Un des titres de Dieu dans l’Ancien Testament est d’être le roi de son peuple, Roi des rois, le roi du monde (1 Samuel 12,12 ; Ésaïe 6,5 ; Jérémie 10,7 ; Psaume 24). Cette souveraineté est toujours envisagée dans le sens dynamique d’exercice du pouvoir : Dieu règne. Mais on n’y trouve jamais l’expression « royaume/règne de Dieu » alors qu’elle est très fréquente dans les évangiles synoptiques pour exprimer la dynamique du salut. Le mot grec utilisé peut se traduire soit par « royaume », soit par « règne ». L’expression « royaume de Dieu ou des cieux » souligne la dimension spatiale. Le mot « règne » fait ressortir le dynamisme de l’exercice de la royauté.

Dans les évangiles synoptiques, la prédication de Jésus consiste à annoncer que le Royaume s’est rendu proche (Matthieu 4,17). Les paraboles de Jésus racontent à quoi ressemble cette présence de Dieu porteuse de salut (Matthieu 13, 24-33 ; Marc 4, 26-31). La prière que Jésus laisse à ses disciples invoque aussi la venue du Règne de son Père (Luc 11,2). Jusqu’au bout des évangiles, le thème de la royauté sera présent et source de malentendus ou d’incompréhension, puisque le motif de la condamnation de Jésus est d’être Roi des Juifs (Matthieu 27,37). Dans l’évangile selon Jean l’accent est mis sur la révélation en Jésus Christ de Dieu comme Père. Le thème du Royaume est donc inexistant. Toutefois, ce thème revient dans le face à face entre Jésus et Pilate. A la différence des évangiles synoptiques, Jésus est explicite au sujet de sa royauté et répond à Pilate qu’elle « n’est pas de ce monde. » (Jean 18, 36-38).


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