Module Fêtes chrétiennes



Noël



Aujourd’hui, Noël est devenu une fête de la lumière et de la famille. Cette fête a-t-elle perdu son caractère chrétien ? Non, pas forcément, car le message de l’Évangile affirme que dans la vie de chacun de nous, il y a l a présence éclairante et mobilisatrice de Dieu, cette même présence qui existait en Jésus comme le disent, à leur manière, les récits de sa naissance.

Ernest Winstein, Évangile et Liberté, décembre 2004, N° 184, p. 2-3.


  • Que représente la fête de Noël pour vous ?
  • Quels sont vos meilleurs souvenirs de cette fête ?

 

 


Cliquez sur les termes soulignés : les notices s’affichent en dessous de ce texte

Aujourd’hui, Noël est devenu une fête de la lumière et de la famille. Cette fête a-t-elle perdu son caractère chrétien ? Non, pas forcément, car le message de l’Évangile affirme que dans la vie de chacun de nous, il y a l a présence éclairante et mobilisatrice de Dieu, cette même présence qui existait en Jésus comme le disent, à leur manière, les récits de sa naissance.

Ernest Winstein, Évangile et Liberté, décembre 2004, N° 184, p. 2-3.


Après étude du texte, nous vous proposons une série de questions qui vous permettront d'actualiser le texte, et de faire de ce récit le vôtre
(nb : les visuels associés aux questions sont uniquement présents pour vous inspirer, mais ne constituent pas un élément de réponse)

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  • AUJ 1


    1.Après la lecture de ce module, votre compréhension de Noël en a-t-elle été modifiée ? Dans quelle mesure ?

  • AUJ 2


    2. Selon vous, pourquoi la fête de Noël représente-t-elle toujours un temps fort important dans notre société ?

  • AUJ3


    3. La présence de Dieu en la personne d'un nouveau-né fragile n'est-elle pas inattendue ?

  • AUJ4


    4. Quelle attitude les chrétiens doivent-ils adopter envers les coutumes de la société dans laquelle ils vivent ?



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Soyez acteur de votre lecture


  1. Etes-vous d’accord avec l’auteur lorsqu’il dit que « Noël est devenu une fête de la lumière et de la famille » ? Pourquoi ?
  2. Pourquoi l’auteur se demande-t-il si Noël a perdu son caractère chrétien ?
  3. Qu’évoque pour vous l’expression : « la présence éclairante et mobilisatrice de Dieu » ?
  4. Quels récits de la naissance de Jésus connaissez-vous ?
  5. Qu’est-ce que pour vous « le message de l’Évangile » ?

Un peu de culture...

« Je ferai de toi un veilleur pour ton peuple »

Je ferai de toi un veilleur, Catherine Axelrad, 2010

 

Création de Catherine Axelrad
©Eglise protestante de Pentemont-Luxembourg, Paris.
Encre et acrylique sur toile, Photo P.Cinélu

« Le peintre, disait Jean Dubuffet, n’a de bonnes raisons qu’à peindre ce qu’il ne voit pas mais qu’il aspire à voir. »
C’est mon cas : mon travail relève de l’art brut, en une recherche que j’identifie à celle de l’aveugle de Jéricho s’adressant au Christ : « Rabbouni, que je voie ! »
Dans les grandes compositions graphiques se mêlent des références chrétiennes d’époques et de styles divers. Rappel d’un patrimoine commun que je me réapproprie, pour le faire revivre à travers diverses modifications visuelles.
Dans cette recherche, la peinture est aussi devenue pour moi le lieu d’un dialogue, y compris avec des artistes d’autres sensibilités spirituelles, dialogue que l’on trouvera sur la page « artistes invités » du site http://www.peinture-d-evangile.com/?page_id=80 Catherine Axelrad


Peuples du monde

Peuples du monde pour le site

 

Création 2010 de Ségolène Diamant-Berger (www.segoquilt.com)
Ensemble de deux panneaux de 4,2 x 2,0m utilisant des tissus rapportés de voyages ou donnés par des membres de l'Eglise, assemblés puis matelassés à la machine, et découpés pour laisser passer la lumière.
« Noël, jour merveilleux, jour de tous les espoirs, jour de la naissance de Jésus. Les bergers des environs de Bethléem sont invités à lui rendre hommage mais aussi tous les peuples du monde, représentés ici par des tissus de leurs cultures. Les découpes pratiquées dans les panneaux textiles symbolisent les étoiles de la nuit la plus longue de l'année. »
S.Diamant-Berger, novembre 2012


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Une fête de la lumière et de la famille - [Clés de lecture]

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Noël est une fête qui évoque généralement des retrouvailles familiales, une période d’échange de cadeaux le plus souvent autour du sapin décoré, l’illumination des villes et villages, le partage de repas copieux.Pour les chrétiens, Noël célèbre la naissance de l’enfant-Jésus. Cependant, les caractéristiques chrétiennes de cette fête se sont imposées progressivement. On assiste à un mélange de tradition religieuse et de coutumes « païennes ». La période des fêtes, les cadeaux et les repas font que Noël a aussi un impact commercial.

Noël - [Clés de lecture]

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Le mot français Noël vient du latin natalis dies qui signifie « jour de naissance ». Selon les langues, la signification du mot utilisé peut légèrement varier. Ainsi en allemand le mot Weihnacht se traduit littéralement par « nuit sanctifiée » ou « nuit bénie ». Dans le mot anglais Christmas, le mot Christ apparaît en toute lettre. En espagnol, le mot navidad signifie Noël et nativité. De même en russe, le mot Rojdesto évoque la naissance car il vient du verbe rojdat qui signifie naître.

Son caractère chrétien - [Clés de lecture]

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Noël est un amalgame de traces de croyances anciennes liées à la culture celte ou germanique et de coutumes récentes revisitées par le capitalisme des pays occidentaux. Pour le christianisme, Noël est la fête de la naissance de Jésus et ainsi le point de départ du message évangélique. La fête de Noël existe depuis le 4e siècle. Elle est précédée d’ un temps de préparation et de recueillement qui se termine par la célébration au cours de la nuit du 24 décembre. Certes, des variantes existent entre les différentes confessions chrétiennes. Cependant le message central commun est l’irruption de la lumière divine dans le monde et un message d’espérance.

La présence éclairante et mobilisatrice de Dieu - [Clés de lecture]

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En quoi la présence de Dieu est-elle éclairante et mobilisatrice ? Dieu est associé à la lumière, en particulier la venue du Messie est comparée à l’apparition de la lumière faisant irruption dans le monde. Dans l’Ancien Testament, on peut lire: Esaïe 9,1et 5 Le peuple qui marchait dans les ténèbres a vu une grande lumière (…), car un enfant nous est né. L’événement de la nativité, la naissance de Jésus, nous interroge sur la présence de Dieu sur terre à travers son fils. Les récits présentent Jésus comme un petit enfant dans toute sa fragilité qui naît dans des conditions précaires au milieu d’une étable, il est ainsi ancré dans une histoire. Dieu s’incarneL’incarnation est un sujet qui a été abordé dans les modules Ecoute, Dieu nous parle et Les gros mots de la théologie en Jésus Christ qui est ainsi à la fois fils de Dieu et fils d’homme. Jésus naît d’une femme et apparaît dans le dénuement. Dieu est là où on ne l’attend pas et pourtant l’être humain peut s’identifier à lui car il partage au début de sa vie la même fragilité du nouveau-né. Noël nous interroge ainsi sur notre propre existence, sur sa fragilité et sur son sens.

Les récits de sa naissance - [Clés de lecture]

Les récits, que l’on trouve dans l’évangile selon Matthieu (Mt 1,18-25 et Mt 2,1-12) mais aussi dans l’évangile selon Luc (Lc 2,1-7 et Lc 2,8-20) ne sont pas identiques. Le texte selon l’évangile de Matthieu raconte qu’un ange apparait en rêve à Joseph et lui annonce la naissance de Jésus. Jésus naît à Bethléem en Judée. Une étoile permet de guider la route des trois mages venus d’Orient. Ces derniers rendent visite à Marie et à l’enfant, se prosternent devant lui et lui offrent des présents. Il n’y a pas mention d’une quelconque étable comme endroit précis de sa naissance. Dans l’évangile selon Luc, le verset 2,7 indique que Marie emmaillote son fils et le place dans une mangeoire car il n’y avait plus de place dans la salle. L’ange intervient auprès des bergers pour leur annoncer la naissance de Jésus. L’étoile en revanche n’est pas mentionnée dans ce récit. Il existe donc des variantes entre les deux évangiles, de surcroît les évangiles selon Marc et selon Jean ne contiennent pas de récit d’enfance. La mangeoire, l’ange, l’étoile sont des éléments qui sont repris dans les traditions de Noël mais ces récits courent alors le risque d’une reprise folklorique qui nous éloigne de leur signification profonde. En même temps, on peut aussi considérer que c’est un moyen pour les croyants de s’approprier ces récits et de les faire vivre à travers les traditions.Ces récits sont mis en scène dans de nombreux pays par la confection d’une crèche et de personnages appelés « santons » en Provence. La crèche apparait tardivement au 13e siècle à l’initiative de Saint François d’Assise. Cependant le bœuf et l’âne sont des éléments qui n’apparaissent pas dans les textes bibliques ; tout au plus peut-on imaginer la présence des moutons appartenant aux bergers dans l’évangile selon Luc.

Les cadeaux et l’origine du père Noël - [Contexte]

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Selon les pays, les cadeaux ne sont pas offerts par le même personnage. En Bavière, la tradition veut que Jésus donne les cadeaux. En Russie, c’est saint Nicolas qui distribue les cadeaux le 6 décembre. En Espagne, les cadeaux sont distribués le 6 janvier par les mages, assimilés à des rois, et au nombre de trois. En France, le père Noël est censé déposer les cadeaux devant la cheminée de chaque maison. Le père Noël ou « l’homme de Noël » serait une tradition importée par les immigrés allemands aux États-Unis puis elle aurait retraversé l’Atlantique à la fin du 19e siècle. On retrouve dans le père Noël la figure du Saint Nicolas. Ce saint portant une longue barbe blanche et vêtu de sa mitre d’évêque est encore fêté en Alsace-Lorraine et dans les pays du nord de l’Europe. Cependant le père Noël n’est l’objet d’aucun culte et son costume n’a pas de caractère liturgique. Il a longtemps revêtu un habit bleu ou vert puis rouge au 19e siècle lorsqu’il fut récupéré par la firme américaine coca-cola dont les couleurs des bouteilles sont le rouge et le blanc. Le père Noël, produit marketing, perd ainsi de sa magie !

L’origine du sapin et des boules de Noël - [Contexte]

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La première mention en France du sapin de Noël se trouve dans un document datant de 1521 et conservé à la bibliothèque humaniste de Sélestat en Alsace. Le sapin garde ses aiguilles et reste vert toute l’année contrairement aux autres arbres qui perdent leurs feuilles en automne ; il symbolise ainsi l'éternité de Dieu. L’arbre est coupé au début du solstice d’hiver le 21 décembre et au début, il est simplement décoré de pommes et d’hosties. Les pommes rappelleraient le péché originel et les hosties, le corps du Christ. Les bougies représentent la lumière et les guirlandes évoquent le serpent. Puis les décorations perdent quelque peu leur signification religieuse. Apparaissent alors d’autres sortes de décorations : des roses en papier, des friandises (bonbons, noix, massepain, petits gâteaux), des bougies et enfin des jouets. L’usage du sapin est courant dans le protestantisme.Les boules en verre seraient originaires de Meisenthal dans le nord de l’Alsace. Après une période de sécheresse, les habitants auraient manqué de pommes pour décorer leur sapin. Les verriers de Meisenthal auraient alors eu l’idée de fabriquer des boules en verre pour remplacer les pommes. Ces boules sont toujours fabriquées de façon traditionnelle par des souffleurs de verre. Les décorations de Noël sont vendues sur les marchés de Noël pendant la période de l’Avent.

Traditions culinaires - [Contexte]

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En France où les traditions culinaires sont fortes, il est de coutume de manger des mets raffinés à Noël tels que le foie gras, les huîtres, les volailles farcies. Ces mets n’ont pas de caractère spécifiquement religieux. En revanche, en Provence, il est de tradition de proposer 13 desserts le jour de Noël. Le chiffre 13 symbolise Jésus et les 12 apôtres. Les tables sont revêtues de trois nappes blanches et éclairées de trois bougies. Les treize desserts (les calenos en provençal) sont les suivants dans la région de Marseille : la pompe à l’huile ; les 4 mendiants représentant les quatre ordres religieux qui ont fait vœu de pauvreté : noix ou noisettes pour les Augustins, figues sèches pour les Franciscains, amandes pour les Carmes et raisins secs pour les Dominicains ; des pommes ; des poires ; du melon vert ; du nougat noir et du nougat blanc ; des sorbes ou des raisins frais. Selon les régions (Languedoc, région d’Aix en Provence), il existe des variantes et à ces desserts peuvent être substitués ou ajoutés : la fougasse d’Aigues-Mortes à la fleur d’oranger ; du chocolat ; des fruits confits ; des calissons ; de la pâte de coing ou des pâtes de fruits ; des bugnes ; des oreillettes. Enfin les dattes, les seuls fruits exotiques parmi ces desserts, symbolisent le souvenir de la fuite du peuple hébreu hors d’Égypte.

En Allemagne, le Stollen, qui est une brioche recouverte de sucre glace et garnie de pâte d’amande, de raisins de Corinthe et de fruits confits, évoque par sa forme allongée un bébé emmailloté tel l’enfant Jésus à sa naissance.

En Italie, le Panettone est également une brioche garnie de raisins de Corinthe et de fruits confits. Sa forme arrondie évoquerait le sein de Marie.

En Russie, un jeûne est observé durant toute la journée de la veille de Noël jusqu’à l’apparition de la première étoile. A ce moment-là, on mange le Kolivo qui est un plat composé de blé cuit accompagné de fruits secs. On confectionne également pendant la période de Noël des pains d’épices en forme d’étoile ou de sapin.

 

Les marchés de Noël - [Contexte]

marché de noel

La tradition des marchés de Noël est originaire d’Alsace. Au Moyen Age, cette région fait partie du Saint Empire Romain Germanique. Le marché de Noël le plus ancien est celui de Strasbourg : il a déjà lieu au 16e siècle devant la cathédrale de la ville et s’appelle le Niklausmarkt (le marché de la Saint Nicolas). En 1570, le marché est rebaptisé Christkindelsmärik (le marché de l’Enfant Jésus) par le prédicateur protestant Johannes Flinner qui trouve que la figure de Saint Nicolas est « trop catholique » et qu’il est préférable que ce soit l’enfant Jésus qui distribue les cadeaux aux petits enfants. Le marché est déplacé vers d’autres places de la ville au cours des siècles. On y vend des objets de décoration et des mets spécifiques à la période de Noël : le pain d’épices, les petits gâteaux de Noël (Springerle, Bredele), ce qui est toujours le cas aujourd’hui. Petit à petit toutes les villes et villages d’Alsace ont organisé leur propre marché de Noël. Il en existe environ 70 de nos jours.Depuis les années 1990, les marchés de Noël s’étendent à d’autres régions de France. Ils s’exportent même à l’étranger car la ville de Strasbourg a pris l’initiative d’en installer un à Tokyo en 2009. Des projets sont envisagés à New York, Rio de Janeiro, Hong Kong et Singapour. Les marchés de Noël n’échappent plus à l’économie de marché.A l’entrée de ce marché de Noël, on peut voir le nom en dialecte alsacien Christkindelsmärik qui signifie « le marché de l’enfant-Jésus ».Des maisonnettes en bois sont installées devant la cathédrale de Strasbourg pendant la période de Noël et proposent les décorations pour la maison et des friandises typiques de Noël.

 

La période de l’Avent - [Contexte]

couronne de l'avent

calendrier

Dans la tradition chrétienne, depuis le pape Grégoire 1er la période de l’Avent (du latin adventus qui signifie la « venue » ou « l’avènement »), c’est-à-dire quatre semaines avant Noël, est un temps de préparation à la venue du Christ. Durant ces quatre semaines sont relus les textes liturgiques qui parlent de la venue du Christ parmi les hommes.

D’autres symboles profanes s’associent à cette période tel le calendrier de l’Avent et la couronne de l’Avent. Le calendrier de l’Avent vient d’une tradition germanique pour faire patienter les enfants avant Noël. Au 19e siècle, certaines familles protestantes distribuent aux enfants pendant 24 jours des images pieuses comportant une citation biblique. Puis des calendriers en carton comportant 24 portes ou fenêtres à ouvrir sont commercialisés en 1920. Dans chaque niche se trouvent des biscuits, des surprises en chocolat et plus récemment des petits jouets. Voici un exemple de calendrier de l’Avent en bois et en carton comportant 24 petites niches dans lesquelles sont placées des surprises.Le calendrier n’échappe pas à la frénésie commerciale de notre société de consommation : à Noël 2011, on a vu apparaître des calendriers de l’Avent comportant des friandises pour chiens et chats commercialisés par une grande marque de nourriture pour chiens et chats ! La couronne de l’Avent est composée généralement de branches de sapin entrelacées sur un support rigide de forme sphérique, décorées de rubans rouges et de quatre bougies. Elle est confectionnée pour le premier dimanche de l’Avent. Les quatre bougies sont progressivement allumées les quatre dimanches de l’Avent. Pour cette couronne, on constate également un mélange de traditions profanes et religieuses. En Suède, les bougies sont symboles de pureté et de fête. La couleur verte des branches de sapin renvoie à la végétation qui s’est éclipsée lors des longs mois d’hiver. Pour les chrétiens, la couronne symbolise le Christ roi. Les feuilles de houx aux extrémités piquantes qui peuvent entrer dans la confection de la couronne, symbolisent la couronne d’épines portée par le Christ mais, le houx dont le feuillage est persistant symbolise aussi l’éternité de Dieu.

La galette des rois - [Contexte]

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La galette des rois est confectionnée, notamment en France, le 6 janvier pour l’ Épiphanie. Elle consiste en une pâte feuilletée fourrée de frangipane à base de pâte d’amande et dans laquelle on cache une fève. Dans le sud de la France, il est de tradition de confectionner un gâteau appelé « royaume ». C’est une brioche en forme de couronne avec des fruits confits et des boules de sucre.
Recette de la galette : Ingrédients : deux pâtes feuilletées, 125g de sucre, 125g de beurre, 125g de poudre d’amandes, 2 œufs, 1 jaune d’œuf pour dorer la galette.Dérouler une pâte feuilletée sur une plaque recouverte de papier sulfurisé. Mélanger le sucre, le beurre ramolli mais non fondu, la poudre d’amandes et les œufs jusqu’à obtenir un mélange homogène. Verser ce mélange au centre de la pâte feuilletée. Cacher une fève dans la galette. Recouvrir avec la 2e pâte feuilletée. Bien souder les bords des deux pâtes feuilletées. Dessiner délicatement des croisillons sur la galette avec la pointe d’un couteau sans la perforer. Dorer la galette avec le jaune d’œuf. Mettre au four à 180°, surveiller la cuisson jusqu’à ce que la galette soit bien dorée.

Noël orthodoxe - [Contexte]

Lorsque le pape Grégoire XIII instaure le calendrier grégorien en 1582, les Églises orthodoxes refusent de se conformer aux instructions de ce dernier et continuent à suivre le calendrier julien en vigueur depuis la Rome antique. Cependant, le courant moderniste orthodoxe adopte au début du 20e siècle le 25 décembre pour fêter Noël, c’est le cas des Églises orthodoxes grecque, roumaine et bulgare. En Russie, en Serbie, en Biélorussie et en Ukraine Noël tombe le 7 janvier selon le calendrier julien. Dans les Églises orthodoxes, Noël est précédé d’un Carême de 40 jours. C’est un jeûne pendant lequel la viande et le poisson ne sont autorisés ni le mercredi (jour de la trahison de Judas) ni le vendredi (jour de la crucifixion). La veille de Noël, les croyants jeûnent toute la journée jusqu’à l’apparition de la première étoile. Puis ils mangent du riz ou du blé accompagnés de fruits secs. Les traditions populaires pendant la période de Noël varient selon les pays. L’office de Noël est souvent célébré de nuit et est particulièrement solennel. Dans la liturgie, la naissance du Christ est associée à la lumière :« Ta naissance o Christ, notre Dieu, a fait resplendir dans le monde la lumière de l’intelligence. Ceux qui servaient les astres sont instruits par l’astre de T’adorer, Soleil de justice, et Te contempler, Orient venant des hauteurs, Seigneur, gloire à Toi ! »« La Vierge aujourd’hui met au monde l’Éternel, et la terre offre une grotte à l’Inaccessible. Les anges et les pasteurs Le louent et les mages avec l’étoile s’avancent. Car Tu es né pour nous petit enfant, Dieu éternel ! »

Quelques traditions de Noël dans les pays de l’est - [Contexte]

traditions

En Serbie, on a coutume de bénir les bûches en bois au moment de Noël. En Ukraine, les enfants fabriquent une étoile de bergers et vont de maison en maison glorifiant la naissance du Christ en chantant des cantiques de Noël ; en échange, les habitants leur donnent des friandises. En Russie et en Ukraine - tout comme en Allemagne d’ailleurs – on fabrique des pains d’épices de formes différentes.En Russie, le père Noël est appelé « Père Gel » et distribue les cadeaux aux enfants non pas le jour de Noël (le 25 décembre) mais le jour de l’an. Il est accompagné de sa petite fille « la fille des neiges » (Sniégourotchka en russe). Cette tradition est récente puisqu’elle puise sa raison d’être dans la période soviétique durant laquelle toute célébration religieuse était interdite. Ainsi on assiste à un « renversement » entre deux traditions : le régime soviétique utilise deux personnages issus des contes populaires russes et plaque cette fête sur une ancienne fête chrétienne.

La fête des lumières dans le judaïsme - [Espace temps]

Il existe également dans le judaïsme, la fête des lumières, ‘Hanouka, qui a lieu au mois de Kislev (novembre - décembre). On utilise un candélabre à huit branches. Le premier jour, on allume à la tombée de la nuit une bougie qu’on laisse se consumer complètement, le deuxième jour deux bougies et ainsi de suite jusqu’au huitième jour où l’on allume huit bougies.
cf. http://t3.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTYSr2Aly2CWtJbkLUdJdjciQoGUsY08PpEMNrwdJQxVJWVSy2X6TcR3DcG

Selon les juifs orthodoxes, cette fête commémore le miracle qui a lieu dans le temple de Jérusalem en 165 avant JC. après la révolte des Maccabées. Le roi grec Antiochus IV Épiphane interdit le respect et la pratique des lois juives, la résistance juive s’organise alors sous la direction de Judas Maccabée. Après leur victoire, des juifs réussissent à atteindre le temple de Jérusalem, détruisent les statues et les représentations païennes qui s’y trouvent. Pour inaugurer (‘hanouka en hébreu) le service du Temple, il leur faut de l’huile pour allumer pendant huit jours le candélabre. Il ne leur reste qu’une petite fiole d’huile pour une journée. Cependant l’huile met huit jours à se consumer donnant le temps nécessaire pour se procurer de nouvelles fioles d’huile et permettant ainsi d’allumer le candélabre pendant huit jours consécutifs. Les juifs non pratiquants interprètent plutôt cette fête comme la renaissance de l’État de Judée.Parmi les juifs de France, cette fête est populaire et a lieu aux alentours de la fête chrétienne de Noël. Il y a également une distribution de cadeaux aux enfants.

Noël en concurrence avec Mithra - [Espace temps]

Au premier siècle avant JC., les légions romaines ayant conquis la Gaule apportent avec elles le culte de Mithra. Ce culte est d’origine orientale et est diffusé par les légions romaines le long de la vallée du Rhin. Il connaît un développement important. C’est une religion à mystère qui promet la résurrection des morts et propose un dieu à figure humaine. Une des manifestations les plus importantes du culte de Mithra a lieu lors du solstice d’hiver (21 décembre).Noël ne s’est pas fêté dès le début du christianisme, la première occurrence de cette fête en Alsace et dans la vallée du Rhin daterait du 4e siècle. Les historiens pensent qu’il y a à cette époque un phénomène de concurrence entre les deux cultes. Les chrétiens célèbrent Noël à cette même période de l’année vraisemblablement pour contrer le culte de Mithra.

Le solstice d’hiver - [Espace temps]

 

Le solstice d’hiver a lieu le 21 décembre. C’est à partir de cette date que la durée du jour rallonge. A l’origine, Noël était donc la fête du soleil. A cette date avait lieu la fête de Sainte Lucie en Suède qui tombe maintenant le 13 décembre depuis l’adoption du calendrier grégorien. Lucie est la sainte patronne de la ville de Syracuse et son nom vient du mot latin lux qui signifie lumière. Elle est donc fêtée en Italie mais surtout dans les pays scandinaves : Suède, Danemark, Norvège, Finlande, Islande. Elle marque, avec le temps de l’Avent, le début de la période de Noël. Cette fête consiste en une procession durant laquelle une jeune fille vêtue de blanc et portant une couronne de bougies sur la tête distribue des cadeaux aux enfants. A cette occasion, on mange des brioches au safran (Lussekatt). Actuellement, cette fête est popularisée dans le monde entier par une célèbre enseigne suédoise d’ameublement et de décoration qui organise chaque année une animation spécifique dans ses magasins.En France, il existe une Fête des Lumières à Lyon qui est dédiée à la Vierge Marie en référence à l’Immaculée Conception.

Les dates de Noël et de l’Épiphanie - [Espace temps]

Dans les évangiles, il n’y a pas de référence à une date précise concernant la naissance de Jésus ; tout au plus peut-on penser qu'elle ne se situe pas en hiver puisque les bergers passent la nuit dans les champs. La date du 25 décembre a été choisie à Rome au début du 4e siècle pour contrer la fête de Mithra qui avait lieu à cette date. Cette fête s’appelle Natalis Solis Invicti : « naissance du Soleil invaincu ». Il semble que ce soit l’empereur Constantin qui ait favorisé l’institution d’une fête chrétienne à cette date.
Dans la tradition catholique, la messe de minuit a lieu le soir du 24 décembre. Dans la tradition protestante, le culte de Noël a lieu le lendemain, le 25 décembre. La date du 6 janvier est également importante (en Espagne par exemple) car elle correspond à l’Épiphanie. L’Épiphanie correspond au jour de la manifestation du Christ au monde, notamment dans l’événement de son baptême. Le 6 janvier commémore selon les traditions le baptême de Jésus ou la venue des mages, appelés à tort rois mages. Ce jour s’appelle le jour des rois ou la fête des rois. En France, à cette occasion est confectionnée la « galette des rois ».

Le bœuf et l’âne - [Espace temps]

ET-BOEUF

Le bœuf et l’âne ne sont pas présents dans les textes des évangiles. Ils apparaissent dans un texte tardif appelé le « Pseudo-évangile » de Matthieu datant du 7e siècle de notre ère. Ces deux animaux apparaissent donc aussi tardivement dans les représentations de scène de la Nativité. On argumente sur un verset d’Ésaïe pour justifier la présence du boeuf et de l’âne :

Ésaïe 3,1

Le bœuf connaît son propriétaire,l’âne connaît la mangeoire où ses maîtres le nourrissent ;Israël, lui, ne connaît rien,Mon peuple ne comprend rien.

 

Le Concile de Trente (1563) interdit les représentations du bœuf et de l’âne en accord avec la politique de l’église catholique d’épurer certaines croyances qui trouvent leur origine dans des textes apocryphes. Ainsi les représentations du bœuf et de l’âne furent interdites dans les tableaux, les sculptures représentant les scènes de la Nativité (la crèche, l’adoration des bergers, les Mages). Cependant ils réapparaissent au 18e siècle et entourent l’enfant Jésus dans les représentations de la Nativité et sous forme de santons dans les crèches.

Les mages dans les chants de Noël - [Espace temps]

Chant les mages

 

Dans les chants de Noël du 16e et 17e siècles en France, les mages sont présentés comme étant des voyageurs au nombre de trois et ils ont le statut de rois. A cette époque, on les nomme « les trois rois ». Leurs noms : Melchior, Gaspard et Balthazar apparaissent également au 16e siècle. Le récit s’apparente à un récit d’allégeance : les mages s’agenouillent devant l’enfant Jésus. Ces personnages puissants - puisqu’ils sont rois - font preuve d’humilité devant ce nouveau-né qui possède la vraie puissance. Voici un extrait d’un chant de Noël dans la langue du 16e siècle :*arroy : suite, équipage.La Grand Bible des Noelz, Tant vieux que nouveaux, Lyon: Benoist Rigaux, vers 1580.Texte cité par Déglise, Catherine, "Ces Mages qu’on disait rois : légende et spiritualité dans les noëls (16e – 17e siècles)" in: Vercruysse, Jean-Marc (Dir.), Les (Rois) Mages, Arras: Artois Presses Université (coll. Graphé, N° 20), 2011, pp. 86-87.

 

La place de Marie dans le christianisme - [Espace temps]

Au sein du christianisme, la place accordée à Marie est très importante. Il existe toutefois des différences selon les confessions.Ainsi dans le catholicisme, elle est non seulement la mère de Jésus fils de Dieu mais elle est aussi intermédiaire entre Dieu et les fidèles. Des prières lui sont directement adressées. La prière Je vous salue Marie pleine de grâce est prononcée aussi communément que le Notre Père. On lui attribue de nombreux miracles, des apparitions qui donnent naissance à des lieux de pèlerinage. En France, « Notre Dame de Lourdes » est le plus connu. Dans l’art médiéval, elle est omniprésente : chaque église et chaque cathédrale possède une statue ou un tableau représentant la vierge à l’enfant. Dans le protestantisme, aucun culte n’est rendu à Marie. On insiste davantage sur l’exemplarité de sa foi. Elle devient le modèle du disciple.Dans l’orthodoxie, Marie représente le summum de l’humanité c’est-à-dire qu’elle est ce que l’humanité pouvait offrir de meilleur à Dieu. Elle incarne l’obéissance absolue à la volonté de Dieu. Comme dans le catholicisme, elle est la nouvelle Eve, celle qui par son obéissance rachète la désobéissance de la première femme.

« Marie a allaité et élevé Dieu. Elle Lui a préparé des bouillies et des soupes ». Luther, Martin, in : Bouttier, Michel, Gorgées d’Évangile, Libres paroles de Frère Martin Luther, Paris:Les bergers et les mages (petite bibliothèque protestante), 1997, p.39.

Le péché originel - [Textes bibliques]

Le récit dit « du péché originel » (le texte biblique lui-même n’emploie ni le mot « péché » ni le mot « originel ») relate la transgression consciente et volontaire de la loi divine par Adam et Eve. Dieu avait en effet interdit de manger de l’arbre de la connaissance situé au milieu du jardin d’Éden.
Genèse 2, 16-17 Le SEIGNEUR Dieu prescrivit à l'homme: "Tu pourras manger de tout arbre du jardin, mais tu ne mangeras pas de l'arbre de la connaissance de ce qui est bon ou mauvais car, du jour où tu en mangeras, tu devras mourir.
Cependant, d’après le récit, Eve influencée par le serpent, cueille un fruit, le mange et le propose à Adam qui le mange également. Une des principales conséquences en est qu’Adam et Eve sont chassés du paradis.
Genèse 3,1-8 et 22-23 Or le serpent était la plus astucieuse de toutes les bêtes des champs que le SEIGNEUR Dieu avait faites. Il dit à la femme: "Vraiment! Dieu vous a dit: Vous ne mangerez pas de tout arbre du jardin..." La femme répondit au serpent: "Nous pouvons manger du fruit des arbres du jardin, mais du fruit de l'arbre qui est au milieu du jardin, Dieu a dit: Vous n'en mangerez pas et vous n'y toucherez pas afin de ne pas mourir. Le serpent dit à la femme: "Non, vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais." La femme vit que l'arbre était bon à manger, séduisant à regarder, précieux pour agir avec clairvoyance. Elle en prit un fruit dont elle mangea, elle en donna aussi à son mari, qui était avec elle, et il en mangea. Leurs yeux à tous deux s'ouvrirent et ils surent qu'ils étaient nus. Ayant cousu des feuilles de figuier, ils s'en firent des pagnes. Or ils entendirent la voix du SEIGNEUR Dieu qui se promenait dans le jardin au souffle du jour. L'homme et la femme se cachèrent devant le SEIGNEUR Dieu au milieu des arbres du jardin.[...] Le SEIGNEUR Dieu dit: "Voici que l'homme est devenu comme l'un de nous par la connaissance de ce qui est bon ou mauvais. Maintenant, qu'il ne tende pas la main pour prendre aussi de l'arbre de vie, en manger et vivre à jamais!" Le SEIGNEUR Dieu l'expulsa du jardin d'Éden pour cultiver le sol d'où il avait été pris.
Nous vous conseillons de relire tout le texte, Genèse 2,15 à 3,24.

L’évangile selon Jean - [Textes bibliques]

L’évangile selon Jean utilise un langage symbolique. Les thèmes de la « lumière », de « l’eau vive », du « pain » sont fréquents. L’auteur du quatrième évangile développe une « christologie de l’envoyé », c’est-à-dire que le Christ est véritablement Dieu puisqu’il est son envoyé. La révélation se caractérise par la lumière: Jean 1,9 Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme, l’esprit, la vie, la vérité et la liberté, envoyés dans le monde qui est caractérisé par les ténèbres, la chair, la mort, le mensonge et la servitude.
Jean 1,1-18 Au commencement était le Verbe, et le Verbe était tourné vers Dieu, et le Verbe était Dieu.
Il était au commencement tourné vers Dieu.
Tout fut par lui,
et rien de ce qui fut, ne fut sans lui.
En lui était la vie
et la vie était la lumière des hommes,
et la lumière brille dans les ténèbres,
et les ténèbres ne l'ont point comprise.
Il y eut un homme, envoyé de Dieu: son nom était Jean.
Il vint en témoin, pour rendre témoignage à la lumière, afin que tous croient par lui.
Il n'était pas la lumière, mais il devait rendre témoignage à la lumière.
Le Verbe était la vraie lumière qui, en venant dans le monde, illumine tout homme.
Il était dans le monde,
et le monde fut par lui,
et le monde ne l'a pas reconnu.
Il est venu dans son propre bien,
et les siens ne l'ont pas accueilli.
Mais à ceux qui l'ont reçu, à ceux qui croient en son nom, il a donné le pouvoir de devenir enfants de Dieu.
Ceux-là ne sont pas nés du sang, ni d'un vouloir de chair, ni d'un vouloir d'homme, mais de Dieu.
Et le Verbe s'est fait chair
et il a habité parmi nous
et nous avons vu sa gloire,
cette gloire que, Fils unique plein de grâce et de vérité, il tient du Père.
Jean lui rend témoignage et proclame:
"Voici celui dont j'ai dit: après moi vient un homme qui m'a devancé, parce que, avant moi, il était."
De sa plénitude en effet, tous, nous avons reçu, et grâce sur grâce.
Si la Loi fut donnée par Moïse, la grâce et la vérité sont venues par Jésus Christ.
Personne n'a jamais vu Dieu; Dieu Fils unique, qui est dans le sein du Père, nous l'a dévoilé.

 

Inscription de Jésus dans l'histoire - [Textes bibliques]

L’évangile selon Matthieu commence par une généalogie qui ressemble en tout point aux généalogies présentes dans l’Ancien Testament. Matthieu 1,1-17 Livre des origines de Jésus Christ, fils de David, fils d'Abraham: Abraham engendra Isaac, Isaac engendra Jacob, Jacob engendra Juda et ses frères, Juda engendra Pharès [...] Josias engendra Jéchonias et ses frères; ce fut alors la déportation à Babylone. Après la déportation à Babylone, Jéchonias engendra Salathiel, Salathiel engendra Zorobabel, [...] Jacob engendra Joseph, l'époux de Marie, de laquelle est né Jésus, que l'on appelle Christ. Le nombre total des générations est donc: quatorze d'Abraham à David, quatorze de David à la déportation de Babylone, quatorze de la déportation de Babylone au Christ. Cette généalogie inscrit Jésus dans l’histoire et affirme qu’il est le fils de David, lui-même fils d’Abraham. Ce récit marque également une continuité entre l’Ancien Testament et le Nouveau Testament. Jésus appartient au peuple élu, cependant il est venu pour tous les humains. Le message d’universalité réside dans le fait que les mages, originaires de pays étrangers, viennent l’adorer.

En revanche, dans l’évangile selon Luc, il est simplement fait mention que Joseph est de la maison de David (Luc 1,27). La généalogie viendra au chapitre 3. Luc 1,26-38 Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit: "Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi." A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n'aura pas de fin." Marie dit à l'ange: "Comment cela se fera-t-il puisque je n'ai pas de relations conjugales?" L'ange lui répondit: "L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Et voici que Élisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d'un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile, car rien n'est impossible à Dieu." Marie dit alors: "Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit!" Et l'ange la quitta.
L’universalité est temporelle : l’ange annonce à Marie que le règne de son fils "n’aura pas de fin" (verset 33).

Les récits de l’enfance - [Textes bibliques]

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Les récits dits de l’enfance sont relatés de façon différente dans les évangiles selon Matthieu (Matthieu 1,1 à 2,23) et selon Luc (Luc 1,5 à 2,40) que nous vous invitons à relire.
Dans l’évangile selon Matthieu, le récit s’attache à répondre à la question : Qui est Jésus ? La généalogie de Jésus (Matthieu 1,1-17) qui débute l’évangile selon Matthieu permet de répondre à la question de l’identité de Jésus. Les récits de la naissance de Jésus (Matthieu 1,18-25), de l’envoi des mages instrumentalisés dans un premier temps par Hérode (Matthieu 2,1-12), de la persécution d’Hérode et de la fuite en Égypte (Matthieu 2,13-18) puis du retour en Galilée (Matthieu 2,19-23) inscrivent Jésus dans l’histoire d’Israël.

Ces récits rappellent des éléments de l’enfance et de la vie de Moïse dans l’Ancien Testament en particulier:
Exode 2,15 Le Pharaon entendit parler de cette affaire et chercha à tuer Moïse. Mais Moïse s'enfuit de chez le Pharaon; il s'établit en terre de Madiân et s'assit près du puits.Exode 4,19 Le SEIGNEUR dit à Moïse en Madiân: "Va, retourne en Égypte, car tous ceux qui en voulaient à ta vie sont morts."Exode 12,29-42 A minuit, le SEIGNEUR frappa tout premier-né au pays d'Égypte, du premier-né du Pharaon, qui devait s'asseoir sur son trône, au premier-né du captif dans la prison et à tout premier-né du bétail. Le Pharaon se leva cette nuit-là, et tous ses serviteurs et tous les Égyptiens, et il y eut un grand cri en Égypte car il ne se trouvait pas une maison sans un mort. Il appela de nuit Moïse et Aaron et dit: "Levez-vous! Sortez du milieu de mon peuple, vous et les fils d'Israël. Allez et servez le SEIGNEUR comme vous l'avez dit.
Les citations des prophètes de l’Ancien Testament et l’apparition de l’ange du Seigneur attestent que Jésus est fils de Dieu.

L’évangile selon Luc procède par parallélisme entre deux récits : l’annonce de la naissance de Jean (Luc 1,5-25) et l’annonce de la naissance de Jésus (Luc 1,26-38) ; l’hymne de Marie (Luc 1,46-56) et l’hymne de Zacharie (Luc 1,67-79) ; la naissance et la circoncision de Jean (Luc 1,57-66) et la naissance et la circoncision de Jésus (Luc 2,1-21). Cependant le texte précise bien la différence de destin entre les deux enfants : Jean sera rempli d’Esprit saint (Luc 1,15) alors que Jésus sera saint et sera appelé Fils de Dieu (Luc 2,35) ; la jeunesse de Jean le Baptiseur (Luc 1,80) et la jeunesse de Jésus (Luc 2,39-40).

 

Matthieu 1-2

Luc 1-2 et 3,23-38

Généalogie qui commence par Abraham (1,1-17)

Généalogie qui remonte à Adam (3,23-38)

Annonce faite à Joseph (1,18-25)

Annonce faite à Zacharie et à Marie (1,5-38)

 

Visitation (1,39-56)

 

Naissance et circoncision de Jean-Baptiste (1,57-80)

 

Naissance de Jésus à Bethléem (2,1-7)

Visite des Mages (2,1-12)

Visite des bergers (2,8-20)

Fuite en Égypte et massacre des innocents (2,13-18)

 
 

Circoncision et présentation au Temple (2,21-38)

Retour à Nazareth (2,19-23)

Vie cachée à Nazareth (2,39-40)

 

Jésus au Temple à douze ans (2,41-52)

Cuvillier, Élian, Naissance et enfance d’un Dieu. Jésus Christ dans l’évangile de Matthieu, Paris:Bayard, 2005, p. 21.

Une fiction théologique - [Textes bibliques]

Matthieu 2,1-12 Jésus étant né à Bethléem de Judée, au temps du roi Hérode, voici que des mages venus d'Orient arrivèrent à Jérusalem et demandèrent: "Où est le roi des Juifs qui vient de naître? Nous avons vu son astre à l'Orient et nous sommes venus lui rendre hommage." A cette nouvelle, le roi Hérode fut troublé, et tout Jérusalem avec lui. Il assembla tous les grands prêtres et les scribes du peuple, et s'enquit auprès d'eux du lieu où le Messie devait naître. "A Bethléem de Judée, lui dirent-ils, car c'est ce qui est écrit par le prophète: Et toi, Bethléem, terre de Juda, tu n'es certes pas le plus petit des chefs-lieux de Juda: car c'est de toi que sortira le chef qui fera paître Israël, mon peuple." Alors Hérode fit appeler secrètement les mages, se fit préciser par eux l'époque à laquelle l'astre apparaissait, et les envoya à Bethléem en disant: "Allez vous renseigner avec précision sur l'enfant; et, quand vous l'aurez trouvé, avertissez-moi pour que, moi aussi, j'aille lui rendre hommage." Sur ces paroles du roi, ils se mirent en route; et voici que l'astre, qu'ils avaient vu à l'Orient, avançait devant eux jusqu'à ce qu'il vînt s'arrêter au-dessus de l'endroit où était l'enfant. A la vue de l'astre, ils éprouvèrent une très grande joie. Entrant dans la maison, ils virent l'enfant avec Marie, sa mère, et, se prosternant, ils lui rendirent hommage; ouvrant leurs coffrets, ils lui offrirent en présent de l'or, de l'encens et de la myrrhe. Puis, divinement avertis en songe de ne pas retourner auprès d'Hérode, ils se retirèrent dans leur pays par un autre chemin.

Le récit des mages est une réflexion sur « qui est Jésus ? », lui qu’on annonce comme le Messie. Ce texte présente des points communs avec des récits légendaires appartenant à la littérature juive et païenne. Il traite de façon similaire de la naissance d’un personnage important.L’apparition d’une étoile lors de la naissance d’un personnage important est un thème littéraire classique à l’époque. Les mages représentent des personnages appartenant à d’autres peuples et venant de régions lointaines. Dans l’évangile selon Matthieu, les mages sont des savants venus du monde païen. Le récit raconte comment ce nouveau-né s’adresse d’emblée à tous.

 

Les récits d’annonce - [Textes bibliques]

Le récit de l’enfance dans l’évangile selon Luc reprend le schéma des récits d’annonce de l’Ancien Testament :

  1. Situation initiale des personnages : les parents de Jean (Zacharie et Élisabeth) ou de Jésus (Marie et Joseph) sont des personnes dignes confrontées à la stérilité pour Élisabeth et à la virginité pour Marie.
  2. Apparition de l'ange.
  3. Trouble chez Zacharie et chez Marie face à la visite de l'ange.
  4. Annonce de la naissance de Jean et de Jésus.
  5. Un signe est demandé par Zacharie et par Marie face à l’étrangeté de la situation : Élisabeth est âgée et stérile et Marie est vierge. Comment pourraient-elles tomber enceintes ?
  6. L’ange précise la nature du signe. Il rassure les personnages et annonce qu'il s'agit du dessein de Dieu. Zacharie sera muet en sortant du temple et jusqu’au jour de la naissance de Jean. L’ombre de la puissance de Dieu recouvrira Marie.
  7. Le signe se manifeste et ce qui était annoncé se réalise, c'est à dire la naissance de Jean et de Jésus.

 

Luc 1,5-79 Il y avait au temps d'Hérode, roi de Judée, un prêtre nommé Zacharie, de la classe d'Abia; sa femme appartenait à la descendance d'Aaron et s'appelait Élisabeth. Tous deux étaient justes devant Dieu et ils suivaient tous les commandements et observances du Seigneur d'une manière irréprochable. Mais ils n'avaient pas d'enfant parce qu'Élisabeth était stérile et ils étaient tous deux avancés en âge. Vint pour Zacharie le temps d'officier devant Dieu selon le tour de sa classe; suivant la coutume du sacerdoce, il fut désigné par le sort pour offrir l'encens à l'intérieur du sanctuaire du Seigneur. Toute la multitude du peuple était en prière au-dehors à l'heure de l'offrande de l'encens. Alors lui apparut un ange du Seigneur, debout à droite de l'autel de l'encens. A sa vue, Zacharie fut troublé et la crainte s'abattit sur lui. Mais l'ange lui dit: "Sois sans crainte, Zacharie, car ta prière a été exaucée. Ta femme Élisabeth t'enfantera un fils et tu lui donneras le nom de Jean. Tu en auras joie et allégresse et beaucoup se réjouiront de sa naissance. Car il sera grand devant le Seigneur; il ne boira ni vin ni boisson fermentée et il sera rempli de l'Esprit Saint dès le sein de sa mère. Il ramènera beaucoup de fils d'Israël au Seigneur leur Dieu; et il marchera par devant sous le regard de Dieu, avec l'esprit et la puissance d'Élie, pour ramener le coeur des pères vers leurs enfants et conduire les rebelles à penser comme les justes, afin de former pour le Seigneur un peuple préparé." Zacharie dit à l'ange: "A quoi le saurai-je? Car je suis un vieillard, et ma femme est avancée en âge." L'ange lui répondit: "Je suis Gabriel qui me tiens devant Dieu. J'ai été envoyé pour te parler et pour t'annoncer cette bonne nouvelle. Eh bien, tu vas être réduit au silence et tu ne pourras plus parler jusqu'au jour où cela se réalisera, parce que tu n'as pas cru à mes paroles qui s'accompliront en leur temps." Le peuple attendait Zacharie et s'étonnait qu'il s'attardât dans le sanctuaire. Quand il sortit, il ne pouvait leur parler et ils comprirent qu'il avait eu une vision dans le sanctuaire; il leur faisait des signes et demeurait muet. Quand prit fin son temps de service, il repartit chez lui. Après quoi Élisabeth, sa femme, devint enceinte; cinq mois durant elle s'en cacha; elle se disait: "Voilà ce qu'a fait pour moi le Seigneur au temps où il a jeté les yeux sur moi pour mettre fin à ce qui faisait ma honte devant les hommes." Le sixième mois, l'ange Gabriel fut envoyé par Dieu dans une ville de Galilée du nom de Nazareth, à une jeune fille accordée en mariage à un homme nommé Joseph, de la famille de David; cette jeune fille s'appelait Marie. L'ange entra auprès d'elle et lui dit: "Sois joyeuse, toi qui as la faveur de Dieu, le Seigneur est avec toi." A ces mots, elle fut très troublée, et elle se demandait ce que pouvait signifier cette salutation. L'ange lui dit: "Sois sans crainte, Marie, car tu as trouvé grâce auprès de Dieu. Voici que tu vas être enceinte, tu enfanteras un fils et tu lui donneras le nom de Jésus. Il sera grand et sera appelé Fils du Très-Haut. Le Seigneur Dieu lui donnera le trône de David son père; il régnera pour toujours sur la famille de Jacob, et son règne n'aura pas de fin." Marie dit à l'ange: "Comment cela se fera-t-il puisque je n'ai pas de relations conjugales?" L'ange lui répondit: "L'Esprit Saint viendra sur toi et la puissance du Très-Haut te couvrira de son ombre; c'est pourquoi celui qui va naître sera saint et sera appelé Fils de Dieu. Et voici que Élisabeth, ta parente, est elle aussi enceinte d'un fils dans sa vieillesse et elle en est à son sixième mois, elle qu'on appelait la stérile, car rien n'est impossible à Dieu." Marie dit alors: "Je suis la servante du Seigneur. Que tout se passe pour moi comme tu me l'as dit!" Et l'ange la quitta. En ce temps-là, Marie partit en hâte pour se rendre dans le haut pays, dans une ville de Juda. Elle entra dans la maison de Zacharie et salua Élisabeth. Or, lorsque Élisabeth entendit la salutation de Marie, l'enfant bondit dans son sein et Élisabeth fut remplie du Saint Esprit. Elle poussa un grand cri et dit: "Tu es bénie plus que toutes les femmes, béni aussi est le fruit de ton sein! Comment m'est-il donné que vienne à moi la mère de mon Seigneur? Car lorsque ta salutation a retenti à mes oreilles, voici que l'enfant a bondi d'allégresse en mon sein. Bienheureuse celle qui a cru: ce qui lui a été dit de la part du Seigneur s'accomplira!" Alors Marie dit: "Mon âme exalte le Seigneur et mon esprit s'est rempli d'allégresse à cause de Dieu, mon Sauveur, parce qu'il a porté son regard sur son humble servante. Oui, désormais, toutes les générations me proclameront bienheureuse, parce que le Tout Puissant a fait pour moi de grandes choses: saint est son Nom. Sa bonté s'étend de génération en génération sur ceux qui le craignent. Il est intervenu de toute la force de son bras; il a dispersé les hommes à la pensée orgueilleuse; il a jeté les puissants à bas de leurs trônes et il a élevé les humbles; les affamés, il les a comblés de biens et les riches, il les a renvoyés les mains vides. Il est venu en aide à Israël son serviteur en souvenir de sa bonté, comme il l'avait dit à nos pères, en faveur d'Abraham et de sa descendance pour toujours." Marie demeura avec Élisabeth environ trois mois, puis elle retourna chez elle. Pour Élisabeth arriva le temps où elle devait accoucher et elle mit au monde un fils. Ses voisins et ses parents apprirent que le Seigneur l'avait comblée de sa bonté et ils se réjouissaient avec elle. Or, le huitième jour, ils vinrent pour la circoncision de l'enfant et ils voulaient l'appeler comme son père, Zacharie. Alors sa mère prit la parole: "Non, dit-elle, il s'appellera Jean." Ils lui dirent: "Il n'y a personne dans ta parenté qui porte ce nom." Et ils faisaient des signes au père pour savoir comment il voulait qu'on l'appelle. Il demanda une tablette et écrivit ces mots: "Son nom est Jean"; et tous furent étonnés. A l'instant sa bouche et sa langue furent libérées et il parlait, bénissant Dieu. Alors la crainte s'empara de tous ceux qui habitaient alentour; et dans le haut pays de Judée tout entier on parlait de tous ces événements. Tous ceux qui les apprirent les gravèrent dans leur coeur; ils se disaient: "Que sera donc cet enfant?" Et vraiment la main du Seigneur était avec lui. Zacharie, son père, fut rempli de l'Esprit Saint et il prophétisa en ces termes: "Béni soit le Seigneur, le Dieu d'Israël, parce qu'il a visité son peuple, accompli sa libération, et nous a suscité une force de salut dans la famille de David, son serviteur. C'est ce qu'il avait annoncé par la bouche de ses saints prophètes d'autrefois: un salut qui nous libère de nos ennemis et des mains de tous ceux qui nous haïssent. Il a montré sa bonté envers nos pères et s'est rappelé son alliance sainte, le serment qu'il a fait à Abraham notre père: il nous accorderait, après nous avoir arrachés aux mains des ennemis, de lui rendre sans crainte notre culte dans la piété et la justice sous son regard, tout au long de nos jours. Et toi, petit enfant, tu seras appelé prophète du Très-Haut, car tu marcheras par devant sous le regard du Seigneur, pour préparer ses routes, pour donner à son peuple la connaissance du salut par le pardon des péchés. C'est l'effet de la bonté profonde de notre Dieu: grâce à elle nous a visités l'astre levant venu d'en haut. Il est apparu à ceux qui se trouvent dans les ténèbres et l'ombre de la mort, afin de guider nos pas sur la route de la paix."

Une conviction et non un anniversaire - [Aller plus loin]

 

L’auteure explique dans cet extrait l’importance relative de la date de naissance de Jésus pour les premiers chrétiens :« Il faut d’ailleurs préciser que l’idée d’une fête n’a jamais dépendu de la recherche du jour exact de la naissance de Jésus. C’est pourquoi sa datation est toujours restée fort secondaire. On ne partait pas d’un anniversaire connu qu’il se serait agi de marquer spécialement. Tout au contraire, c’est une conviction de foi – l’importance de la venue de Jésus dans le monde – qui amena les chrétiens à célébrer une fête particulière. Ils ont alors choisi une date qui obéissait à d’autres considérations, en général la coïncidence avec une fête païenne dont les éléments symboliques pouvaient être repris sans trop de difficultés.Une autre constatation explique ce manque d’intérêt pour la date de la naissance de Jésus. Dans le christianisme primitif, comme le plus souvent dans le monde antique, il n’était pas d’usage de célébrer la naissance de quelqu’un. Ainsi, les fêtes consacrées aux apôtres et aux martyrs se rapportaient toujours à leur mort. […]Toutefois, par rapport au Christ, on ne pouvait s’en tenir rigoureusement à cette attitude. Certes le salut des hommes s’était accompli dans sa mort sur la croix. Mais son apparition dans le monde revêtait aussi un caractère essentiel qui pouvait la faire considérer comme un événement à marquer. La date historique importait peu : c’est le sens de cette naissance qui devait être célébrée ».Maillard, Anne, Dimanche et fêtes chrétiennes, Histoire de leurs origines, Aubonne (CH): éditions Du Moulin, 1984, pp.73-74.

Noël et Épiphanie - [Aller plus loin]

Les fêtes du 25 décembre et du 6 janvier ont chacune leur spécificité. Anne Maillard précise l’importance des mages en Occident et du baptême en Orient:

« Quand les fêtes du 25 décembre et du 6 janvier coexisteront, la seconde perdra de plus en plus son sens de commémoration de la naissance de Jésus. Elle apporte simplement un autre élément qui complète Noël. A ce sujet, deux traditions se développeront jusqu’à nos jours, l’une en Occident (les mages), l’autre en Orient (le baptême).
Les mages
A Rome, en Afrique du Nord, partout en Europe, le thème principal de l’ Épiphanie sera presque toujours celui des mages. Autant les bergers de Noël symbolisent le peuple juif témoin de la venue du Christ, autant dans l’adoration des mages ce sont les païens qui se trouvent associés à la manifestation de Dieu. C’est dire l’importance de cette fête pour l’ensemble du monde dont les mages sont comme les prémices. […]
Le baptême de Jésus
Les Églises orientales, pour leur part, centreront leur célébration de l'Épiphanie sur le baptême de Jésus.[…] L'introduction de Noël au 25 décembre permet désormais de donner toute son ampleur à l'événement du baptême. Cette commémoration rejoint d'ailleurs une pratique de ces Eglises d'Orient, en usage peut-être aussi en Europe, celle du baptême des fidèles le jour même de l'Épiphanie.» Maillard, Anne, Dimanche et fêtes chrétiennes, Histoire de leurs origines, Aubonne (CH): éditions Du Moulin, 1984, pp. 95-96.

Un réveillon - [Aller plus loin]

 

L’écrivain Guy de Maupassant décrit une scène de veillée de Noël dans la campagne normande du 19e siècle. Il insiste de manière quelque peu ironique sur la foi simple et naïve des paysans devant la crèche : « […] La lune à son déclin profilait au bord de l’horizon sa silhouette de faucille au milieu de cette semaille infinie de grains luisants jetés à poignée dans l’espace. Et par la campagne noire, des petits feux tremblants s’en venaient de partout vers le clocher pointu qui sonnait sans répit. Entre les cours des fermes plantées d’arbres, au milieu des plaines sombres, ils sautillaient, ces feux, en rasant la terre. C’étaient des lanternes de corne que portaient les paysans devant leurs femmes en bonnet blanc, enveloppées de longues mantes noires, et suivies de mioches mal éveillés, se tenant la main dans la nuit.Par la porte ouverte de l’église, on apercevait le chœur illuminé. Une guirlande de chandelles d’un sou faisait le tour de la nef ; et par terre, dans une chapelle à gauche, un gros Enfant Jésus étalait sur de la vraie paille, au milieu des branches de sapin, sa nudité rose et maniérée.L’office commençait. Les paysans courbés, les femmes à genoux priaient. Ces simples gens, relevés par la nuit froide, regardaient, tout remués, l’image grossièrement peinte, et ils joignaient les mains, naïvement convaincus autant qu’intimidés par l’humble splendeur de cette représentation puérile.L’air glacé faisait palpiter les flammes. […] »Guy de Maupassant, Mademoiselle Fifi, Paris:Albin Michel (livre de poche n° 583), 1979, pp. 123- 124.

Lumière divine dans nos vies? - [Aller plus loin]

E. Winstein explique en quoi Noël nous interroge sur la présence de Dieu dans notre vie :« Noël fournit donc une bonne occasion pour poser ou reposer la question du sens de notre existence. Dieu y est-il présent, comme il l’a été en Jésus, ou en d’autres ? Cette lumière divine, n’a-t-elle pas été toujours dans le monde ? Où la chercherons-nous, sinon dans la vie, notre vie, la vie de chacun ? Cette présence de Dieu n’est-elle pas là, dès lors que la vie paraît ?Comme le confessent les évangélistes Matthieu et Luc à leur manière, en utilisant le symbole de l’Esprit Saint, Dieu est en l’homme Jésus. Il est en Marie, la douce porteuse de la vie en gestation. Il est en l’homme souffle de vie. Il est en l’homme lorsque celui-ci reconnaît en lui cette force venue d’ailleurs. » Winstein, Ernest, "Les temps changent, Noël reste", Évangile et liberté, décembre 2004, n° 184 (nlle série), p. 3.

Le Magnificat - [Aller plus loin]

Ce texte a été écrit de 1520 à 1521, peu avant l’excommunication de Luther par le pape. Dans ce passage, Martin Luther explique en quoi la personnalité de Marie est exceptionnelle par sa modestie et son obéissance à Dieu :« La douce mère de Dieu agit de même ici ; elle nous enseigne, par l’exemple de son expérience et par des paroles, comment on doit reconnaître, aimer et louer Dieu : lorsque nous la voyons, ici, l’esprit tressaillant de joie, se faire gloire et louer Dieu d’avoir jeté les regards sur sa bassesse et sur son néant, nous sommes, en effet, obligés de croire qu’elle avait des parents pauvres, méprisés et de petite condition. […] Ne trouves-tu pas merveilleux ce cœur de Marie ? Elle se sait mère de Dieu, élevée au-dessus de tous les hommes, et elle demeure pourtant si simple et si calme que tout cela ne lui aurait pas fait considérer une humble domestique comme son inférieure. […] Mais ce cœur de Marie demeure ferme et égal en tout temps ; il laisse Dieu faire son œuvre en elle selon qu’il le veut, et il n’y puise rien d’autre pour lui-même qu’une bonne consolation, de la joie et de la confiance en Dieu. Nous devrions faire de même ; ce serait là chanter un véritable magnificat. » Luther, Martin, Oeuvres, Genève (CH):Labor et Fides, 1964, tome 3, pp. 19 et 27.

Matthieu 1 et 2, un récit « mythique » - [Aller plus loin]

Élian Cuvillier, théologien et exégète du Nouveau Testament, explique dans cet extrait le rôle mythique du récit de la naissance de Jésus dans l’évangile selon Matthieu :
« Dire d’un texte évangélique qu’il est « mythique » signifie que le récit renvoie à des réalités plus profondes que le simple établissement chronologique et exact des faits. La narration mythique raconte, une fois pour toutes, ce qu’il en est de la réalité profonde des événements rapportés dans le récit. Ainsi, les récits de l’enfance racontent ce qu’il en est de l’identité de Jésus, le Messie, et ce que cela signifie pour la communauté croyante réceptrice de ces textes. Il s’ensuit que, si « mythique » signifie « non historique » au sens de l’établissement des faits bruts, le récit « mythique » est cependant « historique » dans l’exacte mesure où il réfléchit au sens de l’existence humaine dans le monde et devant Dieu. Parce qu’ils sont mythiques, ces récits disent donc des choses essentielles à l’existence. Ils parlent de généalogie, de conjugalité, de sexualité, d’engendrement, de mort, de haine et d’amour : bref, tout ce qui fait la vie humaine. Plus encore, nous aimerions montrer que ces récits « mythiques » peuvent aussi être dits « symboliques » au sens précis que la psychanalyse donne à ce terme : notre hypothèse est en effet que ces récits parlent de ce qui fonde le sujet humain comme être de langage, en deçà et au-delà mais sans jamais les ignorer, des images et des représentations dans lesquelles chacun est inscrit ici-bas. Ils se proposent de montrer que, dans la personne de l’homme Jésus, le Dieu de la Bible se révèle dans tout ce qui constitue l’existence d’un sujet humain : la société dans laquelle il voit le jour, l’histoire de la nation à laquelle il appartient, le désir de ceux qui l’ont précédé, leurs grandeurs et leurs misères. Mais, au-delà, ils disent qu’une autre origine est aussi possible qui permet au sujet d’échapper aux enfermements que génèrent les généalogies humaines. En un mot, ils affirment que le Dieu de Jésus s’est impliqué dans l’histoire des hommes. En cela ils sont tout sauf « folkloriques ».
Cuvillier, Élian, Naissance et enfance d’un Dieu. Jésus Christ dans l’évangile de Matthieu, Paris:Bayard, 2005, pp 18-19.

Le rôle des mages - [Aller plus loin]

É.Cuvillier propose une explication sur le rôle des mages dans le récit de la naissance de Jésus dans l’évangile selon Matthieu :
« 1. Le contraste entre la démarche positive des Mages étrangers et l’opposition ou l’indifférence des autorités politiques et religieuses juives est le moteur principal de l’intrigue. On peut insister sur le fait que l’épisode porte les germes du conflit à venir entre Jésus et son peuple (sous l’aspect de ses responsables politiques et religieux) et qui aboutira à la Passion. On peut aussi souligner qu’il préfigure l’universalisme matthéen (sous le signe du déplacement des savants païens vers Jésus et de leur adoration). De cet universalisme les Mages sont les témoins privilégiés et leur fonction si particulière dans l’univers biblique contient peut-être une portée polémique dans la mesure où la foi qui les pousse à se déplacer à la suite de l’étoile contraste avec l’immobilisme des théologiens officiels immobiles à Jérusalem.
2. L’épisode ébauche également une réflexion sur l’intervention de Dieu dans l’histoire. Matthieu ne dit pas que Dieu dirige l’histoire – ni le contraire – mais qu’il intervient par des signes spécifiques, des révélations particulières ou encore dans les Écritures. C’est la réaction des individus à ces interventions qui provoque les événements dont ils ne sont cependant pas maîtres. Pour les uns (les Mages) c’est une mise en marche dans la confiance ; pour les autres (Hérode), l’intervention de Dieu est une contestation de leur pouvoir et ainsi l’occasion d’une opposition. »
Cuvillier, Élian, "La visite des Mages dans l’évangile de Matthieu (Mt 2,1-12). Approche narrative d’une fiction théologique" in: Vercruysse, Jean-Marc (Dir.), (Les (Rois) Mages, Arras: Artois Presses Université (coll. Graphé, N° 20), 2011, p. 23.

La dispersion évangélique - [Aller plus loin]

« La dissémination du christianisme dans toutes les régions du monde a aussi conduit l'Église à reconnaître chez ses fidèles une plus grande autonomie dans leurs croyances et dans leurs rites. Le caractère pluraliste de l'humanité, la multiplicité de ses cultures n'apparaissent plus comme les preuves d'une incohérence pitoyable. Elles dénotent au contraire l'émerveillante richesse de l'humanité, le foisonnement de ses énergies créatrices. Ces différences, il ne faut pas les réduire. Il faut les défendre contre la normalisation désastreuse que leur inflige l'idéologie des peuples dominants (...) La foi sera revigorée d'être moins européenne. »
France Quéré, « Les chemins de la vie », Lumière et Vie, janvier-mars 1979, p. 285-286

« Je ferai de toi un veilleur pour ton peuple » - [Culture]

Je ferai de toi un veilleur, Catherine Axelrad, 2010

 

Création de Catherine Axelrad
©Eglise protestante de Pentemont-Luxembourg, Paris.
Encre et acrylique sur toile, Photo P.Cinélu

« Le peintre, disait Jean Dubuffet, n’a de bonnes raisons qu’à peindre ce qu’il ne voit pas mais qu’il aspire à voir. »
C’est mon cas : mon travail relève de l’art brut, en une recherche que j’identifie à celle de l’aveugle de Jéricho s’adressant au Christ : « Rabbouni, que je voie ! »
Dans les grandes compositions graphiques se mêlent des références chrétiennes d’époques et de styles divers. Rappel d’un patrimoine commun que je me réapproprie, pour le faire revivre à travers diverses modifications visuelles.
Dans cette recherche, la peinture est aussi devenue pour moi le lieu d’un dialogue, y compris avec des artistes d’autres sensibilités spirituelles, dialogue que l’on trouvera sur la page « artistes invités » du site http://www.peinture-d-evangile.com/?page_id=80 Catherine Axelrad

Peuples du monde - [Culture]

Peuples du monde pour le site

 

Création 2010 de Ségolène Diamant-Berger (www.segoquilt.com)
Ensemble de deux panneaux de 4,2 x 2,0m utilisant des tissus rapportés de voyages ou donnés par des membres de l'Eglise, assemblés puis matelassés à la machine, et découpés pour laisser passer la lumière.
« Noël, jour merveilleux, jour de tous les espoirs, jour de la naissance de Jésus. Les bergers des environs de Bethléem sont invités à lui rendre hommage mais aussi tous les peuples du monde, représentés ici par des tissus de leurs cultures. Les découpes pratiquées dans les panneaux textiles symbolisent les étoiles de la nuit la plus longue de l'année. »
S.Diamant-Berger, novembre 2012

Vierge et l’enfant "Bienheureuse celle qui a cru" - [Culture]

Vierge et l'enfant Marie Noëlle Rolland cmjn

Création de Marie Noëlle Rolland (http://marie-noelle.rolland.pagesperso-orange.fr/)

« Ce qui fait l’essentiel de ma peinture c’est la représentation personnelle de versets bibliques. Mes tableaux (réalisés à l’acrylique) sont à la fois symboliques et figuratifs. Ma démarche prend sa source dans la Parole de Dieu et dans la prière. C’est là que je trouve mon inspiration. Si je n’éprouvais pas cette nécessité d’une vie intérieure, je ne pourrais pas peindre ces tableaux. C’est ainsi qu’un verset de la Bible me touche, m’imprègne et me travaille. Cette parole vient rejoindre ce que je suis en train de vivre dans le moment. Je ressens alors l’envie de la dire par des formes et couleurs que je vois se former peu à peu en moi. Il arrive parfois que je n’aie pas le temps de me mettre au travail tout de suite. Toutefois, mes idées ne me quitteront pas tant que je n’aurai pas peint le tableau. » Marie-Noëlle Rolland

Nativité - [Culture]

La scène de la Nativité est un sujet de prédilection de l’art religieux, elle a été représentée sur de multiples supports. Voici des œuvres sous forme d’enluminure, de vitrail et de peinture.

Enluminure cf. http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcRskmkgUmH7vcgV85F8QqZhNEqsQr9_WVOliyMn3CZYkhFSuNry
Cette enluminure du Moyen-âge représente Marie donnant le sein à son fils dans un lit à baldaquin avec des draps blancs et une couverture. Le lieu est confortable et richement décoré. Joseph semble préparer un repas dans une marmite au pied du lit. Le bœuf et l’âne sont présents devant la mangeoire remplie de paille. La vie est symbolisée par l’alimentation.

Vitrail cf. http://t0.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcSzo6COgnLBHF7kIzmMyvsnVgl7UtsBlNxVdOBmNB10oZ0Dexm-
Ce vitrail propose une représentation plus sobre : Jésus est allongé sur le manteau de Marie. Elle est dans une attitude de prière devant l’enfant. Le deuxième personnage qui semble représenter Joseph l’est également. Même le bœuf et l’âne baissent la tête devant Jésus. Ici c’est la dévotion devant ce petit enfant qui est mise en avant.

Tableau peint sur bois cf. http://t2.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTYO2Kdens3U8t8qDvtY5FxidA64fJM28nDV1EIbKV1fE_AJ3Fcvg
Dans ce tableau peint sur du bois, Jésus est à même le sol entouré de Marie et de trois personnages saints (leur tête est surmontée d’une auréole). Les anges se situent sur le toit de l’étable. On aperçoit la tête du bœuf et de l’âne au-dessus de la mangeoire vide. Cette représentation de la Nativité semble mettre l’accent sur le dénuement et la fragilité du nouveau-né et sur l’adoration des autres personnages.

Icône cf. http://kamalkedil.org/kamalphotos/terresainte/iconenativite.jpg

Cette icône orthodoxe représente Marie et Joseph entourant l’enfant Jésus non pas dans une étable mais dans une grotte. Les anges se situent au-dessus de la grotte. Dieu est représenté par un rayon de lumière qui éclaire Jésus. Le bœuf et l’âne sont présents au-dessus de la mangeoire.

Saint Nicolas - [Culture]

culture St Nicolas

Saint Nicolas aurait été évêque de Myre en Turquie et serait mort en 343. On lui attribue plusieurs miracles dont celui d’avoir ramené à la vie trois enfants découpés en morceaux par un boucher. De ce fait, il est le saint patron des enfants et des écoliers. La célébration de la Saint-Nicolas remonterait au 12e siècle en particulier dans l’est de la France (Lorraine, Alsace, Franche Comté) et a lieu le 6 décembre. A cette occasion, on confectionne en Alsace un petit bonhomme en brioche appelé « Mannala ou Mennele » (petit bonhomme en dialecte alsacien) et « Jean bonhomme » en Franche Comté.

Les « Mennele » ou « Mannala » - [Culture]

culture menele

La recette des « Mennele » (alsacien pour « petits bonhommes ») :

Ingrédients : 1l de lait, 6 œufs, 70 g de levure de boulanger, 250 g de sucre, 30 g de sel, 300 g de beurre, 2 kg de farine. Mélanger le lait et les œufs puis incorporer la levure, le sucre et le sel. Battre au fouet. Faire une fontaine dans la farine et incorporer le mélange fouetté. Pétrir le tout en ajoutant le beurre. Laisser reposer la pâte obtenue 1h30. Fabriquer des petits bonhommes en roulant des boudins de pâte. Laisser reposer encore 1h sur une plaque allant au four. Dorer les « Mennele » au jaune d’œuf et les faire cuire à 220° durant 10 à 15 mn. Utiliser des raisins de Corinthe ou des pépites de chocolat pour faire les yeux une fois sortis du four et saupoudrer de grains de sucre. Bon appétit !

Le chant de Noël « mon beau sapin » - [Culture]

Mon beau sapin est un chant de Noël d'origine allemande. Son titre original allemand est : O Tannenbaum. Le chant insiste dans la première strophe sur le feuillage persistant de ce conifère.

Mon beau sapin

Les crèches - [Culture]

C'est à partir du 12e siècle qu’est célébrée la fête de l' Épiphanie avec l'adoration de l'enfant Jésus par les trois mages : Gaspar, Melchior et Balthazar. Les initiales de leurs noms correspondent à celles de la formule chrétienne de bénédiction des habitations : « Christus Mansionem Benedicat » : que le Christ bénisse la maison. Cette tradition est toujours en vigueur en Bavière dans le sud de l’Allemagne. François d'Assise est, en 1223, à l’initiative d’une des premières crèches vivantes en utilisant des personnages réels dans une grotte à Greccio en Italie. Les personnages (Joseph, Marie, les mages, les bergers, les paysans) sont joués par les gens du village. Les animaux aussi sont réels. On place même un peu plus tard un véritable enfant dans la mangeoire. A Greccio se trouve encore un ermitage franciscain qui commémore cette première crèche vivante. Petit à petit, la coutume se répand sous l'influence des prédicateurs franciscains, surtout en Provence et en Italie. Au 16e siècle, les Jésuites introduisent dans les églises des crèches en modèle réduit telles que nous les connaissons aujourd’hui. Au moment de Noël, les églises catholiques exposent de magnifiques crèches. Notamment en Italie : les deux crèches ci-dessous ont été exposées à Rome dans l’église San Marcello et dans la Basilique Saint Pierre. Les motifs champêtres sont prédominants et rappellent le pastoralisme des habitants de Galilée à l’époque de Jésus évoqué dans l’évangile selon Luc.

Pour visualiser des exemples de ces crèches:
http://img.over-blog.com/700x525/2/30/91/17/Italie/Italie_Rome_Eglise-San-Marcello_08.jpg

http://2.bp.blogspot.com/_ImSsWG17-Bs/TRI4LYLieKI/AAAAAAAAEsM/3ZcwqxidLz0/s1600/creche_rome_basilique-saint-pierre_2009.jpg

Chant de Noël avec le bœuf et l’âne - [Culture]

Entre le boeuf

 

 

Lieu de la naissance de Jésus - [Culture]

Le lieu de la naissance de Jésus se situe selon la tradition à Bethléem dans l’église de la Nativité. Ce lieu fait l’objet de nombreux pèlerinages et d’une grande dévotion. Pour voir le sanctuaire qui serait l’endroit exact de la naissance de Jésus, cliquer sur:
http://t1.gstatic.com/images?q=tbn:ANd9GcTR2zddVpUJf_N2LnvvhduJWpnFZzBsATYX6f69Ut-9DvN9wnsq
http://image-photos.linternaute.com/image_photo/750/1527590582/1598526.jpg

Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d'Eucharistie.

Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. Voir aussi Cène.

Hostie

Du latin hosta qui désigne "l'animal pour le sacrifice". On appelle "hostie" le pain sans levain (qui fait référence à la sortie d'Egypte et la fête de la Pâque, cf. le livre de la Genèse, chapitre 12). Il est utilisé dans l'Eucharistie catholique et la Cène luthérienne. Dans les Eglises réformées, on continue à utiliser du pain ordinaire.

Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va, dès lors, inlassablement et de toutes sortes de manières, diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par lui

Prédestination

Ce terme vient d'Augustin. Mais c'est surtout au Réformateur Jean Calvin qu'on associe ce mot par lequel est désigné un des points essentiels de sa théologie. La doctrine de la prédestination affirme que c'est Dieu qui décide d'avance qui sera sauvé, et il ajoute : qui sera perdu ! Ce qui pour un esprit du 21e siècle est ressenti comme une injustice et une négation de la liberté de l'être humain, ne fonctionne pas de la même manière pour l'être humain du 16e siècle. Au contraire : l'idée que tout est joué d'avance fait tomber l'angoisse. Tout d'un coup, la question : " Qu'est-ce que je dois encore faire pour être sauvé ?" n'a plus de sens. La doctrine de la prédestination dit donc d'abord : tout est fait, on n'y revient plus. Elle s'oppose au système des mérites qui fait croire que l'être humain coopère à son salut, qu'il y est pour quelque chose

Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les Eglises chrétiennes pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon biblique.

Canon

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", " bâton ", " règle pour mesurer ". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

Talmud

Vient du mot hébreu qui signifie "enseignement", "leçon". Talmud est le titre d'un recueil de la tradition rabbinique composé entre le 1er siècle et le 5e siècle. Il contient toute la tradition juive sous forme de discussions, de légendes, de paraboles et de débats. Il est composé de la "Mishna" (la tradition littéraire) et de la "Gemara" (les commentaires).

Règne de Dieu

Cette expression veut dire plusieurs choses à la fois. Pour comprendre, il faut regarder le contexte dans lequel elle est utilisée. Souvent, il est possible de la traduire par " présence de Dieu parmi les hommes " . Il est important d'insister sur le fait qu'il ne s'agit nullement d'un royaume qu'on pourrait localiser sur une carte. Dans l'histoire de l'Eglise, certains mouvements ont essayé d'instaurer ce règne par la force, alors que le Nouveau Testament parle d'un don de Dieu. L'expression vit d'une tension entre un " déjà là " (il y a des signes de ce règne déjà donnés) et un " pas encore " (le règne de Dieu est aussi en attente de s'accomplir)

Conciles œcuméniques

Conciles considérés comme " universels ". Ceux du premier millénaire se sont tous tenus en Orient, sur le territoire de la Turquie actuelle. Les quatre premiers (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431 et Chalcédoine 451) qui ont " défini " la foi sur les trois personnes de la Trinité et sur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sont reconnus par une large majorité d'Eglises. Les trois conciles suivants (Constantinople 553 et 681, Nicée 787) sont reconnus par l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Au 2e millénaire, l'Eglise catholique a continué de qualifier les conciles tenus par elle en Occident d'" œcuméniques " jusqu'à Vatican II compris (1962-1965). Mais ces conciles occidentaux ne peuvent avoir la même importance que ceux de l'Eglise ancienne dite (au sens large) " indivise "

Concile de Trente

Il a été convoqué en 1542 par le pape Paul III pour répondre à une demande d'un concile général formulée par Luther en 1518, mais ce fut trop tard pour permettre une réunion entre protestants et catholiques. Dans le domaine de la doctrine et de la discipline, le concile accomplit un travail capital, il donne une ferme direction à tous les efforts qui s'épanouiront dans la Réforme catholique et laisse jusqu'à nos jours une empreinte profonde.

Pharisien

D'un mot hébreu qui signifie " séparé ", il désigne un des courants religieux juifs. Celui-ci met l'accent sur l'étude et le respect de la loi divine écrite. Les pharisiens sont des hommes pieux, vertueux, très soucieux d'appliquer la loi de Dieu et de se garder des impuretés rituelles. Pour vivre la sainteté de Dieu, il fallait être " séparé " des autres. Il s'est trouvé en forte opposition avec le christianisme naissant notamment autour de la question du respect de la Loi comme condition d'accès à Dieu. Au fil des ans, le terme " pharisien " a pris une connotation péjorative pour désigner tout comportement hypocrite. On parle même de " pharisaïsme ".

Iconostase

Il s'agit d'un mur en bois qui sépare dans les Eglises orthodoxes l'espace de l'autel de l'espace des fidèles. Sur ce mur en bois, traversé par trois portes, se fixent plusieurs rangées d'icônes. A droite de la porte centrale se trouve celle de Jésus, à gauche celle de Marie avec l'enfant

Arius, arianisme

Arius (256-336), prêtre d'Alexandrie, niait la divinité du Christ. Sa doctrine, l'arianisme, provoqua une des plus graves crises de l'Eglise, elle a été condamnée par les Conciles oecuméniques de Nicée (325) et de Constantinople (381). Néanmoins elle survécut parmi les peuples barbares jusque vers le 7e siècle

Charisme/Charismatique

A l'origine, le mot charisme désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif charismatique sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le " mouvement charismatique " insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues

François d'Assise (1182-1226)

François naît en 1182, à Assise. Il doit son prénom Francesco au fait que son père, Pietro Bernardone, un riche marchand, fait du commerce avec la France et que sa mère, Pica, est d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels. Il est entouré d'amis. Il se prépare tout naturellement à prendre la succession de son père. Mais il rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il se retrouve pendant un an en prison. Puis il tombe malade. En 1205, à vingt-trois ans, il a une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'Eglise d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et répare des chapelles. En 1208 - à vingt-six ans - entendant l'Evangile à la messe, il découvre que sa vocation est de le vivre à la lettre. Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Puis, des laïcs souhaitent pouvoir mener cette forme de vie évangélique, tout en continuant à vivre avec leur famille et à pratiquer leur métier. C'est le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité.
Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il abandonne la direction de son ordre et se retire pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
En quête d'une relation toujours plus proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là qu'il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) se manifestant visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, où il compose le Cantique des Créatures et son Testament. Il y meurt le 3 octobre 1226, à 44 ans. En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise.

Origène (vers 185-253 ou 254)

Origène est un Père de l'Eglise du 3e siècle dont l'œuvre théologique et exégétique est très importante. Il naît à Alexandrie vers 185. Son père meurt martyr en 202. Il n'a que 18 ans quand Démétrios, l'évêque d'Alexandrie, lui confie la direction de l'école de catéchèse dans cette ville. Il y enseignera et rédigera ses traités et ses commentaires bibliques jusqu'en 232 environ. A cette date, un conflit avec l'évêque Démétrios l'oblige à quitter Alexandrie pour Césarée où il avait été ordonné prêtre et où il continuera son œuvre. Son but était l'enseignement de " la vérité de la foi " à partir des Ecritures et la réfutation des courants jugés hérétiques. Il a eu de son vivant une très forte influence sur la constitution de la théologie chrétienne et il a posé les règles de l'exégèse. Emprisonné et torturé pendant la persécution de l'empereur Dèce, il meurt vers 253 des suites des sévices subis. Après sa mort, son œuvre sera traduite en latin et commentée par ses disciples. Elle reste très vivante jusqu'au 6e siècle, suscitant des confrontations avec la doctrine de la Trinité définie par le concile de Nicée. L'empereur d'Orient Justinien condamne Origène et sa doctrine en 543. Du fait de cette condamnation, une grande partie de l'œuvre en grec d'Origène s'est perdue

Epiclèse

Prière qui invoque le Saint Esprit, souvent appelée " prière d'illumination ". Le mot est d'origine grecque et veut dire littéralement " appeler sur ". L'épiclèse se retrouve à deux moments de la liturgie protestante : avant la lecture de la Bible pour que l'Ecriture lue devienne Parole entendue et au moment de la Sainte Cène où le Saint Esprit est appelé sur les fidèles rassemblés pour qu'ils discernent la présence du Christ dans le pain et le vin partagé

Bonhoeffer

1906-1945. Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne d'abord à Berlin. Sa vie bascule avec l'accès d'Hitler au pouvoir. Opposant de la première heure, il va diriger le séminaire pastoral (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde où existe une véritable vie communautaire. Il a une grande activité d'animateur en Poméranie dans l'Eglise confessante (qui refuse la tutelle des nazis). Interdit d'enseigner et de publier, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943 il est emprisonné. Il meurt, pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg les derniers jours de la guerre (1945). De la vie communautaire (1939) a été son œuvre la plus lue de son vivant. Ses autres œuvres les plus connues : Le prix de la grâce (1937 ; en allemand Nachfolge " Suivance "), Résistance et soumission (lettres de prison) paru en 1951.

Bonne Nouvelle

Le mot évangile est un mot grec qui signifie "bonne nouvelle". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.

Hérésie

C’est une idée ou une conception jugée contraire aux idées, aux conceptions généralement admises. Plus précisément, c’est une doctrine qui s’oppose à l’orthodoxie d’une religion établie. Dans le cas présent, c’est une doctrine contraire à la foi chrétienne et condamnée par l’Eglise.

Torah

C'est le coeur de la Bible hébraïque qui contient 5 livres d'où son nom grec de Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). Ces livres racontent les événements de la création du monde jusqu'à la mort de Moïse et présentent la loi que tout juif doit respecter.

Augustin

Père de l'EgliseOn peut consulter l'entrée "Augustin" du module "Une nuée de témoins 1" d'Occident (354-430). En 396, il devient évêque d'Hippone, près de Bône en Algérie. Il exerça une forte influence sur la théologie et plus tard sur certains aspects de la théologie protestante. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions.

Théophanie

Le mot " théophanie " désigne littéralement une apparition de Dieu (du grec theo, dieu et phaineo, apparaitre). Les apparitions dans la Bible constituent un des modes de la révélation de Dieu.

Winstein, Ernest

Né en 1943, théologien et pasteur de l’Église de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine. Pasteur à Strasbourg de 1996 à 2009.

 

Mitre

Dans l’église catholique, c’est une coiffure liturgique de cérémonie portée par le pape ou les évêques.

Lucie de Syracuse

Jeune vierge martyre, vivant à Syracuse en Sicile, à qui ont aurait arraché les yeux car elle aurait refusé de parjurer sa foi chrétienne sous le règne de l’empereur romain Dioclétien qui avait ordonné des persécutions contre les chrétiens. Elle serait morte en 303 ou 304 ap. JC.

Calendrier julien

Le calendrier romain en vigueur dans l’Empire romain a été réformé par Jules César en 46 av. JC. Il a introduit une année bissextile tous les quatre ans. La durée de l’année atteint alors 365,25 jours.

Calendrier grégorien

Il y a une légère différence de durée entre le calendrier julien de 365,25 jours et l’année astronomique calculée à partir de la révolution de la terre autour du soleil de 365,24 jours. La conséquence en est un décalage au bout de plusieurs années. Au 16e siècle se décalage atteint 10 jours. La réforme initiée en 1582 par le pape Grégoire 13 vise à diminuer ce décalage en supprimant certaines années bissextiles et aboutit au calendrier grégorien. Ce calendrier est toujours utilisé de nos jours en occident.

Jésuites

C'est à Montmartre, le 15 août 1534, qu'Ignace de Loyola fonde avec sept compagnons la Compagnie de Jésus. Parmi eux, François-Xavier, qui deviendra le plus célèbre missionnaire de l'Eglise catholique romaine au 16e siècle. Cet ordre religieux (les Jésuites) est organisé de manière très hiérarchisée, l'obéissance totale y est exigée. Les Jésuites ne dépendent que du pape. A la mort d'Ignace de Loyola, ils sont 1000, cinquante ans plus tard ils sont 13000. Les Exercices spirituels qu'Ignace de Loyola a rédigés demeurent la base de la spiritualité des Jésuites.

Epiphanie

Du grec epiphaneia, apparition. La fête chrétienne de l'Epiphanie est célébrée le 6 janvier. Depuis la fixation de la date de Noël sur le 25 décembre, l'Epiphanie est associée dans la majorité des Eglises d'Orient au baptême de Jésus, dans les Eglises d'Occident, à la venue des mages. Les deux approches soulignent la "manifestation publique" de Jésus comme Messie et Sauveur.

Ashkénaze

Le nom Ashkénaze désigne un Juif originaire d’Europe centrale

Tertullien

Né à Carthage (Tunisie) vers 155, Tertullien est un païen converti et le premier des écrivains chrétiens de langue latine. Il est l’auteur d’une Apologétique et du Contre Marcion. Il fait partie des Pères latins de l’Église. Il a eu une grande influence dans la formation de la langue théologique latine.

Sanhédrin

Le sanhédrin est l'assemblée suprême du peuple juif, ayant autorité dans les domaines religieux, administratif et judiciaire. Son nom n'est pas d'origine hébraïque mais dérive du grec sunédrion, signifiant « assemblée qui siège ». Il est présidé par le Grand prêtre.

Golgotha

Le Golgotha est une colline située du temps du Christ à l'extérieur de Jérusalem, sur laquelle les Romains crucifiaient les condamnés. Golgotha est la forme grecque de l'araméen gulgūltá et de l'hébreu biblique gulgōlet, « crâne »

Ebionites

Les ébionites sont membres d’une secte judéo-chrétienne notamment en Asie Mineure au 2e et 3e siècles. Leur nom vient d’un mot hébreu ebion qui signifie pauvre. Pour les ébionites, Jésus n’est pas reconnu comme Dieu incarné. Il est tout simplement né d’un homme et d’une femme. Il est considéré comme un prophète doué des vertus et des qualités supérieures d’un prophète. Ils ne se prononcent pas sur l’affirmation que Jésus est le Messie.