A

Actes

Ce livre du Nouveau Testament est la deuxième partie de l'œuvre de l'évangéliste Luc. Il y raconte le développement de la première Eglise, de Jérusalem jusqu'à Rome, selon un plan qui suit l'expansion progressive du christianisme. On y voit les apôtres à l'œuvre pour porter l'Evangile " jusqu'aux extrémités de la terre ". Deux d'entre eux jouent un grand rôle : Pierre et Paul. La conversion de Paul est rapportée, ainsi que ses trois voyages. On y trouve des éléments historiques importants sur la primitive Eglise, les difficultés et les persécutions qu'elle rencontre, mais aussi des indications sur les premiers débats théologiques qui la traversent, en lien avec l'ouverture de la mission du monde juif vers le monde païen. Ce livre propose une théologie missionnaire

Allitération

Plusieurs mots d'une phrase commencent par la même lettre

Altérité

Le fait d'être autre, d'être différent de manière plus ou moins fondamentale : l'homme et la femme par exemple. Plus radicalement, on parle de l'altérité de Dieu qui ne se confond pas avec l'être humain

B

Baptême

On distingue dans les textes du Nouveau Testament deux types de baptême :

  • le baptême de Jean le Baptiste, un baptême de conversion qui s'apparente aux purifications rituelles de l'Ancien Testament et
  • celui qui sera le premier sacrement des chrétiens. Ce dernier est aussi appelé un baptême d'eau et d'Esprit.

Le baptême signifie la pleine communion avec le Christ et en même temps l'entrée dans l'Eglise. L'eau reste le symbole du baptême chrétien. Pour les protestants le baptême est signe de la grâce que Dieu accorde. Il manifeste et exprime le salut mais ne le confère pas. De même il ne fait pas entrer dans l'Eglise, mais témoigne qu'on lui appartient.

Bonhoeffer

1906-1945. Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne d'abord à Berlin. Sa vie bascule avec l'accès d'Hitler au pouvoir. Opposant de la première heure, il va diriger le séminaire pastoral (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde où existe une véritable vie communautaire. Il a une grande activité d'animateur en Poméranie dans l'Eglise confessante (qui refuse la tutelle des nazis). Interdit d'enseigner et de publier, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943 il est emprisonné. Il meurt, pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg les derniers jours de la guerre (1945). De la vie communautaire (1939) a été son œuvre la plus lue de son vivant. Ses autres œuvres les plus connues : Le prix de la grâce (1937 ; en allemand Nachfolge " Suivance "), Résistance et soumission (lettres de prison) paru en 1951.

C

Calvinisme

Courant théologique protestant issu de Jean Calvin (1509-1564), Réformateur français né à Noyon. De formation humaniste, il étudie les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va dès lors de bien des manières diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis revient à Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par Calvin.

Cène

Souper, dernier repas de Jésus. Quatre textes du Nouveau Testament (Matthieu 26,17-30, Marc 14,12-31, Luc 22,7-23, 1Corinthiens 11,23-26) nous disent que Jésus, juste avant son arrestation, partagea avec ses disciples le pain et le vin et leur demanda de répéter ce geste en mémoire de lui. A cause de cela, pour les Eglises issues de la Réforme, la cène est, avec le baptême, considérée comme un sacrement. Elle est célébrée régulièrement, mais pas obligatoirement, au cours de chaque culte. Ceux qui y participent discernent dans le pain et le vin partagés la présence véritable du Christ. C'est donc dans la foi et pour la foi qu'ils sont les signes du corps et du sang du Christ.

Charismatique

A l'origine, le mot " charisme " désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le mouvement charismatique insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues.
Voir aussi les mots " Réveil ", " Renouveau " et " Pentecôtisme ".

Conseil presbytéral

En affirmant le sacerdoce universel, la Réforme a donné un rôle important aux membres de l'Eglise, autres que les pasteurs. Ainsi, Calvin distingue le ministère des Anciens, qui avaient, au 16e siècle, un rôle important de surveillance (par exemple concernant les mœurs pour autoriser l'accès à la Cène). Aujourd'hui, dans les Eglises issues de la Réforme, ce sont les conseillers presbytéraux, élus par l'assemblée générale de l'Eglise locale. Ils exercent avec le pasteur des responsabilités spirituelles, matérielles, financières. Ils choisissent, par élection, le pasteur. Ils élisent parmi eux leurs représentants dans les instances de gouvernement de l'Eglise (les synodes).

Créationnisme

Doctrine qui se base sur la Genèse pour expliquer l'origine des espèces vivantes. Selon cette doctrine, les espèces ont été créées séparément en une seule fois et sont restées inchangées depuis l'origine de la vie. Le mouvement créationniste est né aux Etats-Unis au début du 20e siècle en réaction contre le darwinisme.

D

Darwinisme

Doctrine de Charles Darwin (1809-1882) et de ses successeurs selon laquelle l'évolution des organismes vivants résulte de la sélection naturelle. Elle donne une interprétation causale de l' évolutionnisme.

Dissémination

Ce mot désigne la réalité des Eglises minoritaires (par exemple le protestantisme en France) dont les membres et les communautés sont dispersés au cœur de la société. Elle n'est pas seulement géographique, mais peut être aussi culturelle, temporelle, spirituelle, théologique. Ce sentiment de dispersion, d'éparpillement, de dissolution est exacerbé par le caractère déchristianisé de la société contemporaine. Tant que le christianisme occupait une place centrale, ses propres valeurs constituaient les repères de la société. Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Cette dissémination est souvent perçue comme une perte qui met en question l'identité et le témoignage de l'Eglise. En même temps, cette situation a amené des évolutions très positives afin d'organiser la vie de l'Eglise autrement que sur un modèle traditionnel, faisant une place plus grande à de petites assemblées et à des ministères exercés par des laïcs. Les Eglises redécouvrent aussi dans la Bible que la dissémination n'est pas une douloureuse exception mais qu'elle est souvent présentée comme la norme pour le chrétien. On peut penser au verset de l'épître aux Hébreux (11,13) rappelant aux croyants qu'ils sont " étrangers et voyageurs sur la terre ".

Doxologie

Le mot est d'origine grecque : doxa veut dire la gloire. Dans la liturgie, la doxologie est donc une louange qui dit ou chante la gloire de Dieu. La formule classique est trinitaire : " Gloire au Père, gloire au Fils, gloire au Saint Esprit "

E

Ecclésiologie

Réflexion dogmatique au sujet de l'origine et de la nature de l'Eglise, des charismes, des ministres, de son statut théologique et juridique ainsi que de la question de l'unité de l'Eglise dans une chrétienté divisée

Enthousiastes

Ce terme qui littéralement veut dire "en Dieu" (du grec : en-theou) est utilisé par les Réformateurs, notamment Luther, pour désigner les exaltés (en allemand Schwärmer) qui, au 16e siècle, se laissaient aller à leur subjectivité. Sous l'influence supposée du Saint-Esprit, ils prétendaient apporter des révélations particulières et menaçaient le mouvement réformateur par des excès dans les domaines religieux, ecclésial et politique. Pour les combattre, les Réformateurs ramèneront à la lecture des Ecritures bibliques. Elles seules peuvent empêcher les croyants de flotter au gré de leurs idées personnelles, voire de leurs illuminations dont sont si friandes les religiosités contemporaines. On peut parler d'enthousiasme, chaque fois que l'être humain, au lieu de s'en tenir à la Parole de Dieu (extérieure à lui), recherche des fantaisies personnelles, des expériences spirituelles permettant de trouver en lui-même, un accès direct à Dieu

Epiclèse

Prière qui invoque le Saint Esprit, souvent appelée " prière d'illumination ". Le mot est d'origine grecque et veut dire littéralement " appeler sur ". L'épiclèse se retrouve à deux moments de la liturgie protestante : avant la lecture de la Bible pour que l'Ecriture lue devienne Parole entendue et au moment de la Sainte Cène où le Saint Esprit est appelé sur les fidèles rassemblés pour qu'ils discernent la présence du Christ dans le pain et le vin partagé

Eschatologie

Ce terme désigne, littéralement, la doctrine de la chose dernière (eschaton en grec), ce qui touche à la fin du monde. Par extension, est aussi appelé eschatologique un événement attendu pour la fin des temps et qui s'est déjà produit (la venue du Christ : 1Corinthiens 10,11, Hébreux 1,2, 1Pierre 1,20), ou une réalité future dont on vit déjà même si elle n'a pas encore entièrement déployé ses effets (le salut reçu et encore espéré : Romains 8,24). Ainsi, en théologie, le terme " eschatologie " rassemble tout ce qui concerne l'espérance chrétienne dans sa plénitude présente et à venir, l'accomplissement, l'achèvement dans le temps et l'espace de l'œuvre de salut de Dieu. La théologie des Réformateurs accentuera une approche plus existentielle de cette notion, centrée sur l'oeuvre du Christ pour le croyant. Ainsi pour Luther, la foi qui justifie est une réalité réellement eschatologique.

Ethique

Ce mot est souvent confondu avec celui de morale dont il est proche. L'un et l'autre désignent ce qui permet de déterminer les finalités de la vie humaine, ce qui est bien et mal, bon et mauvais, juste et injuste. On peut toutefois les distinguer en désignant du terme de morale les dispositions et prescriptions concrètes (dont le moralisme est la forme extrême) et du terme éthique les orientations ou convictions générales permettant à chacun de s'orienter dans ses comportements.
Pour le chrétien, l'expérience de la foi, ne se réduit pas à une pure intériorité. Elle s'exprime et se traduit concrètement au cœur de la réalité du monde par des paroles et des actes. L'éthique donne des indications qui permettent de vivre et agir dans la foi. On ne peut pas tirer de la Bible une éthique qui serait directement transposable pour aujourd'hui. Il faut plutôt essayer de comprendre comment les auteurs bibliques ont affronté les questions éthiques de leur temps et, à cette lumière, tenter de répondre aux défis de notre époque.

Evangile

Le mot évangile est un mot grec qui signifie " bonne nouvelle " ou " bon message ". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.
L'usage majuscule /minuscule peut parfois être inversé (l'évangile de Jésus Christ parce qu'évangile est un nom commun ; l'Evangile de Matthieu parce que c'est un titre de livre).

Evolutionnisme

Courant d'idées interprétant l'univers actuel, et en particulier les espèces vivantes, comme étant le résultat inachevé d'un processus de différenciation et de complexification.

F

Fondamentalisme

Ce terme est apparu aux Etats-Unis, en contexte protestant au début du 20e siècle pour désigner un mouvement qui s'opposait au libéralisme protestant et au christianisme social. Ses membres considèrent que la Bible est exempte d'erreurs (inerrance des Ecritures). Ils pensent que la Parole de Dieu est la Bible (et non pas dans la Bible). En conséquence, ils s'opposent à toute forme d'interprétation du texte biblique. Les fondamentalistes défendent des thèses dites créationnistes opposées aux théories évolutionnistes de Darwin, considérant que celles-ci sont contraires aux textes bibliques de la création rapportés au début de la Genèse. De façon plus générale, on peut dire que le fondamentalisme protestant se manifeste par une fermeté, voire une rigidité doctrinale et éthique. Aujourd'hui on utilise souvent ce terme en-dehors de son contexte protestant et chrétien pour désigner les mouvements de réaffirmation identitaire qui se développent dans les diverses religions et qui se caractérisent notamment par une lecture littérale, on dit justement " fondamentaliste ", de leurs textes fondateurs alors sacralisés.

I

Incarnation

C'est ainsi que l'on désigne le fait que Dieu prend chair en Jésus de Nazareth. Il partage donc la condition humaine avec ses aspects les plus admirables et aussi les plus difficiles : fatigue, tristesse, découragement, souffrance. L'incarnation du Christ appelle à son tour une incarnation de la foi du chrétien. Sauf à trahir un aspect essentiel du message chrétien, le croyant ne peut se désintéresser de la vie concrète des personnes ni de sa propre "épaisseur humaine".

L

Lectio divina

On désigne ainsi depuis des siècles une manière méditative de lire la Bible. Concrètement les formes peuvent varier, selon qu'elle est pratiquée seul ou en groupe. Souvent, on lit le passage plusieurs fois, permettant ainsi une familiarisation avec le texte, puis, après des moments de silence qui favorisent une appropriation (parfois introduits par l'invitation de retenir une pensée particulière suggérée par le texte lu), on peut formuler une prière inspirée de la méditation précédente. Il est possible aussi d'intégrer dans le déroulement une étude plus poussée du texte

Lienhard, Marc

La foi vécue, Strasbourg : Faculté de théologie protestante, 1997.

Liturgie

Le mot vient du grec leitourgia et veut littéralement dire " service du/pour le peuple ". Elle a donc toujours une dimension communautaire. Elle est partagée par plusieurs. La prière liturgique est une prière connue qui peut être dite par plusieurs personnes. Elle est souvent rythmée, parfois chantée, connue par coeur. Elle propose un déroulement fixe d'une célébration. Comme la liturgie connote la répétition, elle est parfois critiquée par les adeptes d'une spiritualité qui se veut avant tout spontanée. Mais elle permet aussi de découvrir une richesse, une ouverture vers des formes d'expression qui ne sont pas seulement individuelles. Elle inscrit le croyant dans un espace plus vaste

Loi

Cette notion est essentielle en théologie. Bien qu'elles aient été souvent confondues, il faut distinguer la loi civile qui organise la société et la loi religieuse qui dit ce que l'être humain doit faire pour être agréable à Dieu. Cette dernière peut être reçue de deux manières : comme un commandement que l'être humain doit accomplir pour être sauvé ; ou bien comme un commandement qui révèle à l'être humain combien il est incapable de se sauver lui-même. Dans le premier cas, nous parlerons d'un salut par les œuvres, dans le deuxième cas, l'être humain ne peut que compter sur la grâce de Dieu. En théologie, on parle aussi d'un 3e usage de la loi qui se trouve chez le Réformateur Calvin. Elle est alors une exigence éthique qui indique ce que le croyant est appelé à vivre à l'écoute de la Parole de Dieu. Non afin de gagner son salut par ses œuvres mais comme réponse joyeuse et reconnaissante à l'amour de Dieu.

M

Ministre-ministère

Etymologiquement, le mot " ministre " signifie " serviteur " et " ministère " " service " (avec, au départ, une notion d'infériorité : la même racine a donné " moins " ou " mineur " !). La Réforme, avec le principe du sacerdoce universel, reconnaît des ministères divers, que tout membre de l'Eglise peut théoriquement les exercer, mais qui sont confiés durablement ou temporairement à ceux qui sont aptes à les accomplir. Le ministère de la Parole est confié à des " ministres " formés et reconnus par la communauté. Au 16e siècle, le terme de " ministre " ou de " serviteur " désigne les pasteurs (terme qui ne deviendra courant qu'au 19e siècle). Aujourd'hui encore, ce terme est l'appellation officielle pour les pasteurs de l'Eglise Réformée de France. Il dit bien que le pasteur, le ministre, est un serviteur qui est là pour aider l'ensemble des fidèles à assumer leur sacerdoce commun. Il est aussi le serviteur de la Parole

Monastique

" Qui concerne les moines ". Ce terme provient du grec monos " seul, unique ". Existant déjà dans d'autres cultures et religions, le monachisme chrétien apparaît en Egypte au 3e siècle de notre ère : certains chrétiens s'isolent afin de vivre seuls au désert (vie de prière et d'ascèse). Ce sont les premiers moines chrétiens. Certains vont se regrouper pour vivre en communauté. Au cours des siècles, cette forme de vie va jouer un rôle considérable dans l'expansion et le rayonnement du christianisme. De nombreux ordres monastiques sont créés au cours de l'histoire. Critiqué et remis en cause par Luther, le monachisme disparaît dans les Eglises issues de la Réforme jusqu'au 19e siècle qui voit la réapparition de communautés de type monastique au sein du Protestantisme, mouvement qui se poursuit au 20e siècle, même si le phénomène y reste marginal et souvent contesté

Mystique

Ce mot peut désigner des expériences spirituelles variées. Il est souvent utilisé de manière abusive. Il recouvre au sens strict tous les courants et méthodes qui visent à une rencontre directe entre l'être humain et le divin/Dieu. Cette rencontre peut avoir les traits d'une union, voire d'une fusion. La tradition chrétienne souligne l'importance d'une telle expérience personnelle avec Dieu. Elle met toutefois en garde contre tout ce qui tendrait à effacer la dimension d'altérité (l'être humain et Dieu fusionnant en une seule réalité). Le risque de la mystique est aussi de conduire parfois à un détachement des réalités matérielles et sociales

O

Œcuménique / Œcuménisme

Le 20e siècle, et notamment sa seconde moitié, se caractérise par le développement des relations entre les différentes Eglises chrétiennes. On nomme ces relations " relations œcuméniques ". Mais en fait, il serait plus juste de les appeler " interconfessionnelles " car étymologiquement le mot œcuménique signifie " l'ensemble de la terre habitée ".

P

Péché

Du mot hébreu " manquer un but ", " être séparé de ". Dans la Bible, le péché est la rupture du lien de la personne avec Dieu. Le pécheur est celui qui oublie l'alliance avec Dieu en ne respectant pas ses commandements, en violant ses droits et en transgressant ses lois. Deux compréhensions de ce mot existent dans le langage de la Bible. Certains textes jouent justement sur ces deux compréhensions. L'une est morale et l'autre théologique. La compréhension morale appelle " pécher " : commettre des actions non conformes à la loi. Par exemple : voler quelque chose à quelqu'un, mentir, etc. Il existe aussi une compréhension théologique de ce terme. " Pécher " veut alors dire : vivre sans référence à Dieu, être coupé de Dieu. Le péché, c'est vivre sans Dieu ou prendre sa place ou encore se fabriquer des dieux avec les choses du monde c'est-à-dire l'idolâtrie. Le péché n'est pas identifiable aux fautes morales, mais elles sont les effets et les symptômes de cette relation faussée avec Dieu

Pentecôtisme

Il s'agit d'un mouvement qui a démarré au début du 19e siècle aux Etats-Unis et a créé de nombreuses Eglises de par le monde. Elles se caractérisent par une lecture volontairement simple et directe de l'Ecriture, une expression démonstrative émotionnelle de la foi, une importance accordée à la guérison. Le baptême du Saint Esprit constitue la condition d'appartenance à l'Eglise. La tendance pentecôtisante se trouve aussi dans bien des Eglises qui ne portent pas cette étiquette

Piété-Piétisme

La piété désigne la dévotion, l'attachement aux devoirs et pratiques religieuses, avec une nuance de ferveur dans le langage courant. Ce mot a donné son nom a un courant important qui a touché et marqué fortement la piété protestante : le piétisme. Il vaudrait d'ailleurs mieux parler des piétismes car il y a une grande diversité à l'intérieur de ce mouvement. Dès les 17e et 18e siècles, s'opposant à un christianisme de routine et au dogmatisme théologique, il insiste sur un " Réveil ", une " conversion " de chaque croyant, sur une vivification spirituelle de la vie de l'Eglise et sur une transformation du monde en vue du Royaume du Christ. Il développe la vie communautaire (" communautés de réveillés ") mais tend aussi à développer une pratique centrée sur l'individu (introspection, insistance sur la conversion personnelle et la régénération). Il a suscité de nombreuses productions artistiques et littéraires, et marque encore une partie de la piété protestante. Certaines formes du piétisme ont aussi donné naissance à des œuvres diaconales.

Poèmes alphabétiques

Les premières lettres de chaque strophe du poème, parfois de chaque verset, suivent l'alphabet (en ce qui concerne l'Ancien Testament, il s'agit évidemment de l'alphabet hébraïque)

Psychique

Ce mot s'oppose dans les lettres du Nouveau Testament à " spirituel : qui vient du Saint-Esprit ". L'adjectif " psychique " désigne ce qui est l'expression des désirs humains, ce qui vient de la seule nature de l'homme, séparée de Dieu ou opposée à sa volonté

R

Rationalisation

Effort pour construire la connaissance et appréhender le monde par l'usage de la raison. Le courant rationaliste, lorsqu'il devient une doctrine philosophique, entend parfois s'opposer à l'empirisme, qui privilégie l'usage des sens et l'expérience, ou à la révélation religieuse.

Réformateurs

Promoteurs de la Réforme religieuse qui, au 16e siècle, a contesté les positions traditionnelles de l'Eglise et donné naissance au protestantisme. Les Eglises luthériennes sont issues de l'oeuvre théologique du Réformateur allemand Martin Luther et les Eglises réformées de l'oeuvre théologique du Réformateur français Jean Calvin

Renouveau

Plus récent dans le domaine spirituel que le mot " Réveil " , le Renouveau désigne un ensemble de courants, mouvements et communautés qui se sont développés d'abord aux Etats-Unis puis en Europe à partir des années 1970, aussi bien à l'intérieur des Eglises historiques que dans des groupes indépendants. On parle aussi à propos du " Renouveau " de courant " charismatique "

Retraite

Dans le domaine de la vie spirituelle, les retraites sont des temps où une personne, seule ou avec d'autres, se retire provisoirement de la vie quotidienne pour approfondir la connaissance des Ecritures, méditer sur sa vie et prier. De telles possibilités de retraite sont organisées par des groupes de prière, des communautés, des Eglises ou ensemble d'Eglises. Certaines communautés organisent, en permanence ou dans le cadre de sessions, l'accueil de personnes désirant faire retraite.

Reuilly, Règle de

La citation provient de la règle d'une communauté protestante de diaconesses (soeurs), fondée au 19e siècle par Mme Caroline Malvesin et le pasteur Antoine Vermeil. Il s'agit d'une communauté aujourd'hui établie dans divers lieux, entre autres à Paris et à Versailles, qui a élargi son ministère de service et de prière auprès des malades à tous ceux qui viennent vers elle pour partager un temps de retraite spirituelle

Réveil

Le Réveil ou les réveils désignent divers mouvements qui se sont manifestés dans le protestantisme, surtout anglo-saxon, à partir du 18e siècle et jusqu'au début du 20e siècle, qui se proposaient de " réveiller " une foi jugée " endormie ". La conversion de la personne interpellée par une prédication de type émotionnel est centrale. Les réveils se manifestèrent par des mouvements spectaculaires de conversions et un dynamisme dans le domaine de l'évangélisation. Cherchant à réveiller les Eglises existantes, ces mouvements aboutirent plusieurs fois à la formation de nouvelles Eglises (ainsi les Eglises méthodistes ou le Pentecôtisme)

Rouleau

Les livre bibliques ont été écrits sur des rouleaux. Le terme se trouve dans certaines traductions bibliques et, parfois, est simplement remplacé par " livre "

S

Sacrement

Il s'agit d'un acte, geste ou signe accompli par les Eglises chrétiennes au cours du culte dans la fidélité à leur Seigneur. Un texte luthérien les définit comme " les rites qui font l'objet d'un commandement de Dieu et auxquels est jointe la promesse de la grâce ". Saint Augustin disait qu'ils sont des " signes visibles de la grâce invisible ". Le protestantisme connaît les deux sacrements qui ont été institués par Jésus-Christ d'après le Nouveau Testament : le baptême et la cène. Les catholiques et les orthodoxes en reconnaissent sept : le baptême, la cène ou eucharistie, la confirmation (conférée par l'évêque), l'ordination des prêtres (conférée par l'évêque), l'extrême-onction ou sacrement des malades, la pénitence et le mariage

Salut

L'Ancien Testament comprend le salut comme l'action de Dieu qui libère. Le texte de référence est la sortie d'Egypte, la libération de l'esclavage, de l'oppression. Cette idée de libération est reprise par le Nouveau Testament. La guérison d'une maladie, la relation rétablie avec Dieu et les autres, l'accueil de celui qui se considère perdu... sont signes du salut que Dieu donne. Le verbe "sauver" s'emploie au passif ce qui souligne le fait que Dieu est l'auteur du salut. L'être humain est sauvé, il ne se sauve pas lui-même.

Sens

Le sens est à la fois ce qui donne une direction et une signification. La question du sens de la vie est probablement la question spirituelle centrale aujourd'hui.

Septante

Traduction grecque de la Bible hébraïque entreprise par les communautés juives d'Alexandrie en Egypte au 3e siècle av. JC. Elle était destinée aux juifs qui ne connaissaient plus l'hébreu. La légende veut que 72 (septante deux) savants juifs, travaillant en différents lieux et sans se consulter, soient arrivés à la même traduction en 72 (septante deux) jours. D'où le nom de " Septante " que l’on abrège aussi parfois en chiffres romains : LXX.

Spener

Né en Alsace en 1635, il entreprend des études de philosophie puis de théologie à Strasbourg. Après Bâle, Genève, Lyon, Stuttgart, Tübingen, il revient en 1666 à Strasbourg où il est prédicateur à la Cathédrale. C'est à Francfort (à partir de 1670) qu'il va donner forme au piétisme luthérien, préparé déjà en Allemagne par Johann Arndt (1555-1621). Parus en 1675, les Pia desideria, ou " Désir sincère d'une amélioration de la vraie Eglise évangélique " en constituent le texte fondateur, réclamant une réforme du pastorat, l'affermissement des fidèles et des communautés, la pratique de la piété, l'enracinement de la théologie dans les Ecritures. Il insiste sur la nouvelle naissance et donc sur une conception individualiste de la foi. L'Eglise est considérée comme le rassemblement de ceux qui sont " nés de nouveau ". En 1686 il est à Dresde, en 1691 à Berlin. L'un de ses disciples fut August Hermann Francke à Halle (1663-1727)

Spiritualité

Le substantif vient du latin spiritus (esprit) et désigne de manière large le " travail de l'esprit ". Il apparaît pour la première fois au 5e siècle, puis en lien avec les mouvements monastiques. A côté du mot " spiritualité " se trouve parfois celui de " piété ". Dans le langage populaire, ce dernier a souvent une connotation négative de fuite hors du monde. La spiritualité protestante rejette toute pensée de faire valoir des exercices de piété (prière, contemplation, ascèse,...) devant Dieu. Luther, ancien moine, a même pu écrire : " Nous affirmons que la religiosité humaine n'est rien d'autre qu'une atteinte à la Majesté divine et que, de tous les péchés que l'homme peut connaître, la piété est le plus grand. " (Sermon sur 1Pierre 15,23) Le lieu de la spiritualité protestante n'est plus le monastère, mais la paroisse, la famille. Elle est centrée sur la participation à la célébration du culte et sur la lecture de la Bible.

Synode

L'étymologie grecque donne le sens : " faire route avec ". Il désigne en protestantisme une assemblée de personnes (pasteurs et autres membres d'église) déléguées par les communautés locales, qui prend les décisions et donne les orientations pour une union d'Eglises locales

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