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C'est en Allemagne, en 1529, qu'on parle pour la première fois de " protestants ". Ce qualificatif est, dans un premier temps, utilisé par les adversaires de la Réforme pour désigner les adeptes de cette dernière. A cette époque, un moine allemand, Martin Luther, commence à repenser l'Eglise et à lui proposer des changements profonds (une véritable " RéformeVoir module Découverte du protestantisme "). La plupart des princes électeurs (ceux qui élisaient l'empereur allemand) le suivent. L'empereur, Charles Quint, est pourtant un fervent catholique. Après avoir toléré pendant trois ans le mouvement de la Réforme, il convoque une assemblée politique où il ordonne le ralliement inconditionnel à l'Eglise catholique romaine. Les princes s'y refusent, ils " protestent devant Dieu [...] ainsi que devant tous les hommes " de leur refus d'admettre un décret qu'ils jugent contraire " à Dieu, à sa sainte Parole, à [leur] bonne conscience et au salut de [leur] âme ". D'où ce titre de " princes protestants ", donné à des non-religieux.
Ce quolibet " protestant " comporte aussi le sens littéral de l'adjectif (et plus courant à l'époque) : " proclamer, attester, faire profession ". D'ailleurs, aujourd'hui, certains protestants (de tendance évangélique) reprennent volontiers cette origine du mot en se définissant comme étant des " professants ". Plus d'un siècle après ces événements de 1529, les adeptes de la Réforme tentent de provoquer des changements au sein de l'Eglise catholique romaine. Ils ne cherchent pas la rupture. Pourtant, la rénovation étant impossible à mettre en place, les " protestants " vont se retrouver hors de l'Eglise catholique romaine. C'est alors qu'on parle de protestantisme.


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