La ville de Magdala

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Magdala était une ville portuaire à mi-chemin entre Tibériade et Carphanaüm, au bord du lac de Tibériade (appelé aussi Mer de Galilée) très riche en poissons. C’était une ville florissante par ses pêcheries et son artisanat du textile, d'après l'historien Flavius Josèphe. Au 2e siècle avant J.C., les grecs appelaient cette ville Tarichée (Tarichae), qui signifie : « poissons salés ».


La place de Marie de Magdala dans les évangiles selon Marc, Matthieu et Luc

Marie de Magdala apparaît dans les récits de la passion et de la résurrection de Jésus.

Marc

Matthieu

Luc

Marie de Magdala suit et sert Jésus pendant son ministère en Galilée. (Mc 15,41).

Marie de Magdala accompagne Jésus depuis la Galilée. (Mt 27,55-56)

Marie de Magdala fait partie du groupe de femmes qui suit Jésus. Elle est expressément nommée.
Sa guérison par Jésus est signalée. Elle apporte une contribution financière. (Lc 8,1-3)

Elle est la première nommée parmi les 4 femmes assistant à la crucifixion. (Mc 15,40).

 

Elle se trouverait dans le groupe de femmes qui assiste à la crucifixion. (Lc 23,49)

La première nommée parmi les 2 femmes au moment de la mise au tombeau du corps de Jésus. (Mc 15,47).

La première nommée parmi les 3 femmes qui retournent au tombeau avec les aromates. (Mc 16,1-8).

Elle est la première nommée parmi les femmes qui assistent à la mise au tombeau. (Mt 27,55-57)

Elle reste devant le tombeau. (Mt 27,61)

Elle se trouverait dans le groupe de femmes qui assiste à la mise au tombeau. (Lc 23,55-56)

Elle ferait partie du groupe de femmes qui retourne au tombeau.

La première femme à qui apparaît Jésus ressuscité. (Mc 16,9-11 conclusion longue)

Elle est le premier témoin de la résurrection avec « l’autre Marie ». (Mt 28,1-10)

Elle n’est pas témoin de la résurrection de Jésus (Lc 24,1-8)

Elle est nommée la première dans le groupe qui raconte aux disciples et à tous les autres ce qui s’est passé autour du tombeau vide. (Lc 24,9-11)


L’annonce des messagers dans les évangiles selon Marc, Matthieu et Luc

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Dans l'évangile selon Marc (Marc 16,5-7), un jeune homme vêtu de blanc fait l'annonce de la résurrection et transmet un ordre de mission : annoncer aux autres disciples la résurrection. Jésus n'apparaît pas.
Dans l'évangile selon Matthieu (Matthieu 28,1-10), le messager au tombeau annonce la résurrection et donne aux femmes une mission qui leur sera confirmée par Jésus leur apparaissant en chemin. Il s'agit d'annoncer la résurrection aux autres disciples.
Dans l'évangile selon Luc (Luc 24,2-10), deux hommes vêtus de vêtements éblouissants annoncent la résurrection et sa signification. Les femmes prennent elles-mêmes l'initiative d'aller l'annoncer aux autres disciples. Jésus n'apparaîtra que plus tard sur le chemin d’Emmaüs.


L’utilisation du mot « Rabbi »

Dans l’évangile selon Jean, le mot « Rabbi » est le mot habituellement utilisé par les différents personnages, en particulier les disciples, pour s’adresser à Jésus.

En Jean 1,38 : les deux premiers disciples l’appellent « Rabbi » lorsqu’ils s’adressent de vive voix à Jésus.
En Jean 3,2 : c’est Nicodème, le chef des juifs, qui nomme Jésus « Rabbi » et qui affirme savoir que Dieu a envoyé Jésus comme enseignant (didaskalos).
En 4,31, les disciples disent à Jésus : « Rabbi, mange ».
En 6,25 : « Rabbi, quand es-tu arrivé ici ? ».
En 9,2, ils posent la question suivante : « Rabbi, qui a péché de lui ou de ses parents pour qu’il soit né aveugle ? ».
En 11,8, une nouvelle question est posée sur les actions de Jésus : « Rabbi, les Juifs te cherchaient à ce moment pour te lapider, et tu vas là de nouveau ? ».
Le mot désigne Jésus à des moments où les disciples ont des incompréhensions sur les événements qui se déroulent. Le Rabbi Jésus est le maître ou l’enseignant qui peut répondre aux questions.


Le mot « toucher » dans les autres textes bibliques

Le verbe aptô n’apparaît qu’une seule fois (chapitre 20, verset 17) dans l’évangile selon Jean. Dans les évangiles selon Matthieu, selon Marc ou selon Luc, ce même verbe est utilisé dans des situations où Jésus touche quelqu’un ou quelque chose (le cercueil en Luc 7,14), et lorsque des personnages touchent Jésus. Le verbe aptô est utilisé dans les récits de miracles : guérisons ou résurrections (Matthieu 9,21 et 14,36 ; Marc 3,10 / 5,27 / 10,13 ; Luc 6,19 et 7,14). L’utilisation de ce verbe permet de témoigner du pouvoir de guérison de Jésus pendant son ministère.

Dans la première lettre de Jean (1Jean 5,18), le verbe est utilisé sous la forme moyenne aptomai avec une notion très différente d’emprise psychologique.


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