, spécialisé en neurologie, Freud s'installe comme praticien à Vienne. Sous l'influence des célèbres médecins français Charcot et Bernheim, Freud élabore des travaux sur l'hystérie en utilisant l'hypnose. Il pose ainsi les premiers jalons d'une méthode originale d'exploration de l'inconscient. Dès 1895, il substitue à l'hypnose la technique " psycho-analytique " de la libre association des images, souvenirs et idées. Les rêves (" voie royale qui conduit à l'inconscient "), les symptômes névrotiques (obsessions, angoisses) ou encore les actes manqués (lapsus, oublis) lui permettent ainsi de mettre à jour une partie du fonctionnement de l'inconscient, régissant la partie consciente de l'individu. La psychanalyse est donc d'abord une thérapeutique des névroses visant à rendre conscients les conflits qui en sont la cause. Plus tard, Freud applique ses découvertes à l'étude de certains phénomènes de la psychologie collective (par exemple, la question de l'inceste). Il est amené également à reconsidérer les valeurs culturelles comme la religion et l'art au travers sa lecture psychanalytique. Malgré les résistances rencontrées par la psychanalyse et le scandale qu'elle provoque à cette époque, les découvertes de Freud font de nombreux adeptes. Le régime nazi condamne les théories de Freud qui, en raison de ses origines juives, est contraint de quitter Vienne pour Londres en 1938. Il y meurt en 1939. Parmi ses ouvrages fondateurs, on peut citer : L'interprétation des rêves (1899-1900), Totem et Tabou (1913), Introduction à la psychanalyse (1916), Moïse et le monothéisme (posthume, 1939).

G

[Les gros mots de la théologie] Galilée/Galiléen

Région du nord de la Palestine au temps de Jésus. Les évangiles selon Matthieu, Marc et Luc s'accordent à dirent que Jésus aurait vécu et commencé son ministère dans cette région (même si d'après Matthieu et Luc , il serait né à Bethléem, en Judée région du sud de la Palestine). Ainsi on peut lire à l'ouverture de l'évangile selon Marc : " Or, en ces jours là, Jésus vient de Nazareth en Galilée et se fit baptiser par Jean dans le Jourdin " (1,9). Plus généralement, dans les évangiles, Jésus est appelé quelques fois " le Galiléen " (Matthieu 26,69).

[Pour une première approche de la Bible] Gamaliel

Petit-fils de Hillel, fondateur de l'école rabbinique pharisienne la plus libérale.
Gamaliel a été le maître de Paul.

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Gandhi (1869-1948)

Mohandas Karamchan Gandhi, dit Mahatma (ce qui veut dire " grande âme "), développe en Afrique du Sud (1893-1914) dans le combat pour les droits politiques des immigrants indiens sa méthode de la résistance non-violente. L'adversaire doit être amené à reconnaître ses méfaits et à engager un changement de son comportement. En politique, dans son combat pour l'indépendance de l'Inde, il proteste contre le monopole du textile et du sel des Britanniques, et s'engage à partir de 1934 pour les " intouchables ". En 1947, il s'efforce de conserver l'unité de l'Inde ; après son échec il intervient une dernière fois en politique pour calmer les combats sanglants entre hindous et musulmans. Il sera tué par un hindou fanatique.

[Cette violence qui est en nous] Gandhi, Mohandas Karamchand (1869-1948)

Avocat indien né en 1869. Dans son combat contre le racisme en Afrique du Sud, puis pour l'indépendance de l'Inde, il a développé les principes et les techniques de la non-violence. Cette méthode de lutte contre les injustices vise à faire pression sur l'adversaire en respectant sa personne, par appel à sa conscience (jeûne, marche, séjour en prison) ou par rapport de force (grève, boycott). Appelé plus couramment Mahatma Gandhi (" la grande âme Gandhi "), il est considéré comme l'un des pères fondateurs de l'Inde moderne, libérée du pouvoir colonial britannique. Gandhi est assassiné en 1948

[Pour une première approche de la Bible] Gaza

La ville se situe au sud-ouest de la Palestine, entre Haïffa et el Kantara.
Détruite un siècle avant JC, elle fut reconstruite et donnée au Royaume d'Hérode, puis incorporée à la Province romaine.

[Les gros mots de la théologie] Géhenne

La géhenne désigne un ravin de Jérusalem où se firent en l'honneur de Moloch des holocaustes d'enfants (2Chroniques 28,3 ; 33,6), profané par Josias (2Rois 23,10), il fut peut-être transformé en décharge publique ; Il devient en tous cas un symbole de malédiction (Jérémie 7,31 ; 19,6) et même de malédiction éternelle dans la littérature apocalyptique. C'est en ce dernier sens que l'emploie le Nouveau Testament et plus particulièrement encore l'évangile selon Matthieu.

[Couples, parents, familles] Genèse

Le livre de la Genèse figure au début de la Bible hébraïque alors même que la recherche exégétique a montré que les textes qui composent la Genèse sont souvent postérieurs à ceux des livres qui suivent (en particulier l'Exode). Le livre de la Genèse, comme son nom l'indique (genesis = commencement), raconte les débuts du monde et de l'humanité non comme un exposé historique mais comme la présentation du dessein de Dieu pour le monde et l'humanité. On distingue le récit des origines (chapitres 1-11) et le récit des patriarches (chapitres 12-50). Cette dernière partie comporte le cycle d'Abraham (chapitres 12-25), le cycle d'Isaac et Jacob (chapitres 26-36) et finalement l'histoire de Joseph (chapitres 37-50)

[Pour une première approche de la Bible] Genèse (Le livre de la)

Il est le premier livre du Pentateuque. Il raconte d'abord les commencements du monde et de l'humanité (Genèse 1-11). Des récits montrent ce que Dieu veut pour le monde :
Le premier récit de création au chapitre 1 affirme que tout ce que Dieu a fait est bon ;
Cette volonté bonne pour le monde est reprise en 8, 20-9, 17 dans le rétablissement de la création après le déluge.
D'autres récits affrontent ce qui ne va pas dans le monde (2-3 ; 4, 1-16 ; 6-8 ; 11, 1-9).
Entre les récits, des listes de personnes (généalogies) décrivent la suite des générations : les êtres humains remplissent la terre et des peuples divers se forment.

Le livre de la Genèse raconte ensuite les commencements du peuple à travers de grands ancêtres (Genèse 12-50). Abraham (12, 1 - 25, 18), son fils Isaac, son petit-fils Jacob (25, 19 - 36, 43) sont présentés comme les ancêtres du peuple d'Israël. Les douze fils de Jacob donnent naissance aux douze tribus d'Israël. L'histoire des ancêtres raconte les difficultés rencontrées par les premiers groupes humains. Ils luttent entre eux pour obtenir des femmes, de la terre à cultiver, de l'eau pour les troupeaux. Chacun veut pouvoir vivre et recevoir la bénédiction de Dieu. Ces grands ancêtres ne sont pas installés sur un territoire : ils voyagent entre la Mésopotamie et l'Egypte, en passant par le pays de Canaan.

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Genèse (Livre de la)

Le nom "Genèse" vient de la Bible grecque où le terme genesis traduit le mot hébreu toledôt ("généalogies"). Le nom hébreu du livre est ber'éshît "au commencement" de la racine rô'sh qui signifie "tête". Comme son nom l'indique, la Genèse raconte les origines, les naissances du monde, de l'humanité et d'Israël. La Genèse est un long récit où alternent contes mythiques, épopées humaines, discours divins, listes généalogiques. Les généalogies de la Genèse jouent un rôle de lien. Elles entrecoupent et relient toutes les narrations en annonçant et en terminant chaque cycle narratif. Le premier récit de la création s'achève par une formule qui est spécifique du livre : "voici la famille" 'éllèh tôledôt. Une formule que l'on retrouve tout le long de la Genèse.
Dans la Genèse il y a deux grandes parties, Genèse 1-11, l'histoire des commencements de l'univers et Genèse 12-50, l'histoire des commencements d'Israël avec les figures d'Israël.

[Pour une première approche de la Bible] Genre littéraire

Les textes bibliques obéissent à un certain nombre de règles qui dépendent de leur genre littéraire : récits sous différentes formes (mythiques ou légendaires, rapportant des événements...), lois, poèmes, discours, lettres...Tous ces genres littéraires sont présents dans les textes bibliques où l'on trouve aussi des prières, des discours prophétiques..

[En quête de sagesse avec Job*] Genre littéraire

Le genre littéraire est une catégorie qui permet de classer un texte selon des critères précis quant à sa forme. Par exemple, un rapport scientifique n'obéit pas aux mêmes critères qu'un roman ou un conte. Les textes bibliques aussi représentent des genres littéraires variés : le mythe, la généalogie, le conte, la parabole, le récit de vocation, etc. Pour éviter des contresens dans la lecture et dans l'interprétation d'un texte, il est important de connaître son genre littéraire

[Pour une première approche de la Bible] Gentil

Personne étrangère au peuple juif, même sens que païen. Dans le Temple de Jérusalem, il y avait un parvis réservé aux Gentils

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Ghetto

A l'origine le ghetto est le quartier juif de Venise. Puis ce terme désigne d'autres quartiers juifs de diverses villes d'Europe. Pendant la 2e guerre mondiale, les habitants du ghetto juif de Varsovie sont de plus en plus opprimés puis déportés. Dès lors le mot ghetto, quartier à forte concentration d'une minorité ethnique, culturelle ou religieuse, en vient à évoquer la promiscuité, la ségrégation, et un environnement urbain dégradé

[Une nuée de témoins 1] Gilbert de la Porrée (vers 1080-1154)

Théologien scolastique né à Poitiers. En 1142, il est nommé évêque de Chartres. C'est surtout sa doctrine de la Trinité qui suscite de vifs débats. Pour lui, en effet, on ne peut pas dire qu'un seul Dieu est à la fois Père, Fils et Saint-Esprit, ni que la divinité est devenue chair. En 1147, deux prêtres de son diocèse dénoncent cette doctrine considérée comme un " trithéisme " lors un concile tenu à Paris. L'année suivante, l'accusation est reprise devant le concile de Reims et soutenue par Bernard de Clairvaux, mais aucune condamnation n'est prononcée personnellement contre Gilbert et sa doctrine. Il reçoit du pape des témoignages de bienveillance et conserve son évêché et sa considération

[Les gros mots de la théologie] Glossolalie

Ce mot désigne le "parler en langues", il vient du grec glossa (langue) et lalia (parole). C'est un phénomène extatique, constaté dans de nombreuses religions et sectes religieuses anciennes et modernes, dans lequel une personne émet une série de sons ou de mots dont les auditeurs ne peuvent saisir le sens sans le concours d'une personne possédant le don de l'interprétation. Le "parler en langues" constituait un des éléments du culte dans l'Eglise primitive (Actes 2,3-4). Il est alors présenté comme une manifestation de la présence de l'Esprit Saint qui cherche à communiquer un message de la part de Dieu aux auditeurs.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] GMT

Le Groupe mixte de travail a été fondé en 1965 par l'Eglise catholique et le COE. C'est une sorte de commission paritaire assurant la concertation entre les deux entités, rendue utile par le fait que l'Eglise catholique n'est pas membre du COE. Il publie un rapport pour chacune des assemblées mondiales du COE.

[Une nuée de témoins 1] Gnose/Gnostique

Ce terme, qui signifie " connaissance " en grec, désigne au début de l'ère chrétienne la connaissance portant sur l'essentiel, à savoir les mystères divins. Cette connaissance dépasse la simple foi. Pour les gnostiques, elle est acquise par initiation et elle garantit le salut

[Fêtes chrétiennes] Golgotha

Le Golgotha est une colline située du temps du Christ à l'extérieur de Jérusalem, sur laquelle les Romains crucifiaient les condamnés. Golgotha est la forme grecque de l'araméen gulgūltá et de l'hébreu biblique gulgōlet, « crâne »

[Une nuée de témoins 2] Gounelle, Elie (1865-1950)

Né dans une famille méthodiste du Gard, Elie Gounelle fait preuve dès ses études de théologie à Montauban d'un souci d'ouverture au monde ouvrier. Après avoir rencontré le pasteur Tommy Fallot (1844-1904), il adhère au Mouvement du christianisme social. Pasteur à Alès puis à Roubaix, Gounelle ouvre en plein quartier ouvrier une Solidarité, première de toute une série, lieu d'expérimentation d'action sociale et de théologie. Il adhère à l'Union des socialistes chrétiens, aile gauche du christianisme social. Il est chargé de la direction de la revue du Mouvement : le Christianisme Social. Pendant la première guerre mondiale, il est aumônier, puis pasteur de paroisse à Saint Etienne jusqu'en 1935. Pendant cette période, il participe à la conférence oecuménique du Christianisme pratique, et met tout en oeuvre pour donner de la cohérence au Mouvement du christianisme social en France, divisé en tendances parfois divergentes. Outre de nombreux articles parus dans le Christianisme social, il écrit plusieurs ouvrages définissant la pensée sociale chrétienne. Cette pensée repose sur la notion de " salut intégral de l'humanité ", où le salut individuel ne peut se dissocier du salut social, et sur la notion de Royaume de Dieu, caché par le péché mais en devenir

[Les gros mots de la théologie] Grâce

Emprunté au latin gratia, le mot signifie d'abord "reconnaissance", "ce que l'on accorde à quelqu'un". Au sens religieux, la grâce désigne le don de Dieu, ce qu'il offre aux hommes gratuitement. Dans l'épître aux
Ephésiens (2/, 8), Paul écrivait : " vous êtes sauvés par la grâce, par le moyen de la foi, cela ne vient pas de vous, c'est le don de Dieu". Il exprime ainsi une des affirmations centrales du Nouveau Testament : celle du salut gratuit, ou de la justification par grâce (les deux expressions équivalent ici). Avec les Réformateurs, cette notion de don est intimement liée à celle de salut. Luther insistera sur le caractère totalement gratuit du salut : la justification ne vient pas de l'être humain, elle se passe extra nos, littéralement "en dehors de nous". On retrouve là l'affirmation du Sola Gratia (la grâce seule) issus du message de la Réforme. En l'articulant à la foi (dont la notion est très proche), Calvin distinguera d'une part "la grâce générale" dont bénéficient tous les êtres humains sans qu'elle les conduise à la foi (Dieu offre la vie, la nature, les liens familiaux, etc.) et d'autre part "la grâce particulière" qui touche les seuls croyants et fait surgir en eux la foi en Christ.

[Douze rencontres avec Jésus] Grand prêtre

Les prêtres sont affectés au culte et soumis à des règles de vie particulières. Leur rôle est essentiellement d'offrir des sacrifices. Le grand prêtre est le personnage le plus important de ce clergé hiérarchisé. Des privilèges et des devoirs particuliers sont attachés à sa charge. Notamment, il préside le Grand conseil (Sanhédrin), assemblée suprême ayant autorité dans les domaines religieux, administratif et judiciaire

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Grand schisme d'Occident

Il va durer de 1378 à 1417. Il a pour origine les rivalités entre le pape de Rome et les rois de France. La papauté va s'installer à Avignon puis elle retourne à Rome et finalement il y aura à la fois des papes à Rome et à Avignon. Une première tentative de réunification échoue au concile de Pise (1409). Il faut attendre le concile de Constance (1414-1418) pour obtenir, sous l'autorité de l'empereur Sigismond de Germanie, la réunification de la papauté à Rome avec l'élection de Martin V.

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Groupe des Dombes

Actuellement composé de 40 théologiens français et suisses (20 catholiques, 20 protestants). Sa fondation en 1937 est due à l'initiative des prêtres lyonnais P. Couturier et L.Rémilleux et du pasteur suisse R.Baümlin. Ce groupe s'auto-recrute et s'auto-gère. Il jouit d'une autorité moralement reconnue. Il a publié quatre volumes importants traitant de thèmes oecuméniques controversés. (Voir Bibliographie)

[Une nuée de témoins 1] Guillaume de Saint-Thierry (vers 1085-1148)

Guillaume est d'abord moine bénédictin à Saint-Nicaise de Reims, puis il devient abbé de Saint-Thierry (Champagne). Il se lie d'amitié avec Bernard de Clairvaux. Tous deux malades, les deux hommes se rencontrent lors de leur convalescence et méditent ensemble le Cantique des cantiques. Ils étudient le commentaire qu' Origène en avait fait. Guillaume rejoint Bernard dans la polémique contre Pierre Abélard. Voir aussi l'entrée Origène.

[Une nuée de témoins 1] Gutenberg (1400-1468)

Imprimeur strasbourgeois qui a inventé en 1534 la presse à imprimer, ainsi qu'une encre qui permettait d'imprimer le papier sur ses deux faces. Il abandonna l'usage des caractères mobiles en bois et les remplaça par des caractères métalliques. La nouvelle technique typographique qu'il a mise au point (1450-1455) et l'essor qu'il a ainsi donné à l'imprimerie ont largement contribué à la diffusion de la Bible et des idées de la Réforme

H

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Hapax

Il s'agit d'une expression ou d'un mot rarement attesté. Par conséquent, sa signification ne peut pas être toujours clairement établie.

[Une nuée de témoins 1] Harding, Etienne (vers 1060-1134)

Né dans une famille noble anglaise, il entre à l'abbaye de Sherborne avant d'aller étudier à Paris. En rentrant chez lui, il s'arrête au monastère bénédictin de Molesme où il est impressionné par l'abbé Robert de Molesme et demande à rester. En 1098, il quitte Molesme avec Robert pour s'installer à Cîteaux. En 1109, il devient abbé de Cîteaux. C'est lui qui reçoit Bernard (de Clairvaux) quand celui-ci y demande son admission. Après la fondation des quatre premiers monastères cisterciens, Harding rédige la Charte de charité, véritable constitution de l'ordre cistercien. Il démissionne en 1133.

[Une nuée de témoins 2] Harnack, Adolf von (1851-1930)

Théologien protestant, historien, philologue et éditeur des Pères de l'Eglise, Adolf von Harnack est successivement professeur de théologie à Leipzig, Giessen, Marbourg et Berlin. Il cherche à montrer l'unité entre christianisme et culture et pose " l'Evangile comme seule base de toute culture morale ". Comme historien de l'Eglise, il donne beaucoup d'impulsion à la recherche. Il est l'auteur d'une oeuvre monumentale concernant l'histoire du christianisme ancien. Il publie en trois volumes l'Histoire de la littérature du christianisme primitif et, surtout, l'Histoire des dogmes en trois volumes (1886-1890)

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Hauts-lieux

Dans l'Ancien Testament, les "hauts-lieux" désignent les endroits de cultes aux divinités païennes. On parle de "hauts lieux" car ils se situent généralement sur les montagnes. Nous en avons un écho dans le
Psaume 121 "Je regarde vers les montagnes. D'où me viendra le secours ?"

Et le psalmiste de répondre que ce secours qu'il cherche pour entreprendre le voyage ne lui viendra pas des "hauts lieux" et de leurs dieux, mais bien du Dieu d'Israël.

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Hébreu

L'étymologie de ce nom viendrait du verbe "passer" (ce qui rappelle le passage de la Mer Rouge au moment de la sortie d'Egypte), verbe qui a donné la compréhension "de l'autre côté". Le mot reçoit donc un sens proche de "étranger". Ce mot est rarement utilisé dans la Bible. Quand il l'est, c'est généralement en lien avec les Egyptiens ou les Philistins (sur 34 emplois, 18 le sont avec les premiers, en désignant les Israélites en opposition à leurs maîtres égyptiens, et 8 utilisations le sont dans un contexte qui indique leur assujettissement aux Philistins). Ce nom semble avoir été imposé aux Israélites par des étrangers et il souligne leur condition inférieure, asservie (cela a pu aider à faire le rapprochement avec les Apirou du 2ème millénaire av. JC). La notion la plus commune pour désigner les Israélites est "fils d'Israël". Jonas est le seul à parler de lui-même en terme "d'hébreu". Partout ailleurs le terme hébreu est utilisé pour désigner d'autres individus.

[Couples, parents, familles] Hédonisme

Ce mot vient du grec hèdonè, le plaisir. Il s'agit d'une doctrine qui fait du plaisir l'élément essentiel de la vie. Cela débouche sur une philosophie ou une morale qui a comme critère décisif l'évitement de la douleur et la recherche du plaisir maximum. Sont considérés comme bons les actes qui y contribuent

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Hérésie

D'un mot grec issu des verbes " choisir " ou " prendre ". En grec le mot hérésie désigne le choix d'un objet intellectuel, donc une école philosophique. Au début les juifs désignaient ainsi les différentes tendances au sein du judaïsme puis ce terme a pris une connotation négative de déviance par rapport à une tradition jugée bonne. Ainsi, au début du christianisme, ce terme hérite de la tradition grecque le sens de choix d'une tradition philosophique sans jugement et de la tradition juive le sens d'hétérodoxie, ou déviance par rapport à la doctrine juste. Dès les écrits du Nouveau Testament c'est ce sens qui va dominer dans le christianisme. On appellera hérésie toute expression de la foi qui n'est pas conforme à la doctrine officielle énoncée par l'Eglise

[Cette violence qui est en nous] Hérésie

Ce terme vient d'un mot grec qui dérive des verbes choisir ou prendre. En grec le mot hérésie désigne le choix d'un objet intellectuel, donc une école philosophique. Au début les juifs désignaient ainsi les différentes tendances au sein du judaïsme puis ce terme a pris une connotation négative de déviance par rapport à une tradition jugée bonne. Ainsi, au début du christianisme ce terme hérite de la tradition grecque le sens de choix d'une tradition philosophique sans jugement et de la tradition juive le sens d'hétérodoxie, ou déviance par rapport à la doctrine juste. Dès les écrits du Nouveau Testament c'est ce sens qui va dominer dans le christianisme

[Ecoute! Dieu nous parle...*] Hérésie

C’est une idée ou une conception jugée contraire aux idées, aux conceptions généralement admises. Plus précisément, c’est une doctrine qui s’oppose à l’orthodoxie d’une religion établie. Dans le cas présent, c’est une doctrine contraire à la foi chrétienne et condamnée par l’Eglise.

[Fêtes chrétiennes] Hérésie

C’est une idée ou une conception jugée contraire aux idées, aux conceptions généralement admises. Plus précisément, c’est une doctrine qui s’oppose à l’orthodoxie d’une religion établie. Dans le cas présent, c’est une doctrine contraire à la foi chrétienne et condamnée par l’Eglise.

[Les gros mots de la théologie] Hérésie/Hérétique

Vient d'un verbe grec (haireo) qui veut dire " choisir ". Dans le monde grec, il décrit un choix opéré dans le domaine scientifique, religieux ou politique. Par la suite, on désigne par " hérésie " un mode de penser ou de croire qui est différent de la doctrine officielle. Le reproche d'hérésie peut concerner des points de doctrine variés : la manière de comprendre l'Eglise, la conception de la figure du Christ, les critères pour accéder au salut, etc. Il est toutefois toujours nécessaire de considérer le contexte précis d'une hérésie. Car au moment où la doctrine officielle change, ce qui était déclaré " hérétique " peut devenir " orthodoxe ", c'est-à-dire considéré comme la " doctrine droite et juste ", et réciproquement. Le protestantisme a été ainsi traité d'hérésie par rapport à la doctrine officielle de l'Eglise catholique ce qui n'est plus le cas aujourd'hui.

[Découverte du protestantisme] Hérésies

Vient d'un mot grec qui veut dire " le choix ". Il ne s'agit donc pas d'un mot qui est connoté négativement au départ. Au contraire, dans le monde grec, il décrit simplement une manière de pensée scientifique ou bien un choix de contenu religieux ou politique. Par la suite, on désigne par " hérésie " un mode de penser ou de croire qui est différent de la doctrine officielle. Le protestantisme a été ainsi taxé d'hérésie par rapport au catholicisme officiel

[Une nuée de témoins 1] Hérétique/Hérésie

Vient d'un verbe grec (haireo) qui veut dire " choisir ". Dans le monde grec, il décrit un choix opéré dans le domaine scientifique, religieux ou politique. Par la suite, on désigne par " hérésie " un mode de penser ou de croire qui est différent de la doctrine officielle. Le reproche d'hérésie peut concerner des points de doctrine variés : la manière de comprendre l'Eglise, la conception de la figure du Christ, les critères pour accéder au salut, etc. Il est toutefois toujours nécessaire de considérer le contexte précis d'une hérésie. Car au moment où la doctrine officielle change, ce qui était déclaré " hérétique " peut devenir " orthodoxe ", c'est-à-dire considéré comme la " doctrine droite et juste ", et réciproquement. Le protestantisme a été ainsi traité d'hérésie par rapport à la doctrine officielle de l'Eglise catholique ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Souvent l'Eglise officielle a confondu sous ce même terme, pour les condamner, aussi bien des mouvements de réforme fidèles à l'Evangile (p.ex. les Vaudois) que des mouvements religieux qui s'en séparaient nettement sur différents points (p.ex. les Cathares)

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Hérétique/Hérésie

Vient d'un verbe grec (haireo) qui veut dire " choisir ". Dans le monde grec, il décrit un choix opéré dans le domaine scientifique, religieux ou politique. Par la suite, on désigne par " hérésie " un mode de penser ou de croire qui est différent de la doctrine officielle. Le reproche d'hérésie peut concerner des points de doctrine variés : la manière de comprendre l'Eglise, la conception de la figure du Christ, les critères pour accéder au salut, etc. Il est toutefois toujours nécessaire de considérer le contexte précis d'une " hérésie ". Car au moment où la doctrine officielle change, ce qui était déclaré " hérétique " peut devenir " orthodoxe ", c'est-à-dire considéré comme la " doctrine droite et juste ", et réciproquement. Le protestantisme a été ainsi traité d'hérésie par rapport à la doctrine officielle de l'Eglise catholique ce qui n'est plus le cas aujourd'hui. Souvent l'Eglise officielle a confondu sous ce même terme, pour les condamner, aussi bien des mouvements de réforme fidèles à l'Evangile (p.ex. les Vaudois) que des mouvements religieux qui s'en séparaient nettement sur différents points (p.ex. les Cathares)

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Herméneutique

Qui concerne les questions d'interprétation des Ecritures. L'herméneutique est la discipline scientifique qui travaille sur ce sujet

[Une nuée de témoins 1] Hétérodoxie

On appelle hétérodoxe (du grec hétéro=autre et doxa=doctrine) un enseignement qui ne correspond pas à la doctrine officielle (orthodoxie, de ortho=droit et doxa=doctrine)

[Douze rencontres avec Jésus] Heure

Dans certaines traductions du Nouveau Testament, on parle de la troisième, neuvième etc.. heure. Ces heures correspondent au découpage romain de la journée en douze heures. Ainsi, la troisième heure se traduit donc par 9h, la sixième heure par midi, la neuvième par 3h de l'après-midi. La première heure correspond à 7h du matin

[Découverte du protestantisme] Hiérarchie sacerdotale

Il s'agit d'une conception et d'une organisation de l'Eglise basée sur ceux qui exercent le sacerdoce : les prêtres. Dans l'Eglise catholique romaine la direction et le magistère reposent avant tout sur les évêques (qui font répercuter par les prêtres leurs ordres auprès des fidèles). Les évêques sont seuls détenteurs de la juste doctrine, seuls habilités à représenter Dieu et à dire aux fidèles ce qu'ils doivent croire, penser et faire. On parle de hiérarchie car le pouvoir s'exerce, de manière descendante des niveaux supérieurs de l'institution ecclésiale vers le peuple de l'Eglise situé en bas de l'échelle.

[Une nuée de témoins 2] Historico-critique

La lecture et l'étude historico-critiques de la Bible visent une approche rigoureuse des textes bibliques. Ainsi, elle met en oeuvre plusieurs méthodes scientifiques : la critique textuelle vise à l'établissement des textes ; la critique littéraire s'intéresse à la formation des textes et de leur origine ; la critique des formes analyse les genres littéraires, la critique de la rédaction s'intéresse à la composition des textes et aux traditions (écrites ou orales) qu'ils transmettent

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Historico-critique

L'étude historico-critique de la Bible vise une approche rigoureuse des textes bibliques. Ainsi, elle met en oeuvre plusieurs méthodes scientifiques : la critique textuelle vise à l'établissement du texte original. La critique littéraire s'intéresse à la formation des textes et à leur origine. La critique des formes analyse les genres littéraires. La critique de la rédaction s'intéresse à la composition des textes et aux traditions (écrites ou orales) qu'ils transmettent

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Holocauste

L'Ancien Testament connaît divers sacrifices. L'holocauste est le sacrifice d'animal le plus hautement considéré. Il s'agit d'un sacrifice "entier", c'est-à-dire que l'animal est brûlé entièrement. Dans les sacrifices d'action de grâces, on n'offrait sur l'autel que le sang et la graisse (plus certaines parties) de la bête. Aux prêtres revenait une part et le reste était mangé par ceux qui l'avaient offert.

[En quête de sagesse avec Job*] Holocauste

L'Ancien Testament connaît divers sacrifices. L'holocauste est le sacrifice d'animal le plus hautement considéré. Il s'agit d'un sacrifice " entier ", c'est-à-dire que l'animal est brûlé entièrement. Dans les sacrifices d'action de grâces, on n'offrait sur l'autel que le sang et la graisse (plus certaines parties) de la bête. Aux prêtres revenait une part et le reste était mangé par ceux qui l'avaient offert

[Couples, parents, familles] Homoparentalité

Désigne la situation d'un couple de deux personnes de même sexe qui élèvent ou souhaitent élever un enfant. Dans notre société, la question est souvent discutée en relation avec la revendication de couples homosexuels qui désirent " avoir " ou adopter des enfants

[Grandes figures de l'Ancien Testament] Horeb

Le nom signifie "sécheresse" et désigne en alternance avec le nom de Sinaï la montagne sur laquelle Dieu donne la loi à Israël en Exode 19. La désignation Horeb se trouve le plus souvent dans le Deutéronome et les textes apparentés au Deutéronome.

[Une nuée de témoins 1] Hostie

Du latin hosta qui désigne "l'animal pour le sacrifice". On appelle "hostie" le pain sans levain (qui fait référence à la sortie d'Egypte et la fête de la Pâque, cf. le livre de la Genèse, chapitre 12). Il est utilisé dans l'Eucharistie catholique et la Cène luthérienne. Dans les Eglises réformées, on continue à utiliser du pain ordinaire.

[Fêtes chrétiennes] Hostie

Du latin hosta qui désigne "l'animal pour le sacrifice". On appelle "hostie" le pain sans levain (qui fait référence à la sortie d'Egypte et la fête de la Pâque, cf. le livre de la Genèse, chapitre 12). Il est utilisé dans l'Eucharistie catholique et la Cène luthérienne. Dans les Eglises réformées, on continue à utiliser du pain ordinaire.

[Une nuée de témoins 1] Huguenot

Ce mot, qui est utilisé parfois pour désigner les protestants, a une étymologie controversée. Il apparaît à Genève en 1536 et vient vraisemblablement d'une déformation de l'allemand eidgenossen, les fédérés. Des Genevois voulaient en effet s'allier aux Bernois pour défendre le protestantisme. En France, le mot a pu s'amalgamer avec d'autres sobriquets, au point d'être employé péjorativement par les catholiques. Au 16e siècle, les protestants se l'approprièrent, et il prit alors une coloration politique (le parti huguenot). Après la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) le terme désigna, jusqu'à aujourd'hui, les protestants qui trouvèrent asile dans les pays dits du Refuge (Allemagne, Angleterre, Pays-Bas...). En France, certains protestants sont attachés à ce mot pour exprimer leur fidélité au protestantisme historique. http://croixhuguenote.free.fr/images/2A.jpg

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Huguenot

Ce mot, qui est utilisé parfois pour désigner les protestants, a une étymologie controversée. Il apparaît à Genève en 1536 et vient vraisemblablement d'une déformation de l'allemand eidgenossen, les fédérés. Des Genevois voulaient en effet s'allier aux Bernois pour défendre le protestantisme. En France, le mot a pu s'amalgamer avec d'autres sobriquets, au point d'être employé péjorativement par les catholiques. Au 16e siècle, les protestants se l'approprient, et il prend alors une coloration politique (le " parti huguenot "). Après la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) le terme désigne, jusqu'à aujourd'hui, les protestants qui trouvent asile dans les pays dits du Refuge (Allemagne, Angleterre, Pays-Bas...). En France, certains protestants sont attachés à ce mot pour exprimer leur fidélité au protestantisme historique

[Une nuée de témoins 2] Huguenots

Ce mot, qui est utilisé parfois pour désigner les protestants, a une étymologie controversée. Il apparaît à Genève en 1536 et vient vraisemblablement d'une déformation de l'allemand Eidgenossen, les fédérés. Des Genevois voulaient en effet s'allier aux Bernois pour défendre le protestantisme. En France, le mot a pu s'amalgamer avec d'autres sobriquets, au point d'être employé péjorativement par les catholiques. Au 16e siècle, les protestants se l'approprièrent, et il prit alors une coloration politique (le " parti huguenot "). Après la Révocation de l'Edit de Nantes (1685) le terme désigna, jusqu'à aujourd'hui, les protestants qui trouvèrent asile dans les pays dits du Refuge (Suisse, Allemagne, Angleterre, Pays-Bas...). En France, certains protestants sont attachés à ce mot pour exprimer leur fidélité au protestantisme historique

[Une nuée de témoins 1] Hugues de Saint-Victor (vers 1096-1141)

D'origine inconnue (saxonne ou flamande), Hugues entre vers 1118 chez les chanoines de Saint-Victor, monastère fondé en 1108 par Guillaume de Champeaux dans l'enceinte de l'ermitage de Saint-Victor, à Paris. Il devient vite une personnalité marquante, considéré par ses contemporains comme un " nouvel Augustin ".
D'une grande curiosité intellectuelle et d'une vaste culture, il conseille à ses disciples de tout apprendre, car, estime-t-il, rien n'est inutile. Son oeuvre reflète son insatiabilité : il traite des arts libéraux (grammaire, rhétorique, dialectique...), des sciences, de la philosophie, commente les Ecritures, écrit un traité consacré à l'histoire universelle. Son ouvrage d'enseignement, le Didascalicon, est à la fois programme d'étude pour le maître comme pour le disciple et méthode de lecture. La pensée de Hugues s'organise autour de l'idée suivante : il y a une unité essentielle des savoirs et de l'être humain que la chute originelle a brisée ; il s'agit de la restaurer. L'être humain retrouvera son intégrité grâce à l'étude de la logique et de la philosophie (qui vise à la connaissance du vrai) et grâce à la pratique de l'amour (qui vise à l'exercice du bien). L'influence de Hugues de Saint-Victor sera très importante sur la théologie de son époque et se prolongera jusqu'à la fin du Moyen Age. Son traité Des Sacrements de la foi chrétienne est une véritable somme théologique.

[Cette violence qui est en nous] Humanisme

Pour la Renaissance, l'humanisme comporte plusieurs aspects :

  • L'humanisme philologique fut un immense travail de restitution et de diffusion des textes anciens.
  • L'humanisme pédagogique préconise l'étude des lettres latines et grecques dans leurs textes d'origine.
  • L'humanisme philosophique est fondé sur la connaissance de l'homme, l'accomplissement harmonieux de sa nature, sous le contrôle de sa raison. /li>

Alors qu'il n'était pour certains que l'étude érudite de textes, l'humanisme fut aussi pour des gens comme Rabelais, Erasme, Montaigne une " conception sobre et équilibrée de la vie humaine " (Emile Bréhier)

[Une nuée de témoins 1] Humanistes

En rupture avec la culture du Moyen Age, l'humanisme se caractérise par une redécouverte de l'Antiquité et de ses textes, notamment bibliques, qui vont être source d'inspiration en littérature, peinture, musique, sculpture. Les humanistes vont poser les bases de l'étude moderne des textes et, renouvelant leur approche, ils vont bouleverser un certain nombre d'idées reçues. C'est aussi un siècle de découvertes, d'innovations, de libérations des cadres anciens. Les Réformes religieuses sont incontestablement liées à ce renouveau dans tous les domaines, en particulier le retour aux textes bibliques dans leur langue originelle et leur étude selon les méthodes nouvelles

[Une nuée de témoins 1] Hus, Jan (vers 1370-1415)

Jan Hus naît vers 1370 à Husinec en Bohême méridionale dans une famille rurale pauvre. Doué pour les études et avide de promotion sociale, il se rend à Prague, où il étudie les lettres puis la théologie. En 1398, il obtient sa licence d'enseignement en théologie. Nommé professeur à l'Université, il entre en contact avec le mouvement de réforme et subit l'influence de Wyclif. En 1400, il est ordonné prêtre. L'année suivante, il est nommé doyen de la Faculté des Arts et Lettres de Prague. En 1402, il devient curé, sans charge de communauté, à la chapelle de Bethléem. Il s'illustre par une prédication évangélique et sociale, dénonçant les vices des laïcs et les profits du clergé. En 1409, il commence à être accusé de ne pas dénoncer Wyclif et de contester l'autorité du pape. Élu recteur de l'Université, il participe à sa réorganisation, et devient le chef du mouvement réformateur. En 1411, il subit l' interdit du pape qui s'étend sur toute la ville. Dans des disputes universitaires, des prédications, des publications, il se lance dans la controverse contre les indulgences. En 1412, alors que des émeutes éclatent à Prague et qu'il est menacé d'excommunication, Hus s'exile en Bohême du sud où il développe une intense activité littéraire. En 1413, il publie son grand ouvrage De ecclesia censuré à Prague, Paris et Constance. En 1414, il se rend au concile de Constance pour y défendre sa cause. Il poursuit une correspondance avec les fidèles de la chapelle de Bethléem et approuve la communion sous les deux espèces. En juillet 1415 il refuse d'abjurer devant le concile qui le condamne, le dégrade de ses titres sacerdotaux et le remet à l'autorité civile pour être exécuté sur le bûcher (6 juillet).
Voir aussi l'entrée qui lui est consacrée.

[Une nuée de témoins 2] Hus, Jan (vers 1370-1415)

Jan Hus naît vers 1370 à Husinec en Bohême méridionale dans une famille rurale pauvre. Doué pour les études et avide de promotion sociale, il se rend à Prague, où il étudie les lettres puis la théologie. En 1398, il obtient sa licence d'enseignement en théologie. Nommé professeur à l'Université, il entre en contact avec le mouvement de réforme et subit l'influence de Wyclif. En 1400, il est ordonné prêtre. L'année suivante, il est nommé doyen de la Faculté des Arts et Lettres de Prague. En 1402, il devient curé, sans charge de communauté, à la chapelle de Bethléem. Il s'illustre par une prédication évangélique et sociale, dénonçant les vices des laïcs et les profits du clergé. En 1409, il commence à être accusé de ne pas dénoncer Wyclif et de contester l'autorité du pape. Élu recteur de l'Université, il participe à sa réorganisation, et devient le chef du mouvement réformateur. En 1411, il subit l'interdit du pape qui s'étend sur toute la ville. Dans des disputes universitaires, des prédications, des publications, il se lance dans la controverse contre les indulgences. En 1412, alors que des émeutes éclatent à Prague et qu'il est menacé d'excommunication, Hus s'exile en Bohême du sud où il développe une intense activité littéraire. En 1413, il publie son grand ouvrage De ecclesia censuré à Prague, Paris et Constance. En 1414, il se rend au concile de Constance pour y défendre sa cause. Il poursuit une correspondance avec les fidèles de la chapelle de Bethléem et approuve la communion sous les deux espèces. En juillet 1415 il refuse d'abjurer devant le concile qui le condamne, le dégrade de ses titres sacerdotaux et le remet à l'autorité civile pour être exécuté sur le bûcher (6 juillet).

[Chrétiens désunis? Le mouvement œcuménique aujourd'hui] Hus, Jan (vers 1370-1415)

Jan Hus naît vers 1370 à Husinec en Bohême méridionale dans une famille rurale pauvre. Doué pour les études et avide de promotion sociale, il se rend à Prague, où il étudie les lettres puis la théologie. En 1398, il obtient sa licence d'enseignement en théologie. Nommé professeur à l'Université, il entre en contact avec le mouvement de réforme et subit l'influence de Wyclif. En 1400, il est ordonné prêtre. L'année suivante, il est nommé doyen de la Faculté des Arts et Lettres de Prague. En 1402, il devient curé, sans charge de communauté, à la chapelle de Bethléem. Il s'illustre par une prédication évangélique et sociale, dénonçant les vices des laïcs et les profits du clergé. En 1409, il commence à être accusé de ne pas dénoncer Wyclif et de contester l'autorité du pape. Elu recteur de l'Université, il participe à sa réorganisation, et devient le chef du mouvement réformateur. En 1411, il subit l'interdit du pape qui s'étend sur toute la ville. Dans des disputes universitaires, des prédications, des publications, il se lance dans la controverse contre les indulgences. En 1412, alors que des émeutes éclatent à Prague et qu'il est menacé d'excommunication, Hus s'exile en Bohême du sud où il développe une intense activité littéraire. En 1413, il publie son grand ouvrage De ecclesia censuré à Prague, Paris et Constance. En 1414, il se rend au concile de Constance pour y défendre sa cause. Il poursuit une correspondance avec les fidèles de la chapelle de Bethléem et approuve la communion sous les deux espèces. En juillet 1415 il refuse d'abjurer devant le concile qui le condamne, le dégrade de ses titres sacerdotaux et le remet à l'autorité civile pour être exécuté sur le bûcher (6 juillet)

[Les mêmes droits pour tout le monde? Chrétiens et Droits de l'Homme*] Hussites

On appelle hussite le mouvement qui se réclame de Jan HusVoir module Une nuée de témoins 1. Celui-ci naît vers 1370 à Husinec en Bohême méridionale dans une famille rurale pauvre. Doué pour les études et avide de promotion sociale, il se rend à Prague, où il étudie les lettres puis la théologie. En 1398, il obtient sa licence d'enseignement en théologie. Nommé professeur à l'Université, il entre en contact avec le mouvement de réforme et subit l'influence de Wyclif. En 1400, il est ordonné prêtre. Il s'illustre par une prédication évangélique et sociale, dénonçant les vices des laïcs et les profits du clergé. Dans des disputes universitaires, des prédications, des publications, il se lance dans la controverse contre les indulgences. En 1412, Hus s'exile en Bohême du sud où il développe une intense activité littéraire. En juillet 1415 il refuse d'abjurer devant le concile de Constance qui le condamne, le dégrade de ses titres sacerdotaux et le remet à l'autorité civile pour être exécuté sur le bûcher (6 juillet 1415)

[Douze rencontres avec Jésus] Hypocrites /Esprits pervertis

Le mot grec hypocrite est parfois traduit par esprit perverti, mais n'est pas d'abord négatif. Il signifie tout simplement le comédien, celui qui joue un rôle. C'est dans les textes et de l'Ancien et du Nouveau Testament que le mot reçoit une connotation franchement négative, l'hypocrite est celui dont les actes ne correspondent pas aux paroles.
Dire aux autres et ne pas faire soi-même est aussi un signe d'hypocrisie.

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