Une culture judéo-chrétienne

Cette expression indique un espace géographique, grosso modo l’Europe occidentale, dont la culture se réfère à la Bible (Ancien et Nouveau Testament) et dont les religions prédominantes sont monothéistes (judaïsme, christianisme). Les deux caractéristiques fondamentales du judaïsme sont le Dieu un et unique non associé à d’autres dieux (monothéisme) et le Dieu lié à son peuple d’une façon unique (l’alliance). Dans le christianisme, les deux caractéristiques du judaïsme subissent un déplacement : le monothéisme est modifié par la foi en un Dieu créateur et sauveur en Jésus-Christ, et l’exclusivité de l’alliance est remplacée par l’universalisme de l’alliance puisque l’alliance est étendue à tous les humains par la foi en un Sauveur universel.


Poursuivre cette transmission

La Parole de Jésus, d’abord orale, a été transmise par les apôtres puis a été mise par écrit et nous est parvenue par les textes du Nouveau Testament. Cette transmission reste aujourd’hui à la fois écrite et orale dans la mesure où la prédication joue un rôle central dans le culte protestant. Elle est un moyen pour que la Parole reste vivante au 21e siècle. L’écoute de la Parole de Dieu à travers les lectures bibliques et le sermon prononcé par le pasteur est une dimension essentielle du culte. Le théologien Karl Barth affirmait que le prédicateur devait travailler avec une Bible dans une main et le journal dans l’autre afin de souligner que la prédication s’ancre dans la réalité quotidienne.


Tutoyeurs de Dieu

Le croyant peut entrer en relation avec Dieu individuellement par la prièreconsulter le module « La spiritualité aujourd’hui », en particulier l’entrée "Tutoyer Dieu, la prière" adressée à Dieu mais aussi au sein d’une communauté en participant au culte ou à la lecture de la Bible en groupe. Le chant (cantiques, psaumes, louanges) et la musique sont autant de façons de tutoyer Dieu. La quête spirituelle individuelle et la quête spirituelle partagée au sein d’une communauté sont complémentaires.


Pierre d'achoppement

Le terme incarnation est une pierre d’achoppement dans la mesure où le christianisme, le judaïsme et l’islam ne s’accordent pas sur l’importance donnée à Jésus Christ. Le christianisme considère que Dieu s’est incarné en la personne de Jésus Christ pour apporter le pardon et le salut à l’humanité et que ce dernier est le Messie dont parle l’Ancien Testament et que les juifs attendent. La centralité du dogme chrétien est que Jésus est à la fois vrai Dieu et vrai homme. Pour le judaïsme, Jésus Christ n’est pas le Messie, le Messie n’est pas encore venu et les hommes l’attendent. L’islam considère Jésus comme un prophète au même titre qu’Abraham ou Moïse. Pour les musulmans, le Coran est une révélation envoyée au monde par Dieu par l’intermédiaire de Mahomet ; elle est considérée comme la dernière des révélations. Mahomet clôt donc une série de prophètes dans laquelle prennent place Adam, Noé, Abraham, Moïse et Jésus. De plus, Dieu « n’engendre pas et n’est pas engendré », il ne peut y avoir de fils de Dieu, c’est une différence fondamentale avec le christianisme.


Concile de Chalcédoine

Après des siècles de débats, de controverses et de luttes contre les hérésies, le Concile de Chalcédoine en 451 s’est efforcé de définir la nature du Christ. Le Concile retient deux affirmations :

Premièrement, il y a unité de la personne du Christ. Jésus-Christ, en tant que fils de Dieu et en tant que Jésus de l’histoire, est une seule personne avec qui chaque croyant peut entretenir des relations personnelles.

Deuxièmement, Jésus-Christ est à la fois vrai Dieu et vrai homme. Il a deux natures (nature divine et nature humaine) conjointes et unies de façon inséparable et pourtant non confuses. C’est parce qu’il est à la fois vrai Dieu et vrai homme qu’il peut être le médiateur entre le croyant et Dieu.


Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France

La Déclaration de foi actuelle de l’Eglise réformée de France (ERF) confesse Jésus-Christ Fils unique de Dieu. Elle affirme la perpétuité de la foi chrétienne, à travers ses expressions successives, dans le Symbole des Apôtres, les Symboles œcuméniques et les Confessions de foi de la Réforme, notamment la Confession de La Rochelle ; elle en trouve la source dans la révélation centrale de l’Évangile : Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais qu’il ait la vie éternelle.


Une affirmation parfois dévoyée

L’affirmation « Dieu avec nous » a été détournée au cours de l’histoire. Pendant la seconde guerre mondiale, les soldats du Reich portaient l’expression Gott mit uns (ce qui signifie « Dieu avec nous » en allemand) gravée sur la boucle de leur ceinturon. C’est un exemple qui montre que cette affirmation peut être pervertie et que Dieu et la religion peuvent devenir des prétextes bien commodes pour justifier des guerres ou des actes de violence.


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