Ce petit forum peut accueillir vos réflexions à propos du message de Noël cette année, et notamment la citation du Réformateur Martin Luther qui disait: « Marie a allaité Dieu, l’a bercé, lui a préparé bouillie et soupe. »

Une manière de dire que cet enfant est véritablement Dieu... C'est incroyable? réjouissant? révoltant?...

Le 22/01/2022 à 11h58, par Alban

Jésus sera berger comme ceux qui l'on vu naitre,un berger qui se fera plus petit que ses disciples.
L'enfant Jésus fait t'il l'éloge de la marge?
La lumière n'a ni centre, ni marge, elle éclaire.
La lumière est humble, elle parle avant de parler et ce qu'elle nous dit c'est qu'elle nait avec autrui et qu'autrui est une femme, en l'occurence Marie.
La lumière qui deviendra Parole, n'est pas solitaire, elle co-nait.

Le 05/01/2022 à 19h20, par Jean Claude

Réaction au texte : « Marie a allaité Dieu, l’a bercé, lui a préparé bouillie et soupe. »
Chez tout Homme, il y a en lui du divin. C’est notre héritage en tant que créature de Dieu fait à son image.
Cette part du divin grandit avec la croissance de l’homme, en même temps que grandit sa croissance spirituelle. Les deux sont intimement liés. La croissance bio-physio-psychologique, intellectuelle et mentale, bref la maturité de l’homme. De bébé qu’il est à la naissance, l’Homme deviendra une vieille personne, en passant par toutes les phases du développement humain, notamment de l’ado et de l’adulte.
Cette croissance se fait par l’apport en besoins adaptés, parfois spécifiques aux différentes étapes de son développement ou de sa croissance.
Les besoins humains sont multiples. Ils vont des besoins alimentaires (allaitement pour le bébé ; soupe pour l’enfant pour « grandir, devenir adulte » ; bouillie pour le vieillard qui n’a plus de dents pour mastiquer), mais aussi des besoins psychosociaux (bercer « rassurer ; apaiser »…)
Je trouve que c’est le même processus que l’on peut voir dans le développement du divin en l’Homme. Il suit les étapes de la croissance spirituelle de l’Homme : du bébé spirituel qui a besoin de nourriture liquide (selon Paul), à l’adulte spirituel qui se nourrit d’aliments solides, pour atteindre le niveau de l’Homme spirituel (je veux parler de cet homme qui a cloué les désirs de la chair, pour vivre selon les désirs de l’Esprit, pour utiliser le vocabulaire de l’apôtre Paul).
En conclusion, cette phrase signifie aussi que la vie spirituelle ne peut être détachée de notre style de vie sur terre. En d’autres termes, notre mode de vie et sa qualité, ont une influence sur notre croissance spirituelle. Une sorte de « anima sana in corpore sano » (une âme saine dans un corps sain).
J. Claude MOUNKALA (Guyane)

Le 05/01/2022 à 19h09, par Jean Claude

Ma réaction sur "Dieu qui s'abaisse", par J Claude de Guyane.
Dans le cantique il est né le divin enfant dans la troisième strophe, il ait reprit l’idée d’un Dieu qui s’abaisse face aux hommes « (…) une étable est son logement (…) Pour un Dieu quel abaissement ! »
Pour ma part, je n’ai jamais partagé cette idée d’abaissement, qui ne traduirait que notre perception de Dieu, en tout cas en un Dieu que nous cantonnons, et dans sa toute puissance qui a la terre pour marchepieds. L’abaissement n’existe que dans une relation à l’autre. On ne s’abaisse pas seul, mais devant quelqu’un d’autre.
Or la caractéristique de Dieu c’est l’amour. Sa relation avec l’Homme, est une relation d’amour. Même dans toute sa puissance, cette puissance est au service de l’amour, pour ne pas dire qu’elle est née de son amour pour son peuple.
Qu’Il châtie, qu’Il mène la guerre et triomphe de nos ennemis, y compris pour nous ramener à Lui sur le droit chemin, il y a toujours l’amour au commencement comme à la fin de son action.
La Puissance, l’autorité n’est pas la quintessence de Dieu, c’est l’amour. C’est cela que nous révèle tout particulièrement Jésus et la bonne nouvelle du message du nouveau testament, annoncé par les prophètes, et vécu par et en Jésus.
Alors, comment qualifier un acte de Dieu, d’abaissement ? Quand un adulte, un vieux redécouvre la foi simple de l’enfant, cela serait-il de l’abaissement ? Lorsque la toute-puissance d’un père reconnait sa faute et demande pardon à son enfant, au plus petit : serait-ce de l’abaissement ?
Non, il n’y a d’abaissement que là où l’amour n’aura pas été semé et poussé. Alors voir dans les actes de Dieu une forme d’abaissement, c’est avoir un cœur qui n’a pas encore vu Dieu (découvert Dieu) !
Jean Claude de Guyane

Le 31/12/2021 à 11h00, par Elisabeth

Bonjour. Je reformule la question en espérant l'avoir comprise : peut-il paraître rebutant que Dieu se soit abaissé à naître en un enfant qu'il faut torcher, nourrir, bercer, dépendant de sa mère ? Dieu a fait l'être humain à son image. Il n'y a donc pas de raison de Le sentir rabaissé à s'incarner en un être humain. Il a beau être Dieu, il a besoin de sa création féminine comme intermédiaire. Il a glorifié la maternité et la naissance, pas le cadre. Quelle place magnifique donnée à Marie. La naissance d'un enfant n'est-elle pas l'expression d'un espoir ? Comme la naissance de la foi dans le coeur d'un être humain ? Cet espoir a besoin de passer par plusieurs étapes pour grandir et être révélé ; Jésus a eu besoin de connaître l'amour d'une mère pour se voir révéler l'amour de son Père ? La simplicité et la discrétion des conditions de sa venue au monde en font sa richesse. Pas besoin d'artifices.
Meilleurs voeux à tous pour la nouvelle année.

Le 24/12/2021 à 14h00, par Laurent

Je te salue, Marie.

Je ne salue pas tout ce que tu es devenue : étoile, vierge miraculeuse, reine des cieux… Je ne salue pas ce que les hommes ont fait de toi, et qui balance entre le sublime et le ridicule, comme toujours quand leur imaginaire se branche sur le ciel.

Je te salue, Marie. Marie dont les Écritures parlent. Comme elles parlent d’autres femmes rencontrées par le Dieu de grâce : Sarah, Anne, Ruth et tant d’autres… Comme elles parlent aussi d’hommes rencontrés par le Dieu de grâce : Abraham, Elie, Jonas et tant d’autres…

Je te salue, Marie, mère de Jésus – et cela t’appartient en propre. Mais les théologiens ont eu aussi la drôle d’idée de dire : « Marie, mère de Dieu ». Et là, étonnamment, quand j’y pense, je me sens à tes côtés. Car cette expression ne désigne pas ta grandeur, mais l’humilité de Dieu, devenu un homme, devenu un fils. Et cette expression signifie aussi que tu as mis ce fils-là au monde. Et cela, moi aussi, je suis appelé à le faire, non pas à ta manière, irremplaçable, mais à la mienne. Mettre Dieu le fils, mettre Dieu l’homme, mettre Dieu le frère, en plein cœur du monde d’aujourd’hui.

Je te salue, Marie. Avec tes questions et tes incompréhensions, et là, je me sens de plain-pied avec toi. Je te salue aussi avec cette confiance que tu as reçue et à laquelle tu as fait confiance, et là, je me mets à ton école.

Je te salue, Marie, tout entière accueillie et tout entière appelée par le Dieu de grâce. Comme moi. Comme nous. Et nous avons tant besoin de l’entendre.

Alors oui, je te salue, Marie, ma sœur.

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