La tradition juive sur la consommation du vin

 

Dans l' Ancien Testament, l'apport du vin sur l'humeur est vu positivement :

Psaume 104,15 Le vin réjouit le cœur des humains en faisant briller les visages plus que l'huile.

Dans le récit des noces de Cana dans le Nouveau Testament, la présence du vin souligne le caractère festif de la célébration, et c'est son absence qui fait problème (Jean 2,1ss).
Cependant l'Ancien Testament indique que l'ivresse conduit à des comportements insensés et inacceptables :

Proverbes 20,1 Le vin est moqueur, l'alcool tumultueux; quiconque se laisse enivrer par eux ne pourra être sage.

La consommation sans mesure est une faute. Comme l'affirme le livre du Siracide (livre de sagesse juive du début du deuxième siècle avant Jésus-Christ) :

Siracide 31,28-30 Le vin apporte allégresse du cœur et joie de l'âme, quand on le boit à propos et juste ce qu'il faut. Le vin bu avec excès est l'amertume de l'âme, il entraîne provocations et affrontements. L'ivresse accroît la fureur de l'insensé, à ses dépens ; elle diminue ses forces et lui vaut de mauvais coups.

Préventivement, le livre des Proverbes avertit :

Proverbes 31,4 Aux rois, le vin ne convient pas ni aux princes l'alcool.


L'ivresse dans l'Ancien Testament

 

Selon le livre de la Genèse, Noé, après le déluge, est le premier à cultiver une vigne et à en boire le fruit. Le résultat est qu'il perd la maîtrise de ses actes et se déshabille dans sa tente, comportement inacceptable. Ce récit situé dans l'histoire des origines de l'humanité a une valeur exemplaire.

Genèse 9, 20-23 Noé fut le premier agriculteur. Il planta une vigne et il en but le vin, s'enivra et se trouva nu à l'intérieur de sa tente. Cham, père de Canaan, vit la nudité de son père et il en informa ses deux frères au-dehors. Sem et Japhet prirent le manteau de Noé qu'ils placèrent sur leurs épaules à tous deux et, marchant à reculons, ils couvrirent la nudité de leur père. Tournés de l'autre côté, ils ne virent pas la nudité de leur père.

Le livre des Proverbes décrit l'état de l'homme ivre pour mettre en garde contre l'excès de boissons.

Proverbes 23, 29-35 Pour qui les: "Ah!"? Pour qui les: "Hélas!"? Pour qui les querelles? Pour qui les plaintes? Pour qui les disputes sans raison? Pour qui les yeux qui voient double?Pour ceux qui s'attardent au vin, pour ceux qui recherchent les boissons capiteuses.Ne regarde pas le vin qui rougeoie, qui donne toute sa couleur dans la coupe et qui glisse facilement.En fin de compte il mord comme un serpent, il pique comme une vipère.Tes yeux verront des choses étranges et ton esprit te fera tenir des propos absurdes.Tu seras comme un homme couché en pleine mer, couché au sommet d'un mât."On m'a frappé...! Je n'ai pas mal! On m'a battu...! Je n'ai rien senti! Quand m'éveillerai-je...? J'en redemanderai encore!"


La colère dans l'Ancien Testament

 

La sagesse antique et biblique considère la colère négativement car ses effets sont destructeurs et elle fait perdre la raison. Le sage reste maître de ses émotions, il ne s'échauffe pas mais garde son calme.

Proverbes 12,16 Le fou laisse éclater sur l'heure sa colère, mais l'homme prudent avale l'injure.

Proverbes 14,17 Qui est prompt à la colère fait des bêtises.

Proverbes 16,32 Qui est lent à la colère vaut mieux qu'un héros, qui est maître de soi vaut mieux qu'un conquérant.

Dans le premier récit de meurtre, récit d'origine à valeur exemplaire, la colère de Caïn le conduit au meurtre de son frère Abel. Dieu l'invite à y résister car le péché va profiter de ce moyen pour entrer chez lui. La colère est comme la porte ouverte au meurtre, si l'homme ne se ressaisit pas pour la dominer.

Genèse 4, 5-8 Caïn en fut très irrité et son visage fut abattu. Le SEIGNEUR dit à Caïn: "Pourquoi t'irrites-tu? Et pourquoi ton visage est-il abattu? Si tu agis bien, ne le relèveras-tu pas? Si tu n'agis pas bien, le péché, tapi à ta porte, te désire. Mais toi, domine-le." Caïn parla à son frère Abel et, lorsqu'ils furent aux champs, Caïn attaqua son frère Abel et le tua.

La colère dans l'Ancien Testament est cependant plus souvent une attitude de Dieu que des humains.


La colère de Dieu dans l'Ancien Testament

 

Les croyants voient Dieu à l'image de l'homme. Sa colère exprime sa déception devant la désobéissance et la violence des humains.

Deutéronome 29,25-27 Ils sont allés servir d'autres dieux et se sont prosternés devant eux (...), aussi la colère du SEIGNEUR s'est-elle enflammée contre ce pays, et il a fait venir sur lui toute la malédiction écrite dans ce livre. Le SEIGNEUR les a arrachés de leur terre dans sa colère, sa fureur et son grand courroux pour les rejeter vers un autre pays, comme il arrive aujourd'hui.

Exode 22, 21-23 Vous ne maltraiterez aucune veuve ni aucun orphelin. Si tu le maltraites, et s'il crie vers moi, j'entendrai son cri, ma colère s'enflammera, je vous tuerai par l'épée, vos femmes seront veuves, et vos fils orphelins.

Le croyant demande parfois à Dieu de mettre fin à sa colère contre lui ou de la réserver à d'autres.

Psaume 79, 4-7 Nous voici, outragés par nos voisins, la moquerie et la risée de ceux qui nous entourent. Jusqu'où ira, SEIGNEUR, cette colère qui n'en finit pas, cette jalousie qui brûle comme un feu? Répands ta fureur sur les nations qui t'ignorent, sur les royaumes qui n'invoquent pas ton nom, car ils ont mangé Jacob, ravagé son domaine.

Malgré cela Dieu est perçu comme bon :

Psaume 103,8-9 Le SEIGNEUR est miséricordieux et bienveillant, lent à la colère et plein de fidélité. Il n'est pas toujours en procès et ne garde pas rancune indéfiniment.

Le croyant, surtout après l'exil vu comme punition du peuple à cause de ses infidélités, se rend compte qu'il ne peut vivre avec Dieu que si sa grâce et sa miséricorde sont plus grandes que sa colère.


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