L’expression « Fils de l’homme » revient 30 fois chez Matthieu, 15 fois chez Marc, 25 fois chez Luc et 13 fois chez Jean. C’est dire son importance et pourtant son origine reste assez énigmatique. Dans l’Ancien Testament le titre « Fils d’homme » se trouve dans le livre de Daniel pour désigner un homme céleste qui viendra d’auprès de Dieu à la fin des temps pour le jugement. Dans le livre d’Ézéchiel c’est un nom propre donné au voyant dans les oracles qui annoncent la fin des temps. Ce titre est plus fréquent dans les écrits juifs apocalyptiques où il désigne l’homme véritable tel qu’il interviendra à la fin des temps.

Dans le Nouveau Testament, l’expression Fils de l’homme n’est utilisée que dans les évangiles. Ce titre est toujours placé exclusivement dans la bouche de Jésus (une exception dans Actes 7,56). Il l’emploie toujours à la 3ème personne, comme s’il faisait parler un autre que lui-même, pour définir sa mission : juge de la fin des temps (Matthieu 10,23-24), envoyé de Dieu qui pardonne les péchés (Marc 2,10-11). Ce titre accompagne l’annonce de la passion de Jésus (Luc 9,22-44). Dans l’évangile selon Jean, il accompagne souvent l’annonce du jugement du monde qui est contemporain de Jésus et non plus renvoyé à la fin des temps. Les évangiles affirment donc que Jésus est le Fils de l’homme, cette figure messianique de la fin des temps annoncée dans la tradition juive. Contrairement à la perspective juive où le Fils d’homme ne meurt pas, Jésus annonce précisément la fin de sa vie, en parlant du Fils de l’homme qui va souffrir et mourir. Cette assimilation permet de dire que l’évènement de la croix est l’évènement messianique qui ouvre la fin des temps.


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