Dans de nombreuses versions françaises du texte biblique, le mot « signe » est traduit par « miracle » ou « prodige ». Pourtant le mot grec choisi par l’auteur de l’évangile signifie bien «signe». Dans les autres évangiles, le mot grec qui signifie « puissance» est utilisé pour parler des miracles. L’accent est alors mis sur la puissance de Dieu qui se manifeste dans les actes extraordinaires de Jésus. Le prodige, manifestation de puissance, se suffit à lui-même. Par contre le signe renvoie à quelque chose ou quelqu’un au-delà de lui. En utilisant le mot « signe », cet évangile choisit de façon délibérée de ne pas porter son intérêt sur l’aspect incroyable des actions de Jésus. Il veut mettre en évidence que les actes de Jésus font signe. Ils appellent à voir au-delà des faits, à dépasser l’évènement pour trouver son sens véritable. Cela passe par la parole, et le signe invite à entrer en communication. Jésus répond à l’attente des personnes qui croient que la présence de Dieu change quelque chose dans leur vie. Mais il se méfie de ceux qui ne se tournent vers lui que parce qu’ils voient en lui un faiseur de miracles (Jean 2,23-25). Voir la puissance de Dieu à l’œuvre dans les miracles doit conduire à croire en sa présence aimante et agissante dans le monde malgré le mal et la mort.


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