L’annonce du Messie à venir

Jésus lit un passage du livre d’Esaïe et affirme que la prophétie est accomplie.

Luc 4,16-21 Il vint à Nazara où il avait été élevé. Il entra suivant sa coutume le jour du sabbat dans la synagogue, et il se leva pour faire la lecture. On lui donna le livre du prophète Esaïe, et en le déroulant il trouva le passage où il était écrit : L’Esprit du Seigneur est sur moi
parce qu’il m’a conféré l’onction
pour annoncer la Bonne Nouvelle aux pauvres.
Il m’a envoyé proclamer aux captifs la libération
et aux aveugles le retour à la vue,
renvoyer les opprimés en liberté,
proclamer une année d’accueil par le Seigneur.
Il roula le livre, le rendit au servant et s’assit ; tous dans la synagogue avaient les yeux fixés sur lui. Alors il commença à leur dire : « Aujourd’hui, cette écriture est accomplie pour vous qui l’entendez. »


Le verset 2 dans le Nouveau Testament

Le verset 2 est repris dans le récit de la Passion du Christ dans les évangiles selon Matthieu et selon Marc.

Fait remarquable, la phrase est dite en araméen par Jésus, mais comme Matthieu et Marc écrivent en grec, ils translittèrent l'araméen avec des lettres grecques. Ce qui donne dans l’alphabet français « Eli, Eli, léma sabachtani ? » (Matthieu 27,46) ou « Eloï, Eloï, léma sabachtani ? » (Marc 15,34). Puis le rédacteur de chaque évangile prend soin de donner la traduction de ce verset au lecteur: « Mon Dieu, mon Dieu pourquoi m’as-tu abandonné ? »


Le récit de la passion du Christ dans l’évangile selon Marc

Voici le texte de la passion du Christ dans l’évangile selon Marc. Plusieurs versets du psaume 22 sont repris mais avec une chronologie inverse des événements par rapport au texte du psaume.

Marc 15,21-41 Ils réquisitionnent pour porter sa croix un passant, qui venait de la campagne, Simon de Cyrène, le père d’Alexandre et de Rufus. Et ils le mènent au lieu-dit Golgotha, ce qui signifie lieu du Crâne. Ils voulurent lui donner du vin mêlé de myrrhe, mais il n’en prit pas. Ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Il était neuf heures quand ils le crucifièrent. L’inscription portant le motif de sa condamnation était ainsi libellée : « Le roi des Juifs ». Avec lui, ils crucifient deux bandits, l’un à sa droite, l’autre à sa gauche. [ …] Les passants l’insultaient hochant la tête et disant : « Hé ! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix. » De même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux : « Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ! Le Messie, le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions ! » Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’injuriaient.
A midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu’à trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d’une voix forte : « Eloï, Eloï, lama sabaqthani ? » ce qui signifie : « Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m’as-tu abandonné ? » Certains de ceux qui étaient là disaient, en l’entendant : « Voilà qu’il appelle Elie ! » Quelqu’un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire en disant : « Attendez, voyons si Elie va venir le descendre de là. » Mais, poussant un grand cri, Jésus expira. Et le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Le centurion qui se tenait devant lui, voyant qu’il avait ainsi expiré, dit : « Vraiment, cet homme était Fils de Dieu. » Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, et parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.


Le psaume 22 et les évangiles

 

Ce tableau récapitule les citations des versets du psaume 22 dans les évangiles et dans la lettre aux Hébreux attribuée à Paul.

verset du
Psaume 22

Matthieu

Marc

Luc

Jean

Hébreux

2

27,46

15,34

     

8a

   

23,35

   

8b

27,39

15,29

     

9

27,43

       

16

     

19,28

 

19

27,35

15,24

23,34

19,23

 

23

       

2,12

d’après Michel GOURGUES, Les Psaumes et Jésus. Jésus et les Psaumes, Paris: Cerf (Cahiers Evangile N° 25), 1978, p. 62.


Les psaumes 69 et 143

Dans les psaumes 69 et 143 le psalmiste insiste sur l'attente d’une réponse de Dieu. Une réponse d’autant plus souhaitée rapidement que la situation décrite est dramatique et angoissante. Le temps de l’attente rend compte de l’angoisse du psalmiste.

Psaume 69,14-19 SEIGNEUR, voici ma prière :
c’est le moment d’être favorable ;
Dieu dont la fidélité est grande,
réponds-moi, car tu es le vrai salut.
Arrache-moi à la boue ; que je ne m’enlise pas ;
que je sois arraché à ceux qui me détestent
et aux eaux profondes !
Que le courant des eaux ne m’emporte pas,
que le gouffre ne m’engloutisse pas,
que le puits ne referme pas sa gueule sur moi !
Réponds-moi, SEIGNEUR, car ta fidélité est bonne ;
selon ta grande miséricorde, tourne-toi vers moi,
et ne cache plus ta face à ton serviteur.
Je suis dans la détresse ; vite, réponds-moi ;
viens près de moi, sois mon défenseur ;
j’ai des ennemis, libère-moi.

Psaume 143,1 SEIGNEUR, écoute ma prière,
prête l’oreille à mes supplications,
par ta fidélité, par ta justice, réponds-moi !


Dieu délivre son peuple de l’esclavage en Egypte

La sortie d’Egypte est un épisode central de l’Ancien Testament (livre de l'Exode). Il raconte comment Dieu a fait sortir son peuple d’Egypte sous la conduite de Moïse et l’a délivré de l’esclavage. Dieu apparaît comme celui qui intervient dans l’Histoire et dont le pouvoir est plus grand que celui de Pharaon, le personnage le plus puissant politiquement. Cette délivrance est assortie dans le texte d’une visée pédagogique : le peuple doit se souvenir de la sortie d’Egypte afin d’interpréter, grâce à cette clé de lecture, tous les moments de difficulté et d’angoisse à venir.

On retrouve une référence à l’épisode de la sortie d’Egypte et au séjour passé dans le désert dans le psaume 78.
Psaume 78,1,2 et 52-55 O mon peuple, écoute ma loi,
tends l’oreille aux paroles de ma bouche.
Je vais ouvrir la bouche pour une parabole et dégager les leçons du passé. [...]
Il fait partir son peuple comme un troupeau,
il les mène au désert comme des brebis ;
il les guide avec sûreté, ils n’ont pas à trembler
quand la mer recouvre leurs ennemis.
Il les amène à son domaine sacré,
à cette montagne acquise par sa droite.
Il chasse devant eux des nations,
il leur distribue par lots un patrimoine,
il installe sous leurs tentes les tribus d’Israël.

(On peut lire tout ce psaume pour retrouver le récit de la traversée du désert).


Le peuple a faim et il est rassasié

Le peuple est en proie à la contestation car il craint de manquer de nourriture dans le désert. Dieu leur envoie de la nourriture (16,1-18) assortie de recommandations et de règles de partage (16,19-36).

Exode 16,1-4 et 27-31 Ils partirent d’Elim, et toute la communauté des fils d’Israël arriva au désert de Sîn, entre Elim et le Sinaï, le quinzième jour du deuxième mois après leur sortie du pays d’Egypte. Dans le désert, toute la communauté des fils d’Israël murmura contre Moïse et Aaron. Les fils d’Israël leur dirent : « Ah ! si nous étions morts de la main du SEIGNEUR au pays d’Egypte, quand nous étions assis près du chaudron de viande, quand nous mangions du pain à satiété ! Vous nous avez fait sortir dans ce désert pour laisser mourir de faim toute cette assemblée ! »
Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Du haut du ciel, je vais faire pleuvoir du pain pour vous. Le peuple sortira pour recueillir chaque jour la ration quotidienne, afin que je le mette à l’épreuve : marchera-t-il ou non selon ma loi ? [...]
Or le septième jour, il y eut dans le peuple des gens qui sortirent pour en recueillir et ils ne trouvèrent rien. Le SEIGNEUR dit à Moïse : « Jusques à quand refuserez-vous de garder mes commandements et mes lois ? Considérez que, si le SEIGNEUR vous a donné le sabbat, il vous donne aussi, le sixième jour, le pain de deux jours. Demeurez chacun à votre place. Que personne ne sorte de chez soi le septième jour. » Le peuple se reposa donc le septième jour.
La maison d’Israël donna à cela le nom de manne. C’était comme de la graine de coriandre, c’était blanc, avec un goût de beignets au miel.


Jésus est l’objet de moqueries

Les évangiles selon Matthieu, selon Marc et selon Luc présentent des scènes similaires au psaume 22 : les adversaires de Jésus l’injurient et se moquent de lui. S’il est véritablement le fils de Dieu, ne devrait-il pas faire preuve de force et de pouvoir ?

Matthieu 27,39-44 Les passants l’insultaient, hochant la tête et disant : « Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix ! » De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient : « Il en a sauvé d’autres et il ne peut pas se sauver lui-même ! Il est Roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui ! Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s’il l’aime, car il a dit : “Je suis Fils de Dieu !” » Même les bandits crucifiés avec lui l’injuriaient de la même manière.

Marc 15,29-32 Les passants l’insultaient hochant la tête et disant : « Hé ! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix. » De même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux : « Il en a sauvé d’autres, il ne peut pas se sauver lui-même ! Le Messie, le roi d’Israël, qu’il descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions ! » Ceux qui étaient crucifiés avec lui l’injuriaient.

Luc 23,35-38 Le peuple restait là à regarder ; les chefs, eux, ricanaient ; ils disaient : « Il en a sauvé d’autres. Qu’il se sauve lui-même s’il est le Messie de Dieu, l’Elu ! » Les soldats aussi se moquèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. » Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui : « C’est le roi des Juifs. »

 


L’homme paralysé de Béthesda

L’homme paralysé est convaincu qu’il ne peut pas guérir. Dans sa détresse, il ne pense pas avoir la force d’aller jusqu’au bassin.

Jean 5,2-9 Or il existe à Jérusalem, près de la porte des Brebis, une piscine qui s’appelle en hébreu Bethzatha. Elle possède cinq portiques, sous lesquels gisaient une foule de malades, aveugles, boiteux, impotents. Il y avait là un homme infirme depuis trente-huit ans. Jésus le vit couché et, apprenant qu’il était dans cet état depuis longtemps déjà, lui dit : « Veux-tu guérir ? » L’infirme lui répondit : « Seigneur, je n’ai personne pour me plonger dans la piscine au moment où l’eau commence à s’agiter ; et, le temps d’y aller, un autre descend avant moi. » Jésus lui dit : « Lève-toi, prends ton grabat et marche. » Et aussitôt l’homme fut guéri ; il prit son grabat, il marchait.


Les ennemis qui se moquent du psalmiste

Différents passages des psaumes utilisent le thème de la moquerie des ennemis envers le psalmiste. Les ennemis posent toujours la question du pouvoir de Dieu lorsque le psalmiste est dans une situation dramatique.

Psaume 3,2-3 SEIGNEUR, que mes adversaires sont nombreux :
nombreux à se lever contre moi,
nombreux à dire sur moi :
« Pas de salut pour lui auprès de Dieu ! »Psaume 10,4-7 Dans sa suffisance, l’impie ne cherche plus :
« Il n’y a pas de Dieu », voilà toute son astuce.
Sa réussite se confirme en tout temps,
là-haut, tes sentences sont trop loin de lui ;
il crache sur tous ses adversaires.
Il se dit : « Je suis inébranlable,
il ne m’arrivera jamais malheur. »
Sa bouche est pleine de malédiction,
de tromperie et de violence ;
il a sous la langue forfait et méfait.

Psaume 35,21 La bouche grande ouverte contre moi,
Ils disent : « Ah ! ah ! notre œil l’a vu. »

Psaume 42,4 et 11 Jour et nuit,
mes larmes sont mon pain,
quand on me dit tous les jours :
« Où est ton Dieu ? » [...]
Mes membres sont meurtris,
mes adversaires m’insultent
en me disant tous les jours :
« Où est ton Dieu ? »


L’extrême faiblesse physique

Le thème de l’extrême faiblesse physique se retrouve dans le psaume 38. Ici l’image utilisée est celle de la fièvre (verset 8) qui s’apparente à l’image de la sécheresse du psaume 22. Au début du psaume 39, il s’agit également d’une image de brûlure (verset 4 : le cœur).

Psaume 38,4-9 Rien d’intact dans ma chair, et cela par ta colère,
rien de sain dans mes os, et cela par mon péché !
Car mes fautes ont dépassé ma tête,
comme un pesant fardeau, elles pèsent trop sur moi.
Mes plaies infectées suppurent,
et cela par ma sottise.
Je suis courbé et tout prostré ;
sombre, je me traîne tous les jours,
car mes reins sont envahis par la fièvre,
plus rien n’est intact dans ma chair.
Je suis engourdi, tout brisé,
mon cœur gronde, je rugis.Psaume 39,3-5 Je me suis enfermé dans le silence,
et plus qu’il n’était bon, je me suis tu.
Ma douleur devint insupportable,
mon cœur brûlait dans ma poitrine.
Obsédé, et brûlé par un feu,
j’ai laissé parler ma langue :
SEIGNEUR, fais-moi connaître ma fin
et quelle est la mesure de mes jours,
que je sache combien je suis éphémère !


La soif intense

La soif intense est un des éléments de la souffrance du Christ lors de sa crucifixion. On retrouve cet élément dans les quatre évangiles. L’eau que les personnages proposent au Christ est imbuvable car elle est mélangée à du vinaigre ou du fiel. Une action similaire est évoquée dans le psaume 69:

Psaume 69,22 « Ils ont mis du poison dans ma nourriture ; quand j’ai soif, ils me font boire du vinaigre ».
La soif n’est pas à comprendre uniquement dans son aspect physique. Plus largement, il s’agit d’une soif d’autre chose comme l’illustre le chapitre 4 de l’évangile selon Jean. La tradition catholique note l’expression « j’ai soif » comme la cinquième parole du Christ que l’on trouve dans Jean 19,28. Les sept paroles du Christ ont inspiré peintres et musiciens.
Matthieu 27,34 et 48-50 ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L’ayant goûté, il ne voulut pas boire. [...]
Aussitôt l’un d’eux courut prendre une éponge qu’il imbiba de vinaigre ; et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire. Les autres dirent : « Attends ! Voyons si Elie va venir le sauver. » Mais Jésus, criant de nouveau d’une voix forte, rendit l’esprit.
Marc 15,23 et 36 Ils voulurent lui donner du vin mêlé de myrrhe, mais il n’en prit pas. [...]
Quelqu’un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d’un roseau, il lui présenta à boire en disant : « Attendez, voyons si Elie va venir le descendre de là. »Luc 23,36-37 Les soldats aussi se moquèrent de lui : s’approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent : « Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même. »
Jean 19,28-30 Après quoi, sachant que dès lors tout était achevé, pour que l’Ecriture soit accomplie jusqu’au bout, Jésus dit : « J’ai soif » ; il y avait là une cruche remplie de vinaigre, on fixa une éponge imbibée de ce vinaigre au bout d’une branche d’hysope et on l’approcha de sa bouche. Dès qu’il eut pris le vinaigre, Jésus dit : « Tout est achevé » et, inclinant la tête, il remit l’esprit.


Le transpercement dans le livre de Samuel

Le transpercement du corps de personnages importants comme David ou Jonathan se retrouve dans plusieurs passages du livre de Samuel. David échappe aux coups de lance de Saül, Jonathan est victime d’une attaque semblable.

1Samuel 18,11 Saül jeta la lance et dit : « Je vais clouer David au mur ! » Mais David, par deux fois, l’évita.

1Samuel 19,10 Saül chercha à clouer David au mur avec sa lance, mais David esquiva le coup de Saül, et la lance de Saül se planta dans le mur. David prit la fuite et s’échappa cette nuit-là.

1Samuel 20,33 Saül jeta la lance contre lui pour le frapper. Jonathan sut alors que c’était chose décidée de la part de son père de mettre à mort David.


L’aveugle Bartimée

Le manteau est l’unique bien de Bartimée. Il l’utilise comme vêtement, étalé devant lui pour délimiter sa place et pouvoir mendier, lui donnant en quelque sorte une identité. A l’appel de Jésus, il jette son manteau, comme s'il se débarrassait de sa vie d'aveugle et de mendiant, de sa « vieille peau » pour quelque chose de nouveau.

Marc 10,46-52 Ils arrivent à Jéricho. Comme Jésus sortait de Jéricho avec ses disciples et une assez grande foule, l’aveugle Bartimée, fils de Timée, était assis au bord du chemin en train de mendier. Apprenant que c’était Jésus de Nazareth, il se mit à crier : « Fils de David, Jésus, aie pitié de moi ! » Beaucoup le rabrouaient pour qu’il se taise, mais lui criait de plus belle : « Fils de David, aie pitié de moi ! » Jésus s’arrêta et dit : « Appelez-le. » On appelle l’aveugle, on lui dit : « Confiance, lève-toi, il t’appelle. » Rejetant son manteau, il se leva d’un bond et il vint vers Jésus. S’adressant à lui, Jésus dit : « Que veux-tu que je fasse pour toi ? » L’aveugle lui répondit : « Rabbouni, que je retrouve la vue ! » Jésus dit : « Va, ta foi t’a sauvé. » Aussitôt il retrouva la vue et il suivait Jésus sur le chemin.


Le partage des vêtements

Le verset 19 du psaume 22 est le seul verset qui est repris par les quatre évangiles :

Matthieu 27,35 Quand ils l’eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort.

Marc 15,24 Ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait.

Luc 23,34 Jésus disait : « Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu’ils font. » Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort.

Jean 19,23-24 Lorsque les soldats eurent achevé de crucifier Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique : elle était sans couture, tissée d’une seule pièce depuis le haut. Les soldats se dirent entre eux : « Ne la déchirons pas, tirons plutôt au sort à qui elle ira », en sorte que soit accomplie l’Ecriture : Ils se sont partagé mes vêtements, et ma tunique, ils l’ont tirée au sort. Voilà donc ce que firent les soldats.


La louange du psaume 22

Dans la deuxième partie du psaume 22, à partir du verset 23, le ton change. On retrouve les caractéristiques d’un psaume de louange : le psalmiste témoigne publiquement de l’action de Dieu envers lui et invite la communauté à le rejoindre dans cette louange à Dieu (verset 23 à 25). C’est l’occasion de rassembler la communauté autour du repas de fête (verset 27). Le psaume 22 se termine par cette affirmation : la transmission aux générations futures du témoignage de l’action de Dieu.

Psaume 22,22-32 […] Tu m’as répondu !
je veux raconter ton nom à mes frères
et au milieu de l’assemblée je te louerai :
Ceux qui craignent le SEIGNEUR, louez-le !
Vous tous, descendance de Jacob, glorifiez-le !
Vous tous, descendance d’Israël, redoutez-le !
Il n’a pas rejeté ni dédaigné la pauvreté du pauvre ;
il ne lui a pas caché sa face ;
et quand il criait vers lui, il a entendu.
De toi vient ma louange ! Dans la grande assemblée,
j’accomplis mes vœux devant ceux qui le craignent :
Les humbles mangeront et seront rassasiés ;
ils loueront le SEIGNEUR, ceux qui cherchent le SEIGNEUR :
« Que votre cœur vive pour toujours ! »
Les confins de la terre se souviendront et reviendront vers le SEIGNEUR ;
toutes les familles des nations se prosterneront devant sa face :
Au SEIGNEUR, la royauté ! Il domine les nations.
Tous les gras de la terre ont mangé : les voici prosternés devant sa face !
Devant sa face, se courbent tous ceux qui descendent vers la poussière :
leur être n’est pas resté en vie.
Une descendance le servira Adonaï ;
on parlera du Seigneur à cette génération ;
ils viendront et ils raconteront sa justice,
au peuple qui va naître ce que Dieu a fait.

.


Psaume 13 « Jusqu’à quand m’oublieras-tu ? »

Le psaume 13 est un autre exemple dans lequel le psalmiste témoigne de son sentiment d’abandon de la part de Dieu. Le psaume se termine cependant par la confiance que le psalmiste garde en Dieu et par la louange.

Psaume 13,1-6 Du chef de chœur. Psaume de David.
Jusqu’à quand, SEIGNEUR ? M’oublieras-tu toujours ?
Jusqu’à quand me cacheras-tu ta face ?
Jusqu’à quand me mettrai-je en souci,
le chagrin au cœur tout le jour ?
Jusqu’à quand mon ennemi aura-t-il le dessus ?
Regarde, réponds-moi, SEIGNEUR mon Dieu !
Laisse la lumière à mes yeux, sinon je m’endors dans la mort,
mon ennemi dira : « Je l’ai vaincu »,
et mes adversaires jouiront de ma chute.
Moi, je compte sur ta fidélité :
que mon cœur jouisse de ton salut,
que je chante au SEIGNEUR pour le bien qu’il m’a fait !


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