Module Fêtes chrétiennes



Pâques



 

Lettres aux parents, Dimanche de Pâques, 25 avril 1943.

Vendredi Saint et Pâques sont libérateurs parce qu’ils arrachent nos pensées à nos destins personnels pour les diriger vers le sens dernier de toute vie, de toute souffrance, de tout événement, et parce qu’on conçoit une grande espérance.

Bonhoeffer, Dietrich, Résistance et soumission, Lettres et notes de captivité, Genève: Labor et Fides, 1951, p. 19.


 

  • Que représente la fête de Pâques pour vous?
  • Quels sont vos souvenirs de cette fête ?

Cliquez sur les termes soulignés : les notices s’affichent en dessous de ce texte

 

Lettres aux parents, Dimanche de Pâques, 25 avril 1943.

Vendredi Saint et Pâques sont libérateurs parce qu’ils arrachent nos pensées à nos destins personnels pour les diriger vers le sens dernier de toute vie, de toute souffrance, de tout événement, et parce qu’on conçoit une grande espérance.

Bonhoeffer, Dietrich, Résistance et soumission, Lettres et notes de captivité, Genève: Labor et Fides, 1951, p. 19.


Après étude du texte, nous vous proposons une série de questions qui vous permettront d'actualiser le texte, et de faire de ce récit le vôtre
(nb : les visuels associés aux questions sont uniquement présents pour vous inspirer, mais ne constituent pas un élément de réponse)

Partager avec l'équipe Théovie vos réflexions


  • auj 1


    Qu'est-ce que pour vous "le message" de Pâques ?

  • auj 2


    Voici ce qu'écrit D. Bonhoeffer : "Le Christ a souffert dans la liberté et la solitude, à l'écart et dans la honte, dans son corps et dans son esprit, et depuis lors beaucoup de chrétiens avec lui." Qu'en pensez-vous ?

  • auj 3


    Qu'auriez-vous envie de changer dans votre manière de fêter Pâques ?

  • auj 4


    Les chrétiens des premiers siècles ont célébré le dimanche comme "jour de la résurrection" et non pas comme "jour de repos". Comment vous situez-vous ? Quel sens donnez-vous au dimanche ?



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Soyez acteur de votre lecture


 

1. Etes-vous d’accord avec l’auteur lorsqu’il affirme que « Vendredi Saint et Pâques sont libérateurs » ? Pourquoi ?
2. Pourquoi l’auteur dit-il que Pâques « arrache nos pensées à nos destins personnels » ?
3. Pourquoi l’auteur associe-t-il une grande espérance à la fête de Pâques ?
4. Quels récits bibliques parlent de Pâques ?

 


Un peu de culture...

Les stigmates

 

Stigmates,-toile-complète

Polyptyque – 4 toiles de 38cm X 56cm Technique – papiers déchirés – pigments colorés – sur toiles fendues.

"1 Jean 5, 6-9, 2010. Le polyptyque monochrome pour dire l’absolu, s’est transformé en nuances de pigments bleus, afin d’accueillir les 5 stigmates de la douleur, de la mort et de la résurrection et du salut de l’humanité. La couleur pure irradie et se rapproche de la forme par son intensité lumineuse. Les fentes, stigmates du Christ invitent le regard du spectateur à aller vers l’infini. C’est l’absence, la disparition, le vide, qui indique la présence immatérielle et rayonnante de la résurrection. Il s’agit de faire passer l’énergie, la force de la Vie nouvelle par un minimum de moyens de matière et de signe afin de dire l’essentiel." S.Tschiember

L'oeuvre de Sylvie Tschiember participe à la renaissance d'un art sacré actuel.

TSCHIEMBER SYLVIE 9 rue saint Mathieu 29000-QUIMPER sylvie.tschiember@wanadoo.fr
Contact Protestantisme & Images - http://lacouleurdelaparole.blogspot.com 0680102784

 


"Le Seigneur est réellement ressuscité"

02,-Luc-24

Luc 24,34. Gravure (eau-forte) de Sylvie Tschiember

"Les trois échelles symbolisent la résurrection de Jésus-Christ. L'échelle du milieu étant celle du Christ qui monte vers Dieu et qui invite les hommes qui l'aiment à le suivre" Sylvie Tschiember


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Dimanche de Pâques - [Clés de lecture]

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L’auteur du texte à travailler, Dietrich Bonhoeffer, écrit cette lettre depuis la prison de Berlin-Tegel où il sera incarcéré entre le 5 avril 1943 et le 8 octobre 1944. Il a été arrêté par la Gestapo car il a participé à un attentat (manqué) contre Hitler. Après quelques jours de détention, il est autorisé à écrire à ses parents. La lettre est datée du 25 avril 1943, le Dimanche de Pâques. Ce jour revêt une valeur hautement symbolique. Bonhoeffer tente ainsi par l’écriture de fêter Pâques « à distance » avec ses proches, de les rassurer et d’être en communion avec eux.

Vendredi saint et Pâques - [Clés de lecture]

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Les événements du vendredi saint et du dimanche de Pâques sont au cœur du christianisme et, par conséquent, du calendrier liturgique. Il existe un lien indissociable entre vendredi saint et Pâques car on ne peut comprendre la signification de Pâques, c’est-à-dire la résurrection du Christ, sans tenir compte de l’événement qui l’a précédée : la mort du Christ le vendredi saint. Ainsi, croix et résurrection doivent être pensées ensemble.A l’origine, la fête chrétienne de Pâques hérite de la Pâque juive : d’une part, Jésus qui appartient au peuple juif a célébré la Pâque juive ; d’autre part, d’après les textes bibliques la mort de Jésus se situe entre 30 et 33 à la date de la fête juive de la Pâque, le 14 Nisan. La signification de la Pâque juive se transmet à Pâques. En effet, dans les deux religions entrent en résonance la notion de libération et le fait que Dieu s’engage auprès de son peuple. Cependant la façon de célébrer ces fêtes n’est pas semblable. De plus ces fêtes ne tombent la plupart du temps pas à la même date, bien que toutes deux dépendent du cycle lunaire. La Pâque juive a lieu le 14 Nisan du calendrier lunaire juif; dans la tradition chrétienne Pâques est toujours un dimanche.

Destins personnels - [Clés de lecture]

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Pâques est au centre de la foi chrétienne car cette fête tient ensemble deux événements centraux : la mort du Christ sur la croix et sa résurrection. Bonhoeffer affirme que ces deux événements nous concernent. Pour le chrétien, la résurrectionvoir lr module "les gros mots de la théologie" veut dire que Dieu reste solidaire avec le Christ au-delà de la mort comme il reste solidaire avec l’être humain qui met sa confiance en lui. Bonhoeffer, comme tout croyant, peut donc fonder son espérance dans l’action de Dieu vis-à-vis de Jésus. C’est en ce sens que Pâques est important dans les destins personnels des croyants car l’événement pascal permet de porter un nouveau regard sur la finitude (toute vie a une fin) et affirme qu’il y a une espérance possible au-delà de la mort. La notion de résurrection est réinvestie dans les traditions païennes avec la notion de vie et de renouveau. La fête de Pâques a également un aspect festif avec des traditions qui font allusion au renouveau du printemps et à la vie. Tout comme Noël, l’aspect commercial de cette fête peut nous éloigner de sa signification profonde.

La résurrection - [Clés de lecture]

Pour le chrétien, la résurrection n’est pas une réincarnation ni une revivification d’un cadavre. Elle n’est pas non plus une sorte d’immortalité que posséderait l’être humain ou une partie de lui. Quand les récits bibliques mettent en scène le Ressuscité, celui-ci est à la fois différent et pourtant semblable : D’abord Marie de Magdala, les disciples, ne le reconnaissent pas à première vue ! Puis, la prise de conscience que « c’est bien lui » se fait à travers des gestes connus (rompre le pain à Emmaüs, Luc 24) ou à travers le nom prononcé (« Marie ! » en Jean 20,18).La résurrection conduit à envisager la vie de telle manière que la mort n’a pas le dernier mot, ni après la vie, ni dans la vie. Il s’agit de penser l’existence humaine comme ouverture. L’Evangile selon Jean envisage une résurrection qui n’est pas seulement liée à la mort physique, mais qui peut avoir lieu dans la vie : un nouveau départ suite à la rencontre avec le Christ. S’il n’y a pas de savoir sur la résurrection (comment cela se passe-t-il ? quel corps ?…), les textes bibliques cherchent à dire une réalité qui a bouleversé leur manière de penser et de croire. Au-delà de toute représentation possible, ils appellent à la confiance en ce Dieu qui s’engage résolument pour la vie, et qui a ressuscité Jésus d’entre les morts. Il peut donc donner vie à tout ce qui est mort...

Le sens dernier de toute vie - [Clés de lecture]

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Dans les évangiles, Jésus est touché par la condition humaine souvent difficile. Il s’approche des mal-aimés ou des exclus de la société: les impopulaires collecteurs de taxe (Matthieu 9,9-13 ; Marc 2,13-17 ; Luc 5,27-32), le démoniaque (Matthieu 8,28-34 ; Marc 5,1-20 ; Luc 8,26-39) qui vit dans l’isolement hors de la ville, la femme adultère (Jean 8,1-11) condamnée par la loi. Nous vous invitons à lire ces épisodes et à réfléchir sur la façon particulière qu’a Jésus d’aborder ces personnages exclus ou condamnés par les autres.Jésus lui-même est victime des agissements des hommes. Il est trahi, renié, humilié en particulier dans le récit de sa Passion. Le christianisme, en proposant en la personne de Jésus, fils unique de Dieu, un destin auquel chacun peut s’identifier, permet paradoxalement à l’être humain de vivre sous la grâce.

Souffrance - [Clés de lecture]

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Les récits autour de la Passion du Christ constituent une partie importante des évangiles. Sur plusieurs chapitres, ils décrivent les derniers jours de la vie de Jésus : la trahison et l’arrestation, le procès, les maltraitances et les humiliations subies, la crucifixion et la mort. Les textes invitent à chercher un sens à cet ultime événement qui associe vie, souffrance, violencevoir le module "Cette violence qui est en nous" et mort. La Bible raconte la souffrance du Christ sans pour autant y insister lourdement. Les récits restent très sobres. L’histoire de la théologie regorge de textes dans lesquels on associe à la douleur physique une valeur morale ou encore on considère qu’il est louable « d’offrir » sa propre souffrance au Christ ( dolorisme). Des réalisations cinématographiques ajoutent des images où on exalte la souffrance et la douleur du Christ. Les récits des évangiles montrent par contre un Jésus qui lutte contre la souffrance dans le monde (les récits de miracles). et refuse de s'y laisser enfermer. Et, en même temps, il assume totalement sa condition humaine, sans se soustraire à la mort. Il accepte le fait d’être mortel. La résurrection de Jésus porte un message d’espérance et signifie que la souffrance et la mort n’ont pas le dernier mot.

Espérance - [Clés de lecture]

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« Vivre en fonction de la résurrection, voilà ce que signifie Pâques. Ne trouves-tu pas que la plupart des hommes ignorent de quelle source ils vivent au fond ? » Bonhoeffer, Dietrich, Résistance et soumission, Lettres et notes de captivité, Genève: Labor et Fides,1951, p.115, Lettre du 27 mars 1944.L’auteur pose dans cette citation la question fondamentale de chaque être humain : qu’est-ce qui le fait vivre ? Pour le chrétien, c’est l’histoire singulière de Jésus à laquelle il se trouve lié qui le fait avancer et espérer. Dans le texte biblique, le tombeau vide suscite également un questionnement des femmes, puis leur mise en mouvement et leur témoignage. Arrivé à la fin de l’évangile, le lecteur est à son tour invité à relire toute cette histoire –et la sienne propre- à la lumière de la Résurrection. Se dévoile alors un message de libération et d’espérance, message porté par la vie de Jésus et donné en héritage aux croyants.

Pâques orthodoxe - [Contexte]

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Comme pour toutes les Églises chrétiennes, la fête de Pâques est considérée par les orthodoxes comme la plus importante du cycle annuel, car le fondement de la foi réside dans la résurrection du Christ. Pour l’Église orthodoxe, la date de Pâques doit tomber obligatoirement après la Pâque juive afin de respecter l'ordre chronologique de la Bible : l’Ancien Testament précède le Nouveau Testament. Pâques est précédée d'un « Grand Carême » de six semaines plus la semaine sainte avec un régime alimentaire strict exclusivement végétalien (sans lait ni oeufs). Le repas de Pâques est constitué de plats traditionnels selon les pays.La semaine sainte est jalonnée d’ offices particulièrement solennels. Le soir du jeudi saint sont lus 12 extraits des évangiles qui relatent la passion du Christ, à partir de la trahison de Judas jusqu'à l'ensevelissement du Christ. Le Vendredi Saint, on célèbre un véritable office funéraire pour l'ensevelissement du Christ, puis on tourne en procession autour de l'église, portant une icône qui représente le Christ enveloppé dans son linceul.

Enfin, l'office du vendredi saint se termine par la lecture, au pied du grand crucifix, de la prophétie d’Ezéchiel où le prophète s'adresse aux ossements desséchés (Ezéchiel 37,1-14), leur annonçant la résurrection à venir. Le matin du samedi saint, l'office comporte 12 lectures de l'Ancien Testament qui ont un rapport avec la résurrection et Pâques en général (Elisée ressuscitant le fils de la veuve, Moïse faisant traverser la mer Rouge aux Hébreux, Abraham ligotant son fils Isaac etc.).

Déroulement de la Pâque juive - [Contexte]

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La Pâque juive (Pessah) rappelle encore aujourd’hui la sortie d’Egypte et la délivrance accordée au peuple juif. Le déroulement de cette fête illustre la manière juive de se souvenir avec l’idée de revivre ce moment. Dans chaque foyer, le chef de famille répond à la question d’un enfant « en quoi cette nuit est-elle différente des autres ? » et raconte l’épisode de la sortie d’Egypte. Ce récit s’appelle la Haggadah de Pessah et a lieu durant le repas de Pessah appelé le Seder. Des aliments particuliers symbolisent les épisodes du récit de la sortie d’Egypte.

Le plat du Seder - [Contexte]

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La soirée de la Pâque est une fête familiale et son rôle est de mettre en scène de façon théâtrale le souvenir de la sortie d’Egypte. Différents aliments sont disposés sur un grand plat et l’explication de ces aliments va accompagner le récit de la sortie d’Egypte. On trouve sur ce plat en argent ou en métal argenté sept éléments :1. un os grillé (zroa) rappelle le sacrifice de l’agneau pascal le soir de la sortie d’Egypte. Son sang a servi à marquer les montants des maisons des Israélites afin que leurs premiers-nés soient épargnés (Exode 12).2. un œuf dur (betsa) rappelle le sacrifice que l’on effectuait à chaque fête de pèlerinage. Il symbolise également le deuil qui évoque la destruction du temple de Jérusalem.3. Une pâte appelée le Harosset, faite de pommes de terre écrasées et mélangées à des noix, de la cannelle, du vin rouge et du gingembre, rappelle la pâte d’argile avec laquelle les Hébreux fabriquaient les briques pour le compte de Pharaon.4. Les herbes amères appelées maror se composent de salade, d’endives, de radis, de radis noir ou de raifort selon les traditions. Leur amertume rappelle celle de l’esclavage.5. Le karpass est une herbe à feuilles, soit du persil, soit du céleri. Il symbolise les feuilles qu’ont utilisées les Hébreux pour asperger de sang les montants des portes de leur maison.6. L’eau salée, placée dans une coupelle, symbolise les larmes et la sueur des Hébreux asservis.7. Les trois pains azymes matsot symbolisent les trois patriarches Abraham, Isaac et Jacob.

Le scandale de la croix - [Contexte]

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Dès 1518, le réformateur Martin Luther élabore ce qu’il nomme « la théologie de la croix ». Il s’interroge sur la façon dont Dieu se révèle à l’être humain. Pour lui, l’être humain ne peut connaître Dieu que dans la foi et non pas par une connaissance objective. Dieu se révèle là où on ne l’attend pas. Il se révèle sur la croix, c’est cela qui apparaît scandaleux aux yeux des humains qui imaginent volontiers Dieu comme tout puissant et invincible.Le Dieu de Jésus-Christ est toujours l’inverse de ce que les hommes appellent naturellement Dieu. Luther affirme ainsi : « Moi, le docteur Luther, je ne veux rien savoir d’un autre Dieu sinon de celui qui a été suspendu à la croix, à savoir Jésus-Christ, le fil de Dieu et de la Vierge Marie ».

Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France - [Contexte]

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Les principes fondateurs et permanents de la Réforme et les convictions profondes des réformés sont rappelés dans la Déclaration de foi de l'Eglise réformée de France (maintenant réunie avec l'Eglise évangélique luthérienne de France dans l'Eglise protestante unie de France). Ce document affirme la révélation centrale de l’Evangile : « Dieu a tellement aimé le monde qu’il a donné son Fils unique, afin que quiconque croit en Lui ne périsse point, mais ait la vie éternelle ».Un peu plus loin est précisée la signification de la mort de Jésus sur la croix : « Elle [l’Eglise réformée] proclame, devant la déchéance de l’homme, le salut par la grâce, par le moyen de la foi en Jésus-Christ, Fils unique de Dieu, qui a été livré pour nos offenses, et qui est ressuscité pour notre justification ». La mort de Jésus n’est pas à comprendre comme une mort absurde mais comme un message d’espérance pour tous les êtres humains. Ce message d’espérance est porté par la résurrection de Jésus.

Chemin de croix - [Contexte]

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Dans la tradition catholique, faire son chemin de croix (via crucis) est un acte de dévotion qui a lieu pendant le carême ou le vendredi saint. Le croyant communie aux souffrances du Christ en suivant un parcours de 14 stations qui commémorent la Passion du Christ. Ces 14 stations évoquent 14 moments particuliers des derniers jours de la vie de Jésus. Certains moments ne sont pas attestés dans le texte biblique mais sont issus de la tradition orale.

1. Jésus est condamné à être crucifié
2. Jésus est chargé de sa croix
3. Jésus tombe pour la première fois sous le poids de la croix
4. Jésus rencontre sa mère
5. Simon de Cyrène aide Jésus à porter sa croix
6. Sainte Véronique essuie le visage de Jésus
7. Jésus tombe pour la deuxième fois
8. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem qui pleurent
9. Jésus tombe pour la troisième fois
10. Jésus est dépouillé de ses vêtements
11. Jésus est cloué sur la croix
12. Jésus meurt sur la croix.
13. Jésus est détaché de la croix et son corps est remis à sa mère
14. Le corps de Jésus est mis au tombeau

En 1991, lors de son chemin de croix, le pape Jean-Paul II a supprimé les stations sans référence bibliques : les 3 chutes, la rencontre avec Marie et avec Véronique. Elles ont été remplacées par d'autres stations qui s'inspirent uniquement d'événements relatés dans le texte biblique.

1. Jésus au jardin de Gethsémani 2. Jésus trahi par Judas et arrêté 3. Jésus condamné par le Sanhédrin 4. Jésus renié par Pierre 5. Jésus jugé par Pilate 6. Jésus est couronné d'épines 7. Jésus prend sa croix 8. Simon de Cyrène aide Jésus à porter la croix 9. Jésus rencontre les femmes de Jérusalem 10. Jésus est cloué sur la croix 11. Jésus promet son royaume au bon larron 12. Jésus confie sa mère à Jean 13. Jésus meurt sur la croix 14. Jésus est mis au tombeau.
Dans certaines processions aux Philippines, la mise en scène de la souffrance est portée à son comble. Certains hommes s’identifient au Christ et s’infligent les mêmes souffrances. Ils vont jusqu’à subir la flagellation, à s’enfoncer des clous dans les mains et à se faire ligoter sur une croix.

Un message de libération - [Contexte]

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L’attitude de Jésus peut être considérée comme « révolutionnaire » ou tout du moins dangereuse pour les autorités en place aussi bien pour les pharisiens que pour les romains. Elle remet en cause l’interprétation pharisienne de la loi juive.Le fait que Jésus se soit mis du côté des pauvres et contre les pouvoirs d’oppression constitue le point de départ d’un nouveau courant théologique en Amérique latine. Ce positionnement de Jésus est pris pour exemple et nourrit l’espoir de pouvoir améliorer le sort des populations pauvres et déshéritées. Une théologie dite « de la libération » s’est ainsi développée (cf. le théologien Léonardo Boff). Un aspect du message pascal, c’est-à-dire l’espérance, trouve un écho fort auprès des gens et se traduit en action politique.

Le choix du dimanche - [Espace temps]

Avant le 2e siècle, la célébration de la résurrection de Jésus-Christ pour les chrétiens n’est pas réduite à une seule période de l’année (les trois jours de Pâques) mais a lieu chaque dimanche. Le dimanche est considéré comme le premier jour de la semaine et jour de la résurrection. L’étymologie du mot dimanche n’est pas la même selon les langues. En français, ce mot vient du latin dies Dominicus (jour du Seigneur) et fait directement référence à Jésus-Christ. Il en est de même en espagnol (domingo). En revanche, l’allemand Sonntag et l’anglais Sunday signifient « jour du soleil » et font allusion à la lumière.

Les temps de Pâques - [Espace temps]

Pâques est la fête centrale du calendrier liturgique chrétien. C’est au milieu du 2e siècle de notre ère qu’apparaissent les premières traces d’une célébration annuelle de Pâques alors que jusque-là Pâques est célébré tous les dimanches. Le dimanche reste « une petite Pâques » à laquelle s’ajoute la célébration annuelle de Pâques. Vers le 4e siècle sont ajoutés un temps liturgique qui conduit à Pâques (semaine sainte et Carême) et un temps liturgique qui suit Pâques et mène à Pentecôte.La célébration de la semaine sainte et de Pâques se fonde sur des passages bibliques : le dernier repas du Christ aurait eu lieu « le premier jour des pains sans levain » (cf. Marc 14,12, Matthieu 26,17-19 et Luc 22,7-13) qui correspond au jour du repas de la Pâque juive (cf. Exode 12,15-18). Dans l’évangile selon Jean, Jésus est condamné à mort par Pilate le « jour de la préparation de la Pâque, vers la sixième heure » (Jean, 19,14). Le vendredi saint correspond au jour de la mort du Christ. Les temps liés à Pâques dans le calendrier chrétienEn consultant un calendrier, vous allez retrouver ces fêtes. En 2013, le Carême s’étend du 13 février au 28 mars, les Rameaux ont lieu le dimanche 24 mars, les trois jours de Pâques s’étendent du vendredi 29 mars au dimanche 31 mars, l’Ascension a lieu le jeudi 9 mai et la Pentecôte le dimanche 19 mai se situent avant et après Pâques. Aujourd’hui ces temps qui entourent Pâques peuvent faire découvrir la centralité de cette fête. Ainsi le Carême et les Rameaux se situent avant Pâques ; l’Ascension et la Pentecôte se situent après Pâques :

AVANT

PAQUES

APRESvoir l'entrée "Pentecôte" de ce module

Le Carême

Période de jeûne de 40 jours qui s’étend du mercredi des Cendres en février (ou mars au plus tard) au jeudi saint. C’est aussi un temps de pénitence consacré à la préparation de Pâques.

Les trois jours de Pâques

Vendredi saint
Samedi saint
Dimanche de Pâques.

D’après Origène d’Alexandrie, le vendredi saint correspond à la Passion du Christ (sa mort), le samedi saint à sa descente aux enfers et le dimanche de Pâques à sa résurrection.

L’Ascension
Fête qui commémore l’élévation de Jésus au ciel 40 jours après Pâques.

Les Rameaux
Fête qui commémore l’entrée triomphale de Jésus à Jérusalem et qui est célébrée le dernier dimanche du Carême. On l’appelle aussi « Pâques fleuries ».

 

La Pentecôte
Fête célébrée le 7e dimanche après Pâques en mémoire de la descente du Saint Esprit sur les apôtres.

Le carême - [Espace temps]

Le mot « carême » vient du latin et est une contraction du mot « quadragésimal » qui signifie quarantième. Le chiffre 40 est un chiffre symbolique dans la Bible. Il fait référence dans l’Ancien Testament aux Hébreux qui sont restés 40 ans dans le désert avant d’atteindre la terre promise (Nombres 14,33-34), et à Moïse qui est resté 40 jours et 40 nuits sur le Sinaï (Exode 24,18). Dans le Nouveau Testament, le chiffre 40 renvoie à la période de 40 jours pendant laquelle Jésus est resté dans le désert avant de commencer sa mission (Matthieu 4,1-2 ; Marc 1,12-13 ; Luc 4,1-3). Le carême est suivi de façon sensiblement différente selon les confessions chrétiennes.Dans la tradition catholique le carême représente « le temps du désert », une période de 40 jours de pénitence avec jeûne et abstinence qui prépare à rencontrer Dieu. Des conférences de Carême ont lieu depuis 1835 à Notre-Dame de Paris et sont de nos jours radiodiffusées sur France Culture. Les catholiques ont coutume de manger du poisson le vendredi car tous les vendredis rappellent le vendredi saint. Le fait de manger du poisson équivaut à un « petit carême » hebdomadaire.Au sein de l’orthodoxie, le Grand Carême, appelé également Sainte Quarantaine, est une période de jeûne qui dure 40 jours et se prolonge durant la semaine sainte. Il y a un jeûne total, limité à un jour, qui est une attitude spirituelle de « faim de Dieu ». Tous les autres jours, un jeûne partiel est suivi (sauf samedi et dimanche) pendant lequel on ne mange pas de produits issus d’animaux ni de graisse et de vin. Aucune fête telle que mariage ou baptême ne peut avoir lieu pendant le carême.Au sein du protestantisme, le carême n’est pas une tradition car il est associé à l’idée de « bonnes œuvres », à une obligation de pénitence qui sont contradictoires avec l’idée centrale de la grâce dans la théologie de Luther. La grâce de Dieu est gratuite et ne nécessite donc pas de pratiques méritoires pour l’obtenir. Ainsi la Réforme n’impose ni la pratique de la pénitence ni le jeûne. Le carême a pu être un sujet de polémique entre catholiques et protestants, ces derniers s’autorisant à manger du poisson ou de la viande.Le « carême protestant » revêt un sens spirituel. Cette période est consacrée à des initiatives qui invitent le croyant à aller vers les autres et correspond à un temps de réflexion sur sa relation à Dieu. Les prédications de la période du carême peuvent jalonner le cheminement spirituel de chacun. Des conférences de Carême sont organisées depuis 1928, radiodiffusées et disponibles sur les sites du carême protestant http://www.careme-protestant.org/ et de France Culture http://www.franceculture.com/emission-careme-protestant.Le protestantisme est cependant divers et pluriel : il existe un carême protestant alsacien qui tient compte du mercredi des cendres pour fixer le début du carême. Un culte régional est célébré avec les mêmes textes bibliques que dans la liturgie catholique.

Les Rameaux - [Espace temps]

ET rameaux2

ET rameaux

 

Le dimanche des Rameaux est le sixième dimanche de carême et le début de la semaine sainte. On fête deux événements : d’une part, l’entrée solennelle de Jésus à Jérusalem sur un âne, d’autre part, sa passion et sa mort sur la croix. Dans les textes bibliques selon Matthieu (Mt 21,1-9), selon Marc (Mc 11,1-10), selon Luc (Lc 19,28-40) et selon Jean (Jn 12,12-15) les gens présents à Jérusalem coupent des branches d’arbres, plus exactement des rameaux de palmiers, et les déposent sur le sol avant le passage de Jésus.
Dans la tradition orthodoxe, la fête des Rameaux est nommée dimanche des Palmes et est associée à la célébration de la veille : le samedi de Lazare. Dans l’évangile selon Jean (Jean 11,38-44), Jésus ressuscite Lazare avant de monter à Jérusalem. Ce passage biblique aborde déjà la thématique de la résurrection, d’une victoire possible de la vie sur la mort. La fête des Palmes a lieu sous forme de procession. On procède à la bénédiction des rameaux qui ne sont pas des branches de palmiers mais des branches de saule en Russie car cet arbre est un des premiers à avoir des feuilles sous ces latitudes.
Dans l’Eglise catholique, de nos jours, pendant le dimanche des Rameaux a lieu la bénédiction des rameaux de buis après la messe. Les fidèles les rapportent chez eux et en ornent les crucifix de leur maison. Ils gardent ces rameaux de buis bénis jusqu’à l’année suivante. L’année d’après, les rameaux de buis sont brûlés pour obtenir… les cendres pour le mercredi des Cendres qui inaugure la période de Carême.

Pâque juive et Pâques chrétienne - [Espace temps]

L'étymologie du mot Pâque est communément rapprochée du mot hébreu Pessah qui désigne la Pâque juive. Ce mot signifie au premier sens du terme « boiter ». Il fait référence dans l’Ancien Testament au texte d’Exode 12,13 dans lequel Dieu « en boitant » ou « en ne posant pas le pied sur » passe par-dessus les maisons des Israélites pour épargner leurs enfants. Il a aussi le sens de passage. La signification chrétienne de Pâques est la mort et la résurrection de Jésus-Christ, la victoire de la vie sur la mort. Pâques est donc « le passage » de la mort à la vie.

A l’origine, la fête de la Pâque est une fête agraire qui a lieu avant même la sédentarisation des Israélites. Les Israélites sont au départ des bergers avec un mode de vie nomade. Au printemps, ils ont coutume de sacrifier un jeune agneau pour assurer la protection des hommes et des troupeaux. Les bergers mangent la viande de l’agneau avec des galettes sans levain et des herbes amères. Ils utilisent le sang de l’agneau pour asperger le montant de leur tente et ainsi se protéger des dangers.La fête de la Pâque devient ensuite la commémoration de la libération des Israélites par Dieu de leur condition d’esclaves de Pharaon. Cette sortie d’Egypte devient l’événement fondateur d’Israël.Les significations de la Pâque juive et de Pâques entrent en résonance. La sortie d’Egypte et la Résurrection partagent l’idée de libération, de nouveau départ et d’espoir d’une vie nouvelle. Les deux Pâques sont également considérées comme fondatrices du judaïsme et du christianisme : la sortie d’Egypte inaugure l’histoire d’Israël liée à la terre promise ; la résurrection inaugure la mise en route des témoins et la proclamation de la Bonne Nouvelle dans le monde.

Comment est fixée la date de Pâques? - [Espace temps]

Au début du 2e siècle, apparaît la tendance de choisir un dimanche particulier pour fêter Pâques. Ce n’est qu’au début du 4e siècle que se manifeste une volonté d’unification des pratiques liées à la fête de Pâques qui, jusqu’à cette époque, varient d’une région à l’autre et d’une communauté à l’autre.La date de la célébration de Pâques a fait l’objet de controverses. Au 2e siècle, les chrétiens d’origine juive célèbrent Pâques le jour de la Pâque juive, c’est-à-dire le 14 Nisan (pleine lune de l’équinoxe de printemps). D’autres communautés chrétiennes affirment que la fête de Pâques ne peut être célébrée qu’un dimanche, et choisissent le premier dimanche suivant le 14 Nisan. L’uniformisation de la date a lieu lors du Concile oecuménique de Nicée en 325. La date de Pâques est alors fixée selon un calcul astronomique complexe. Elle se situe entre le 22 mars et le 25 avril. Aujourd’hui encore la fête de Pâques est célébrée à des dates différentes dans les Eglises de traditions orientale et occidentale. La Pâque juive et Pâques ne tombent qu’exceptionnellement le même jour.

L'agneau pascal en Alsace - [Espace temps]

agneau pascal

L’agneau pascal, Lämmele en alsacien, occupe une grande place dans les coutumes de cette région. Il est attesté à Strasbourg dès 1519. Cet agneau rappelle d’abord celui dont on parle dans l’Ancien Testament, et dont le sang sert à enduire les montants de portes des maisons appartenant aux Hébreux, afin que Dieu épargne leurs premiers-nés (Ex 12,1-14). Dans le Nouveau Testament, Jean-Baptiste désigne Jésus de Nazareth comme « l’agneau de Dieu » (Jean 1,36).En Alsace, comme dans les pays germaniques, l’agneau est représenté sous forme de biscuit et est offert aux enfants au retour de la messe. Il est parfois apporté à l’église pour y être béni. Confectionné avec de nombreux œufs dans un moule spécialement conçu en forme d’agneau, il porte autour du cou un ruban rouge qui évoquerait le sacrifice du Christ sur la croix.

Le ménage de printemps - [Espace temps]

Dans la tradition juive, la veille de Pessah (le 13 Nissan) on a coutume de chercher minutieusement à la lueur d’une bougie les miettes de pain (Hamets) dans tous les coins pour enlever tout pain avec levain. Cette action fait référence au texte biblique d’Exode 12,15, d’Exode 13,7 et du Lévitique 23,7. Les miettes sont brûlées le lendemain matin.Ce grand nettoyage se perpétue aujourd’hui même chez les non-juifs sous la forme du grand nettoyage de printemps. En Alsace, il est de tradition d’effectuer le Oschterputz (nettoyage de Pâques en dialecte alsacien). Un glissement de sens a lieu d’une coutume éminemment religieuse à une coutume plus profane qui associe la signification de la purification à un renouveau de la nature.

Le dolorisme - [Espace temps]

ETdolorisme

L’idée selon laquelle la souffrance rapproche de Dieu, voire lui est agréable apparaît à différents moments de l’histoire de l’Eglise. On a pu rattacher à tort le dolorisme (exaltation de la douleur comme valeur morale) à la pensée de François d’Assise. Au cours de l’histoire, on a ainsi interprété abusivement la première règle de l’ordre des franciscains comme la volonté d’imiter le Christ en recherchant une même souffrance. La première règle dit : « Vivre dans l’obéissance, dans la chasteté et sans aucun bien qui leur appartienne ; et suivre la doctrine et les traces de notre Seigneur Jésus-Christ. » (1 Reg 1,1). Dans le dolorisme s’exprime une certaine fascination pour le morbide. Parfois cette pensée tente de concilier l’idée d’un Dieu tout-puissant et la présence du mal. Si l’insistance sur l’incarnation s’y retrouve avec force, la pensée doloriste s’éloigne du témoignage biblique qui montre un Dieu qui combat le mal et s’engage contre toute forme de souffrance. Le dolorisme se retrouve également à partir du 12e siècle dans l’art occidental qui représente un Christ souffrant dans les œuvres consacrées aux chemins de croix, à la Passion et à la crucifixion. Au début du 16e siècle, dans le retable d’Issenheim, Grünewald (1475/1480 – 1528) peint les muscles du corps et le visage du Christ marqués par une intense douleur.

Le pouvoir romain au temps de Jésus - [Espace temps]

C’est l’empereur Octave qui règne sur l’Empire romain au temps de Jésus. Il a reçu le titre d’ « Auguste » en 27 avant JC et règne jusqu’en 14 après JC. Des légions romaines sont placées dans la province de Judée et sont sous l’autorité directe de l’empereur. Octave les gouverne par l’intermédiaire de légats, assistés de chefs militaires et de procurateurs. Ses derniers ont tout intérêt à ce que le calme règne dans ces provinces éloignées de Rome.Un calme relatif règne dans la Galilée du 1er siècle, Hérode Antipas gouverne cette région de l’an 4 avant JC à 39 après JC. La population est majoritairement juive et est soumise à une double taxation : le tribut romain et la taxe religieuse due au Temple de Jérusalem. Les collecteurs d’impôts n’ont pas bonne presse. En l’an 6, un recensement général de la population en vue de la perception d’un impôt direct entraîne même une rébellion dirigée par Judas le Galiléen.

Les récits des Rameaux - [Textes bibliques]

Le récit des Rameaux est abordé dans les quatre évangiles comme début des événements de la Passion du Christ.

Matthieu 21,1-9 Lorsqu'ils approchèrent de Jérusalem et arrivèrent près de Bethphagé, au mont des Oliviers, alors Jésus envoya deux disciples en leur disant: "Allez au village qui est devant vous; vous trouverez aussitôt une ânesse attachée et un ânon avec elle; détachez-la et amenez-les-moi. Et si quelqu'un vous dit quelque chose, vous répondrez: Le Seigneur en a besoin, et il les laissera aller tout de suite." Cela est arrivé pour que s'accomplisse ce qu'a dit le prophète: Dites à la fille de Sion: Voici que ton roi vient à toi, humble et monté sur une ânesse et sur un ânon, le petit d'une bête de somme. Les disciples s'en allèrent et, comme Jésus le leur avait prescrit, ils amenèrent l'ânesse et l'ânon; puis ils disposèrent sur eux leurs vêtements, et Jésus s'assit dessus. Le peuple, en foule, étendit ses vêtements sur la route; certains coupaient des branches aux arbres et en jonchaient la route. Les foules qui marchaient devant lui et celles qui le suivaient, criaient: "Hosanna au Fils de David! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient! Hosanna au plus haut des cieux!"

Marc 11,1-10 Lorsqu'ils approchent de Jérusalem, près de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont des Oliviers, Jésus envoie deux de ses disciples et leur dit: "Allez au village qui est devant vous: dès que vous y entrerez, vous trouverez un ânon attaché que personne n'a encore monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu'un vous dit: Pourquoi faites-vous cela? répondez: Le Seigneur en a besoin et il le renvoie ici tout de suite. Ils sont partis et ont trouvé un ânon attaché dehors près d'une porte, dans la rue. Ils le détachent. Quelques-uns de ceux qui se trouvaient là leur dirent: "Qu'avez-vous à détacher cet ânon?" Eux leur répondirent comme Jésus l'avait dit et on les laissa faire. Ils amènent l'ânon à Jésus; ils mettent sur lui leurs vêtements et Jésus s'assit dessus. Beaucoup de gens étendirent leurs vêtements sur la route et d'autres des feuillages qu'ils coupaient dans la campagne. Ceux qui marchaient devant et ceux qui suivaient criaient: "Hosanna! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient! Béni soit le règne qui vient, le règne de David notre père! Hosanna au plus haut des cieux!"

Luc 19, 28-40 Sur ces mots, Jésus partit en avant pour monter à Jérusalem. Or, quand il approcha de Bethphagé et de Béthanie, vers le mont dit des Oliviers, il envoya deux disciples en leur disant: "Allez au village qui est en face; en y entrant, vous trouverez un ânon attaché que personne n'a jamais monté. Détachez-le et amenez-le. Et si quelqu'un vous demande: Pourquoi le détachez-vous? vous répondrez: Parce que le Seigneur en a besoin. Les envoyés partirent et trouvèrent les choses comme Jésus leur avait dit. Comme ils détachaient l'ânon, ses maîtres leur dirent: "Pourquoi détachez-vous cet ânon?" Ils répondirent: "Parce que le Seigneur en a besoin." Ils amenèrent alors la bête à Jésus, puis jetant sur elle leurs vêtements, ils firent monter Jésus; et à mesure qu'il avançait, ils étendaient leurs vêtements sur la route. Déjà il approchait de la descente du mont des Oliviers, quand tous les disciples en masse, remplis de joie, se mirent à louer Dieu à pleine voix pour tous les miracles qu'ils avaient vus. Ils disaient: "Béni soit celui qui vient, le roi, au nom du Seigneur! Paix dans le ciel et gloire au plus haut des cieux!" Quelques Pharisiens, du milieu de la foule, dirent à Jésus: "Maître, reprends tes disciples!" Il répondit: "Je vous le dis: si eux se taisent, ce sont les pierres qui crieront."

Jean 12,12-15 Le lendemain, la grande foule venue à la fête apprit que Jésus arrivait à Jérusalem; ils prirent des branches de palmiers et sortirent à sa rencontre. Ils criaient: "Hosanna! Béni soit au nom du Seigneur celui qui vient, le roi d'Israël." Trouvant un ânon, Jésus s'assit dessus selon qu'il est écrit: Ne crains pas, fille de Sion: voici ton roi qui vient, il est monté sur le petit d'une ânesse.

La sortie d'Egypte - [Textes bibliques]

Exode 12,13-27[Le SEIGNEUR dit :…] « Le sang vous servira de signe, sur les maisons où vous serez. Je verrai le sang. Je passerai par-dessus vous, et le fléau destructeur ne vous atteindra pas quand je frapperai le pays d'Égypte. Ce jour-là vous servira de mémorial. Vous ferez ce pèlerinage pour fêter le SEIGNEUR. D'âge en âge - loi immuable - vous le fêterez. Pendant sept jours, vous mangerez des pains sans levain. Dès le premier jour, vous ferez disparaître le levain de vos maisons. Et quiconque mangera du pain fermenté du premier jour au septième jour, celui-là sera retranché d'Israël. Au premier jour, vous aurez une réunion sacrée. Au septième jour, il en sera de même. Ces jours-là, on ne fera aucun travail, mais on pourra seulement faire le repas de chacun de vous. Vous observerez la fête des pains sans levain car, en ce jour précis, j'ai fait sortir vos armées du pays d'Égypte. Vous observerez ce jour d'âge en âge - loi immuable. Au premier mois, le quatorzième jour du mois, au soir, vous mangerez des pains sans levain jusqu'au vingt et unième jour du mois, au soir. Pendant sept jours, on ne trouvera pas de levain dans vos maisons. Et quiconque mangera du pain fermenté - émigré ou indigène du pays - celui-là sera retranché de la communauté d'Israël. Vous ne mangerez aucune pâte fermentée. Où que vous habitiez, vous mangerez des pains sans levain. » Moïse appela tous les anciens d'Israël et leur dit: « Allez vous procurer du bétail pour vos clans et égorgez la Pâque. Vous prendrez une touffe d'hysope, vous la tremperez dans le sang du bassin, vous appliquerez au linteau et aux deux montants le sang du bassin, et personne d'entre vous ne franchira la porte de sa maison jusqu'au matin. Le SEIGNEUR traversera l'Égypte pour la frapper et il verra le sang sur le linteau et les deux montants. Alors le SEIGNEUR passera devant la porte et ne laissera pas le Destructeur entrer dans vos maisons pour frapper. Vous observerez tout cela; c'est un décret pour toi et pour tes fils à jamais. Quand vous serez entrés dans le pays que le SEIGNEUR vous donnera comme il l'a dit, vous observerez ce rite. Quand vos fils vous diront: Qu'est-ce que ce rite que vous faites? vous direz: C'est le sacrifice de la Pâque pour le SEIGNEUR, lui qui passa devant les maisons des fils d'Israël en Égypte, quand il frappa l'Égypte et délivra nos maisons. » Le peuple s'agenouilla et se prosterna.

Ce texte fait référence à l’institution de la fête des pains sans levain et à la préparation de la Pâque. Il fait suite aux dix plaies que Dieu a infligé à l’Egypte face au refus de Pharaon de libérer les Hébreux et en particulier à la dixième plaie qui consiste à faire mourir en pleine nuit tous les premiers-nés en Egypte en épargnant les enfants des Hébreux. Les Hébreux sous la conduite de Moïse et d’Aaron quittent l’Egypte. Ils sont poursuivis par les soldats de Pharaon; Dieu écarte les eaux de la mer afin que son peuple la traverse à pied (Exode 13 et 14). Par les événements extraordinaires relatés dans ce récit biblique l'auteur veut attester de la toute puissance de Dieu et de sa volonté d'apporter à son peuple aide et protection en neutralisant l'ennemi.

Les récits de la Passion - [Textes bibliques]

Les récits de la Passion racontent les derniers jours de la vie de Jésus. Leur importance est soulignée par le fait que les quatre évangélistes (Matthieu, Marc, Luc et Jean) les rapportent. D’un récit à l’autre des variantes apparaissent. Ces récits peuvent se décomposer en sept moments :

  1. La prière de Jésus
  2. L’arrestation de Jésus
  3. Le procès devant le Sanhédrin
  4. Pierre renie Jésus
  5. Jésus devant Pilate
  6. Jésus condamné à mort et crucifié
  7. La mort de Jésus

La prière de Jésus - [Textes bibliques]

La veille de sa mort Jésus se retire pour prier. Il passe sa dernière nuit avec ses disciples qui dorment au lieu de veiller et de prier.Matthieu 26,36-46 Alors Jésus arrive avec eux à un domaine appelé Gethsémani et il dit aux disciples: "Restez ici pendant que j'irai prier là-bas." Emmenant Pierre et les deux fils de Zébédée, il commença à ressentir tristesse et angoisse. Il leur dit alors: "Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez avec moi." Et allant un peu plus loin et tombant la face contre terre, il priait, disant: "Mon Père, s'il est possible, que cette coupe passe loin de moi! Pourtant, non pas comme je veux, mais comme tu veux!" Il vient vers les disciples et les trouve en train de dormir; il dit à Pierre: "Ainsi vous n'avez pas eu la force de veiller une heure avec moi! Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L'esprit est plein d'ardeur, mais la chair est faible." De nouveau, pour la deuxième fois, il s'éloigna et pria, disant: "Mon Père, si cette coupe ne peut passer sans que je la boive, que ta volonté se réalise!" Puis, de nouveau, il vint et les trouva en train de dormir, car leurs yeux étaient appesantis. Il les laissa, il s'éloigna de nouveau et pria pour la troisième fois, en répétant les mêmes paroles. Alors il vient vers les disciples et leur dit: "Continuez à dormir et reposez-vous! Voici que l'heure s'est approchée où le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons! Voici qu'est arrivé celui qui me livre."

Marc 14,32-42 Ils arrivent à un domaine du nom de Gethsémani et il dit à ses disciples: "Restez ici pendant que je prierai." Il emmène avec lui Pierre, Jacques et Jean. Et il commença à ressentir frayeur et angoisse. Il leur dit: "Mon âme est triste à en mourir. Demeurez ici et veillez." Et, allant un peu plus loin, il tombait à terre et priait pour que, si possible, cette heure passât loin de lui. Il disait: "Abba, Père, à toi tout est possible, écarte de moi cette coupe! Pourtant, non pas ce que je veux, mais ce que tu veux!" Il vient et les trouve en train de dormir; il dit à Pierre: "Simon, tu dors! Tu n'as pas eu la force de veiller une heure! Veillez et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation. L'esprit est plein d'ardeur, mais la chair est faible." De nouveau, il s'éloigna et pria en répétant les mêmes paroles. Puis, de nouveau, il vint et les trouva en train de dormir, car leurs yeux étaient appesantis. Et ils ne savaient que lui dire. Pour la troisième fois, il vient; il leur dit: "Continuez à dormir et reposez-vous! C'en est fait. L'heure est venue: voici que le Fils de l'homme est livré aux mains des pécheurs. Levez-vous! Allons! Voici qu'est arrivé celui qui me livre."
Luc 22,39-46 Il sortit et se rendit comme d'habitude au mont des Oliviers, et les disciples le suivirent. Arrivé sur place, il leur dit: "Priez pour ne pas tomber au pouvoir de la tentation." Et lui s'éloigna d'eux à peu près à la distance d'un jet de pierre; s'étant mis à genoux, il priait, disant: "Père, si tu veux écarter de moi cette coupe... Pourtant, que ce ne soit pas ma volonté mais la tienne qui se réalise!" Alors lui apparut du ciel un ange qui le fortifiait. Pris d'angoisse, il priait plus instamment, et sa sueur devint comme des caillots de sang qui tombaient à terre. Quand, après cette prière, il se releva et vint vers les disciples, il les trouva endormis de tristesse. Il leur dit: "Quoi! Vous dormez! Levez-vous et priez afin de ne pas tomber au pouvoir de la tentation!"

L'arrestation de Jésus - [Textes bibliques]

Jésus est arrêté à l’aube par la foule guidée par Judas qui l'a trahi.

Matthieu 26,47-56 Il [Jésus] parlait encore quand arriva Judas, l'un des Douze, avec toute une troupe armée d'épées et de bâtons, envoyée par les grands prêtres et les anciens du peuple. Celui qui le livrait leur avait donné un signe: "Celui à qui je donnerai un baiser, avait-il dit, c'est lui, arrêtez-le!" Aussitôt il s'avança vers Jésus et dit: "Salut, rabbi!" Et il lui donna un baiser. Jésus lui dit: "Mon ami, fais ta besogne!" S'avançant alors, ils mirent la main sur Jésus et l'arrêtèrent. Et voici, un de ceux qui étaient avec Jésus, portant la main à son épée, la tira, frappa le serviteur du grand prêtre et lui emporta l'oreille. Alors Jésus lui dit: "Remets ton épée à sa place, car tous ceux qui prennent l'épée périront par l'épée. Penses-tu que je ne puisse faire appel à mon Père, qui mettrait aussitôt à ma disposition plus de douze légions d'anges? Comment s'accompliraient alors les Écritures selon lesquelles il faut qu'il en soit ainsi?" En cette heure-là, Jésus dit aux foules: "Comme pour un hors-la-loi vous êtes partis avec des épées et des bâtons, pour vous saisir de moi! Chaque jour j'étais dans le temple assis à enseigner, et vous ne m'avez pas arrêté. Mais tout cela est arrivé pour que s'accomplissent les écrits des prophètes." Alors les disciples l'abandonnèrent tous et prirent la fuite.

Marc 14,43-52 Au même instant, comme il [Jésus] parlait encore, survient Judas, l'un des Douze, avec une troupe armée d'épées et de bâtons, qui venait de la part des grands prêtres, des scribes et des anciens. Celui qui le livrait avait convenu avec eux d'un signal: "Celui à qui je donnerai un baiser, avait-il dit, c'est lui! Arrêtez-le et emmenez-le sous bonne garde." Sitôt arrivé, il s'avance vers lui et lui dit: "Rabbi." Et il lui donna un baiser. Les autres mirent la main sur lui et l'arrêtèrent. L'un de ceux qui étaient là tira l'épée, frappa le serviteur du Grand Prêtre et lui emporta l'oreille. Prenant la parole, Jésus leur dit: "Comme pour un hors-la-loi, vous êtes partis avec des épées et des bâtons pour vous saisir de moi! Chaque jour, j'étais parmi vous dans le temple à enseigner et vous ne m'avez pas arrêté. Mais c'est pour que les Écritures soient accomplies." Et tous l'abandonnèrent et prirent la fuite. Un jeune homme le suivait, n'ayant qu'un drap sur le corps. On l'arrête, mais lui, lâchant le drap, s'enfuit tout nu.

Luc 22,47-53 Il [Jésus] parlait encore quand survint une troupe. Celui qu'on appelait Judas, un des Douze, marchait à sa tête; il s'approcha de Jésus pour lui donner un baiser. Jésus lui dit: "Judas, c'est par un baiser que tu livres le Fils de l'homme!" Voyant ce qui allait se passer, ceux qui entouraient Jésus lui dirent: "Seigneur, frapperons-nous de l'épée?" Et l'un d'eux frappa le serviteur du grand prêtre et lui emporta l'oreille droite. Mais Jésus prit la parole: "Laissez faire, même ceci", dit-il et, lui touchant l'oreille, il le guérit. Jésus dit alors à ceux qui s'étaient portés contre lui, grands prêtres, chefs des gardes du temple et anciens: "Comme pour un bandit, vous êtes partis avec des épées et des bâtons! Quand j'étais avec vous chaque jour dans le temple, vous n'avez pas mis la main sur moi; mais c'est maintenant votre heure, c'est le pouvoir des ténèbres."

Jean 18,2-11 Or Judas, qui le livrait, connaissait l'endroit, car Jésus s'y était maintes fois réuni avec ses disciples. Il prit la tête de la cohorte et des gardes fournis par les grands prêtres et les Pharisiens, il gagna le jardin avec torches, lampes et armes. Jésus, sachant tout ce qui allait lui arriver, s'avança et leur dit: "Qui cherchez-vous?" Ils lui répondirent: "Jésus le Nazôréen." Il leur dit: "C'est moi." Or, parmi eux, se tenait Judas qui le livrait. Dès que Jésus leur eut dit c'est moi, ils eurent un mouvement de recul et tombèrent. A nouveau, Jésus leur demanda: "Qui cherchez-vous?" Ils répondirent: "Jésus le Nazôréen." Jésus leur répondit: "Je vous l'ai dit, c'est moi. Si donc c'est moi que vous cherchez, laissez aller ceux-ci." C'est ainsi que devait s'accomplir la parole que Jésus avait dite: "Je n'ai perdu aucun de ceux que tu m'as donnés." Alors Simon-Pierre, qui portait un glaive, dégaina et frappa le serviteur du grand prêtre, auquel il trancha l'oreille droite; le nom de ce serviteur était Malchus. Mais Jésus dit à Pierre: "Remets ton glaive au fourreau! La coupe que le Père m'a donnée, ne la boirai-je pas?"

Le procès devant le Sanhédrin - [Textes bibliques]

Jésus comparait devant le Sanhédrin et est condamné à mort pour blasphème en ayant affirmé qu’il est le fils de Dieu.

Matthieu 26,57-68 Ceux qui avaient arrêté Jésus l'emmenèrent chez Caïphe, le Grand Prêtre, chez qui s'étaient réunis les scribes et les anciens. Quant à Pierre, il le suivait de loin jusqu'au palais du Grand Prêtre; il y entra et s'assit avec les serviteurs pour voir comment cela finirait. Or les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient un faux témoignage contre Jésus pour le faire condamner à mort; ils n'en trouvèrent pas, bien que beaucoup de faux témoins se fussent présentés. Finalement il s'en présenta deux qui déclarèrent: "Cet homme a dit: Je peux détruire le sanctuaire de Dieu et le rebâtir en trois jours. Le Grand Prêtre se leva et lui dit: "Tu n'as rien à répondre? De quoi ces gens témoignent-ils contre toi?" Mais Jésus gardait le silence. Le Grand Prêtre lui dit: "Je t'adjure par le Dieu vivant de nous dire si tu es, toi, le Messie, le Fils de Dieu." Jésus lui répond: "Tu le dis. Seulement, je vous le déclare, désormais vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant sur les nuées du ciel." Alors le Grand Prêtre déchira ses vêtements et dit: "Il a blasphémé. Qu'avons-nous encore besoin de témoins! Vous venez d'entendre le blasphème. Quel est votre avis?" Ils répondirent: "Il mérite la mort." Alors ils lui crachèrent au visage et lui donnèrent des coups; d'autres le giflèrent. "Pour nous, dirent-ils, fais le prophète, Messie: qui est-ce qui t'a frappé?"


Marc 14,53-65 Ils emmenèrent Jésus chez le Grand Prêtre. Ils s'assemblent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes. Pierre, de loin, l'avait suivi jusqu'à l'intérieur du palais du Grand Prêtre. Il était assis avec les serviteurs et se chauffait près du feu. Or les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient contre Jésus un témoignage pour le faire condamner à mort et ils n'en trouvaient pas. Car beaucoup portaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levaient pour donner un faux témoignage contre lui en disant: "Nous l'avons entendu dire: Moi, je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme et, en trois jours, j'en bâtirai un autre, qui ne sera pas fait de main d'homme. Mais, même de cette façon, ils n'étaient pas d'accord dans leur témoignage. Le Grand Prêtre, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus: "Tu ne réponds rien aux témoignages que ceux-ci portent contre toi?" Mais lui gardait le silence; il ne répondit rien. De nouveau le Grand Prêtre l'interrogeait; il lui dit: "Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni?" Jésus dit: "Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel." Le Grand Prêtre déchira ses habits et dit: "Qu'avons-nous encore besoin de témoins! Vous avez entendu le blasphème. Qu'en pensez-vous?" Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui couvrir le visage, à lui donner des coups et à lui dire: "Fais le prophète!" Et les serviteurs le reçurent avec des gifles.

Luc 22,53 et 55-71 Ils emmenèrent Jésus chez le Grand Prêtre. Ils s'assemblent tous, les grands prêtres, les anciens et les scribes.[…] Or les grands prêtres et tout le Sanhédrin cherchaient contre Jésus un témoignage pour le faire condamner à mort et ils n'en trouvaient pas. Car beaucoup portaient de faux témoignages contre lui, mais les témoignages ne concordaient pas. Quelques-uns se levaient pour donner un faux témoignage contre lui en disant: "Nous l'avons entendu dire: Moi, je détruirai ce sanctuaire fait de main d'homme et, en trois jours, j'en bâtirai un autre, qui ne sera pas fait de main d'homme. Mais, même de cette façon, ils n'étaient pas d'accord dans leur témoignage. Le Grand Prêtre, se levant au milieu de l'assemblée, interrogea Jésus: "Tu ne réponds rien aux témoignages que ceux-ci portent contre toi?" Mais lui gardait le silence; il ne répondit rien. De nouveau le Grand Prêtre l'interrogeait; il lui dit: "Es-tu le Messie, le Fils du Dieu béni?" Jésus dit: "Je le suis, et vous verrez le Fils de l'homme siégeant à la droite du Tout-Puissant et venant avec les nuées du ciel." Le Grand Prêtre déchira ses habits et dit: "Qu'avons-nous encore besoin de témoins! Vous avez entendu le blasphème. Qu'en pensez-vous?" Et tous le condamnèrent comme méritant la mort. Quelques-uns se mirent à cracher sur lui, à lui couvrir le visage, à lui donner des coups et à lui dire: "Fais le prophète!" Et les serviteurs le reçurent avec des gifles.

Jean 18,12-14et 19-24 La cohorte avec son commandant et les gardes des Juifs saisirent donc Jésus, et ils le ligotèrent. Ils le conduisirent tout d'abord chez Hanne. Celui-ci était le beau-père de Caïphe, qui était le Grand Prêtre cette année-là; c'est ce même Caïphe qui avait suggéré aux Juifs: il est avantageux qu'un seul homme meure pour le peuple. [...] Le Grand Prêtre se mit à interroger Jésus sur ses disciples et sur son enseignement. Jésus lui répondit: "J'ai parlé ouvertement au monde, j'ai toujours enseigné dans les synagogues et dans le temple où tous les Juifs se rassemblent, et je n'ai rien dit en secret. Pourquoi est-ce moi que tu interroges? Ce que j'ai dit, demande-le à ceux qui m'ont écouté: ils savent bien ce que j'ai dit." A ces mots, un des gardes qui se trouvait là gifla Jésus en disant: "C'est ainsi que tu réponds au Grand Prêtre?" Jésus lui répondit: "Si j'ai mal parlé, montre en quoi; si j'ai bien parlé, pourquoi me frappes-tu?" Là-dessus, Hanne envoya Jésus ligoté à Caïphe, le Grand Prêtre.

Pierre renie Jésus - [Textes bibliques]

Pierre, un des disciples de Jésus, nie par trois fois avoir accompagné ce dernier et affirme ne pas le connaître.

Matthieu 26,69-75 Or Pierre était assis dehors dans la cour. Une servante s'approcha de lui en disant: "Toi aussi, tu étais avec Jésus le Galiléen!" Mais il nia devant tout le monde, en disant: "Je ne sais pas ce que tu veux dire." Comme il s'en allait vers le portail, une autre le vit et dit à ceux qui étaient là: "Celui-ci était avec Jésus le Nazôréen." De nouveau, il nia avec serment: "Je ne connais pas cet homme!" Peu après, ceux qui étaient là s'approchèrent et dirent à Pierre: "A coup sûr, toi aussi tu es des leurs! Et puis, ton accent te trahit." Alors il se mit à jurer avec des imprécations: "Je ne connais pas cet homme!" Et aussitôt un coq chanta. Et Pierre se rappela la parole que Jésus avait dite: "Avant que le coq chante, tu m'auras renié trois fois." Il sortit et pleura amèrement.

Marc 14,66-72 Tandis que Pierre était en bas, dans la cour, l'une des servantes du Grand Prêtre arrive. Voyant Pierre qui se chauffait, elle le regarde et lui dit: "Toi aussi, tu étais avec le Nazaréen, avec Jésus!" Mais il nia en disant: "Je ne sais pas et je ne comprends pas ce que tu veux dire." Et il s'en alla dehors dans le vestibule. La servante le vit et se mit à redire à ceux qui étaient là: "Celui-là, il est des leurs!" Mais de nouveau il niait. Peu après, ceux qui étaient là disaient une fois de plus à Pierre: "A coup sûr, tu es des leurs! et puis, tu es galiléen." Mais lui se mit à jurer avec des imprécations: "Je ne connais pas l'homme dont vous me parlez!" Aussitôt, pour la deuxième fois, un coq chanta. Et Pierre se rappela la parole que Jésus lui avait dite: "Avant que le coq chante deux fois, tu m'auras renié trois fois." Il sortit précipitamment; il pleurait.

Luc 22,54-62 Ils se saisirent de lui, l'emmenèrent et le firent entrer dans la maison du Grand Prêtre. Pierre suivait à distance. Comme ils avaient allumé un grand feu au milieu de la cour et s'étaient assis ensemble, Pierre s'assit au milieu d'eux. Une servante, le voyant assis à la lumière du feu, le fixa du regard et dit: "Celui-là aussi était avec lui." Mais il nia: "Femme, dit-il, je ne le connais pas." Peu après, un autre dit en le voyant: "Toi aussi, tu es des leurs." Pierre répondit: "Je n'en suis pas. Environ une heure plus tard, un autre insistait: "C'est sûr, disait-il, celui-là était avec lui; et puis, il est Galiléen." Pierre répondit: "Je ne sais pas ce que tu veux dire." Et aussitôt, comme il parlait encore, un coq chanta. Le Seigneur, se retournant, posa son regard sur Pierre; et Pierre se rappela la parole du Seigneur qui lui avait dit: "Avant que le coq chante aujourd'hui, tu m'auras renié trois fois." Il sortit et pleura amèrement.

Jean 18,15-18 et 25-27 Simon-Pierre et un autre disciple avaient suivi Jésus. Comme ce disciple était connu du Grand Prêtre, il entra avec Jésus dans le palais du Grand Prêtre. Pierre se tenait à l'extérieur, près de la porte; l'autre disciple, celui qui était connu du Grand Prêtre, sortit, s'adressa à la femme qui gardait la porte et fit entrer Pierre. La servante qui gardait la porte lui dit: "N'es-tu pas, toi aussi, un des disciples de cet homme?" Pierre répondit: "Je n'en suis pas!" Les serviteurs et les gardes avaient fait un feu de braise car il faisait froid et ils se chauffaient; Pierre se tenait avec eux et se chauffait aussi.[…] Cependant Simon-Pierre était là qui se chauffait. On lui dit: "N'es-tu pas, toi aussi, l'un de ses disciples?" Pierre nia en disant: "Je n'en suis pas!" Un des serviteurs du Grand Prêtre, parent de celui auquel Pierre avait tranché l'oreille, lui dit: "Ne t'ai-je pas vu dans le jardin avec lui?" A nouveau Pierre le nia, et au même moment un coq chanta.

Jésus devant Pilate - [Textes bibliques]

Jésus est mené devant Pilate, le gouverneur romain, qui lui demande s’il est le roi des Juifs. Jésus ne répond pas aux accusations des grands prêtres. Matthieu relate qu'entre temps, Judas se suicide, pris de remords.

Matthieu 27,1-14 Le matin venu, tous les grands prêtres et les anciens du peuple tinrent conseil contre Jésus pour le faire condamner à mort. Puis ils le lièrent, ils l'emmenèrent et le livrèrent au gouverneur Pilate. Alors Judas, qui l'avait livré, voyant que Jésus avait été condamné, fut pris de remords et rapporta les trente pièces d'argent aux grands prêtres et aux anciens, en disant: "J'ai péché en livrant un sang innocent." Mais ils dirent: "Que nous importe! C'est ton affaire!" Alors il se retira, en jetant l'argent du côté du sanctuaire, et alla se pendre. Les grands prêtres prirent l'argent et dirent: "Il n'est pas permis de le verser au trésor, puisque c'est le prix du sang." Après avoir tenu conseil, ils achetèrent avec cette somme le champ du potier pour la sépulture des étrangers. Voilà pourquoi jusqu'à maintenant ce champ est appelé: Champ du sang. Alors s'accomplit ce qui avait été dit par le prophète Jérémie: Et ils prirent les trente pièces d'argent: c'est le prix de celui qui fut évalué, de celui qu'ont évalué les fils d'Israël. Et ils les donnèrent pour le champ du potier, ainsi que le Seigneur me l'avait ordonné. Jésus comparut devant le gouverneur. Le gouverneur l'interrogea: "Es-tu le roi des Juifs?" Jésus déclara: "C'est toi qui le dis"; mais aux accusations que les grands prêtres et les anciens portaient contre lui, il ne répondit rien. Alors Pilate lui dit: "Tu n'entends pas tous ces témoignages contre toi?" Il ne lui répondit sur aucun point, de sorte que le gouverneur était fort étonné.
Marc 15,1-5 Dès le matin, les grands prêtres tinrent conseil avec les anciens, les scribes et le Sanhédrin tout entier. Ils lièrent Jésus, l'emmenèrent et le livrèrent à Pilate. Pilate l'interrogea: "Es-tu le roi des Juifs?" Jésus lui répond: "C'est toi qui le dis." Les grands prêtres portaient contre lui beaucoup d'accusations. Pilate l'interrogeait de nouveau: "Tu ne réponds rien? Vois toutes les accusations qu'ils portent contre toi." Mais Jésus ne répondit plus rien, de sorte que Pilate était étonné.
Luc 23,1-12 Et ils se levèrent tous ensemble pour le conduire devant Pilate. Ils se mirent alors à l'accuser en ces termes: "Nous avons trouvé cet homme mettant le trouble dans notre nation: il empêche de payer le tribut à César et se dit Messie, roi." Pilate l'interrogea: "Es-tu le roi des Juifs?" Jésus lui répondit: "C'est toi qui le dis." Pilate dit aux grands prêtres et aux foules: "Je ne trouve rien qui mérite condamnation en cet homme." Mais ils insistaient en disant: "Il soulève le peuple en enseignant par toute la Judée à partir de la Galilée jusqu'ici." A ces mots, Pilate demanda si l'homme était Galiléen et, apprenant qu'il relevait de l'autorité d'Hérode, il le renvoya à ce dernier qui se trouvait lui aussi à Jérusalem en ces jours-là. A la vue de Jésus, Hérode se réjouit fort, car depuis longtemps il désirait le voir, à cause de ce qu'il entendait dire de lui, et il espérait lui voir faire quelque miracle. Il l'interrogeait avec force paroles, mais Jésus ne lui répondit rien. Les grands prêtres et les scribes étaient là qui l'accusaient avec violence. Hérode en compagnie de ses gardes le traita avec mépris et se moqua de lui; il le revêtit d'un vêtement éclatant et le renvoya à Pilate. Ce jour-là, Hérode et Pilate devinrent amis, eux qui auparavant étaient ennemis.
Jean 18,28-38 Cependant on avait emmené Jésus de chez Caïphe à la résidence du gouverneur. C'était le point du jour. Ceux qui l'avaient amené n'entrèrent pas dans la résidence pour ne pas se souiller et pouvoir manger la Pâque. Pilate vint donc les trouver à l'extérieur et dit: "Quelle accusation portez-vous contre cet homme?" Ils répondirent: "Si cet individu n'avait pas fait le mal, te l'aurions-nous livré?" Pilate leur dit alors: "Prenez-le et jugez-le vous-mêmes suivant votre loi." Les Juifs lui dirent: "Il ne nous est pas permis de mettre quelqu'un à mort!" C'est ainsi que devait s'accomplir la parole par laquelle Jésus avait signifié de quelle mort il devait mourir. Pilate rentra donc dans la résidence. Il appela Jésus et lui dit: "Es-tu le roi des Juifs?" Jésus lui répondit: "Dis-tu cela de toi-même ou d'autres te l'ont-ils dit de moi?" Pilate lui répondit: "Est-ce que je suis Juif, moi? Ta propre nation, les grands prêtres t'ont livré à moi! Qu'as-tu fait?" Jésus répondit: "Ma royauté n'est pas de ce monde. Si ma royauté était de ce monde, les miens auraient combattu pour que je ne sois pas livré aux Juifs. Mais ma royauté, maintenant, n'est pas d'ici." Pilate lui dit alors: "Tu es donc roi?" Jésus lui répondit: "C'est toi qui dis que je suis roi. Je suis né et je suis venu dans le monde pour rendre témoignage à la vérité. Quiconque est de la vérité écoute ma voix." Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Sur ce mot, il alla de nouveau trouver les Juifs au-dehors et leur dit: "Pour ma part, je ne trouve contre lui aucun chef d'accusation.

Jésus condamné à mort et crucifié - [Textes bibliques]

Jésus est condamné à être crucifié. Il est humilié par les soldats et emmené jusqu’au Golgotha. Il est insulté par la foule, par les bandits crucifiés avec lui et par les grands prêtres.

Matthieu 27,15-44 A chaque fête, le gouverneur avait coutume de relâcher à la foule un prisonnier, celui qu'elle voulait. On avait alors un prisonnier fameux, qui s'appelait Jésus Barabbas. Pilate demanda donc à la foule rassemblée: "Qui voulez-vous que je vous relâche, Jésus Barabbas ou Jésus qu'on appelle Messie?" Car il savait qu'ils l'avaient livré par jalousie. Pendant qu'il siégeait sur l'estrade, sa femme lui fit dire: "Ne te mêle pas de l'affaire de ce juste! Car aujourd'hui j'ai été tourmentée en rêve à cause de lui." Les grands prêtres et les anciens persuadèrent les foules de demander Barabbas et de faire périr Jésus. Reprenant la parole, le gouverneur leur demanda: "Lequel des deux voulez-vous que je vous relâche?" Ils répondirent: "Barabbas." Pilate leur demande: "Que ferai-je donc de Jésus, qu'on appelle Messie?" Ils répondirent tous: "Qu'il soit crucifié!" Il reprit: "Quel mal a-t-il donc fait?" Mais eux criaient de plus en plus fort: "Qu'il soit crucifié!" Voyant que cela ne servait à rien, mais que la situation tournait à la révolte, Pilate prit de l'eau et se lava les mains en présence de la foule, en disant: "Je suis innocent de ce sang. C'est votre affaire!" Tout le peuple répondit: "Nous prenons son sang sur nous et sur nos enfants!" Alors il leur relâcha Barabbas. Quant à Jésus, après l'avoir fait flageller, il le livra pour qu'il soit crucifié. Alors les soldats du gouverneur, emmenant Jésus dans le prétoire, rassemblèrent autour de lui toute la cohorte. Ils le dévêtirent et lui mirent un manteau écarlate; avec des épines, ils tressèrent une couronne qu'ils lui mirent sur la tête, ainsi qu'un roseau dans la main droite; s'agenouillant devant lui, ils se moquèrent de lui en disant: "Salut, roi des Juifs!" Ils crachèrent sur lui, et, prenant le roseau, ils le frappaient à la tête. Après s'être moqués de lui ils lui enlevèrent le manteau et lui remirent ses vêtements. Puis ils l'emmenèrent pour le crucifier. Comme ils sortaient, ils trouvèrent un homme de Cyrène, nommé Simon; ils le requirent pour porter la croix de Jésus. Arrivés au lieu-dit Golgotha, ce qui veut dire lieu du Crâne, ils lui donnèrent à boire du vin mêlé de fiel. L'ayant goûté, il ne voulut pas boire. Quand ils l'eurent crucifié, ils partagèrent ses vêtements en tirant au sort. Et ils étaient là, assis, à le garder. Au-dessus de sa tête, ils avaient placé le motif de sa condamnation, ainsi libellé: "Celui-ci est Jésus, le roi des Juifs." Deux bandits sont alors crucifiés avec lui, l'un à droite, l'autre à gauche. Les passants l'insultaient, hochant la tête et disant: "Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même, si tu es le Fils de Dieu, et descends de la croix!" De même, avec les scribes et les anciens, les grands prêtres se moquaient: "Il en a sauvé d'autres et il ne peut pas se sauver lui-même! Il est Roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, et nous croirons en lui! Il a mis en Dieu sa confiance, que Dieu le délivre maintenant, s'il l'aime, car il a dit: Je suis Fils de Dieu! Même les bandits crucifiés avec lui l'injuriaient de la même manière.

Marc 15,6-32 A chaque fête, il leur relâchait un prisonnier, celui qu'ils réclamaient. Or celui qu'on appelait Barabbas était en prison avec les émeutiers qui avaient commis un meurtre pendant l'émeute. La foule monta et se mit à demander ce qu'il leur accordait d'habitude. Pilate leur répondit: "Voulez-vous que je vous relâche le roi des Juifs?" Car il voyait bien que les grands prêtres l'avaient livré par jalousie. Les grands prêtres excitèrent la foule pour qu'il leur relâche plutôt Barabbas. Prenant encore la parole, Pilate leur disait: "Que ferai-je donc de celui que vous appelez le roi des Juifs?" De nouveau, ils crièrent: "Crucifie-le!" Pilate leur disait: "Qu'a-t-il donc fait de mal?" Ils crièrent de plus en plus fort: "Crucifie-le!" Pilate, voulant contenter la foule, leur relâcha Barabbas et il livra Jésus, après l'avoir fait flageller, pour qu'il soit crucifié. Les soldats le conduisirent à l'intérieur du palais, c'est-à-dire du prétoire. Ils appellent toute la cohorte. Ils le revêtent de pourpre et ils lui mettent sur la tête une couronne d'épines qu'ils ont tressée. Et ils se mirent à l'acclamer: "Salut, roi des Juifs!" Ils lui frappaient la tête avec un roseau, ils crachaient sur lui et, se mettant à genoux, ils se prosternaient devant lui. Après s'être moqués de lui, ils lui enlevèrent la pourpre et lui remirent ses vêtements. Puis ils le font sortir pour le crucifier. Ils réquisitionnent pour porter sa croix un passant, qui venait de la campagne, Simon de Cyrène, le père d'Alexandre et de Rufus. Et ils le mènent au lieu-dit Golgotha, ce qui signifie lieu du Crâne. Ils voulurent lui donner du vin mêlé de myrrhe, mais il n'en prit pas. Ils le crucifient, et ils partagent ses vêtements, en les tirant au sort pour savoir ce que chacun prendrait. Il était neuf heures quand ils le crucifièrent. L'inscription portant le motif de sa condamnation était ainsi libellée: "Le roi des Juifs". Avec lui, ils crucifient deux bandits, l'un à sa droite, l'autre à sa gauche. Les passants l'insultaient hochant la tête et disant: "Hé! Toi qui détruis le sanctuaire et le rebâtis en trois jours, sauve-toi toi-même en descendant de la croix." De même, les grands prêtres, avec les scribes, se moquaient entre eux: "Il en a sauvé d'autres, il ne peut pas se sauver lui-même! Le Messie, le roi d'Israël, qu'il descende maintenant de la croix, pour que nous voyions et que nous croyions!" Ceux qui étaient crucifiés avec lui l'injuriaient.

Luc 23,13-43 Pilate alors convoqua les grands prêtres, les chefs et le peuple, et il leur dit: "Vous m'avez amené cet homme-ci comme détournant le peuple du droit chemin; or, moi qui ai procédé devant vous à l'interrogatoire, je n'ai rien trouvé en cet homme qui mérite condamnation parmi les faits dont vous l'accusez; Hérode non plus, puisqu'il nous l'a renvoyé. Ainsi il n'y a rien qui mérite la mort dans ce qu'il a fait. Je vais donc lui infliger un châtiment et le relâcher." Ils s'écrièrent tous ensemble: "Supprime-le et relâche-nous Barabbas." Ce dernier avait été jeté en prison pour une émeute survenue dans la ville et pour meurtre. De nouveau Pilate s'adressa à eux dans l'intention de relâcher Jésus. Mais eux vociféraient: "Crucifie, crucifie-le." Pour la troisième fois, il leur dit: "Quel mal a donc fait cet homme? Je n'ai rien trouvé en lui qui mérite la mort. Je vais donc lui infliger un châtiment et le relâcher." Mais eux insistaient à grands cris, demandant qu'il fût crucifié, et leurs clameurs allaient croissant. Alors Pilate décida que leur demande serait satisfaite. Il relâcha celui qui avait été jeté en prison pour émeute et meurtre, celui qu'ils demandaient; quant à Jésus, il le livra à leur volonté. Comme ils l'emmenaient, ils prirent un certain Simon de Cyrène qui venait de la campagne, et ils le chargèrent de la croix pour la porter derrière Jésus. Il était suivi d'une grande multitude du peuple, entre autres de femmes qui se frappaient la poitrine et se lamentaient sur lui. Jésus se tourna vers elles et leur dit: "Filles de Jérusalem, ne pleurez pas sur moi, mais pleurez sur vous-mêmes et sur vos enfants. Car voici venir des jours où l'on dira: Heureuses les femmes stériles et celles qui n'ont pas enfanté ni allaité. Alors on se mettra à dire aux montagnes: Tombez sur nous, et aux collines: Cachez-nous. Car si l'on traite ainsi l'arbre vert, qu'en sera-t-il de l'arbre sec?" On en conduisait aussi d'autres, deux malfaiteurs, pour les exécuter avec lui. Arrivés au lieu dit "le Crâne", ils l'y crucifièrent ainsi que les deux malfaiteurs, l'un à droite, et l'autre à gauche. Jésus disait: "Père, pardonne-leur car ils ne savent pas ce qu'ils font." Et, pour partager ses vêtements, ils tirèrent au sort. Le peuple restait là à regarder; les chefs, eux, ricanaient; ils disaient: "Il en a sauvé d'autres. Qu'il se sauve lui-même s'il est le Messie de Dieu, l'Élu!" Les soldats aussi se moquèrent de lui: s'approchant pour lui présenter du vinaigre, ils dirent: "Si tu es le roi des Juifs, sauve-toi toi-même." Il y avait aussi une inscription au-dessus de lui: "C'est le roi des Juifs." L'un des malfaiteurs crucifiés l'insultait: "N'es-tu pas le Messie? Sauve-toi toi-même et nous aussi!" Mais l'autre le reprit en disant: "Tu n'as même pas la crainte de Dieu, toi qui subis la même peine! Pour nous, c'est juste: nous recevons ce que nos actes ont mérité; mais lui n'a rien fait de mal." Et il disait: "Jésus, souviens-toi de moi quand tu viendras comme roi." Jésus lui répondit: "En vérité, je te le dis, aujourd'hui, tu seras avec moi dans le paradis."

Jean 18,38 - 19,24 Pilate lui dit: "Qu'est-ce que la vérité?" Sur ce mot, il alla de nouveau trouver les Juifs au-dehors et leur dit: "Pour ma part, je ne trouve contre lui aucun chef d'accusation. Mais comme il est d'usage chez vous que je vous relâche quelqu'un au moment de la Pâque, voulez-vous donc que je vous relâche le roi des Juifs?" Alors ils se mirent à crier: "Pas celui-là, mais Barabbas!" Or ce Barabbas était un brigand. Alors Pilate emmena Jésus et le fit fouetter. Les soldats, qui avaient tressé une couronne avec des épines, la lui mirent sur la tête et ils jetèrent sur lui un manteau de pourpre. Ils s'approchaient de lui et disaient: "Salut, le roi des Juifs!" et ils se mirent à lui donner des coups. Pilate retourna à l'extérieur et dit aux Juifs: "Voyez, je vais vous l'amener dehors: vous devez savoir que je ne trouve aucun chef d'accusation contre lui." Jésus vint alors à l'extérieur; il portait la couronne d'épines et le manteau de pourpre. Pilate leur dit: "Voici l'homme!" Mais dès que les grands prêtres et leurs gens le virent, ils se mirent à crier: "Crucifie-le! Crucifie-le!" Pilate leur dit: "Prenez-le vous-mêmes et crucifiez-le; quant à moi, je ne trouve pas de chef d'accusation contre lui." Les Juifs lui répliquèrent: "Nous avons une loi, et selon cette loi il doit mourir parce qu'il s'est fait Fils de Dieu!" Lorsque Pilate entendit ce propos, il fut de plus en plus effrayé. Il regagna la résidence et dit à Jésus: "D'où es-tu, toi?" Mais Jésus ne lui fit aucune réponse. Pilate lui dit alors: "C'est à moi que tu refuses de parler! Ne sais-tu pas que j'ai le pouvoir de te relâcher comme j'ai le pouvoir de te faire crucifier?" Mais Jésus lui répondit: "Tu n'aurais sur moi aucun pouvoir s'il ne t'avait été donné d'en haut; et c'est bien pourquoi celui qui m'a livré à toi porte un plus grand péché." Dès lors, Pilate cherchait à le relâcher, mais les Juifs se mirent à crier et ils disaient: "Si tu le relâchais, tu ne te conduirais pas comme l'ami de César! Car quiconque se fait roi, se déclare contre César." Dès qu'il entendit ces paroles, Pilate fit sortir Jésus et le fit asseoir sur l'estrade, à la place qu'on appelle Lithostrôtos - en hébreu Gabbatha. C'était le jour de la Préparation de la Pâque, vers la sixième heure. Pilate dit aux Juifs: "Voici votre roi!" Mais ils se mirent à crier: "A mort! A mort! Crucifie-le!" Pilate reprit: "Me faut-il crucifier votre roi?" Les grands prêtres répondirent: "Nous n'avons pas d'autre roi que César." C'est alors qu'il le leur livra pour être crucifié. Ils se saisirent donc de Jésus. Portant lui-même sa croix, Jésus sortit et gagna le lieu dit du Crâne, qu'en hébreu on nomme Golgotha. C'est là qu'ils le crucifièrent ainsi que deux autres, un de chaque côté et, au milieu, Jésus. Pilate avait rédigé un écriteau qu'il fit placer sur la croix: il portait cette inscription: "Jésus le Nazôréen, le roi des Juifs." Cet écriteau, bien des Juifs le lurent, car l'endroit où Jésus avait été crucifié était proche de la ville, et le texte était écrit en hébreu, en latin et en grec. Les grands prêtres des Juifs dirent à Pilate: "N'écris pas le roi des Juifs, mais bien cet individu a prétendu qu'il était le roi des Juifs." Pilate répondit: "Ce que j'ai écrit, je l'ai écrit." Lorsque les soldats eurent achevé de crucifier Jésus, ils prirent ses vêtements et en firent quatre parts, une pour chacun. Restait la tunique: elle était sans couture, tissée d'une seule pièce depuis le haut. Les soldats se dirent entre eux: "Ne la déchirons pas, tirons plutôt au sort à qui elle ira", en sorte que soit accomplie l'Écriture: Ils se sont partagé mes vêtements, et ma tunique, ils l'ont tirée au sort. Voilà donc ce que firent les soldats.

La mort de Jésus - [Textes bibliques]

Les dernières paroles de Jésus sont consignées et des événements prodigieux ont lieu.

Matthieu 27,45-56 A partir de midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à trois heures. Vers trois heures, Jésus s'écria d'une voix forte: "Éli, Éli, lema sabaqthani", c'est-à-dire Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Certains de ceux qui étaient là disaient, en l'entendant: "Le voilà qui appelle Élie!" Aussitôt l'un d'eux courut prendre une éponge qu'il imbiba de vinaigre; et, la fixant au bout d'un roseau, il lui présenta à boire. Les autres dirent: "Attends! Voyons si Élie va venir le sauver." Mais Jésus, criant de nouveau d'une voix forte, rendit l'esprit. Et voici que le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas; la terre trembla, les rochers se fendirent; les tombeaux s'ouvrirent, les corps de nombreux saints défunts ressuscitèrent: sortis des tombeaux, après sa résurrection, ils entrèrent dans la ville sainte et apparurent à un grand nombre de gens. A la vue du tremblement de terre et de ce qui arrivait, le centurion et ceux qui avec lui gardaient Jésus furent saisis d'une grande crainte et dirent: "Vraiment, celui-ci était Fils de Dieu." Il y avait là plusieurs femmes qui regardaient à distance; elles avaient suivi Jésus depuis les jours de Galilée en le servant; parmi elles se trouvaient Marie de Magdala, Marie la mère de Jacques et de Joseph, et la mère des fils de Zébédée.

Marc 15,33-39 A midi, il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à trois heures. Et à trois heures, Jésus cria d'une voix forte: "Éloï, Éloï, lama sabaqthani?" ce qui signifie: "Mon Dieu, mon Dieu, pourquoi m'as-tu abandonné?" Certains de ceux qui étaient là disaient, en l'entendant: "Voilà qu'il appelle Élie!" Quelqu'un courut, emplit une éponge de vinaigre et, la fixant au bout d'un roseau, il lui présenta à boire en disant: "Attendez, voyons si Élie va venir le descendre de là." Mais, poussant un grand cri, Jésus expira. Et le voile du sanctuaire se déchira en deux du haut en bas. Le centurion qui se tenait devant lui, voyant qu'il avait ainsi expiré, dit: "Vraiment, cet homme était Fils de Dieu." Il y avait aussi des femmes qui regardaient à distance, et parmi elles Marie de Magdala, Marie, la mère de Jacques le Petit et de José, et Salomé, qui le suivaient et le servaient quand il était en Galilée, et plusieurs autres qui étaient montées avec lui à Jérusalem.

Luc 23,44-49 C'était déjà presque midi et il y eut des ténèbres sur toute la terre jusqu'à trois heures, le soleil ayant disparu. Alors le voile du sanctuaire se déchira par le milieu; Jésus poussa un grand cri; il dit: "Père, entre tes mains, je remets mon esprit." Et, sur ces mots, il expira. Voyant ce qui s'était passé, le centurion rendait gloire à Dieu en disant: "Sûrement, cet homme était juste." Et tous les gens qui s'étaient rassemblés pour ce spectacle, à la vue de ce qui s'était passé, s'en retournaient en se frappant la poitrine. Tous ses familiers se tenaient à distance, ainsi que les femmes qui le suivaient depuis la Galilée et qui regardaient.

Jean 19,28-30 Près de la croix de Jésus se tenaient debout sa mère, la soeur de sa mère, Marie, femme de Clopas et Marie de Magdala. Voyant ainsi sa mère et près d'elle le disciple qu'il aimait, Jésus dit à sa mère: "Femme, voici ton fils." Il dit ensuite au disciple: "Voici ta mère." Et depuis cette heure-là, le disciple la prit chez lui. Après quoi, sachant que dès lors tout était achevé, pour que l'Écriture soit accomplie jusqu'au bout, Jésus dit: "J'ai soif"; il y avait là une cruche remplie de vinaigre, on fixa une éponge imbibée de ce vinaigre au bout d'une branche d'hysope et on l'approcha de sa bouche. Dès qu'il eut pris le vinaigre, Jésus dit: "Tout est achevé" et, inclinant la tête, il remit l'esprit. Cependant, comme c'était le jour de la Préparation, les Juifs, de crainte que les corps ne restent en croix durant le sabbat - ce sabbat était un jour particulièrement solennel -, demandèrent à Pilate de leur faire briser les jambes et de les faire enlever. Les soldats vinrent donc, ils brisèrent les jambes du premier, puis du second de ceux qui avaient été crucifiés avec lui. Arrivés à Jésus, ils constatèrent qu'il était déjà mort et ils ne lui brisèrent pas les jambes. Mais un des soldats, d'un coup de lance, le frappa au côté, et aussitôt il en sortit du sang et de l'eau. Celui qui a vu a rendu témoignage, et son témoignage est conforme à la vérité, et d'ailleurs celui-là sait qu'il dit ce qui est vrai afin que vous aussi vous croyiez. En effet, tout cela est arrivé pour que s'accomplisse l'Écriture: Pas un de ses os ne sera brisé; il y a aussi un autre passage de l'Écriture qui dit: Ils verront celui qu'ils ont transpercé.

Le jour de la résurrection - [Textes bibliques]

Suite à la mort de Jésus sur la croix et sa mise au tombeau le vendredi, les femmes reviennent au tombeau le dimanche, après avoir respecté le temps de repos du samedi (le sabbat dans le judaïsme) pendant lequel cesse toute activité. A leur grand étonnement, elles trouvent le tombeau vide. Cet épisode a lieu le premier jour de la semaine de façon unanime selon les quatre évangiles. C’est dire l’importance que revêt le dimanche, premier jour de la semaine.

Matthieu 28,1-8Après le sabbat, au commencement du premier jour de la semaine, Marie de Magdala et l'autre Marie vinrent voir le sépulcre. Et voilà qu'il se fit un grand tremblement de terre: l'ange du Seigneur descendit du ciel, vint rouler la pierre et s'assit dessus. Il avait l'aspect de l'éclair et son vêtement était blanc comme neige. Dans la crainte qu'ils en eurent, les gardes furent bouleversés et devinrent comme morts. Mais l'ange prit la parole et dit aux femmes: "Soyez sans crainte, vous. Je sais que vous cherchez Jésus, le crucifié. Il n'est pas ici, car il est ressuscité comme il l'avait dit; venez voir l'endroit où il gisait. Puis, vite, allez dire à ses disciples: Il est ressuscité des morts, et voici qu'il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez. Voilà, je vous l'ai dit." Quittant vite le tombeau, avec crainte et grande joie, elles coururent porter la nouvelle à ses disciples.
Marc 16,1-8Quand le sabbat fut passé, Marie de Magdala, Marie, mère de Jacques, et Salomé achetèrent des aromates pour aller l'embaumer. Et de grand matin, le premier jour de la semaine, elles vont à la tombe, le soleil étant levé. Elles se disaient entre elles: "Qui nous roulera la pierre de l'entrée du tombeau?" Et, levant les yeux, elles voient que la pierre est roulée; or, elle était très grande. Entrées dans le tombeau, elles virent, assis à droite, un jeune homme, vêtu d'une robe blanche, et elles furent saisies de frayeur. Mais il leur dit: "Ne vous effrayez pas. Vous cherchez Jésus de Nazareth, le crucifié: il est ressuscité, il n'est pas ici; voyez l'endroit où on l'avait déposé. Mais allez dire à ses disciples et à Pierre: Il vous précède en Galilée; c'est là que vous le verrez, comme il vous l'a dit. Elles sortirent et s'enfuirent loin du tombeau, car elles étaient toutes tremblantes et bouleversées; et elles ne dirent rien à personne, car elles avaient peur.

Luc 24,1-11 et, le premier jour de la semaine, de grand matin, elles [les femmes qui avaient accompagné Jésus depuis la Galilée] vinrent à la tombe en portant les aromates qu'elles avaient préparés. Elles trouvèrent la pierre roulée de devant le tombeau. Étant entrées, elles ne trouvèrent pas le corps du Seigneur Jésus. Or, comme elles en étaient déconcertées, voici que deux hommes se présentèrent à elles en vêtements éblouissants. Saisies de crainte, elles baissaient le visage vers la terre quand ils leur dirent: "Pourquoi cherchez-vous le vivant parmi les morts? Il n'est pas ici, mais il est ressuscité. Rappelez-vous comment il vous a parlé quand il était encore en Galilée; il disait: Il faut que le Fils de l'homme soit livré aux mains des hommes pécheurs, qu'il soit crucifié et que le troisième jour il ressuscite. Alors, elles se rappelèrent ses paroles; elles revinrent du tombeau et rapportèrent tout cela aux Onze et à tous les autres. C'étaient Marie de Magdala et Jeanne et Marie de Jacques; leurs autres compagnes le disaient aussi aux apôtres. Aux yeux de ceux-ci ces paroles semblèrent un délire et ils ne croyaient pas ces femmes.
Jean 20,1-10 Le premier jour de la semaine, à l'aube, alors qu'il faisait encore sombre, Marie de Magdala se rend au tombeau et voit que la pierre a été enlevée du tombeau. Elle court, rejoint Simon-Pierre et l'autre disciple, celui que Jésus aimait, et elle leur dit: "On a enlevé du tombeau le Seigneur, et nous ne savons pas où on l'a mis." Alors Pierre sortit, ainsi que l'autre disciple, et ils allèrent au tombeau. Ils couraient tous les deux ensemble, mais l'autre disciple courut plus vite que Pierre et arriva le premier au tombeau. Il se penche et voit les bandelettes qui étaient posées là. Toutefois il n'entra pas. Arrive, à son tour, Simon-Pierre qui le suivait; il entre dans le tombeau et considère les bandelettes posées là et le linge qui avait recouvert la tête; celui-ci n'avait pas été déposé avec les bandelettes, mais il était roulé à part, dans un autre endroit. C'est alors que l'autre disciple, celui qui était arrivé le premier, entra à son tour dans le tombeau; il vit et il crut. En effet, ils n'avaient pas encore compris l'Écriture selon laquelle Jésus devait se relever d'entre les morts. Après quoi, les disciples s'en retournèrent chez eux.

Rencontres avec le Ressuscité - [Textes bibliques]

Des rencontres avec le Ressuscité sont évoquées dans les quatre évangiles. Elles sont annoncées par des messagers: un jeune homme vêtu d’une robe blanche (Marc 16,5-7) ou bien un ange (Matthieu 28,2-7) ou encore deux hommes en vêtements éblouissants (Luc 24,4-8). Jésus apparaît à différents personnages et en des lieux divers. On retrouve également l’évocation de cet événement central dans les Actes (Actes 1,1-11 ; Actes 9 ; Actes 22,3ss et Actes 26,9ss) et dans les lettres de Paul (ICorinthiens 15,6-8 ; Galates 1,16). Paul agrandit le cercle à plus de 500 disciples.

Personnages

Lieux

Références bibliques

Femmes

Marie-Madeleine

 

Mt 28,9s / Mc16,9-11Lc 24,10s / Jean 20,14-18Mt 28,9s / Mc16,9-11
Lc 24,10s / Jean 20,14-18

Deux disciples

Chemin d'Emmaüs

Mc 16,12s / Lc 24,13-35

Simon/Céphas(Pierre)

 

Lc 24,34 / 1 Co 15,5

Disciples réunis sans Thomas / avec Thomas

 

Lc 24,36-43 / Jean 20,19-23 et 24-29 / 1 Co 15,5

Disciples

Au cours d’un repas

Mc 16,14-18

Disciples

Sur le Mont des Oliviers

 

Lc 24,44-53 / Ac 1,1-11

Disciples

Sur une montagne de Galilée

Mt 28,16-20

7 disciples

Près du lac de Galilée

Jean 21,1-25

Plus de 500 disciples

 

1 Co 15,6

Jacques

 

1 Co 15,7

Tous les apôtres

 

1 Co 15,7

Paul

 

1 Co15,8 /Ga 1,16/ Ac 9

Ac 22,3ss/ Ac 26,9ss

Source: NBS p.1329.[c]

L'envoi des disciples - [Textes bibliques]

Le thème de l’envoi est traité de façon différente dans les quatre évangiles. Chaque auteur met l’accent sur des aspects particuliers.

Jésus envoie les disciples de façon explicite dans l’évangile selon Matthieu. Leur tâche est bien précise : les disciples doivent faire d’autres disciples, les baptiser, leur enseigner ce qu’ils ont appris de Jésus. Leur témoignage est destiné à « toutes les nations ».

Matthieu 28,16-20 Quant aux onze disciples, ils se rendirent en Galilée, à la montagne où Jésus leur avait ordonné de se rendre. Quand ils le virent, ils se prosternèrent, mais quelques-uns eurent des doutes. Jésus s'approcha d'eux et leur adressa ces paroles: "Tout pouvoir m'a été donné au ciel et sur la terre. Allez donc: de toutes les nations faites des disciples, les baptisant au nom du Père et du Fils et du Saint Esprit, leur apprenant à garder tout ce que je vous ai prescrit. Et moi, je suis avec vous tous les jours jusqu'à la fin des temps."

Dans l’évangile selon Marc, l’idée de proclamer la Bonne Nouvelle à toutes les nations est également présente. Les signes de conversion se manifestent chez les croyants par des actes que Jésus a lui-même pratiqués : chasser les démons et pratiquer des guérisons. L’envoi revêt un caractère plus extraordinaire avec l’idée de miracles (les guérisons) et l’idée d’invulnérabilité (le poison n’a pas d’effet sur les croyants).

Marc 16,15-20 Et il |Jésus] leur dit: "Allez par le monde entier, proclamez l'Évangile à toutes les créatures. Celui qui croira et sera baptisé sera sauvé, celui qui ne croira pas sera condamné. Et voici les signes qui accompagneront ceux qui auront cru: en mon nom, ils chasseront les démons, ils parleront des langues nouvelles, ils prendront dans leurs mains des serpents, et s'ils boivent quelque poison mortel, cela ne leur fera aucun mal; ils imposeront les mains à des malades, et ceux-ci seront guéris." Donc le Seigneur Jésus, après leur avoir parlé, fut enlevé au ciel et s'assit à la droite de Dieu. Quant à eux, ils partirent prêcher partout: le Seigneur agissait avec eux et confirmait la Parole par les signes qui l'accompagnaient.

L’envoi dans l’évangile selon Luc est à peine esquissé. Il s’agit pour l’auteur de mettre l’accent sur l’accomplissement des Ecritures et sur le caractère universel de la Résurrection :

Luc 24,46-48 et il [Jésus] leur dit: "C'est comme il a été écrit: le Christ souffrira et ressuscitera des morts le troisième jour, et on prêchera en son nom la conversion et le pardon des péchés à toutes les nations, à commencer par Jérusalem. C'est vous qui en êtes les témoins.

Un seul verset aborde l’idée de l’envoi dans l’évangile selon Jean. Il n’y a pas de détail sur la nature de la mission des disciples. Leur mission est liée au pardon des péchés.

Jean 20,21-23 Alors, à nouveau, Jésus leur dit: "La paix soit avec vous. Comme le Père m'a envoyé, à mon tour je vous envoie." Ayant ainsi parlé, il souffla sur eux et leur dit: "Recevez l'Esprit Saint; ceux à qui vous remettrez les péchés, ils leur seront remis. Ceux à qui vous les retiendrez, ils leur seront retenus."

La tentation dans la Bible - [Textes bibliques]

Deux récits bibliques illustrent que l’être humain est facilement séduit par la promesse (mise en scène dans la figure du « diable » ou encore du « serpent ») d’accéder à un statut hors des limites de sa condition humaine. Dans le récit de la tentation au désert, le diable défie Jésus et lui propose de se libérer de sa condition humaine en lui faisant miroiter la toute puissance : changer la pierre en pain, régner sur tous les royaumes, être immortel. Jésus refuse d’être comme un dieu.

Matthieu 4,1-11 Alors Jésus fut conduit par l'Esprit au désert, pour être tenté par le diable. Après avoir jeûné quarante jours et quarante nuits, il finit par avoir faim. Le tentateur s'approcha et lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, ordonne que ces pierres deviennent des pains." Mais il répliqua: "Il est écrit: Ce n'est pas seulement de pain que l'homme vivra, mais de toute parole sortant de la bouche de Dieu." Alors le diable l'emmène dans la Ville Sainte, le place sur le faîte du temple et lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, jette-toi en bas, car il est écrit: Il donnera pour toi des ordres à ses anges et ils te porteront sur leurs mains pour t'éviter de heurter du pied quelque pierre." Jésus lui dit: "Il est aussi écrit: Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu." Le diable l'emmène encore sur une très haute montagne; il lui montre tous les royaumes du monde avec leur gloire et lui dit: "Tout cela je te le donnerai, si tu te prosternes et m'adores." Alors Jésus lui dit: "Retire-toi, Satan! Car il est écrit: Le Seigneur ton Dieu tu adoreras et c'est à lui seul que tu rendras un culte." Alors le diable le laisse, et voici que des anges s'approchèrent, et ils le servaient.

Marc 1,12-13 Aussitôt l'Esprit pousse Jésus au désert. Durant quarante jours, au désert, il fut tenté par Satan. Il était avec les bêtes sauvages et les anges le servaient.

Luc 4,1-13 Jésus, rempli d'Esprit Saint, revint du Jourdain et il était dans le désert, conduit par l'Esprit, pendant quarante jours, et il était tenté par le diable. Il ne mangea rien durant ces jours-là, et lorsque ce temps fut écoulé, il eut faim. Alors le diable lui dit: "Si tu es le Fils de Dieu, ordonne à cette pierre de devenir du pain." Jésus lui répondit: "Il est écrit: Ce n'est pas seulement de pain que l'homme vivra." Le diable le conduisit plus haut, lui fit voir en un instant tous les royaumes de la terre et lui dit: "Je te donnerai tout ce pouvoir avec la gloire de ces royaumes, parce que c'est à moi qu'il a été remis et que je le donne à qui je veux. Toi donc, si tu m'adores, tu l'auras tout entier." Jésus lui répondit: "Il est écrit: Tu adoreras le Seigneur ton Dieu, et c'est à lui seul que tu rendras un culte." Le diable le conduisit alors à Jérusalem; il le plaça sur le faîte du temple et lui dit: "Si tu es Fils de Dieu, jette-toi d'ici en bas; car il est écrit: Il donnera pour toi ordre à ses anges de te garder, et encore: ils te porteront sur leurs mains pour t'éviter de heurter du pied quelque pierre." Jésus lui répondit: "Il est dit: Tu ne mettras pas à l'épreuve le Seigneur ton Dieu." Ayant alors épuisé toute tentation possible, le diable s'écarta de lui jusqu'au moment fixé.

Ce passage est en écho avec la lettre aux Hébreux dans laquelle Jésus est semblable à l’être humain en tout point:

Hébreux 4,15 Nous n'avons pas, en effet, un grand prêtre [Jésus] incapable de compatir à nos faiblesses; il a été éprouvé en tous points à notre ressemblance, mais sans pécher.

Dans l’Ancien Testament, le récit de Genèse 3 met en scène le serpent qui tente Eve. Il propose aussi d’échapper à la finitude de l’être humain en promettant qu’Eve et Adam seront comme des dieux. La tentation est une promesse mensongère de toute puissance:

Genèse 3,4-5 Le serpent dit à la femme: "Non, vous ne mourrez pas, mais Dieu sait que le jour où vous en mangerez, vos yeux s'ouvriront et vous serez comme des dieux possédant la connaissance de ce qui est bon ou mauvais."

L'attitude de Jésus - [Textes bibliques]

Jésus reste un personnage énigmatique et l’évangile selon Marc tente de savoir qui il est véritablement. Son attitude reste déconcertante pour nombre de personnages du récit et le sens de son action et de sa vie ne sera dévoilé qu’à la fin sur la croix.L’incompréhension de ses disciples est constante. Dans l’évangile selon Matthieu, ils ont besoin d’un enseignement qui prend la forme d’encouragement (les Béatitudes, Matthieu 5,1-12), de conseils de piété (Matthieu 6,5-18) ou de mises en garde. Les disciples ne sont pas parfaits et au moment du procès de Jésus certains commettent trahison (Judas) et reniement (Pierre).La façon particulière de s’exprimer en parabolesLe discours en paraboles est évoqué dans le module “Ecoute, Dieu nous parle”, entrée "La parole de Dieu", rubrique contexte, et dans le module "Pour une première approche de la Bible", entrée "Conter l'Evangile" rend son discours déroutant et, le fait que Jésus sache par avance ce qui va lui arriver, déstabilise. Dans l’évangile selon Marc, les allusions à sa fin tragique apparaissent dès le chapitre 8:

Marc 8,31-33 Puis il [Jésus] commença à leur enseigner qu'il fallait que le Fils de l'homme souffre beaucoup, qu'il soit rejeté par les anciens, les grands prêtres et les scribes, qu'il soit mis à mort et que, trois jours après, il ressuscite. Il tenait ouvertement ce langage. Pierre, le tirant à part, se mit à le réprimander. Mais lui, se retournant et voyant ses disciples, réprimanda Pierre; il lui dit: "Retire-toi! Derrière moi, Satan, car tes vues ne sont pas celles de Dieu, mais celles des hommes."

Le témoignage de Justin - [Aller plus loin]

Justin est un théologien et philosophe chrétien né en Palestine à Samarie vers 100. Il a écrit deux apologies et une controverse avec le judaïsme intitulée Dialogue avec Tryphon. Il meurt en martyr à Rome en 165. Dans cet extrait, écrit en 150, il décrit le déroulement des réunions dominicales des chrétiens.

« Le jour qu’on appelle le jour du Soleil, tous dans les villes et à la campagne se réunissent en commun. On lit les mémoires des apôtres et les écrits des prophètes autant que le temps le permet. Quand le lecteur a fini, celui qui préside fait un discours pour avertir et pour exhorter à l’imitation de ces beaux enseignements. Ensuite nous nous levons tous et nous prions ensemble. Puis, lorsque la prière est terminée, on apporte du pain avec du vin et de l’eau. Celui qui préside fait monter au ciel les prières et les actions de grâces autant qu’il peut, et tout le peuple répond par l’acclamation « Amen ». Puis a lieu la distribution et le partage des choses consacrées à chacun, et l’on envoie leur part aux absents par les diacres. Ceux qui sont dans l’abondance et qui veulent donner donnent librement chacun ce qu’il veut, et ce qui est recueilli est remis à celui qui préside, et lui-même … secourt tous ceux qui sont dans le besoin. (JUSTIN, Apologie 1,67, 3-6)Texte cité par Maillard, Anne, Dimanche et fêtes chrétiennes, Histoire de leurs origines, Aubonne (Suisse): éditions Du Moulin, 1984, p. 34-35.

 

Autres noms du dimanche - [Aller plus loin]

L'auteur explique les différentes significations du mot dimanche selon les langues:« Une autre manière de désigner le dimanche est encore présente dans les langues germaniques ou anglo-saxonnes : jour du soleil (Sonntag, Sunday). Son usage est d’origine romaine et païenne. Mais les chrétiens n’hésitèrent pas à la reprendre largement à leur compte : le Seigneur, le Ressuscité dont le dimanche est la fête, est le Soleil véritable qui éclaire tout l’univers.Quant à la dernière trace actuelle de l’origine du dimanche, elle doit être curieusement cherchée du côté de la Russie où l’on l’appelle encore jour de la résurrection ». Maillard, Anne, Dimanche et fêtes chrétiennes, Histoire de leurs origines, Aubonne (Suisse): Editions du Moulin, 1984, p. 25.

Les matines de Pâques - [Aller plus loin]

Voici quelques extraits des Matines de Pâques dans la liturgie orthodoxe, qui sont entièrement chantées. L’office consacré à la nuit de Pâques commence à minuit : "C'est le jour de la résurrection, peuples rayonnons de joie. Pâque du Seigneur, Pâque ! C'est de la mort à la vie, de la terre au ciel, que le Christ nous a fait passer, nous qui chantons cette hymne de victoire».«Maintenant, tout est rempli de lumière, le ciel, la terre et ce qui est sous la terre. Que toute la création célèbre la résurrection du Christ en qui est notre force».«Hier, j'étais enseveli avec toi, ô Christ, aujourd'hui je me lève avec toi en ta Résurrection. Hier, j'étais crucifié avec toi, ô Sauveur ; glorifie-moi avec toi dans ton Royaume».« C'est le jour de la Résurrection. Rayonnons de joie et embrassons-nous les uns les autres. Appelons frères même ceux qui nous haïssent. Pardonnons tout, à cause de la Résurrection, et clamons : le Christ est ressuscité des morts. Par sa mort il a vaincu la mort, à ceux qui sont dans les tombeaux, Il a donné la vie.».

La résurrection du Christ et la nôtre - [Aller plus loin]

L’auteur s’interroge sur le caractère inouï de la résurrection et sur la façon de recevoir cet événement dans nos vies :« L’une des affirmations constante de la foi chrétienne, dès ses origines, est que la résurrection du Christ ne peut être séparée de l’espérance de notre propre résurrection. […] En effet, les affirmations bibliques sont sans ambiguïtés sur l’affirmation de notre propre résurrection “ Comment certains d’entre vous peuvent-ils dire qu’il n’y a pas de résurrection des morts ? S’il n’y a pas de résurrection des morts, Christ, non plus n’est pas ressuscité. ” (1 Corinthiens 15,12-13). Mais il faut constater que cette affirmation ne se prolonge pas en des réponses précises aux questions qui surgissent aussitôt dans nos esprits au sujet de cette résurrection où, quand, comment ? Ici à nouveau le message biblique nous invite à un acte de foi, dont il donne les gages, sans nous permettre d’en discerner les contours. La réalité du monde nouveau échappe à nos langages et à leurs limites. »Wagner, Michel, Pâques, Histoire, mystère, traditions, Paris:Empreinte temps présent, 2009, p. 74..

Surmonter la souffrance par la foi ? - [Aller plus loin]

Quelle est pour nous la signification de la mort de Jésus sur la croix ? Qu’est-ce qui a permis à ce dernier d’accepter cette mort sinon une confiance pleine et entière en Dieu, un abandon total ? Est-ce que cette confiance de Jésus peut alors aussi inspirer celle du chrétien pour affronter sa propre souffrance, qu'elle soit physique ou psychique? Il est important de maintenir le questionnement et éviter les affirmations péremptoires comme "Le chrétien affronte la mort sans ciller", "La foi vainc tous les malheurs", etc. Trop souvent, la foi a été associée à une sorte de "forteresse" qui permettrait de tout affronter tranquillement sans douter. Pour certains, cela peut s'avérer vrai, pour d'autres, leur confiance en Dieu vacille justement au moment où le malheur, la maladie frappe. La foi n'est pas une "forteresse", mais elle naît d'une rencontre existentielle entre Jésus et l’être humain. Ce lien est fragile car vivant, et dans l'adversité, faire confiance à Dieu peut s'avérer difficile, même pour le croyant.

L'interprétation de la mort et de la résurrection de Jésus dans le nouveau Testament - [Aller plus loin]

Plusieurs interprétations sont fournies dans le Nouveau Testament sur la signification de la mort-et-résurrection de Jésus. Les textes de l'Ancien Testament auxquels le Nouveau Testament se réfère à ce sujet sont les suivants: Esaïe 52,13-53,12; Osée 6,1-2; Zacharie 13,7; Psaumes 16, 22, 110. Les interprétations se trouvent en particulier dans les lettres de Paul. Elles sont énumérées dans l'édition d'étude de la Nouvelle Bible Segond (Alliance Biblique Universelle, 2002, p.1327):

Attestations de la mort et de la résurrection
Marc 14-16 et //(passages parallèles des évangiles); Actes 2,24,32; 3,13ss; 4,10s; 5,30; 7,52; 8,32ss; 10,38ss

Condamnation et réhabilitation du juste

  • Epreuve et qualification: Hébreux 5,7ss; 12,1ss
    - Accès à la droite de Dieu: Marc 14,62//; Actes 2,33; Hébreux 1,3,13; 1Pierre 3,22.
    - Accès au statut de Seigneur: Actes 2,32ss; Romains 14,8-9; Philippiens 2,8-11; cf.Matthieu 28,18.
  • Révélation du Fils: Galates 1,16
    - Elévation et glorification du Fils de l'homme: Jean 3,14ss; 12,32s; 13,31s; 17,1,5
    - Institution du Fils de Dieu: Romains 1,3s
  • Combat contre le mal, défaite apparente et victoire: Jean 14,30; 1Corinthiens 2,8; Colossiens 2,15; cf.Marc 8,33//; Luc 22,53

La volonté de Jésus: Jean 10,17s; 17,19; cf. Matthieu 26,53s

La volonté de Dieu: Actes 2,23; 3,17s,21; 4,11,25-28; 6,35; 13,29

  • Selon les Ecritures: Marc 14,21, 27,49//; Matthieu 26,54; 27,9s; Luc 22,37; Jean 19,28,31-37; 1Corinthiens 15,3s
  • Force de la faiblesse, sagesse de la folie: 1Corinthiens 1,18-25; cf. 2,2; 2Corinthiens 13,4; Galates 3,1
  • Preuve de l'amour de Dieu: Romains 5,6-8; 8,32; 1Jean 4,9ss

Mort salvatrice

  • Pour une multitude: Marc 10,45; 14,24//
  • Pour tous: 2Corinthiens 5,14ss; 1Timothée 2,6
  • Pour les siens: Jean 10,15
  • Pour les péchés: 1Corinthiens 15,3-5,17
    - Le sacrifice expiatoire agréé: Romains 3,25s; 1Jean 2,2; 4,10
    - L'agneau pascal: Jean 1,29,36; 1Corinthiens 5,7; 1Pierre 1,18s
    - Rachat et libération: Marc 10,45//; 1Corinthiens 6,20; 7,23; Galates 3,13; 4,5; 1Pierre 1,18s
    - Le châtiment substitutif et la grâce: 2Corinthiens 5,21; Galates 3,13; 1Pierre 2,21-25; 3,18-22
    - La condamnation du péché: Romains 8,3; cf. 5,19
    - La justification du pécheur: Romains 4,24s
    - L'intercession pour les coupables: Romain 8,34; cf.Luc 23,34
  • La validation de l'alliance: Marc 14,24//; Hébreux 8; 9,15-20; 10,29; 12,24
  • La réconciliation: 2Corinthiens 5,18ss
  • La fondation de la communauté: Ephésiens: 1,20-23
  • Les prémices de la résurrection des morts: Matthieu 27,51ss; 1Corinthiens 15,20; 2Corinthiens 5; Colossiens 1,18; 1Thessaloniciens 4,14ss; Apocalypse 1,5

Un exemple

  • Mourir à l'ancien et vivre pour le nouveau: Romains 6,1-11
  • Mourir à ce qui est en bas et vivre pour ce qui est en haut: Colossiens 3,1-4
  • Mourir à soi et vivre pour le Christ: 2Corinthiens 5,14ss
  • Mourir à soi et vivre pour autrui: 1Jean 3,16

 

 

Les stigmates - [Culture]

 

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Polyptyque – 4 toiles de 38cm X 56cm Technique – papiers déchirés – pigments colorés – sur toiles fendues.

"1 Jean 5, 6-9, 2010. Le polyptyque monochrome pour dire l’absolu, s’est transformé en nuances de pigments bleus, afin d’accueillir les 5 stigmates de la douleur, de la mort et de la résurrection et du salut de l’humanité. La couleur pure irradie et se rapproche de la forme par son intensité lumineuse. Les fentes, stigmates du Christ invitent le regard du spectateur à aller vers l’infini. C’est l’absence, la disparition, le vide, qui indique la présence immatérielle et rayonnante de la résurrection. Il s’agit de faire passer l’énergie, la force de la Vie nouvelle par un minimum de moyens de matière et de signe afin de dire l’essentiel." S.Tschiember

L'oeuvre de Sylvie Tschiember participe à la renaissance d'un art sacré actuel.

TSCHIEMBER SYLVIE 9 rue saint Mathieu 29000-QUIMPER sylvie.tschiember@wanadoo.fr
Contact Protestantisme & Images - http://lacouleurdelaparole.blogspot.com 0680102784

 

"Le Seigneur est réellement ressuscité" - [Culture]

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Luc 24,34. Gravure (eau-forte) de Sylvie Tschiember

"Les trois échelles symbolisent la résurrection de Jésus-Christ. L'échelle du milieu étant celle du Christ qui monte vers Dieu et qui invite les hommes qui l'aiment à le suivre" Sylvie Tschiember

Le repas de Pâques russe - [Culture]

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Le repas de Pâques comporte, dans la tradition russe, obligatoirement le koulitch (brioche arrondie aux fruits confits et aux raisins secs) accompagné de la Paskha (dessert à base de fromage blanc égoutté aux raisins secs et aux fruits confits) qu'on essaie de mouler comme une petite pyramide dont le sommet est orné d'une croix en pâtes de fruits. Les œufs sont le grand symbole qui proclame la victoire de la vie. Les oeufs durs sont principalement de couleur rouge ou ornés de motifs floraux. Certains sont de véritables chefs d'oeuvre.

Les oeufs décorés - [Culture]

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Les cloches de Pâques - [Culture]

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Depuis le 7e siècle, dans l’Eglise d’occident se surajoute la tradition selon laquelle les cloches des églises restent silencieuses pendant tout le temps du carême et sont parties pour Rome afin d’être bénies par le pape. Elles reviennent ensuite dans leur lieu d’origine afin de carillonner dans chaque clocher et d’annoncer la Bonne Nouvelle de Pâques. De nos jours, il est courant d’inviter les enfants à « aller voir si les cloches sont passées » et à chercher les œufs de Pâques dans le jardin.

Les oeufs et le lapin de Pâques - [Culture]

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Pâques (tout comme Noël) a intégré des coutumes pré-chrétiennes faisant référence à des actes de purification et célébrant les forces vitales de la nature, le passage de la mort à la vie. Les œufs sont le symbole d’origine de la vie, ils sont présents dès l’Antiquité dans les civilisations chinoise, indienne, égyptienne et grecque.L’utilisation des œufs dans le christianisme commence dans le monde orthodoxe puis apparaît en Occident entre le 12e et le 13e siècle. Les oeufs sont richement et artistiquement décorés. Ils ne peuvent être consommés pendant le carême, la période de jeûne avant Pâques. C’est la raison pour laquelle on les retrouve avec abondance à Pâques. Au 18e siècle en France, on commence à les vider de leur contenu et à les remplir de chocolat. Aujourd’hui ils sont entièrement en chocolat. On trouve également toutes sortes d’animaux en chocolat : poules, poissons, lapins. Les enfants se font une joie de les chercher dans les jardins. En Alsace comme dans les pays germaniques, dans la tradition catholique existe également l’ agneau pascal sous forme de biscuit.

Le lapin ou le lièvre de Pâques serait originaire des pays nordiques et germaniques. Cet animal a de nombreuses portées et symbolise ainsi la fertilité. On l’associe donc aussi au renouveau de la vie.

 

Le poisson, symbole chrétien - [Culture]

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Dans le Nouveau Testament et en particulier dans les évangiles, les textes parlent souvent de poisson, de pêche et de pêcheurs (Matthieu 4,18-22 ; Matthieu 13,47-50 ; Luc 24,42-43 ; Jean 21,3-14). En grec, le mot poisson se dit i ch th u s. Chacune des cinq lettres grecques est le début d'un mot qui désigne Jésus et que l'on traduit ainsi : Jésus, Christ, Fils de Dieu, Sauveur.
Le poisson est un symbole du baptême. Dans un texte de Tertullien (155-220), le poisson est associé aux rites baptismaux : « Nous, petits poissons, à l'image de notre Ichthys, Jésus-Christ, nous naissons dans l'eau. » (De baptismo, c. 1).
Le poisson est également associé au pain et au vin. Augustin (354 - 430) dans son Traité sur l'Évangile de Jean écrit vers 416, donne une valeur eucharistique au poisson.

Cène

C'est le nom donné au dernier repas de Jésus avec ses disciples. Il leur demande de partager après sa mort un tel repas en mémoire de lui. Pour désigner ce repas de communion, la tradition protestante parle plutôt de Cène ou Sainte Cène, la tradition catholique d'Eucharistie.

Eucharistie

Vient du verbe grec eucharistein (" rendre grâces "). Le mot désigne aujourd'hui le repas célébré en mémoire du dernier repas de Jésus avec ses disciples. Jusqu'à la fin du 1er siècle, le mot était utilisé uniquement pour la prière qui précède la formule de consécration du pain et du vin. Voir aussi Cène.

Hostie

Du latin hosta qui désigne "l'animal pour le sacrifice". On appelle "hostie" le pain sans levain (qui fait référence à la sortie d'Egypte et la fête de la Pâque, cf. le livre de la Genèse, chapitre 12). Il est utilisé dans l'Eucharistie catholique et la Cène luthérienne. Dans les Eglises réformées, on continue à utiliser du pain ordinaire.

Calvin, Jean (1509-1564)

Réformateur français né à Noyon. Il a une formation d'humaniste, étudiant les lettres, la philosophie, le droit, l'hébreu, le grec, la théologie en divers lieux universitaires (Paris, Orléans, Bourges). En 1533, il adhère aux idées de la Réforme qu'il va, dès lors, inlassablement et de toutes sortes de manières, diffuser. En 1534 il est obligé de quitter la France pour Bâle où il rédige la première édition de l'un de ses ouvrages majeurs l'Institution de la Religion Chrétienne. Il ira ensuite à Genève (1536), à Strasbourg (1538), puis à nouveau Genève (1541) où il jouera un rôle théologique et politique très important. Exégète, enseignant, prédicateur, sa pensée rigoureuse fut largement diffusée en France dans les années 1540-1550. Elle va contribuer à l'édification d'une Eglise réformée en France, dont le premier synode se tient en 1559 à Paris. La confession de foi et la discipline ecclésiastique qui y furent adoptées sont l'une et l'autre directement inspirées par lui

Prédestination

Ce terme vient d'Augustin. Mais c'est surtout au Réformateur Jean Calvin qu'on associe ce mot par lequel est désigné un des points essentiels de sa théologie. La doctrine de la prédestination affirme que c'est Dieu qui décide d'avance qui sera sauvé, et il ajoute : qui sera perdu ! Ce qui pour un esprit du 21e siècle est ressenti comme une injustice et une négation de la liberté de l'être humain, ne fonctionne pas de la même manière pour l'être humain du 16e siècle. Au contraire : l'idée que tout est joué d'avance fait tomber l'angoisse. Tout d'un coup, la question : " Qu'est-ce que je dois encore faire pour être sauvé ?" n'a plus de sens. La doctrine de la prédestination dit donc d'abord : tout est fait, on n'y revient plus. Elle s'oppose au système des mérites qui fait croire que l'être humain coopère à son salut, qu'il y est pour quelque chose

Apocryphes

Mot qui signifie " caché " et s'applique à certains livres de l'Ancien et du Nouveau Testament. Concernant l'Ancien Testament, la Réforme a considéré tout livre qui ne figure pas dans la Bible hébraïque comme " apocryphe ". Quant au Nouveau Testament, " apocryphe " est employé par les Eglises chrétiennes pour désigner des livres datant des premiers siècles de l'Eglise et qui n'ont pas été retenus dans le canon biblique.

Canon

Canon vient d'un mot grec signifiant "roseau", " bâton ", " règle pour mesurer ". Le canon est une règle concernant la foi et la discipline. Le canon des Ecritures est le catalogue des livres reconnus par l'Eglise et réunis dans la Bible.

Talmud

Vient du mot hébreu qui signifie "enseignement", "leçon". Talmud est le titre d'un recueil de la tradition rabbinique composé entre le 1er siècle et le 5e siècle. Il contient toute la tradition juive sous forme de discussions, de légendes, de paraboles et de débats. Il est composé de la "Mishna" (la tradition littéraire) et de la "Gemara" (les commentaires).

Règne de Dieu

Cette expression veut dire plusieurs choses à la fois. Pour comprendre, il faut regarder le contexte dans lequel elle est utilisée. Souvent, il est possible de la traduire par " présence de Dieu parmi les hommes " . Il est important d'insister sur le fait qu'il ne s'agit nullement d'un royaume qu'on pourrait localiser sur une carte. Dans l'histoire de l'Eglise, certains mouvements ont essayé d'instaurer ce règne par la force, alors que le Nouveau Testament parle d'un don de Dieu. L'expression vit d'une tension entre un " déjà là " (il y a des signes de ce règne déjà donnés) et un " pas encore " (le règne de Dieu est aussi en attente de s'accomplir)

Conciles œcuméniques

Conciles considérés comme " universels ". Ceux du premier millénaire se sont tous tenus en Orient, sur le territoire de la Turquie actuelle. Les quatre premiers (Nicée 325, Constantinople 381, Ephèse 431 et Chalcédoine 451) qui ont " défini " la foi sur les trois personnes de la Trinité et sur Jésus-Christ, vrai Dieu et vrai homme, sont reconnus par une large majorité d'Eglises. Les trois conciles suivants (Constantinople 553 et 681, Nicée 787) sont reconnus par l'Eglise catholique et l'Eglise orthodoxe. Au 2e millénaire, l'Eglise catholique a continué de qualifier les conciles tenus par elle en Occident d'" œcuméniques " jusqu'à Vatican II compris (1962-1965). Mais ces conciles occidentaux ne peuvent avoir la même importance que ceux de l'Eglise ancienne dite (au sens large) " indivise "

Concile de Trente

Il a été convoqué en 1542 par le pape Paul III pour répondre à une demande d'un concile général formulée par Luther en 1518, mais ce fut trop tard pour permettre une réunion entre protestants et catholiques. Dans le domaine de la doctrine et de la discipline, le concile accomplit un travail capital, il donne une ferme direction à tous les efforts qui s'épanouiront dans la Réforme catholique et laisse jusqu'à nos jours une empreinte profonde.

Pharisien

D'un mot hébreu qui signifie " séparé ", il désigne un des courants religieux juifs. Celui-ci met l'accent sur l'étude et le respect de la loi divine écrite. Les pharisiens sont des hommes pieux, vertueux, très soucieux d'appliquer la loi de Dieu et de se garder des impuretés rituelles. Pour vivre la sainteté de Dieu, il fallait être " séparé " des autres. Il s'est trouvé en forte opposition avec le christianisme naissant notamment autour de la question du respect de la Loi comme condition d'accès à Dieu. Au fil des ans, le terme " pharisien " a pris une connotation péjorative pour désigner tout comportement hypocrite. On parle même de " pharisaïsme ".

Iconostase

Il s'agit d'un mur en bois qui sépare dans les Eglises orthodoxes l'espace de l'autel de l'espace des fidèles. Sur ce mur en bois, traversé par trois portes, se fixent plusieurs rangées d'icônes. A droite de la porte centrale se trouve celle de Jésus, à gauche celle de Marie avec l'enfant

Arius, arianisme

Arius (256-336), prêtre d'Alexandrie, niait la divinité du Christ. Sa doctrine, l'arianisme, provoqua une des plus graves crises de l'Eglise, elle a été condamnée par les Conciles oecuméniques de Nicée (325) et de Constantinople (381). Néanmoins elle survécut parmi les peuples barbares jusque vers le 7e siècle

Charisme/Charismatique

A l'origine, le mot charisme désigne un don de la grâce (charis), distribué par le Saint Esprit, utile à la vie des communautés. L'adjectif charismatique sert à caractériser une spiritualité qui insiste sur certains dons. Le " mouvement charismatique " insiste sur ces dons, individuels et communautaires : prière expressive, prophétie, guérison, parler en langues

François d'Assise (1182-1226)

François naît en 1182, à Assise. Il doit son prénom Francesco au fait que son père, Pietro Bernardone, un riche marchand, fait du commerce avec la France et que sa mère, Pica, est d'origine provençale. François connaît une enfance comblée, sans soucis matériels. Il est entouré d'amis. Il se prépare tout naturellement à prendre la succession de son père. Mais il rêve de devenir chevalier. Sa première expérience est désastreuse : après une guerre contre la ville voisine de Pérouse, il se retrouve pendant un an en prison. Puis il tombe malade. En 1205, à vingt-trois ans, il a une révélation dans l'église Saint-Damien. Il entend le Christ lui demander de réparer son église. Comme celle-ci est en effet en train de tomber en ruines, il s'attaque aux travaux de rénovation. Bientôt, il comprend que l'appel concerne l'Eglise d'une manière plus large.
L'année suivante, il rompt avec sa famille et renonce à ses biens. Pendant deux ans, il soigne des lépreux et répare des chapelles. En 1208 - à vingt-six ans - entendant l'Evangile à la messe, il découvre que sa vocation est de le vivre à la lettre. Très vite, des hommes viennent le rejoindre. Ils vont à Rome demander au pape son accord pour cette forme nouvelle de vie dans l'Eglise. Puis des femmes adoptent le même style de vie : on les appellent " Clarisses ", du nom de la première d'entre elles, Claire, une jeune fille d'Assise. Puis, des laïcs souhaitent pouvoir mener cette forme de vie évangélique, tout en continuant à vivre avec leur famille et à pratiquer leur métier. C'est le Troisième Ordre, qui complète la Fraternité.
Des frères partent pour les autres pays d'Europe. En 1219, François lui-même va en Egypte pour convertir le sultan. Les deux hommes se quittent dans l'estime mutuelle. Il abandonne la direction de son ordre et se retire pour écrire un projet de vie, une règle pour ses frères. En 1223, il reçoit l'approbation du pape. Il fête Noël à Greccio, où il réalise la première crèche vivante.
En quête d'une relation toujours plus proche avec le Christ, François se retire dans la montagne de l'Alverne. C'est là qu'il reçoit les traces de la Passion de Jésus (stigmates) se manifestant visiblement dans son corps. Malade, souffrant des yeux et presque aveugle, il se retire à Saint-Damien, où il compose le Cantique des Créatures et son Testament. Il y meurt le 3 octobre 1226, à 44 ans. En 1228, il est canonisé, et le pape fait construire en son honneur une basilique à Assise.

Origène (vers 185-253 ou 254)

Origène est un Père de l'Eglise du 3e siècle dont l'œuvre théologique et exégétique est très importante. Il naît à Alexandrie vers 185. Son père meurt martyr en 202. Il n'a que 18 ans quand Démétrios, l'évêque d'Alexandrie, lui confie la direction de l'école de catéchèse dans cette ville. Il y enseignera et rédigera ses traités et ses commentaires bibliques jusqu'en 232 environ. A cette date, un conflit avec l'évêque Démétrios l'oblige à quitter Alexandrie pour Césarée où il avait été ordonné prêtre et où il continuera son œuvre. Son but était l'enseignement de " la vérité de la foi " à partir des Ecritures et la réfutation des courants jugés hérétiques. Il a eu de son vivant une très forte influence sur la constitution de la théologie chrétienne et il a posé les règles de l'exégèse. Emprisonné et torturé pendant la persécution de l'empereur Dèce, il meurt vers 253 des suites des sévices subis. Après sa mort, son œuvre sera traduite en latin et commentée par ses disciples. Elle reste très vivante jusqu'au 6e siècle, suscitant des confrontations avec la doctrine de la Trinité définie par le concile de Nicée. L'empereur d'Orient Justinien condamne Origène et sa doctrine en 543. Du fait de cette condamnation, une grande partie de l'œuvre en grec d'Origène s'est perdue

Epiclèse

Prière qui invoque le Saint Esprit, souvent appelée " prière d'illumination ". Le mot est d'origine grecque et veut dire littéralement " appeler sur ". L'épiclèse se retrouve à deux moments de la liturgie protestante : avant la lecture de la Bible pour que l'Ecriture lue devienne Parole entendue et au moment de la Sainte Cène où le Saint Esprit est appelé sur les fidèles rassemblés pour qu'ils discernent la présence du Christ dans le pain et le vin partagé

Bonhoeffer

1906-1945. Théologien protestant. Il devient pasteur et aumônier auprès des étudiants. Il enseigne d'abord à Berlin. Sa vie bascule avec l'accès d'Hitler au pouvoir. Opposant de la première heure, il va diriger le séminaire pastoral (illégal aux yeux des nazis) de Finkenwalde où existe une véritable vie communautaire. Il a une grande activité d'animateur en Poméranie dans l'Eglise confessante (qui refuse la tutelle des nazis). Interdit d'enseigner et de publier, il entre dans la résistance. Arrêté en 1943 il est emprisonné. Il meurt, pendu dans le camp de concentration de Flossenbürg les derniers jours de la guerre (1945). De la vie communautaire (1939) a été son œuvre la plus lue de son vivant. Ses autres œuvres les plus connues : Le prix de la grâce (1937 ; en allemand Nachfolge " Suivance "), Résistance et soumission (lettres de prison) paru en 1951.

Bonne Nouvelle

Le mot évangile est un mot grec qui signifie "bonne nouvelle". On distingue deux compréhensions. Ce mot correspond premièrement à un genre littéraire et désigne les quatre premiers livres du Nouveau Testament : les évangiles selon Matthieu, selon Marc, selon Luc et selon Jean. On l'écrit alors avec une minuscule. Deuxièmement, il désigne un contenu. L'Evangile est alors la bonne nouvelle dont témoigne Jésus de la part de Dieu. Ce message de salut n'est pas indépendant de celui qui l'apporte. On peut dire que c'est Jésus lui-même qui est en quelque sorte la bonne nouvelle que Dieu envoie aux hommes.

Hérésie

C’est une idée ou une conception jugée contraire aux idées, aux conceptions généralement admises. Plus précisément, c’est une doctrine qui s’oppose à l’orthodoxie d’une religion établie. Dans le cas présent, c’est une doctrine contraire à la foi chrétienne et condamnée par l’Eglise.

Torah

C'est le coeur de la Bible hébraïque qui contient 5 livres d'où son nom grec de Pentateuque (Genèse, Exode, Lévitique, Nombres, Deutéronome). Ces livres racontent les événements de la création du monde jusqu'à la mort de Moïse et présentent la loi que tout juif doit respecter.

Augustin

Père de l'EgliseOn peut consulter l'entrée "Augustin" du module "Une nuée de témoins 1" d'Occident (354-430). En 396, il devient évêque d'Hippone, près de Bône en Algérie. Il exerça une forte influence sur la théologie et plus tard sur certains aspects de la théologie protestante. Son oeuvre la plus connue d'un large public est probablement les Confessions.

Théophanie

Le mot " théophanie " désigne littéralement une apparition de Dieu (du grec theo, dieu et phaineo, apparaitre). Les apparitions dans la Bible constituent un des modes de la révélation de Dieu.

Winstein, Ernest

Né en 1943, théologien et pasteur de l’Église de la Confession d’Augsbourg d’Alsace et de Lorraine. Pasteur à Strasbourg de 1996 à 2009.

 

Mitre

Dans l’église catholique, c’est une coiffure liturgique de cérémonie portée par le pape ou les évêques.

Lucie de Syracuse

Jeune vierge martyre, vivant à Syracuse en Sicile, à qui ont aurait arraché les yeux car elle aurait refusé de parjurer sa foi chrétienne sous le règne de l’empereur romain Dioclétien qui avait ordonné des persécutions contre les chrétiens. Elle serait morte en 303 ou 304 ap. JC.

Calendrier julien

Le calendrier romain en vigueur dans l’Empire romain a été réformé par Jules César en 46 av. JC. Il a introduit une année bissextile tous les quatre ans. La durée de l’année atteint alors 365,25 jours.

Calendrier grégorien

Il y a une légère différence de durée entre le calendrier julien de 365,25 jours et l’année astronomique calculée à partir de la révolution de la terre autour du soleil de 365,24 jours. La conséquence en est un décalage au bout de plusieurs années. Au 16e siècle se décalage atteint 10 jours. La réforme initiée en 1582 par le pape Grégoire 13 vise à diminuer ce décalage en supprimant certaines années bissextiles et aboutit au calendrier grégorien. Ce calendrier est toujours utilisé de nos jours en occident.

Jésuites

C'est à Montmartre, le 15 août 1534, qu'Ignace de Loyola fonde avec sept compagnons la Compagnie de Jésus. Parmi eux, François-Xavier, qui deviendra le plus célèbre missionnaire de l'Eglise catholique romaine au 16e siècle. Cet ordre religieux (les Jésuites) est organisé de manière très hiérarchisée, l'obéissance totale y est exigée. Les Jésuites ne dépendent que du pape. A la mort d'Ignace de Loyola, ils sont 1000, cinquante ans plus tard ils sont 13000. Les Exercices spirituels qu'Ignace de Loyola a rédigés demeurent la base de la spiritualité des Jésuites.

Epiphanie

Du grec epiphaneia, apparition. La fête chrétienne de l'Epiphanie est célébrée le 6 janvier. Depuis la fixation de la date de Noël sur le 25 décembre, l'Epiphanie est associée dans la majorité des Eglises d'Orient au baptême de Jésus, dans les Eglises d'Occident, à la venue des mages. Les deux approches soulignent la "manifestation publique" de Jésus comme Messie et Sauveur.

Ashkénaze

Le nom Ashkénaze désigne un Juif originaire d’Europe centrale

Tertullien

Né à Carthage (Tunisie) vers 155, Tertullien est un païen converti et le premier des écrivains chrétiens de langue latine. Il est l’auteur d’une Apologétique et du Contre Marcion. Il fait partie des Pères latins de l’Église. Il a eu une grande influence dans la formation de la langue théologique latine.

Sanhédrin

Le sanhédrin est l'assemblée suprême du peuple juif, ayant autorité dans les domaines religieux, administratif et judiciaire. Son nom n'est pas d'origine hébraïque mais dérive du grec sunédrion, signifiant « assemblée qui siège ». Il est présidé par le Grand prêtre.

Golgotha

Le Golgotha est une colline située du temps du Christ à l'extérieur de Jérusalem, sur laquelle les Romains crucifiaient les condamnés. Golgotha est la forme grecque de l'araméen gulgūltá et de l'hébreu biblique gulgōlet, « crâne »

Ebionites

Les ébionites sont membres d’une secte judéo-chrétienne notamment en Asie Mineure au 2e et 3e siècles. Leur nom vient d’un mot hébreu ebion qui signifie pauvre. Pour les ébionites, Jésus n’est pas reconnu comme Dieu incarné. Il est tout simplement né d’un homme et d’une femme. Il est considéré comme un prophète doué des vertus et des qualités supérieures d’un prophète. Ils ne se prononcent pas sur l’affirmation que Jésus est le Messie.