La fête des lumières dans le judaïsme

Il existe également dans le judaïsme, la fête des lumières, ‘Hanouka, qui a lieu au mois de Kislev (novembre - décembre). On utilise un candélabre à huit branches. Le premier jour, on allume à la tombée de la nuit une bougie qu’on laisse se consumer complètement, le deuxième jour deux bougies et ainsi de suite jusqu’au huitième jour où l’on allume huit bougies.
cf. http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTYSr2Aly2CWtJbkLUdJdjciQoGUsY08PpEMNrwdJQxVJWVSy2X6TcR3DcG

Selon les juifs orthodoxes, cette fête commémore le miracle qui a lieu dans le temple de Jérusalem en 165 avant JC. après la révolte des Maccabées. Le roi grec Antiochus IV Épiphane interdit le respect et la pratique des lois juives, la résistance juive s’organise alors sous la direction de Judas Maccabée. Après leur victoire, des juifs réussissent à atteindre le temple de Jérusalem, détruisent les statues et les représentations païennes qui s’y trouvent. Pour inaugurer (‘hanouka en hébreu) le service du Temple, il leur faut de l’huile pour allumer pendant huit jours le candélabre. Il ne leur reste qu’une petite fiole d’huile pour une journée. Cependant l’huile met huit jours à se consumer donnant le temps nécessaire pour se procurer de nouvelles fioles d’huile et permettant ainsi d’allumer le candélabre pendant huit jours consécutifs. Les juifs non pratiquants interprètent plutôt cette fête comme la renaissance de l’État de Judée.Parmi les juifs de France, cette fête est populaire et a lieu aux alentours de la fête chrétienne de Noël. Il y a également une distribution de cadeaux aux enfants.


Noël en concurrence avec Mithra

Au premier siècle avant JC., les légions romaines ayant conquis la Gaule apportent avec elles le culte de Mithra. Ce culte est d’origine orientale et est diffusé par les légions romaines le long de la vallée du Rhin. Il connaît un développement important. C’est une religion à mystère qui promet la résurrection des morts et propose un dieu à figure humaine. Une des manifestations les plus importantes du culte de Mithra a lieu lors du solstice d’hiver (21 décembre).Noël ne s’est pas fêté dès le début du christianisme, la première occurrence de cette fête en Alsace et dans la vallée du Rhin daterait du 4e siècle. Les historiens pensent qu’il y a à cette époque un phénomène de concurrence entre les deux cultes. Les chrétiens célèbrent Noël à cette même période de l’année vraisemblablement pour contrer le culte de Mithra.


Le solstice d’hiver

 

Le solstice d’hiver a lieu le 21 décembre. C’est à partir de cette date que la durée du jour rallonge. A l’origine, Noël était donc la fête du soleil. A cette date avait lieu la fête de Sainte Lucie en Suède qui tombe maintenant le 13 décembre depuis l’adoption du calendrier grégorien. Lucie est la sainte patronne de la ville de Syracuse et son nom vient du mot latin lux qui signifie lumière. Elle est donc fêtée en Italie mais surtout dans les pays scandinaves : Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Islande. Elle marque, avec le temps de l’Avent, le début de la période de Noël. Cette fête consiste en une procession durant laquelle une jeune fille vêtue de blanc et portant une couronne de bougies sur la tête distribue des cadeaux aux enfants. A cette occasion, on mange des brioches au safran (Lussekatt). Actuellement, cette fête est popularisée dans le monde entier par une célèbre enseigne suédoise d’ameublement et de décoration qui organise chaque année une animation spécifique dans ses magasins.En France, il existe une Fête des Lumières à Lyon qui est dédiée à la Vierge Marie en référence à l’Immaculée Conception.


Les dates de Noël et de l’Épiphanie

Dans les évangiles, il n’y a pas de référence à une date précise concernant la naissance de Jésus ; tout au plus peut-on penser qu'elle ne se situe pas en hiver puisque les bergers passent la nuit dans les champs. La date du 25 décembre a été choisie à Rome au début du 4e siècle pour contrer la fête de Mithra qui avait lieu à cette date. Cette fête s’appelle Natalis Solis Invicti : « naissance du Soleil invaincu ». Il semble que ce soit l’empereur Constantin qui ait favorisé l’institution d’une fête chrétienne à cette date.
Dans la tradition catholique, la messe de minuit a lieu le soir du 24 décembre. Dans la tradition protestante, le culte de Noël a lieu le lendemain, le 25 décembre. La date du 6 janvier est également importante (en Espagne par exemple) car elle correspond à l’Épiphanie. L’Épiphanie correspond au jour de la manifestation du Christ au monde, notamment dans l’événement de son baptême. Le 6 janvier commémore selon les traditions le baptême de Jésus ou la venue des mages, appelés à tort rois mages. Ce jour s’appelle le jour des rois ou la fête des rois. En France, à cette occasion est confectionnée la « galette des rois ».


Le bœuf et l’âne

ET-BOEUF

Le bœuf et l’âne ne sont pas présents dans les textes des évangiles. Ils apparaissent dans un texte tardif appelé le « Pseudo-évangile » de Matthieu datant du 7e siècle de notre ère. Ces deux animaux apparaissent donc aussi tardivement dans les représentations de scène de la Nativité. On argumente sur un verset d’Ésaïe pour justifier la présence du boeuf et de l’âne :

Ésaïe 3,1

Le bœuf connaît son propriétaire,l’âne connaît la mangeoire où ses maîtres le nourrissent ;Israël, lui, ne connaît rien,Mon peuple ne comprend rien.

 

Le Concile de Trente (1563) interdit les représentations du bœuf et de l’âne en accord avec la politique de l’église catholique d’épurer certaines croyances qui trouvent leur origine dans des textes apocryphes. Ainsi les représentations du bœuf et de l’âne furent interdites dans les tableaux, les sculptures représentant les scènes de la Nativité (la crèche, l’adoration des bergers, les Mages). Cependant ils réapparaissent au 18e siècle et entourent l’enfant Jésus dans les représentations de la Nativité et sous forme de santons dans les crèches.


Les mages dans les chants de Noël

Chant les mages

 

Dans les chants de Noël du 16e et 17e siècles en France, les mages sont présentés comme étant des voyageurs au nombre de trois et ils ont le statut de rois. A cette époque, on les nomme « les trois rois ». Leurs noms : Melchior, Gaspard et Balthazar apparaissent également au 16e siècle. Le récit s’apparente à un récit d’allégeance : les mages s’agenouillent devant l’enfant Jésus. Ces personnages puissants - puisqu’ils sont rois - font preuve d’humilité devant ce nouveau-né qui possède la vraie puissance. Voici un extrait d’un chant de Noël dans la langue du 16e siècle :*arroy : suite, équipage.La Grand Bible des Noelz, Tant vieux que nouveaux, Lyon: Benoist Rigaux, vers 1580.Texte cité par Déglise, Catherine, "Ces Mages qu’on disait rois : légende et spiritualité dans les noëls (16e – 17e siècles)" in: Vercruysse, Jean-Marc (Dir.), Les (Rois) Mages, Arras: Artois Presses Université (coll. Graphé, N° 20), 2011, pp. 86-87.

 


La place de Marie dans le christianisme

Au sein du christianisme, la place accordée à Marie est très importante. Il existe toutefois des différences selon les confessions.Ainsi dans le catholicisme, elle est non seulement la mère de Jésus fils de Dieu mais elle est aussi intermédiaire entre Dieu et les fidèles. Des prières lui sont directement adressées. La prière Je vous salue Marie pleine de grâce est prononcée aussi communément que le Notre Père. On lui attribue de nombreux miracles, des apparitions qui donnent naissance à des lieux de pèlerinage. En France, « Notre Dame de Lourdes » est le plus connu. Dans l’art médiéval, elle est omniprésente : chaque église et chaque cathédrale possède une statue ou un tableau représentant la vierge à l’enfant. Dans le protestantisme, aucun culte n’est rendu à Marie. On insiste davantage sur l’exemplarité de sa foi. Elle devient le modèle du disciple.Dans l’orthodoxie, Marie représente le summum de l’humanité c’est-à-dire qu’elle est ce que l’humanité pouvait offrir de meilleur à Dieu. Elle incarne l’obéissance absolue à la volonté de Dieu. Comme dans le catholicisme, elle est la nouvelle Eve, celle qui par son obéissance rachète la désobéissance de la première femme.

« Marie a allaité et élevé Dieu. Elle Lui a préparé des bouillies et des soupes ». Luther, Martin, in : Bouttier, Michel, Gorgées d’Évangile, Libres paroles de Frère Martin Luther, Paris:Les bergers et les mages (petite bibliothèque protestante), 1997, p.39.


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