Tyr

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Pourquoi tout se passe-t-il dans un territoire païen ?
Nous ignorons les motivations que Jésus a eues de se rendre dans une terre aussi peu attirante pour un juif que celle de Tyr et de Sidon, ces deux villes étant connues comme faisant partie des ennemis héréditaires d'Israël. Nous pouvons exclure au moins une motivation : l'évangélisation ! En effet dans le texte Jésus se cache, s'étonne de la demande de la femme syro-phénicienne et apparemment veut passer tranquillement son chemin.


Syro-phénicienne

Le texte désigne la femme doublement comme étrangère : au plan religieux (elle est grecque ce qui veut dire : païenne) et au plan géographique (elle est syro-phénicienne). La question de l'impureté évoquée dans les textes précédents semble se poursuivre et redoubler d'importance puisqu'on y ajoute la question de l'étranger. Le débat pur-impur (qui est un débat à l'intérieur du peuple) s'intensifie en dépassant les frontières : territoire d'Israël- territoire étranger.


Ce n'est pas bien

Comment comprendre cette parole de Jésus qui semble si peu convenir à l'image que nous pouvons avoir de lui par ailleurs ! Toute une tradition d'interprétation de ce texte insiste sur le fait que le refus de Jésus n'est pas un vrai refus, mais qu'il veut éprouver la foi de la femme. Il s'agirait de vérifier que la femme est digne de l'intervention de Jésus. On peut se demander si cette manière de comprendre ne naît pas d'abord de la perplexité du lecteur qui n'arrive pas à imaginer que Jésus puisse s'exprimer aussi rudement face à une demande d'aide ! Ne serait-ce pas plutôt une manière d'innocenter Jésus que de voir dans son refus une mise à l'épreuve de la foi ? De faire oublier la rudesse de ses paroles ?


Pain

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Dans les textes du Nouveau Testament, il est souvent question de pain. Parfois celui-ci (comme dans l'évangile de Jean) désigne Jésus lui-même, le pain descendu du ciel, le pain vivant. Parfois, le mot " pain " fait allusion au dernier repas de Jésus. Le pain associé normalement au repas -comme dans notre texte- est toujours un signe de communion, comme le repas lui-même. A travers le thème du pain partagé ou pas partagé, se dit une communion possible ou impossible.

Derrière notre texte, nous pouvons lire toute la problématique que posait à l'Eglise du premier siècle la communion entre chrétiens d'origines juive et païenne.


Petits chiens

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Ce terme de petit chien n'a rien d'attendrissant pour les oreilles d'un lecteur du premier siècle! Le chien en Orient est un animal impur que personne ne nourrit et qui cherche seul sa nourriture. Les petits chiens s'opposent aux chiens de race dont les riches s'occupent malgré tout.


C'est vrai, Seigneur, mais..."

Regardons comment la femme réagit au rejet de sa demande et au qualificatif de "petit chien" auquel on ne jette pas le pain destiné aux enfants. Tout le monde aurait compris qu'elle se retourne pour ne plus jamais adresser la parole à celui qui l'insulte au lieu de l'aider. Mais voilà que sa réaction est toute autre. et ce n'est peut-être pas seulement le lecteur qui est surpris, mais aussi l'interlocuteur de cette femme, c'est-à-dire Jésus lui-même !


Le démon l'avait quittée

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Cette phrase est une manière d'exprimer la guérison de la fille. Dans les textes du Nouveau Testament la guérison ne se limite jamais à ce que quelqu'un de malade retrouve la santé. La guérison est toujours aussi vue comme signe du royaume de Dieu qui s'approche.


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