A

Apocalyptique

Le terme apocalyptique a pris en français le sens de catastrophe très violente évoquant la fin du monde. Dans la Bible ce terme se rapporte bien à la fin des temps, mais il signifie " dévoiler ", " révéler ". En mettant en scène le dévoilement de la vérité à la fin des temps, la littérature apocalyptique cherche à révéler un sens profond derrière les événements de l'histoire. Il ne s'agit donc pas de prédictions mais d'une interprétation de l'histoire qui réorganise la vision du monde et de l'univers. La littérature apocalyptique se caractérise par :

  • La pseudonymie : ces écrits sont placés sous l'autorité d'un grand personnage du passé qui dévoile le plan de Dieu selon un calendrier, des origines à la fin de l'histoire
  • L'ésotérisme : les révélations sont exprimées en langage codé
  • Le monde et le temps sont coupés en deux, d'un côté le monde actuel qui va vers sa fin, de l'autre le monde et le temps de Dieu
  • Le déterminisme : tout est déjà écrit

Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les Eglises chrétiennes pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon biblique.

C

Canon

Le mot, d'origine grecque, signifie " roseau ", " règle ". Il a été utilisé pour désigner la liste des livres juifs puis chrétiens reconnus comme normatifs pour la foi chrétienne. La délimitation du canon biblique fut un processus de discernement progressif, non sans hésitations et différences entre les communautés locales. En présence de deux canons juifs de l'Ancien Testament (celui des Juifs de Palestine rédigé en hébreu ou araméen et la version grecque dite des Septante) l'Eglise chrétienne adopta la version grecque contenant les livres deutérocanoniques. Au 16e siècle, les Eglises de la Réforme revinrent à la version en hébreu.

Chair

Dans les lettres de Paul, la notion de « chair » désigne la condition humaine, sans connotation négative a priori. A travers cette notion Paul entend la matérialité de la vie d’un individu, qui est toujours un corps agissant dans un espace, un temps et un milieu donnés. Ainsi la chair ou la condition charnelle prend différents sens suivant le contexte. Sous la plume de Paul, cette notion apparaît le plus fréquemment dans la lettre aux Romains et dans la lettre aux Galates quand il décrit en quoi notre condition humaine nous tient prisonniers. Elle est alors présentée en opposition avec l’Esprit de Dieu. Il ne faut donc pas comprendre cette opposition comme un combat entre la chair qui serait mauvaise et ce qui relèverait du spirituel en l’homme. Pour Paul, il n’y a pas d’opposition en l’homme entre chair et esprit. C’est bien la personne humaine qui est prisonnière dans la « chair », essentiellement parce qu’elle veut être à elle-même sa propre référence.

Communauté johannique

Cette expression désigne la communauté dans laquelle et pour laquelle l’évangile de Jean a été rédigé (« johannique » vient de Jean). La critique historique et exégétique estime que cette communauté johannique s’est constituée en Syrie et s’est déplacée ensuite en Asie Mineure. Cette communauté a dû connaître des conflits importants avec le judaïsme synagogal en Syrie au moment de la séparation entre Juifs et chrétiens. Cela expliquerait le ton polémique des discussions entre Jésus et les Pharisiens rapportées dans l’évangile, ainsi que l’insistance sur l’hostilité des autorités juives vis-à-vis de Jésus. L’évangile selon Jean a pour but d’affermir la foi de cette communauté éprouvée.

E

Eschatologie

Ce terme désigne, littéralement, la doctrine de la chose dernière (du grec eschatos, dernier, et logos, discours), ce qui touche à la fin du monde. Israël a toujours été tourné vers l'avenir, et l'Ancien Testament parle de ce temps où Dieu rétablira la justice et la paix. Dans le Nouveau Testament, Jésus annonce que le Royaume de Dieu est déjà là. Mais ce Royaume ne sera réalisé qu'à la fin des temps quand le Christ reviendra. Par extension, est aussi appelé eschatologique un événement attendu pour la fin des temps et qui s'est déjà produit (la venue du Christ : 1Corinthiens 10,11 ; Hébreux 1,2 ; 1Pierre 1,20), ou une réalité future dont on vit déjà même si elle n'a pas encore entièrement déployé ses effets (le salut reçu et encore espéré : Romains 8,24). Ainsi, en théologie, le terme " eschatologie " rassemble tout ce qui concerne l'espérance chrétienne dans sa plénitude présente et à venir, l'accomplissement, l'achèvement dans le temps et l'espace de l'œuvre de salut de Dieu. La théologie des Réformateurs accentuera une approche plus existentielle de cette notion, centrée sur l'œuvre du Christ pour le croyant. Ainsi pour Luther, la foi qui justifie est une réalité réellement eschatologique.

Evangiles synoptiques

Synoptique vient d'un terme grec qui signifie « voir ensemble » (syn=ensemble et opsis=le regard/la vue). Les trois évangiles selon Matthieu, Marc et Luc sont appelés synoptiques car ils présentent suffisamment de ressemblances pour qu'on puisse les "regarder ensemble". Ils sont composés de petites unités narratives bien individualisables, dont un grand nombre figure dans deux ou trois de ces évangiles. L'évangile selon Jean apparaît d'emblée comme différent dans son style et sa structure.

Dans la recherche biblique, on parle de "synopse" quand on place des récits qui se ressemblent sur plusieurs colonnes pour les comparer.

G

Glorifier/Gloire

La gloire comme manifestation de la présence de Dieu est constamment présente dans la Bible hébraïque comme dans le Nouveau Testament. Par contre dans le Nouveau Testament, le verbe « glorifier » se trouve essentiellement dans l’évangile selon Jean. Dire que Jésus est glorifié par Dieu sur la croix signifie que Dieu l’associe à lui-même. Il lui fait partager sa gloire éternelle. C’est une autre façon de parler de la résurrection. Il est dit aussi que le Fils a glorifié le Père. Cette réciprocité signifie que pendant son ministère terrestre et sur la croix Jésus a révélé la gloire ou la présence de Dieu comme Père.

Gnose/Gnostique

Ce terme, qui signifie " connaissance " en grec, désigne au début de l'ère chrétienne la connaissance portant sur l'essentiel, à savoir les mystères divins. Cette connaissance dépasse la simple foi. Pour les gnostiques, elle est acquise par initiation et elle garantit le salut

I

Incarnation

Il s'agit d'un mot qui vient du latin et veut dire "prendre chair". Le mot ne fait pas partie du vocabulaire du Nouveau Testament bien que ce soit son message central : Dieu s'est fait homme en Jésus Christ. Il a ainsi accepté tout ce que comporte une vie humaine jusque dans sa fragilité et sa mort.

Intertestamentaire

L’adjectif intertestamentaire qualifie globalement l'ensemble des textes littéraires issus de la société juive entre le 3e siècle av. J.C. et la fin du 1er siècle chrétien, qui, exclus des livres dits canoniques, ont avec la Bible des harmoniques ou résonances évidentes. Les écrits intertestamentaires sont rédigés en grec ou en hébreu.

L

Loi

La Loi est l'ensemble des prescriptions données par Dieu à son peuple pour l'aider à vivre. Les principales, " dix commandements " ou " dix paroles " se trouvent en Exode 20,1-17 et en Deutéronome 5,6-22. Le livre du Deutéronome (terme qui vient du grec et signifie " seconde loi ") est le livre de la loi qui permet au peuple de vivre devant Dieu. La loi n'a sa raison d'être que par le rappel de la libération du peuple par Dieu et par l'affirmation par Dieu qu'il est un Dieu qui libère. C'est bien entendu à cette Loi que les auteurs du Nouveau Testament se réfèrent.

P

Parole

Au premier siècle imprégné de philosophie stoïcienne, ce terme (logos), en tant que nom propre, désigne la Raison, le Principe qui gouverne le monde. Dans la culture juive de ce temps, cette notion trouve son pendant dans la figure de la Sagesse (sophia) personnifiée, comme " messagère " de Dieu à travers la loi de Moïse mais aussi, dans une certaine mesure, à travers la raison universelle. Jean préfère le terme logos (verbe, parole) qui renvoie plus directement à la tradition biblique (notamment prophétique : cf. Esaïe 55), et qui évoque mieux le processus de communication en lequel consiste la venue de Dieu dans le monde.
Car la rupture catégorique (et dans une certaine mesure scandaleuse) de Jean avec les idées de son temps, consiste à dire que " le Verbe a été fait chair " (Jean 1,14a). Autrement dit, Dieu est devenu un homme, plus précisément cet homme-là : Jésus de Nazareth. Ce paradoxe est inadmissible pour la sagesse humaine, et Jean le sait : " les ténèbres ne l'ont point comprise " (1,5b).

Pentateuque

Le Pentateuque (le mot signifie les cinq rouleaux) comprend les cinq premiers livres de l'Ancien Testament : Genèse, Exode, Lévitique, Nombres et Deutéronome. Dans la tradition juive, ces cinq livres sont désignés comme "la Loi". Ce sont en effet des livres qui contiennent beaucoup de règles et de commandements. Cependant, le mot "loi" traduit le mot hébreu "torah" formé sur le verbe "enseigner". La loi enseigne comment vivre en obéissant à ce que Dieu veut. Dans les cinq premiers livres de la Bible, les récits et les lois sont liés. Les récits enseignent ce qu'est la vie en relation avec Dieu et avec les autres.

Pharisien

D'un mot hébreu qui signifie " séparé ", il désigne un des courants religieux juifs. Celui-ci met l'accent sur l'étude et le respect de la loi divine écrite. Les pharisiens sont des hommes pieux, vertueux, très soucieux d'appliquer la loi de Dieu et de se garder des impuretés rituelles. Pour vivre la sainteté de Dieu, il fallait être " séparé " des autres. Il s'est trouvé en forte opposition avec le christianisme naissant notamment autour de la question du respect de la Loi comme condition d'accès à Dieu. Au fil des ans, le terme " pharisien " a pris une connotation péjorative pour désigner tout comportement hypocrite. On parle même de " pharisaïsme ".

S

Sanhédrin

Le sanhédrin est l'assemblée suprême du peuple juif, ayant autorité dans les domaines religieux, administratif et judiciaire. Son nom n'est pas d'origine hébraïque mais dérive du grec sunédrion, signifiant « assemblée qui siège ». Il est présidé par le Grand prêtre.

T

Talmud

Vient du mot hébreu qui signifie "enseignement", "leçon". Talmud est le titre d'un recueil de la tradition rabbinique composé entre le 1er siècle et le 5e siècle. Il contient toute la tradition juive sous forme de discussions, de légendes, de paraboles et de débats. Il est composé de la "Mishna" (la tradition littéraire) et de la "Gemara" (les commentaires).

Tétragramme

C'est par les quatre consonnes appelées "tétragramme" (quatre lettres) YHWH que le Dieu d'Israël est désigné (on trouve aussi YHVH ou IHVH selon les auteurs). Aux quatre consonnes on a ajouté les voyelles du mot hébreu adonaï (mon Maître, mon Seigneur). Le tétragramme ne se prononce pas. Quand on lit le texte hébreu, on prononce "adonaï" d'après les voyelles ajoutées.

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