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En ce tout début de l’évangile, les propos de Jésus restent encore très énigmatiques. Il compare l’élévation du Fils de l’homme au serpent d’airain dressé au désert par Moïse (Nombres 21,4-9). Dans cet épisode les israélites malades qui regardent le serpent d’airain fixé sur une poutre sont guéris. Ce serpent est un signe et non un objet magique. Seul un regard de foi, de confiance en Dieu à travers Moïse, donne la guérison. Ce récit est bien connu de Nicodème et ses contemporains. Par contre, le destin du Fils de l’homme élevé sur une poutre en bois n’a aucune signification pour eux puisque le Fils de l’homme est une figure divine de la fin des temps. Le lecteur de l’évangile, lui, peut y lire l’annonce de la mort de Jésus, d’autant plus que l’évangéliste a déjà anticipé sur ce destin précédemment (Jean 2,19-22). Ici l’image de l’élévation permet de donner un sens à la mort de Jésus sur la croix. Tout comme le serpent dressé était le lieu du salut pour le peuple d’Israël empoisonné par le venin, ainsi la mort de Jésus sur la croix est-elle paradoxalement l’évènement décisif du salut. La mort de Jésus comme élévation ou glorification est une caractéristique de l’évangile selon Jean. La crucifixion, supplice infamant, est interprétée comme un sujet de gloire, un retour au Père, ce qui ne va pas sans questionnements. L’évangile selon Jean se donne pour but d’interpréter théologiquement cet évènement paradoxal de la croix.


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