Pour les lecteurs de l’évangile selon Jean au premier siècle comme pour le lecteur d’aujourd’hui, l’expression « naître d’eau et d’esprit » évoque le baptême.

Dans le cadre du dialogue entre Nicodème et Jésus, la double signification de l’expression « naître d’en haut » ou « naître de nouveau » (versets 3 et 7) va résonner avec « naître d’eau et d’esprit ». Le malentendu est alors fécond : la seconde naissance envisagée par Nicodème au verset 4 va s’appliquer au baptême. Cette seconde naissance vient rappeler que l’existence de chaque personne dépend aussi de Dieu. La distinction entre chair et esprit qui est faite au verset 6 est une autre manière de symboliser les deux origines de l’être humain. Distinguer ne signifie pas opposer. Chair et esprit sont, dans la langue de la Bible, comme les deux versants de la condition humaine. L’être humain est mortel, limité, vulnérable, capable de faire le mal. C’est sa part charnelle. L’esprit, c’est le souffle de Dieu porteur de vie : « je mettrai mon souffle en vous pour que vous viviez. » (Ézéchiel 37,14). L’image de la naissance « d’eau et d’esprit » permet à l’évangéliste de souligner la nouveauté qui est signifiée dans le baptême. Il est le signe d’une vie toujours renouvelée donnée par Dieu sans contrepartie. Cette nouvelle relation à Dieu ouvre la conscience du croyant sur sa propre identité et sa place dans le monde. Cette possibilité de nouvelle naissance relativise tous les déterminismes liés aux conditions de la naissance.


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